J OY (part 1)
 




Disclaimer: Les personnages ne m'appartiennent pas….

Note de l'auteur: Merci à Wendy et à Cachoux d'avoir testé ma fanfic et de m'avoir fait par de leur commentaires qui m'ont beaucoup aidé !
Ne pas publier sans mon autorisation merci.


Penthouse 11h :
Largo travaillait depuis maintenant une bonne heure. Il avait promis à John de signer quelques contrats qui traînaient depuis quelques temps. Quelqu'un frappa à la porte.
L : Entrez !
La poignée se baissa lentement et la porte s'ouvra. Largo avait encore le nez plongé dans ses dossiers. La silhouette d'une femme apparue. Elle avança vers le bureau et salua l'homme.
F : Bonjour !
Largo reconnu immédiatement la voix et leva la tête, un sourire aux lèvres.
L : Salut ! Tu vas bien ?
J ( et oui c'est elle mais vous l'aviez reconnu ! ) : Oui et toi ?
L : Sullivan m'a cloué ici pour pas mal de temps. Il me fait signer des dossiers et à chaque fois que j'ai finit, il m'en ramène une pile ! et toi qu'est ce que tu fais ?
J : Pas grand chose … J'ai reçu ce matin un coup de fil d'un ami que je n'ai pas vu depuis longtemps… et je voulais savoir si tu as besoin de moi aujourd'hui .
L : Non, c'est bon. Je vais rester au Groupe toute la journée donc tu peux y aller.
J : Merci ! On se voit demain alors ?
L :D'accord. Bonne journée !
J : Toi aussi !
Il échangea un magnifique sourire avec la jeune femme. Elle se retourna et disparu derrière la porte. Largo suivait Joy du regard. Il s'arrêta quand la porte se referma. Ses yeux fixèrent celle-ci pendant quelques secondes avant d'admirer la magnifique vue de New-York située derrière lui.
Une magnifique maison, quelque part dans New-York, 14h :
Joy arriva devant la propriété, de la taille d'un château, en marbre, avec un jardin remplit de fleurs. Elle sortit de sa voiture et s'avança jusqu'à l'entrée. Là, elle appuya sur la sonnette et attendit. Quelques minutes plus tard, un homme ouvrit la porte. Il était brun, les yeux bleus et de taille moyenne.
H : Joy ! Tu ne peux pas savoir comme je suis content de te voir !
J : Moi aussi Stéphane !
St : Qu'est ce que tu as changé ! Tu es magnifique !
J : Merci.
St : Entres !
Joy entra dans la maison et rejoignit le salon, guidé par Stéphane. Le salon était immense. Il était remplit de baies vitrées et donnait sur un jardin avec un piscine. Joy s'assit sur un fauteuil en face de celui-ci.
St : Tu veux boire quelque chose ?
J : Je veux bien un café.
L'homme s'absenta quelques minutes et revenu avec deux tasses remplies de café. Il en donna une à Joy.
J : Merci !
St : Alors çà fait combien de temps ?
J : Peut-être 10 ans !
St : Déjà !
J : Qu'est ce que tu deviens ?
St : Comme tu peux le voir, j'ai assez bien réussit ma vie… Je suis dans l'informatique. J'ai ma boîte.
J : Comment tu m'as retrouvé ?
St : Disons que j'ai des amis qui connaissent le Groupe et j'ai apprit que tu y travaillais et tu connais la suite ! Qu'est ce que tu as fait avant d'être au service de M. Winch ?
J : J'étais à la CIA.
St : A la CIA ! J'ai intérêt à bien me tenir !
Ils rigolèrent tous les deux quand le téléphone sonna.
St : Excuses-moi !
L'homme se dirigea vers une autre pièce. Joy pouvait encore entendre toute la conversation.
St : … Allo ? Ah… Non, je ne veux pas ! J'ai dit qu'on arrêtait tout ! Je n'en ai rien à faire de vos menaces.
Il raccrocha et rejoignit Joy.
J : Des ennuis ?
St : Non, c'est bon. C'est pour le boulot. Par contre, il va falloir que je m'en occupe tout de suite.
J : Très bien. Je vais te laisser alors.
St : Hey ! Je vais pas te laisser filer comme çà ! Je t'invite au restaurant ce soir. Je passe te prendre à 20h.
J : Tu sais où j'habite ?
St : Oui, le Groupe m'a fournit ton adresse. C'était au cas où je n'arrivais pas à te joindre.
J : D'accord. A ce soir !
Stéphane la raccompagna à la porte. La voiture de Joy démarra et s'éloigna au loin.
Quelques minutes plus tard, maison de Stéphane :
St : Non … Qu'est ce que vous faites ? Ahhhhhh ! ! !
Voix : Un en moins a nous causer des ennuis.
Appartement de Joy, 22h
J : C'est pas vrai. Qu'est ce qu'il fait ?
Le téléphone sonna.
J : Georgi ? Qu'est ce qui se passe ?
K : tu ferais mieux de regarder la télévision.
J : Qu'est ce qui se passe ? c'est encore une de vos blagues ?
K : Allumes la télé !
Joy s'approcha de la télévision, l'alluma, le téléphone à la main. Elle s'assit sur son canapé.
" Nous interrompons nos programme pour un flash spécial. Le célèbre informaticien Stéphane Parker a été assassiné cet après-midi dans sa demeure dans la banlieue de New-York. Les policiers auraient retrouvé les empruntes d'une femme. Les voisins la décrivent comme brunes, les yeux marrons, de taille moyenne. Les enquêteurs pensent à une vengeance … "
J : Georgi, c'est pas vrai … Oh mon dieu !
K : Bon alors tu pars immédiatement de ton appartement parce que les flics risquent de débarquer d'une minute à l'autre et tu te rends chez moi. Je te rejoins dans une demi-heure.
J : D'accord.
Elle raccrocha, prit quelques affaires, son arme et s'en alla.
Une demi-heure plus tard, maison de Kerensky :
K : Heureusement que je suis là parce que sinon tu serais en garde à vue !
J : J'arrive pas à le croire ! Je suis le suspect numéro un dans une affaire de meurtre !
Joy était très inquiète et faisait les cents pas.
K : Ne t'inquiètes pas.
J : Mais je n'ai rien fait ….
K : Je sais.
J : Et comment tu as su que c'était de moi qu'il parlait ?
K : J'ai su te localiser toute la journée avec ton portable et quand ils en ont parlé aux infos … Je t'ai appelé.
J : Largo et Simon sont au courant ?
K : Pas pour le moment mais ils ne vont pas tarder. On va sûrement avoir le droit à une descente de flics au Groupe demain…
J : C'est pas vrai ! Il faut retrouver le vrai tueur ! Il est encore dans la nature celui-là !
K : Je vais retourner au bunker. Tu n'as qu'à rester là cette nuit mais pour demain, çà sera trop risquer. Je vais te trouver un endroit en sécurité.
J : Merci !
Kerensky s'apprêta à partir quand Joy lui adressa la parole.
J : Georgi ?
K : Oui ?
J : Ne dis pas à Largo et Simon que je suis là, ni que tu m'as vu. Je ne veux pas leur attirer d'ennuis.
K : D'accord.
Le lendemain matin, bunker :
L : Où est Joy ? Elle m'a dit qu'elle venait aujourd'hui ?
S : Elle a peut-être trop fait la fête hier soir… Elle m'a dit qu'elle avait rendez-vous avec un ami pour dîner.
L : Georgi ? Qu'est ce que tu en penses ?
Il leva son nez de l'ordinateur.
K : Désolé les gars, je fais quelques recherches.
S : Pourquoi ?
K : Si on te le demande, tu diras que tu ne sais pas !
Une carte magnétique déverrouilla la porte.
L : La voilà !
John Sullivan apparu, acompagné d'une dizaine d'hommes.
John : Largo, ces hommes désirent vous posez des questions ainsi qu'à Simon et Kerensky.
L : Très bien. On va rester ici, si çà ne vous dérange pas parce que j'attends mon garde du corps.
John : Je vous laisse.
John sortit de la salle et un homme ferma la porte derrière lui.
H : Vous ne regardez donc pas les informations …
L : Je suis désolé, je n'ai pas le temps. J'ai travaillé toute la journée hier alors forcément … Qu'est ce qui se passe ? Qui êtes-vous ?
H : Je suis Will Smith , agent à la CIA. Quand avez-vous vu Mlle Arden pour la dernière fois Messieurs ?
L : Hier matin, il devait être 11h.
K :Moi, un petit peu avant 11h avec Simon.
L : Pourquoi cette question ?
WS : Que vous a-t-elle dit ?
L : Je lui ai donné sa journée et elle est allée voir un vieil ami je crois.
WS : Vous êtes sûr de ne pas lui avoir parlé après ? un coup de téléphone ?
L : Non.
WS : Monsieur Kerensky ?
K : Nan.
L : Soit vous m'expliquez tout soit j'appelle la sécurité !
WS : Très bien. Mlle Arden est accusé de meurtre sur la personne de Stéphane Parker et de traffic de drogue.
L : Quoi ? Qu'est ce que c'est que cette histoire encore ?
WS : Nous avons retrouvé des empruntes près du corps de Stéphane Parker qui nous prouve qu'elle était sur les lieux du crime. De plus, en faisait une fouille approfondie de l'appartement de la jeune femme, nous avons retrouvé de la drogue. Elle a été assez dur à trouver ! On voit bien qu'elle est un ex-agent de la CIA …
L : Ce n'est pas possible, elle n'aurait jamais fait çà !
WS : Maintenant, M. Kerensky, parlez-nous du coup de fil que vous lui avez passer à 22h04 précisément !
K : Il n'y a rien à en dire.
WS : Vous êtes sûr ?
K : Certain !
WS : Très bien. M. Kerensky, si vous voulez bien me suivre… Je reviendrai vous voir plus tard M. Winch et M. Ovronnaz.
Les hommes quittèrent le bunker en compagnie de Kerensky.
S : Je crois que Joy a des ennuis …
L : J'espère qu'elle est en sécurité …
Quelques heures plus tard, penthouse :
L : qu'est ce qu'il fait ?
La porte s'ouvrit et laissa place à Kerensky.
S : C'est pas trop tôt !
K : Hey, oh c'est bon ! c'est pas si facile de se débarrasser d'agents de la CIA ! !
L : Alors ?
K : Alors quoi ?
L : Qu'est ce qu'ils te voulaient ?
K : Où est Joy !
L : Et alors tu sais ?
K : Je savais.
L : Comment çà ?
K : Il ne faut mieux pas trop parler ici…
L : Elle est où Georgi ?
Largo commença à s'énerver.
K : Elle est en sécurité mais je ne peux pas te dire où.
L : Comment elle va ?
K : Elle est un peu choquée par ce qui se passe mais sinon çà va.
L : Tu la vois alors ! !
K : Largo, il faut mieux que tu ne te mêles pas à cette affaire. Je suis fatigué, je rentre chez moi … A demain !
Kerensky franchis la porte et rentra chez lui comme prévu.
L, dépité : Pourquoi personne ne veut rien me dire ?
Largo s'énerva. Il prit sa veste et s'apprêta à sortir de la salle quand Simon l'arrêta.
S : Où tu vas ?
L : C'est bon, je vais juste faire un tour …
Une heure plus tard, maison de Kerensky :
Largo arriva devant la maison en voiture et se gara. Il sortit de sa voiture et sonna à la porte de Kerensky. Celui-ci lui ouvra.
K : Qu'est ce que tu veux ?
L : Je sais qu'elle est là !
Largo poussa Kerensky et entra dans la maison. Il la fouilla de font en comble et n'y trouva rien.
L : Dis-moi où elle est !
K : Je ne peux pas …
L : Et pourquoi çà ?
K : Parce que si je te le dis elle va être en danger …
Largo s'assit sur le canapé. Ses mains recouvrèrent son visage. Il avait l'air désespéré.
K : Elle ne veut pas mettre ta vie en danger.
L : Qu'est ce qui s'est passé ?
K : Elle est juste allé rendre visite à un ami, le mauvais sûrement.
L : Comment va-t-elle ?
K : Elle est un peu secouée par tout ce qui se passe sinon c'est bon.
Largo observait le visage de son ami.
L : Tu ne me dis pas tout. Qu'est ce qu'il y a ?
K : Très bien. Avant que le CIA n'arrive dans le bunker, j'ai réussit à faire un recherche sur internet…
L : Et ?
K : Joy n'est pas rechercher que par la CIA. La drogue qu'ils ont découvert dans son appartement était apparemment un important chargement et appartenait un grand trafiquant de drogue.
L : Et alors ?
K : Ils veulent sa tête.
L : Merde, c'est pas vrai ! ! Qu'est ce qu'on peut faire ?
K : Malheureusement rien à part trouver celui qui a monté le coup.
Deux jours plus tard, penthouse :
Les trois amis n'avaient plus de nouvelles de Joy depuis deux jours. La CIA remplissait leur boulot en interrogeant tout les membres du groupe, un par un. Simon et Largo était depuis plus d'une heure dans le bureau.
S : Hey ! Ne t'inquiètes pas pour Joy, je suis sûre qu'elle va bien.
L : Je l'espère.
Quelqu'un frappa à la porte et entra. Kerensky apparu munit d'un appareil.
S : Qu'est ce que tu fais ?
Kerensky fit mine de meubler la conversation.
K : Alors Simon et ta dernière conquête comment elle s'appelle ?
Il faisait le tour de l'appartement de Largo à la recherche du moindre mouchard. Simon avait compris ce que faisait le russe continua la conversation.
S : Quoi ? Tu ne l'as pas encore vu ?
K : Non…
S : C'est la femme parfaite ! Elle est blonde, les yeux bleus …
K : a une forte poitrine …
S : Comment tu le sais ? Bref, comment veux-tu dormir avec tout ça ?
K : Difficile… C'est bon. La salle est sûre. Je suis désolé de te dire çà Simon, mais est ce que je peux rester seul quelques minutes avec Largo ?
S : Très bien ! De toute façon, je suis toujours en trop ! Tant pis, je vais aller me faire consoler dans les bras de ma " conquête " !
Simon sortit de la salle et laissa seuls les deux hommes.
L : Tu as des nouvelles de Joy ?
K : Oui .
L : Alors ?
K : Je lui ai dit que tu sais tout et elle a accepté de te rencontré.
L : Où ?
K : Dans un heure, dans un bar en dehors de New-York.
L : D'accord.
Largo prit sa veste et s'apprêta à partir.
L : Tu me rappelles pour me donner l'adresse exacte…
K : Largo attend !
L : Quoi ?
K : Il faut que tu saches que c'est très dangereux pour elle. Il se peut qu'elle ne vienne pas.
L : Je sais.
Deux heures plus tard, dans un bar quelque part :
L : Qu'est ce qu'elle fait ? çà fait une heure … pensait Largo
Un vendeur de rose s'approcha de sa table. Il devait probablement vouloir lui en vendre une comme aux autres couples présents.
V : Bonsoir. Vous attendez une femme ?
L : Oui …
V : je sais ce que c'est ! Prenez donc cette rose.
L : Non merci.
V : Je me permets d'insister !
Largo regarda l'homme dans le fond des yeux. Il accepta. L'homme lui donna donc une rose blanche accompagnée d'une enveloppe. Il y avait inscrit son prénom. Il reconnu immédiatement l'écriture. Largo ne lâcha pas celle-ci du regard. Il releva les yeux pour demander des explications au vendeur mais plus aucune trace de lui. Il ouvra donc l'enveloppe et y trouva une lettre.
" Largo, je n'ai pas pu venir et j'en suis désolé mais j'espère que tu me comprendras. Je suis extrêmement surveillé et le moindre faux pas me sera fatal. Tout ce qui ce passe n'aurait jamais du arriver. Comment ai-je pu en arriver là ? C'est à moi de régler cette histoire. Ne t'inquiètes pas, je suis en sécurité mais ne peux plus te voir pendant un moment. Ne cherche pas à me joindre ou quoi que ce soit, s'il te plaît, fais-le pour moi … Ne mets pas ma vie ni la tienne en danger. Tendrement. Joy "
Largo posa la lettre sur la table et resta pensif pendant quelques instants. Une larme coula sur sa joue. Il était triste et déçu à la fois. Il mis délicatement l'enveloppe dans sa poche sous les regards d'une femme qui s'éloigne au loin.
Penthouse, quelques minutes plus tard :
Largo était debout sur la terrasse et regardait la vue qui se dressait devant lui. Il tenait la rose entre ses mains. Kerensky le rejoignit.
L : Elle n'est pas venue...
K : Il fallait t'en douter Largo ! Elle n'a pas voulu se mettre en danger !
L : Je sais.
K : çà va ?
L Oui, oui...
K : Bon, je redescends au bunker. Si tu as besoin de moi...
L : Merci Georgi !
L'homme repartit par où il était venu. Largo saisis la lettre de la jeune femme qu'il avait glissé dans sa poche. Il la relut une fois, puis une deuxième. Il releva les yeux, regardait au loin. Il embrassa la rose et la jeta dans le vide. Elle flânait et alla délicatement se poser sur le trottoir.

Une semaine passa puis deux sans nouvelle de Joy. Kerensky continuait ses recherches mais elles ne lui apportaient rien. Il revenait toujours au point de départ. Quand tout à coup un nouvel élément vint rafraîchir l'affaire. Un homme aurait vu Joy et pourrait leur apporter quelques information en échange d'une somme d'argent.
Penthouse, 8h30 :
L : Alors Monsieur … ?
H : White !
L : On m'a dit que vous aviez des informations pour moi ?
H : Effectivement mais comprenez que j'ai eu du mal à les avoir et que j'aurais pu y laisser ma peau.
L : Bien sûr !
L'homme se tenait face à Largo. Il avait une cinquantaine d'année, avait des cheveux blancs. Il n'était pas très grand et la peur pouvait se lire dans ses yeux. Largo sortit une liasse de billets de sa poche.
L : Combien voulez-vous ?
H : Disons 10 000 dollars.
L : 5 000 maintenant et 5 000 quand vous m'aurez tout dit.
H : Très bien.
Largo lança les 5 000 dollars comme promis sur la table. L'homme s'empressa de les rangeant en prenant bien soin de les compter avant.
L : Alors ?
H : Que voulez-vous savoir ?
L : Il paraîtrait que vous avez vu Joy Arden...
H : Oui... belle femme !
L : Où ?
Largo commença à s'énerver. L'homme fouilla dans sa poche intérieure et en sortit quelques photos. Il les jeta sur le bureau. Largo y jeta un coup d'œil. Il y avait plusieurs clichés d'une jeune femme. Elle se trouvait dans la rue et avait un bonnet et des lunettes de soleil. Largo avait reconnu ce visage, c'était celui de Joy. Il reposa sa question.
L : Où ?
H : A Paris.
L : Vous savez autre chose ?
H : Elle m'a contacté il y a quelques jours pour m'acheter deux armes. Elle m'a dit que c'était pour sa sécurité.
L : Vous a-t-elle dit autre chose ?
H : Non. Je lui ai livré les armes à un entrepot mais ne l'ai pas vu. Quelques heures plus tard les armes n'y étaient plus et l'argent y avait été déposé.
L : Et les photos ? Qui les a prises ?
H : Moi.
L : Vous ? Pourquoi ?
H : Un trafficant de drogue m'a engagé pour la retrouver. Mais rassurez-vous. Vous êtes le seul à avoir vu ces photos pour le moment et personne d'autre à part moi ne sait où elle est.
L : Et pourquoi ne pas leur avoir donné les photos ?
H : J'étais sûr que vous proposeriez un prix plus interessant !
L : Autre chose ?
H : Non. Je ne sais plus rien.
Largo lui jeta l'autre partie de l'argent. White le prit et se dépêcha de partir. Arrivé à la porte, il se retourna pour dire une dernière chose à Largo.
H : Je vous conseille de vous dépêcher de la retrouver. Les hommes qui m'ont engagés ne vont pas tarder à remonter jusqu'à elle ainsi que la CIA. Et je peux vous assurer qu'elle n'y arrivera pas tout de seule...
L'homme se retourna et ferma la porte après lui. Largo décrocha son téléphone.
L : Kerensky ? Préviens Simon, on part dans une heure pour Paris.
Il raccrocha ne laissant pas plus d'indication à Kerensky. Il prit quelques affaires et partit de son appartement.
Jet privée, une heure plus tard :
Largo et Kerensky attendaient dans le jet quand Simon déboula.
S : J'espère que tu as une raison valable de me réveil aussi tôt parce que j'étais dans les bras d'une belle italienne !
L : J'ai retrouvé la trace de Joy et il faut qu'on l'aide.
S : Ecoutes Largo. Joy est mon amie mais elle n'a pas donné signe de vie depuis au moins 3 semaines et il faut aller l'aider maintenant ! Joy est une grande fille. Si elle ne nous a pas contacté c'est parce qu'elle se débrouille très bien toute seule. Sans compter qu'elle est recherchée par la CIA,c'est pas rien !
Largo haussa le ton.
L : Si tu ne veux pas venir, tu restes là ! Je ne veux pas te forcer à venir ! Je croyais que tu étais mon ami …
S : Ne me prends pas par les sentiments …
L : Simon …
S : Bon d'accord ! Et arrêtes de faire ta tête d'enfant battu tu fais pitié !
L : Merci. Jerry, on décolle ! J'espère qu'on n'arrivera pas trop tard …
Quelques heures plus tard, l'entrepôt quelque part dans Paris :
Largo, au volant de sa BMW, se dirigeait vers l'adresse indiqué par Kerensky. Ils étaient accompagné de celui-ci et de Simon, son fidèle ami. A quelques mètres de l'endroit, un homme en habit de policier l'arrêta.
P : Excusez moi mais la rue est bloquée. Faites demi-tour et passez par un autre endroit.
L : Mais nous devons absolument passer par là.
P : Je suis désolé c'est impossible. La CIA occupe les lieux.
L : La CIA ?
Largo jeta un coup d'œil à ses amis lorsqu'il aperçu une ambulance arriver au loin.
L : Il y a des blessés ?
P : C'est confidentiel ! Veuillez évacuez les lieux s'il vous plaît !
L : Très bien, on part.
Largo fit demi-tour et s'éloigna de l'homme.
S : Qu'est ce qu'on va faire ? On ne va pas rester là à rien faire …
K : Que veux-tu faire ? Si tu veux, tu peux kidnapper un homme de la CIA, lui voler son uniforme et sa carte et entrer dans le bâtiment ?
S : Pourquoi pas ?
K : Si tu veux finir le reste de ta vie dans une cellule sans chauffage, avec des rats et des toilettes bouchés …
S : c'est bon… Si on ne peut pas rire un peu … Largo ? Largo ? ?
L : Hum, ah oui ! On va attendre qu'ils dégagent et on ira jeter un coup d'œil.
K : C'est la CIA … et généralement ils ne laissent pas un grain de poussière derrière eux !
L : Peut-être mais Joy est plus intelligente qu'eux et elle nous connaît bien. Elle pourrait laisser un indice…
K : On verra bien !
Les trois amis attendirent une dizaine d'heures avant de pouvoir faire des recherches. Mais ils ne trouvèrent rien. Rien, elle ne leur avait rien laissé. Où pouvait-elle bien être passée ?
Un jour plus tard, Penthouse :
Les 3 hommes étaient rentrés sans rien. Ils n'avaient aucune nouvelle de Joy. Rien n'avait été laissé, aucune trace, aucun indice. Largo était désespéré tout comme Simon et Kerensky mais ils essayaient de me pas laisser passer leur sentiments pour mieux soutenir leur ami. Largo n'avait pas la tête à travailler et ne pensait plus qu'à elle. Que faisait-elle au moment même où il pensait à elle ? Il fixait une photo depuis maintenant une heure. Toujours la même. On y voyait toute l'équipe réunie. Que s'était-il passé ces dernières semaines pour ce retrouver dans cette situation ? Kerensky avait prévenu Largo qu'il avait un rendez-vous important ce matin mais n'avez pas voulu en dire plus. Le mystère régnait. Allait-il avoir des nouvelles de Joy ?
Il revenu en fin de matinée et frappa au bureau de Largo. Il le fit entrer. Un homme en costume l'accompagnait. Il ne disait pas un mot. Le silence régnait. Un silence lourd et difficile à supporter pour Largo.
L : Alors ?
K : Largo je te présente Monsieur Johnson, agent à la CIA.
Pourquoi Kerensky avait pris rendez-vous avec cet homme ? Il savait que la CIA était pour lui un véritable ennemi alors pourquoi ? se demandait Largo.
K : Il a une nouvelle à t'apprendre. Tu ferais mieux de t'asseoir…
L : Je suis très bien ici !
Largo était sur les nerfs depuis la disparition de Joy. Il s'irritait facilement et ses amis comprenaient pourquoi et faisaient leur possible pour le rassurer.
M.J : C'est à propos de Joy Arden.
L : Quoi qu'est ce qui se passe ?
M.J : Lors de notre intervention pour l'arrêter, un groupe de trafiquants a fait irruption et …
L : Et quoi ?
Largo commençait à s'impatienter.
M.J : Elle a été touchée. Elle est décédée. Je suis désolé.
Largo resta immobile pendant quelques secondes, le regard perdu dans le vide. Il devenait de plus en plus blanc. Il s'effondra dans son fauteuil. Cette phrase avait bousculé sa vie et sûrement pour toujours. Ses yeux se remplissaient de larmes et celles-ci ne tardèrent pas à couler le long de son visage. Il venait de perdre cette femme, la femme la plus importante de sa vie probablement. Il aurait voulu se réveiller et se dire que finalement ce n'était qu'un mauvais rêve mais la réalité l'emportait. Il releva ses yeux. Son regard était lugubre, sombre, triste.
M.J : Je vais vous laisser. Monsieur Kerensky vous expliquera.
L'homme sortit de la pièce et laissa seuls le jeune homme et ancien agent du KGB.
L : Pourquoi ?
K : Elle a été touchée par une balle perdue…
L : Non pourquoi elle ?
K : Je ne sais pas.
Kerensky baissa les yeux et essayait de masquer son chagrin mais Largo le percevait. Le milliardaire se tourna pour pouvoir observer la vue de New-York.
L : Simon est au courant ?
K : Non. Je voulais te prévenir avant. Je vais aller le voir tout à l'heure.
L : Vas-y maintenant !
K : Tu es sûr ?
L : Oui .
K : Je repasserai tout à l'heure.
L : D'accord.
Il sortit alors de la salle tout comme venait de le faire l'agent de la CIA. Largo était maintenant seul. Il retourna son fauteuil. Ses yeux étaient rouges. Son regard stoppa net sur la photo qu'il fixait quelques minutes auparavant. Il prit le cadre dans ses mains, le regarda longuement, puis prit par un sentiment de colère, l'envoya sur le mur se qui eu pour effet de briser la vitre. Pour lui, il n'existait plus d'équipe sans Joy.

Deux jours passèrent et furent sûrement les plus éprouvants pour Largo. Il avait le soutien de ses deux amis mais cela ne suffisait pas. Simon était autant effondré que lui et considérait Joy comme une grande amie. Cette nouvelle lui avait fait un choc. Il avait retrouvé quelques minutes plus tard le cadre brisé dans le penthouse ce qui pour lui signifiait beaucoup de choses, sûrement trop. Largo ne serait plus jamais comme avant. Il lui avait appris que l'enterrement avait lieu dans trois jour c'est à dire cette après-midi. Largo n'avait ni la force ni le courage d'y aller mais il le fallait pour Joy.

Part 2