J USQU'A CE QUE LA MORT NOUS SEPARENT (part 1)
 




Note de l'auteur: J'ai mis longtemps à me décider pour écrire cette fic, plus longtemps pour l'écrire et encore plus longtemps pour me décider à la publier!
Mais bon, comme il y en a moins en ce moment, je me suis décidée!
Maintenant, je ne vous demande qu'une chose, à vous lecteurs (trices)et auteurs doué(e)s, c'est de me faire tous vos commentaires!
Bonne lecture!
Christal

remarque : cette fic est assez centrée sur Joy et sur la relation Joy/Largo (que voulez-vous, on ne se refais pas ) Donc, à bon entendeur!
On y apprend donc pas mal de chose sur Joy et son passé.



Un bar branché dans Manhattan. 22h50
Tranquillement assis à leur table, les deux amis sirotaient une bière.
Soudain, l'œil de l'un deux se mit à briller et un large sourire éclaira son visage.
-On est repéré, dit-il à son ami. Regarde les deux belles blondes qui viennent d'arriver, elles ne nous lâchent plus du regard depuis qu'elles ont franchis le pas de la porte. Je prend celle de droite et toi celle de gauche, OK !
Et sans attendre la réponse, il se dirigea vers les deux jeunes femmes et les invita à sa table.

Même endroit. 23h20
Cindy et Katia étaient aux anges, ces deux mecs étaient parfaits ou presque. En fait, il aurait fallu que l'un se taise un peu et que l'autre au contraire dise quelque chose mais bon, ils étaient tellement mignons que tout pouvait leurs être pardonné !
Simon (devinez : est-ce le bavard impossible ou l'autre ?J) était lui aussi ravi, Cindy était vraiment très mignonne avec ses immenses yeux verts et Katia avait des cheveux magnifiques !
Largo lui, s'ennuyait à mourir. Mais qu'est ce qu'elles avaient l'air bêtes ces deux là et puis qu'est ce qu'elles étaient bavardes ! Elles n'arrêtaient pas… Non, vraiment il se demandait pourquoi il avait accepter de sortir ce soir avec Simon.
Il ne savait pas pourquoi mais depuis quelques temps déjà, les sorties nocturnes avec Simon dont le challenge était de trouver une fille différente tous les soirs commençait à l'ennuyer serieusement. Il avait envi d'autre chose mais quoi, il n'avait pas encore trouvé !
Après quelques minutes de supplice en plus, Largo n'y tient plus. Il se leva, essaya de sourire et dit au revoir " à ces deux charmantes jeunes femmes ". Simon le rattrapa un peu plus loin
-Eh Largo ! Tu me fais quoi là !? J' t'amènes une beauté sur un plateau et toi tu te barres ! Tu préfères Cindy, c'est ça ? Et bien je te la laisse. Tu vois, je suis sympas.
-Et bien moi, je le suis encore plus que toi : je te laisse les deux !! Ecoutes Simon, j'en ai vraiment marre, j'ai envi de rentrer. Amuse toi bien.
-Mais qu'est ce qui prend ?
-J'aime pas les blondes, ça doit être ça, répondit Largo qui commençait à s'énerver.
-Ouais, tu préfères les brunes au teint mat avec un caractère plus qu'affirmé, genre…Joy, par exemple !
Largo le fusilla du regard mais ne répondit rien. " Non mais… N'importe quoi ! Joy, mais c'est une amie, voilà tout " pensa-t-il.
C'est vrai qu'il tenait beaucoup à elle et il s'en était vraiment rendu compte lorsqu'il avait cru la perdre définitivement à Montréal quelques mois auparavant mais de là à insinuer qu'il était… Non ! C'était une amie, une très bonne amie, voilà tout. (mais bien sûr !!!)
Pendant qu'il cherchait à se convaincre lui même, un inconnu, qui avait attendu que Simon rejoigne ses conquêtes s'avança vers lui.
-Mr Winch ? Mr Largo Winch ?
-Oui, c'est moi ,répondit ce dernier, passablement énervé qu'on vienne ainsi le déranger en pleine discussion avec lui même. Qu'est ce que vous me voulez ?
-Oh, à vous, rien. En vérité c'est votre garde du corps, Joy Arden que j'aimerai voir et comme elle est encore plus intouchable que vous ; je voudrai que vous lui transmettiez une invitation pour venir dîner avec moi demain soir.
" Rien moins que cela ! Il veut que je joue les entremetteurs pour avoir un rendez-vous avec Joy ! Non mais il manque pas d'air celui-là ! Et puis d'abord, qui est-il ? "
-Pourquoi voulez-vous voir Joy ? demanda Largo à cet inconnu qui venait ainsi l'aborder.
L'inconnu refusa poliment de répondre (ce qui eu le don d'énerver encore plus Largo)
-Je ne vois pas pourquoi elle accepterait l'invitation d'un inconnu sans une raison valable ; ça m'étonnerait qu'elle vienne ! dit le milliardaire, en dissimulant mal une certaine satisfaction (" ce zigoto là ne pouvait pas connaître Joy, s'il croyait que la jeune femme était du genre à accepter ce genre de chose… ")
-Oh, elle viendra ! répondit l'inconnu d'un air incroyablement calme. Dites lui seulement que c'est à propos du Tournesol Rouge…Elle comprendra.
Et il s'éloigna aussi vite qu'il était venu.

Sur le chemin du retour
Largo, lui, ne comprenait rien.
" Qui était cet inconnu ? Que voulait-il à Joy ? Tournesol Rouge ? Qu'est-ce que cela voulait dire ? " Et puis, Largo n'appréciait pas du tout l'air trop sûr de lui qu'avait pris ce mec. Non, il était sûr que Joy refuserait de le voir, ce serait bien fait pour sa g……

Le lendemain matin 11h20
A peine sorti de chez lui, Largo ne prit même pas la peine de passer par le bureau de John (alors que celui-ci l'attendait pour une réunion qui devait commencer à… il y avait déjà 20 minutes !) " Tant pis, John n'était plus à 5 min près ! "

Dans le Bunker 11h23
Il retrouva Simon et Kerensky (à sa place habituelle, c'est à dire, devant ses ordinateurs) et leurs raconta sa drôle de rencontre.
-Bah, c'est un vieil amoureux transi qui veut lui déclarer sa flamme, ne put s'empêcher de dire Simon.
Largo lui jeta un regard noir et s'apprêtait à répliquer mais il fut interrompu par Kerensky.
-Y'a un mec que je ne connais pas qui vient d'appuyer sur le bouton –4 de l'ascenseur.
Le niveau –4, celui du Bunker. Personne ne s'y risquait sans autorisation en plein jour et la nuit, le niveau était verrouillé.
Largo regarda l'écran de l'ordinateur où Kerensky avait affiché l'intérieur de la cabine, grâce à la caméra installée au plafond de celle-ci.
-Mais c'est lui !!! s'écriât il. C'est l'autre abrutit que j'ai rencontré au resto.


Largo, Kerensky et Simon observaient l'inconnu qui avait pris place juste en face de l'entrée du bunker pour pouvoir voir immédiatement la personne qui allait rentrer et pour que cette dernière le voit aussi instantanément .
Largo avait voulu le virer de ses propres mains mais Simon, curieux de savoir pourquoi cet homme était si intéresser par son amie, avait insister pour le laisser entrer et comme Kerensky lui-même s'y était mis ; Largo avait fini par céder. Il avait appeler Joy sur son portable et lui avait dit que quelqu'un l'attendait au Bunker. Comme il s'y attendait, celle-ci l'avait tout d'abord engueulé en lui disant qu'il était fou d'avoir laissé entrer un inconnu mais Largo lui avait répliqué, qu'il était un grand garçon, que Simon et Kerensky étaient avec lui et que de toute manière, c'était elle qui était attendue. Simon ne pouvait s'empêcher de rire quand il assistait à de telles scènes (et ça arrivait souvent !) : Toujours à se chamailler ces deux là, comme des vrais gosses qui n'osent pas s'avouer qu'ils…
Mais aux mots " Tournesol Rouge ", Joy avait immédiatement stoppé sa leçon de moral et Largo était sûr que si elle s'était tenue devant lui, il aurait pu la voir blêmir. Elle avait chuchoté un " j'arrive " et maintenant, ils l'attendaient tous.
Kerensky semblait avoir oublié cet invité inhabituel et était retourné au décryptage d'un nouveau logiciel de protection mis au point par la CIA ; Simon somnolait plus ou moins car il avait dû se lever à 9h00 ce matin et n'y était absolument pas habitué (le pauvre chou…Mais qui donc avait changé l'heure de son reveil et l'avait trafiqué de sorte qu'on ne puisse pas l'arrêter avant une bonne demie-heure ? Si Simon avait été un peu plus réveillé, il aurait compris qu'une seule personne était capable de faire ça, surtout quand elle était trop ennuyée par les feuilles de compte donné par Simon tous les jours… Mais nous ne trahirons pas la source !), l'inconnu fixait la porte tout en continuant de sourire et Largo fixait l'inconnu. Non, décidément, la tête de ce type ne lui revenait pas mais alors pas du tout : trop propre sur lui, trop élégant, trop sûr de lui, trop souriant, trop… (jaloux !!!)
Dans les couloirs de la Winch Compagny
Joy se dirigeait vers le bunker, se demandant qui pouvait être cette personne qui insistait tant pour la rencontrer mais qui avait refusé de donner son nom. Un mélange de curiosité et d'appréhension grandissait au fur et à mesure qu'elle se rapprochait du bunker ;
Tournesol Rouge. Comment connaissait-il cela? Tournesol Rouge. Un seul homme pouvait connaître cela mais cela ne pouvait être lui. Alors ,qui était-ce ?
Elle arriva devant la porte blindée du bunker, introduisit sa carte, tapa le code secret, prit une profonde inspiration et enfin, entra .
Le Bunker
Lorsque la porte s'ouvrit, Simon, Largo et l'inconnu se tournèrent immédiatement vers elle. Kerensky lui, ne releva pas ses yeux de l'écran : On attendait Joy, c'était donc Joy qui entrait ; pourquoi regarder alors ?

Elle le vit tout de suite.
Il se tenait là, à quelques mètres d'elle, dans le bunker et lui souriait . Ce sourire, qui l'avait tout d'abord charmé, avant qu'elle ne se rende compte qu'il était aussi (et surtout) manipulateur et dangereux.
10 ans auparavant
Se concentrer. Toujours, rester concentré. Telle était la première règle qu'on lui avait apprise. La seconde étant de ne pas faire de sentiments. Joy savait tout ça . Et puis, avoir été élevé par le " Grand Mr Arden " avait été le meilleurs des entraînements pour cela. En réalité, elle n'avait connu que cette méthode. Mais ce manque de confiance l'exaspérait. Pourquoi refusait-on de lui dire les buts exacts de cette mission alors qu'elle était, aux dires même de son père, un des éléments primordiales pour la réussite des opérations. Cela n'avait aucun sens !
Elle devait infiltrer la branche américaine d'une des plus grandes familles de mafioso et gagner la confiance d'un certain Gino Paricci mais elle n'en savait guère plus. " Tu sais tout ce que tu dois savoir Joy " lui avait dit son père. " Pour le reste, tu suivras les instructions de notre agent qui est déjà sur place. "
Sa première mission lui semblait très obscure .


-Bonjour Joy. dit-il, Comment vas-tu ?
Joy était toujours sur le pas de la porte, elle n'avait pas bougé d'un pouce. Seuls ses yeux montraient qu'une multitude d'émotions la secouait intérieurement, ils lançaient tour à tour des éclairs, des appels de détresses, des questions qui n'attendaient qu'une chose : des réponses.

Largo lui aussi voulait des réponses. Aux vues de sa réaction, cela ne faisait maintenant plus aucun doute : Joy connaissait cet homme et le revoir était une sacrée surprise pour elle.
-Joy, que se passe-t-il ? Qui est cet homme ? parvint-il à articuler enfin.
L'inconnu ne laissa pas le temps à Joy de répondre, qui d'ailleurs, en était encore incapable :
-Je suis son mari .
Largo ouvrit la bouche, comme s'il voulait parler mais aucun son ne sortit de sa bouche. Il était devenu livide(on le serait à moins !!!) Kerensky lui même ne put s'empêcher de lever les yeux et de se retourner sur chacun des témoins de cette scène ; était-il aussi plongé dans ses recherches que cela pour avoir loupé une étape ? (et quelle étape !) Joy, mariée !?! Simon n'en revenait pas, elle leurs avait toujours caché beaucoup de chose mais tout de même, CA ! Seul cet " inconnu " (pouvait-on encore parler d'inconnu ; il s'agissait du mari de Joy tout de même) paraissait heureux de l'effet qu'il avait produit
Largo, quand à lui, reprenait peu à peu des couleurs mais c'est parce qu'il sentait une montée de rage l'envahir. Joy le lui avait caché ! Elle ne lui avait rien dit ! Lui qui pensait qu'ils étaient amis, davantage même depuis Montréal. Et l'autre là, qui souriait, comme s'il avait fait une bonne blague ! Mais à la tête de Joy, ce n'était pas une blague. Oh que non ! Joy était mariée. Largo ne savait plus où il en était. Eprouvait-il de la colère, de la déception, de la tristesse ? Un peu de tout ça sans doute .

Après plusieurs minutes ; Simon brisa enfin le silence pour poser La question que tout le monde se posait mais qui avait en réalité déjà sa réponse :
-Joy,…tu,tu es …mariée ?
Joy avait un peu repris ses esprits et elle dit, d'une voix blanche mais extrêmement sèche.
-Non. Veuve. Du moins, c'est ce que je croyais…jusqu'à cet instant.
Largo voulait des explications, savoir pourquoi elle leur avait caché cela et elle, elle devenait encore plus obscure ! Et lui-là, justement, il pouvait peut-être en donné, lui des explications et avec tout ça, on ne connaissait toujours pas son nom.
Comme s'il lisait dans ses pensées, l'inconnu justement pris à nouveau la parole.
-Je m'appelle Jonathan Price et je suis effectivement le mari de Joy, cela depuis environ dix ans maintenant.
-Oui, et tu es mort peu de temps après, répliqua-t-elle très durement.
Les trois amis eux assistaient à la scène sans rien y comprendre. Ils n'avaient jamais vu Joy ainsi et ne comprenaient pas pourquoi elle était si dure et si sèche envers l'homme qui s'était présenté comme étant son mari. Et pourquoi répétait-elle qu'il était mort ?

Les deux " époux " s'observaient en silence maintenant. Jonathan avait toujours un sourire esquissé sur les lèvres mais il paraissait un peu moins sûr de lui maintenant (il n'avait pas pensé que ce serait si dur après aussi longtemps et surtout il avait oublié combien Joy était belle mais combien aussi elle savait être dur.) Quand à Joy, elle avait maintenant repris le contrôle d'elle même et cherchait comment tout cela était possible. Oui, elle avait été marié. Oui, avec Jonathan. Mais ce n'était pas aussi simple. Et il était mort depuis 10 ans, elle l'avait vu de ses propres yeux. Et pourtant, il était là, devant elle, bien vivant. Pourquoi était-il reparu et pourquoi maintenant ?
Elle sentit le regard de ses trois amis posé sur elle. Elle les avait presque oubliée. Eux aussi ne devaient rien comprendre à tout ça. Elle regarda Largo mais pour la première foi, elle détourna ses yeux. Comment lui expliquer ? Comment pourrait-il comprendre ? Elle se sentait totalement perdue.

Le lourd silence qui s'était installé dans le bunker fut déchiré par la sonnerie du téléphone.
Kerensky décrocha et passa rapidement le combiné à Largo. C'était Sullivan.
-Mais bon sang Largo ! Qu'est ce que vous fichez ? Ca fait maintenant une heure que je fais patienter les japonais dans mon bureau. Vous deviez les rencontrer à 11h, vous vous souvenez ?
-Et bien, dites leurs que j'ai un empêchement de dernière minute et que je ne peux pas venir. Faîtes le deal à ma place, je vous fais confiance .
-Non, ils ne veulent passer l'accord qu'avec vous. Les japonais sont très à cheval là dessus et vous le savez très bien. C'est un marché que nous ne pouvons pas laisser passer et je me fou de votre empêchement de dernière minute. Vous avez une entreprise à faire marcher je vous rappelle.
Et il raccrocha violemment le combiné.

Largo poussa un gros soupir.
-Je dois absolument monter. Simon, Georgi, je vous retrouve plus tard.
Et sans même un regard pour Joy (et encore moins pour Jonathan, vous vous en doutez !), il sortit.
Quelques instants plus tard, Jonathan se leva lui aussi et dit
-J'ai moi aussi une réunion importante. Joy, ne m'en veux pas de revenir dans ta vie comme ça. Il faut qu'on s'explique et tu sais pourquoi. Si nous dînions ce soir ensemble ? L' Orthega, sur la 45ème à 19h00. OK ?
Puis il se leva, salua les trois personnes qui restaient et sortit à son tour.
Oh oui, il faut qu'on s'explique tous les deux, fais moi confiance pensa Joy. Mais avant il faut que je parle à quelqu'un d'autre qui à mon avis en sait plus qu'il ne l'a dit.
-Simon, dit-elle d'un ton incroyablement autoritaire (ce qui démontrai qu'elle avait maintenant retrouvé tous ses réflexes ), je veux savoir ce que Jonathan fait en ville, pour qui il travaille et où il habite. Tu vas le suivre et dès que t'as des infos, tu m'appelles.
-Tu devrai le savoir toi, après tout, c'est ton mari.
-Simon, ne joue pas à ça avec moi pour le moment. J'ai pas le temps de t'expliquer.
-Mais il va bien falloir le faire un jour ma belle. Comment as-tu pu nous cacher cela ?
Voyant que le ton montait dangereusement, Kerensky les interrompit :
-Mais, vois tu Joy, pendant que vous vous observiez toi et ton " mari "(il avait encore du mal à associer le nom de son amie au mot mari), comme deux cow boy près à se battre en duel, j'ai déjà fais quelques recherches sur celui-ci. Je n'ai pas grand chose pour l'instant et il me faut encore un peu de temps mais je peux déjà te dire qu'il habite un appart à l'angle de la 4ème et de East street et qu'il l'a acheté il y a à peine un mois. Mais à part cela, tout à l'air normal.
-Rien n'est jamais normal avec Jonathan, fais des recherches plus poussées STP. Dit-elle en se dirigeant vers la sortie. Arrivée à la porte, elle se retourna vers ses deux amis et leurs dit :
-Je suis désolée de vous avoir caché cela, mais je croyais réellement qu'il était mort et comme ce n'était pas particulièrement des bons souvenirs… Mais dès que j'aurai tiré ça au clair, je vous expliquerai tout, promis.
-Joy, tu vas pas t'embarquer toute seule dans je ne sais quoi de dangereux, tu veux qu'on t'accompagne demanda Simon qui voyait que son amie disait la vérité et qu'elle était aussi bouleversée qu'eux par le retour si brutal d'une partie de son passé .
-Non Simon, c'est quelque chose que je dois réglée seule. Avec mon père ajouta-elle intérieurement.
Dans le bureau de Sullivan.
Après quelques excuses bafouillées à la va vite mais qui avait eu l'air de contenter les japonais, Largo et ces derniers avaient entamé leur discussion à propos de l'ouverture d'une importante usine à Kyushu, l'île la plus au sud du Japon. (vous pouvez vérifier J)
Mais Largo n'avait absolument pas la tête à ça et c'est Sullivan qui dirigeait réellement les opérations. Celui-ci s'en rendait évidemment compte et se demandait ce qui perturbait tant le jeune milliardaire. Enfin, tant que les japonais étaient satisfaits par la présence (bien que virtuelle) de Largo, cela allait.
Largo en effet, repensait à toute la scène qui s'était déroulée quelques instants plus tôt devant lui et cherchait vainement à trouver une explication plausible à propos du silence de Joy sur son mariage. Il devait y en avoir une. A la façon dont Joy avait accueilli son mari, cela avait sans doute été un mariage malheureux, qui n'avait pas fonctionné. Mais alors, pourquoi ne pas avoir divorcé ? Puis, les derniers mots de Joy lui revinrent à l'esprit : Elle avait dit qu'elle était veuve. Elle le croyait donc mort ? Mais pourquoi et pourquoi avait-il refait surface, dix ans après ? Les premiers instants de stupeur passés, il commençait à comprendre que tout n'était pas aussi simple qu'il se l'était tout d'abord imaginé et si Joy leur avait caché cela, ce devait être pour une bonne raison.
Il avait été dur envers elle et commençait à le regretter mais lorsqu'il avait entendu ce Jonathan dire qu'il était le mari de Joy, il avait cru que le sol se dérobait sous lui. Il avait cru la perdre pour de bon. Pourtant, elle pouvait rester son amie, bien que mariée…Mais alors, pourquoi avoir réagi si violemment ? Largo commençait à se rendre compte qu'il demandait plus : Et si c'était cela qu'il attendait depuis un moment ? Oui, maintenant, il le savait, ce n'était pas quelque chose qu'il attendait mais quelqu'un et ce quelqu'un était devant lui depuis longtemps. Seulement, il ne le savait pas ou avait cru ne pas le savoir car il s'en rendait compte maintenant, il le savait depuis longtemps mais n'avait pas oser se l'avouer.
Il fallait tirer cela au clair et pour cela, il fallait parler à Joy, lui dire ce qu'il ressentait. Mais elle, comment réagirait elle ? Eprouvait-elle la même chose que lui ? et puis, elle était mariée, du point de vue de la loi en tout cas. Mais il fallait qu'il lui dise et le plus vite possible.

-Très bien, je crois que nous sommes arrivés à un bon accord. N'est-ce pas Largo ? dit Sullivan
Largo n'avait pas suivi un traître mot des termes de l'accord mais il faisait confiance à John.
-Oui, répondit-il, je crois que nous pouvons tous être satisfait.
Après des salutations et un rendez-vous pour un déjeuner, " histoire de fêter cela ", les japonais se décidèrent enfin à partir.
Largo s'apprêtait à en faire autant mais Sullivan le retint.
-Maintenant, vous allez m'expliquer Largo. Les japonais ne s'en sont peut-être pas rendu compte et fort heureusement d'ailleurs mais moi si. Vous voulez détruire tout nos prochains contrats ? Et bien, continué comme ça ! Ca en fera au moins un d'heureux : Cardignac.
Voyant la mine désespéré de son ami de patron, Sullivan changea de ton et lui demanda d'un ton presque paternel.
-Mais qu'est ce qui vous tracasse tant Largo ? Expliquez moi.
-Je vais la perdre, je vais la perdre. Je ne lui ai jamais dis et maintenant, c'est trop tard.
Sullivan ne comprenait rien mais ne voulu pas poser plus de question, Largo était trop bouleversé pour l'instant.
-Ecoutez Largo, je ne sais pas de qui ou de quoi vous parlez mais ça a l'air d'être vraiment important. Faites ce que vous avez à faire. Moi, je me débrouillerais avec le conseil, ce ne sera pas la première foi.
Largo lui jeta un regard plein de reconnaissance puis se rua vers les ascenseurs direction le bunker. Joy y était peut-être encore.
Chez Joy
oy était rentrée chez elle . Elle avait besoin d'être un peu seule et être entourée par des choses familières la rassurai un peu. Mais elle était rentrée aussi pour être sûr de ne pas être dérangé pendant le coup de fil qu'elle avait à passer.
" -Allo. C'est Joy.
-Joy ? Je suis surpris de recevoir un coup de fil de ta part…
-Papa, il est vivant, Jonathan est vivant. Tu m'explique ça comment. Demanda-t-elle très durement
-Ah ! C'est donc cela, il a fait sa réapparition. Je me doutais que ça arriverai un jour ou l'autre .
-C'est bien ce que je pensais, tu étais au courant ; mais comment as-tu fais pour me cacher cela pendant 10 ans. Comment as-tu fais ?
-Joy, c'était plus simple comme ça, ta mission était terminée. Tu n'avais plus rien à voir avec ce mec. Après tout, tu ne t'es pas mariée par amour, n'est ce pas ? " (…)
Ca, elle le savait trop bien. Mais comment pouvait-il être si froid. Elle ne l'avait jamais aimé, c'est vrai mais elle avait tout de même du jouer la " comédie " devant tous les autres pendant plusieurs mois et lorsqu'elle avait du le… Pourquoi cela resurgissait-il maintenant ?
Au bunker, au même moment
Largo arriva en trombe.
-Joy est ici ? Il faut absolument que je lui parle.
-Non, Largo lui répondit Simon, elle est partie.
-Quoi, avec lui ? demanda-t-il avec apprehension.
-Non, ils sont partis séparément. Tu sais Largo, je ne pense pas que Joy ressente quoique ce soit pour Jonathan…
-Simon a raison, reprit Kerensky, j'ai fais quelques recherches sur lui, comme me l'avait demandé Joy et je suis remonté loin dans son passé…. Approximativement 10 ans.
-………………………. Largo et Simon attendaient la suite.
-Tournesol Rouge. Le mot qu'avait prononcé Jonathan lors de ta première rencontre avec lui. C'est le nom d'une des missions de Joy. Et pas n'importe laquelle, sa première mission sur le terrain. Son père a fait fort d'ailleurs, commencer par une mission d'infiltration, c'est vraiment hard.
-Son père ? Que vient-il faire la dedans ? et quel rapport avec Jonathan ?
-Attends, j'y viens. Le rapport avec son père, c'est que c'est lui qui dirigeait les opérations. Joy devait infiltrer une grosse branche de la mafia italienne postée à New-York. Elle devait rentrer grâce à un de leur agent, déjà en poste depuis plus de six mois et qui avait reussi à de faire accepter par Gino Paricci, le " parrain " comme on dit.
-Et cet agent, c'était Jonathan Price, c'est ça ? demanda Largo
-Tout à fait. Mais il y a plus. La CIA soupçonnait Price de jouer un double jeu.
-Il avait passé trop de temps avec les patrons de la pègre ?
-C'est un peu ça Simon. Et c'est pour ça qu'ils ont envoyé Joy en renfort. Pour qu' elle surveille Paricci mais aussi Price. Elle a été introduite comme étant la fiancée de Price. (…)
Chez Joy
" -Oui, je sais mais j'ai du jouer le jeu et c'est aller très loin je te signale…jusqu'au mariage. "
10 ans auparavant
Cela faisait maintenant près de deux mois qu'elle était en poste et elle commençait à se faire accepter par les petits malfrats qui gravitaient autour d'elle. Ils ne voyait pas souvent des femmes dans leur travail alors, des jolies femmes… Et bien qu'elle soit " fiancée " au nouveau copain du patron, quelques clins d'œil ne pouvaient pas faire de mal !
Ce " fiancé " justement, Joy ne le supportait plus. Devoir se retrouver tous les soirs dans la même chambre que lui était un supplice. Il avait bien essayé d'en profiter au départ mais maintenant, ils faisaient des roulements pour dormir tour à tour sur le canapé. (il ne lui laissait pas tous les soirs le lit ! Quel goujat !!)
Mais pour l'instant, si les activités de Paricci se précisaient de plus en plus, la part que Price prenait dans tout ça restait encore vague mais le fait qu'il ait caché pas mal de chose à ses supérieurs amenaient à penser qu'il n'était pas tout à fais blanc comme neige…

Et puis, ce jour était arrivé.
La soirée avait été bien arrosée et Paricci et Price avaient bus un peu au dessus des normes…
Joy était restée plus sobre : 1ère règle : la concentration .
Et puis, il l'avait dit. Cette phrase maudite.
-Et quand est-ce que vous vous mariez tous les deux ? Il serait peut-être temps. Et puis comme ça, tu fera vraiment partie de la famille, avait rajouté Paricci à Joy avec un clin d'œil.
Jonathan et Joy savaient pertinemment qu'une idée lancée en l'air par Gino Paricci équivalait à un ordre… Ils voulaient qu'ils se marient pour tester la complicité de Joy.
Ils savaient donc tous les deux qu'ils devaient accepter.

Le mariage fut célébré deux semaines plus tard dans une petite chapelle. Tous les " frères " de Paricci étaient là et ce dernier était le témoin des futurs époux.
-Melle Joy Davanes, voulez-vous prendre Mr Jonathan Firmo comme légitime époux,(…) jusqu'à ce que la mort vous sépare ?
2ème règle : Pas de sentiments pensa Joy, la mission avant tout.
-Oui, je le veux.

Il y eu une grande fête. Joy était désespérée mais ne le montrait pas. Elle n'avait pas imaginé son mariage comme ça. Elle pensait avec rage à ce que son père lui avait dit lorsqu'elle lui avait expliqué le problème.
-Joy, tu es un agent de la CIA, pas une minette qui rêve d'avoir un grand mariage avec son prince charmant.
Dans le bunker
-Ils se sont donc mariés lorsqu'ils étaient encore en missions !
-Oui, je suppose qu'ils en ont été plus ou moins obligés.
Largo était ravi par ce que Kerensky venait de lui apprendre. Joy avait été OBLIGE de se marier. Même si cela ne changeait rien aux yeux de la loi, ça changeait tout lui !
Maintenant, il restait à comprendre pourquoi Joy avait cru qu'il était mort…

Part 2