J E T'AIME MOI NON PLUS (part 4)
 




A Marly la Ville, devant la maison de la Commission
Le lendemain matin vers 7 heures 17
" _Mais qu'est ce qui se passe ?, pourquoi la cavalerie n'attend pas tes ordres ?, ils vont tout faire rater, il faut les empêcher de passer et de laisser ces passants les approcher ! ", cria Kerensky.

" _Je ne comprends rien ils devraient réagir mais comment éloigner des enfants, pour eux tout cela n'est qu'un jeu. La Confrérie va entendre tout ce bruit et sentira le piège, mais c'est mal parti " fît remarquer Winch.

Sur ce deux grosses Espaces Zafira sortirent du garage et prirent la fuite. En effet ils avaient tout loisir de s'échapper car les hommes appelés par Largo s'étaient laissées prendre aux questions des passants et s'étaient trouvés à découvert pendant plusieurs secondes. Maintenant Largo préféra prendre les choses en main et ordonna à la cavalerie de se retirer tandis qu'il continua à les poursuivre grâce à l'émetteur. Il écouta alors les derniers renseignements que Kerensky communiquait à Joy qui les conduisait :

" Ils se dirigent sûrement vers le palais du Luxembourg, c'est pour l'instant le trajet qu'ils prennent, alors tournes tout de suite à gauche" dit Georgi.
Devant le palais du Luxembourg
Quelques minutes plus tard
" _Mais ils sont fous, ils se savent pourchassés et ils prennent le risque de s'arrêter !! la personne qu'ils doivent voir doit être sacrément importante !" proposa Simon

" _ C'est exact mais comme cela on aura au moins une chance de les attraper alors sortons et plaçons nous à l'entrée. Simon et Joy allez vérifier que les documents ne sont pas dans la voiture, on ne sait jamais. "

" _ D'accord, et vous, faites attention lorsqu'ils arriveront, attendez que nous soyons là pour intervenir" leur conseilla Joy.

Bien évidemment les papiers ne se trouvaient dans aucune des voitures et Joy et Simon rejoignirent Largo et Kerensky.

" _ Tirez leur dessus, ils ne doivent pas attraper le sénateur ni récupérer les documents alors couvrez nous jusqu'a ce que nous ayons atteint nos voitures." ordonna l'un des hommes de la Confrérie.

A ce moment là des coups de feu retentirent en direction de la Winch Team, celle ci répondit et tenta elle aussi de rejoindre leurs voitures. Ils tuèrent deux hommes mais il en restait encore cinq. C'était plus équitable car eux étaient quatre.

" _Regardez qui ils sont venus chercher, ne serait-ce pas le sénateur Dumont qui à l'intention d'être candidat aux futures présidentielles ? "demanda Simon.

" _Tu as raison et tu as vu que son garde du corps n'est autre que cette chère Ludmilla. Ca va faire une tâche sur son Curriculum Vitae si on ajoute l'appartenance à La Commission" rétorqua Largo .

" _Nous n'arriverons jamais à passer, nous sommes trop à découvert. Ils vont s'échapper. Vous trois attendez ici je vais essayer de passer de l'autre côté et amener la voiture" cria Joy.

" _Ne fais pas cela Joy je viens avec toi" essaya de dire Largo mais c'était trop tard, elle était déjà partie .

Les deux espaces commencèrent à démarrer, Joy avait presque réussi à rejoindre leur Mercedes mais un homme sortit son arme et la visa. Les trois autres tiraient comme des forcenés, ils ne savaient que faire, ils coururent à leur tour et parvinrent à la hauteur de Joy.

" _Pousses toi Joy, fais attention !! " lui hurlait Largo tout en la rejoignant mais c'était déjà trop tard elle venait de recevoir une balle dans le côté gauche du dos .

" _Il faut que nous allions à l'hôpital, elle saigne abondamment, laissez tomber la Commission, il faut s'occuper de Joy !!" cria Largo.

Joy n'était pas du même avis que Largo, elle ne voulait pas qu'il abandonne la Confrérie alors elle lui dit :

" _Largo, je vais bien, c'est… ce n'est qu'un peu de sang….il faut poursuivre l'enquête…..ils vont découvrir le moyen par lequel nous sommes arrivés là…….et tous nos efforts seront vains……Ne stoppez rien "

" _Il n'en est pas question, je refuse alors Kerensky direction l'Hôpital le plus proche" ordonna Largo.

" _Non, suis les Kerensky et … "

" _Ecoutez j'ai un plan qui pourrait tous vous mettre d'accord. Simon et moi nous essayons de les rattraper et de prendre les documents, lorsque nous y parviendrons, nous irons à l'aéroport du Bourget louer un hélicoptère pour venir vous récupérer. Pour l'instant nous allons vous laisser au prochain arrêt RER, c'est Saint Michel N.D, elle vous conduira directement à l'hôpital George Pompidou, vous devrez vous arrêter au boulevard Victor. C'est en tout cas ce que m'indique mon ordinateur. Comme il y aura beaucoup de monde personne ne fera attention à vous et vous pourrez facilement vous cacher. Mais Largo tu vas devoir aider Joy car elle à l'air d'aller de plus en plus mal" lui expliqua Georgi.

" _C'est trop dangereux, il faut la soigner immédiatement, je ne veux pas la perdre !" lui expliqua Largo.

" _Fais ce qu'il te dit……ou alors nous continuons à les poursuivre ensemble……. et je ne te laisse pas le choix… "

Joy était claire et déterminée, elle ne voulait en aucun cas être la raison de leur échec. Simon et Kerensky avaient compris qu'elle ne changerait pas d'avis mais il restait à convaincre Largo qui s'y opposait toujours.

" _Il faut vous décider, nous sommes presque à l'arrêt où nous devons vous laisser "leur révéla Ovronnaz.

"_Même si je suis contre ce choix, allons y, quand vous avez une idée en tête comment vous persuader d'autre chose" objecta Largo.

Sur ce Simon et Kerensky déposèrent les deux autres et repartirent en quête des précieuses preuves contre les adhérents de la Confrérie. En sortant Largo prit soin de déposer un mouchoir qu'il avait dans sa poche, sur la plaie de Joy car celle-ci continuait à saigner. Ensuite il la pris dans ses bras car celle-ci avait de plus en plus de mal à rester éveillée. Ils s'engouffrèrent alors dans la folie de la vie Parisienne.
Dans les rues Parisiennes
5 minutes plus tard
" _Georgi accélère nous allons les perdre, tu vois bien qu'ils tournent à gauche, même ma grand-mère conduit mieux que toi", s'écria le Suisse.

" _Je fais ce que je peux, j'aimerais bien t'y voir et puis il y a beaucoup de gens sur les routes et je ne peux pas risquer de les blesser" divulgua le Russe.

" _Essaie de te rapprocher je vais tenter de leurs tirer dans les pneus. S'ils atteignent l'autoroute nous n'y pourrons plus rien ! "rapporta Simon.

Les deux voitures n'étaient plus qu'à quelques centimètres l'une de l'autre. Bien évidemment Simon et Georgi étaient désavantagés car ils étaient seuls contre deux voitures. Toutefois ils tenaient bon, leur rage et leur motivation y étaient pour beaucoup. Ils brisèrent les vitres avant de la première voiture et tuèrent au passage l'un des occupants.
Dans le RER
Pendant ce temps
" _Joy il faut que tu gardes les yeux ouverts, parles moi. Je sais que ce n'est pas le moment des explications mais nous n'avons jamais fait les choses conventionnellement alors dis moi ce qui s'est passé la dernière fois" Murmura le jeune milliardaire.

" _Il faut prévenir Francine…. car elle doit s'inquiéter de pas… me voir arriver ! "Fit savoir la jeune femme.

" _Je le ferai dès que tu seras prise en charge par un médecin. Joy regarde nous sommes devant la Tour Eiffel le prochain arrêt sera le bon , alors s'il te plait tiens le coup !. Au fait tu n'essaierais pas un peu de changer de thème ? " insinua-t-il.

"_Largo tu crois vraiment…que c'est le moment et l'endroit pour… plaisanter, surtout… sur ce sujet là? "Articula-t-elle.

Elle tenait fermement à sa résolution de ne rien dire à Largo. Par conséquent elle se força à lui parler mais d'un sujet tout autre qui les préoccupaient tout autant :la Commission Adriatique.
Vers l'aéroport du Bourget
7 minutes après
" _Ca y est j' ai réussi à toucher les pneus de la seconde voiture !!, regardes ils n'arrivent plus à la maîtriser je crois qu'elle va finir dans le fossé ! ! "cria Simon.

" _Dès qu'elle se sera arrêtée il faudra courir chercher ce pourquoi nous sommes venus, je crains que leurs confrères ne se soient aperçus de ce qui s'est passé et qu'ils ne reviennent tout de suite à la charge" émis Georgi.

" _Tout à fait d'accord avec toi et puis direction l'aéroport. Je leur téléphonerai de la voiture pour demander un hélicoptère" proposa Ovronnaz.

" _Ca y est ils se sont arrêtés! la voiture a fait plusieurs tonneaux. Ils ont dû s'évanouir sans doute évanouis, ce qui nous facilitera la tache. Allons-y !! " proposa l'ex-agent du KGB.

Sur place ils prirent la mallette, ils s'aperçurent que l'autre voiture revenait alors ils suivirent le plan de base et partirent au plus vite.
A l'hôpital Georges Pompidou
20 minutes après
Largo attendait déjà depuis quelques minutes dans la salle d'attente. Comme l'avait spécifié Joy il avait prévenu Francine de ce qui leur était arrivé et elle tenait absolument à être présente. Dans les minutes qui suivirent Kerensky et Simon firent leur apparition.

" _Salut mon pote, alors comment va la princesse ? "Demanda Simon.

" _Je ne sais vraiment pas, je n'ai aucune nouvelle depuis qu'elle a été prise en charge aux urgences " répondit mélancoliquement Largo.

" _Camarade ne sois pas inquiet elle va s'en sortir, ce n'était rien de sérieux. Tu sais bien que nous serions parti à l'hôpital immédiatement après la fusillade dans le cas contraire" le rassura Kerensky.

Ils restèrent dans l'attente encore quelques minutes sans autre nouvelle que celle que leur donna une infirmière. Elle les prévint que l'état de Mademoiselle Arden était inchangé. Dans les instants qui suivirent Madame Bergeron fit son apparition.

" -Bonjour messieurs, Largo comment va Joy ? "Le questionna la française toute essoufflée par la course infernale qu'elle venait d'accomplir dans les couloirs immenses de cet hôpital. En effet elle n'avait pas la moindre idée de l'endroit où ce trouvait son amie et avait cherché partout. Elle était tellement inquiète qu'elle n'avait pensé à le demander à quelqu'un qu'après une longue recherche.

" _Nous ne savons pas grand chose excepté que son état est resté stable depuis notre arrivée", raconta Winch.

" _Et le bébé il n'a rien au moins ? "Avança-t-elle d'un ton très inquiet et qui laissait paraître tout son désarroi.

" _ QUOI ? ? ?Mais quel bébé ??? " , s'écrièrent les trois hommes d'une seule et même voix.

" _Vous voulez bien répéter ce que vous venez de dire Francine ? , Joy serait enceinte ??? , mais pourquoi elle ne nous l'a pas dit ??? " s'étonna Largo .

" _ Je m'excuse, je n'avais par réalisé ce que je disais, vous n'auriez pas dû le savoir, je m'en veux tellement" avoua la française.

" _Maintenant dites moi tout, je ne supporte pas de ne pas savoir, j'ai le droit d'être mis au courant" contesta Winch.

" _Je ne peux pas, c'est à elle de vous en parler ou à son futur mari, mais je vais aller consulter le médecin pour voir s'il y a du nouveau ".

" _ Mais à nous vous pouvez nous expliquer ! " Simon et Kerensky tentaient de la convaincre mais elle avait déjà rejoint le long couloir de l'hôpital.
Dans la salle d'attente
15 minutes après
Francine Bergeron revint, elle avait la mine grave et elle était accompagnée d'un docteur. Ils s'avancèrent tous les deux jusqu'à Simon, Largo et Georgi puis la française commença à leur parler :

" _Il y a un problème, mais je pense que le docteur va vous expliquer tout ça mieux que moi" déclara la femme.

" _Messieurs, nous avons été obligés de prévenir M. Slater de l'état de sa future femme. Comme Mademoiselle Arden n'est pas en état de prendre des décisions c'est à sa famille la plus proche de choisir pour tout ce qui est des questions médicales. Lorsque je l'ai eu au téléphone, il m'a spécifié clairement que ni vous M. Winch ni aucun autre de vos amis ne devraient être mis au courant de l'état de la jeune femme. Par conséquent je n'ai le droit de rien vous dire, sauf qu'il nous a demandé de renvoyer Mademoiselle Arden aux États-Unis dans son hôpital plus précisément" finit il par conclure.

" _Mais comment a t'il osé faire cela ??!! , il ne peut pas. Nous sommes aussi sa famille !!" protesta Largo.

" _Moi je ne peux rien vous dire, il m'a juste demandé de vous rappeler qu'il vous avait dit de ne pas prendre autant de risques. A ce que j'ai compris vous seriez responsable de l'état de la demoiselle, en tout cas c'est ce qu'il ressent", narra le médecin.

" Et quand doit elle partir ? " , le questionna Simon. Il avait bien remarqué que le docteur ne leur révélerait rien.

" _Normalement dans une demi-heure, pour le reste je ne sais rien, je vous prie de m'excuser je dois terminer mes visites" déclara le docteur.

" _Partons nous aussi, sur place nous essaierons de parler à Rick et de lui faire voir que la réalité est tout autre que ce qu'il pense" proposa Georgi.

" _De toute façon ici nous ne pouvons plus rien faire alors partons, Francine vous voulez venir avec nous ? ", demanda Largo .

" _Non je vais rester ici et lorsqu'elle ira mieux je l'appellerai, je m'en veux déjà d'avoir parlé", avoua M.Bergeron .

Sur ce elle partit et les trois autres en firent de même dans les secondes qui suivirent. A la sortie ils montèrent dans l'hélicoptère qu'avaient loués Simon et Georgi et qui les attendait encore. Ils prirent la direction de Charles De Gaulle. Pendant le trajet jusqu'a l'aéroport personne ne parla mais tout le monde se jeta des petits coups d'œils furtifs. Au bout de quelques minutes ils atterrirent et rejoignirent immédiatement le jet qui décolla en direction des Etats-Unis.
Dans le jet
16 heures 00 (heure française)
" _Peut-être qu'il a raison après tout, je vous fais tous encourir des risques au péril de vos vies", murmura Largo.

" _Tu sais très bien que ce n'est pas vrai. Tu ne nous as jamais obligés à faire quoi que ce soit, alors arrêtes de culpabiliser comme ça et trouve un moyen de convaincre Rick de nous laisser approcher de Joy", le contredit Georgi.

" _C'est vrai pour qui il se prend ce mec ??!! , il n'a aucun droit sur elle !!! . Où est-ce qu'il était lorsqu'elle avait besoin de lui ces derniers mois ?? . Je suis sûr qu'elle elle aimerait qu'on soit présents, mais pourquoi nous a-t-elle pas parlé de son état ?" demanda Ovronnaz

" _Réfléchis un peu Simon elle n'allait pas arriver en criant : au fait je vous ai pas dit que je vais avoir un bébé, sinon quoi de neuf ?. Et puis dans son métier ce n'est pas conseillé. D'ailleurs ce n'est pas notre préoccupation numéro un pour le moment. Alors essaie plutôt d'avoir quelques nouvelles que ce soit, pendant que moi je vais voir ce que nous avons récupéré sur la Commission", narra Kerensky.

" _Georgi a tout à fait raison peut-être qu'à toi il te dira quelque chose. Moi j'ai déjà essayé et ce fut pour ne pas dire un vrai fiasco" rétorqua Winch.

" _NON….c'est pas vrai ils ont quand même réussi à avoir une grande partie des preuves….je savais qu'on n'y arriverait pas…"expliquait Georgi mais il fut stoppé par Largo et Simon qui lançaient des regards pleins d'interrogations.

" _Mais qu'est-ce qui t'arrives ?, on dirait que tu as échoué dans le piratage d'un programme informatique soviétique", plaisanta Ovronnaz.

" _Il n'y a qu'une partie des documents dans cette mallette. Je suppose que le reste a dû être déplacé. On aurait dû s'en douter ! seuls les noms de quelques personnes y figurent pour le reste ils ont encore réussi à les mettre à l'abri !. En haut de la liste figure notre cher sénateur Dumont et pas très loin la non moins chère Ludmilla. Pour ce qui est des autres personnages ils sont de moindre importance au niveau de la vie économique et politique du monde. Une chose est sûre au moins eux ne nous créerons plus de problèmes dès que INTERPOL leur mettra la main dessus", expliqua Kerensky.

" _C'est déjà ça et puis il y a quelques mois nous n'avions aucune piste et aujourd'hui nous pouvons dire que nous avons réussi à les faire douter de leur invincibilité. De plus nous allons certainement en mettre quelques-uns uns en prison si la Confrérie ne leur règle pas leur compte avant, elle ne laissera jamais d'éventuels témoins en vie, je ne serai pas surpris d'en voir se livrer de leur propre gré. Alors il faut prendre toute cette histoire positivement", l'en convint Largo.

" _Oui mais avoir tous les papiers aurait été tellement mieux, c'est que ceux qui sont aux plus hauts postes restent intouchables. "Constata Georgi

Le vol tout entier se passa ainsi sur l'évocation de la Confrérie et de l'état de Joy. Simon avait tenté de se renseigner sur sa condition mais Rick avait refusé toute révélation. Au bout de dix heures de vol ils atterrirent à l'aéroport " Kennedy International ".

En arrivant une limousine les attendait et ils prirent la direction de l'hôpital où se trouvait Joy. Ils arriveraient juste au moment où les visites commenceront donc ce sera pour eux une occasion de savoir comment elle va.
Hôpital de New York
Vers neuf heures du matin (heure américaine).
L'atmosphère du hall d'entrée n'était pas comme à sa coutume bondée de blessés et de cris de douleur provenant de toute part mais d'un calme angoissant. A la vue de ce spectacle à la fois effrayant et à la fois rassurant, les trois amis ne savaient pas à quoi s'attendre. Était-ce un bon présage ou le calme avant la tempête ?

" _ Je pense que nos devrions nous adresser à l'accueil, ils seront plus aptes à répondre à toutes nos interrogations, en plus la standardiste à l'air d'une vraie bombe et cette fois ci elle est bel et bien jeune", proposa Simon.

Ils se dirigèrent vers elle, comme Simon le prévoyait c'était une jeune femme tout à fait charmante qui les reçut.

" _Que puis je faire pour vous messieurs ? ", demanda t-elle poliment non insensible au charme des trois hommes

" _Nous venons voir Mademoiselle Arden, dans quelle chambre se trouve t-elle, s'il vous plaît ? ", demanda Kerensky.

" _Vous êtes de la famille? Car vous devez savoir qu'elle est la seule à être autorisée à entrer " . Questionna-t-elle.

" _Non pas vraiment mais nous travaillons avec elle et c'est une amie très proche", répondit Largo.

" _Alors vous devez sûrement être M. Winch et ses amis, veuillez patienter quelques instants je préviens M. Slater de votre arrivée. "

" _Cela ne présage rien de bon, il a certainement dû interdire à tout le monde de nous laisser passer", confia Simon.

Sur ce ils s'en allèrent dans une petite salle que leur désigna la jeune femme en attendant le directeur de l'hôpital qui n'allait pas tarder à les rejoindre.
Dans la pièce
10 minutes plus tard
" _Mais qu'est-ce qu'il fout ………. ??? " se demandait Simon mais il n'eut pas le temps de terminer sa phrase que Rick fit son apparition.

" _J'avais bien spécifié à l'hôpital Pompidou que je ne désirai pas que vous soyez au courant de l'état de santé de ma femme. "

" _Ce n'est pas encore votre femme et que je sache nous sommes aussi ses amis ! " lui rappela Largo avec froideur .

" _Ne jouez pas sur les mots vous et moi savons très bien qui est responsable de son état. Mais comment avez vous pu faire ça en sachant qu'elle pourrait à tout moment risquer sa vie et par la même occasion perdre notre enfant! " lui reprocha Slater.

" _Premièrement c'est son métier de risquer sa vie, et deuxièmement nous ne savions pas qu'elle était enceinte " répondit Simon sur un ton agressif.

" _Je comprends que vous protégiez votre amie, tout ce que je peux vous dire c'est qu'elle va s'en sortir. Sinon… "

Au même moment une infirmière entra et s'adressa à son patron :

" _M. Slater pardonnez moi de vous interrompre mais Mademoiselle Arden vient de se réveiller et j'ai pensé que vous aimeriez aller la voir. "

" _Vous avez bien fait je m'y rends immédiatement. Vous trois attendez moi ici je reviens dans quelques instants ", ordonna-t-il.

Il partit suivi de l'infirmière alors que les trois autres s'assirent dans des fauteuils en attendant le retour de Rick . Ils étaient inquiets et ne trouvaient plus d'excuses à la réaction de Rick, Joy avait beau avoir été blessée cela ne l'autorisait pas à lancer de telles absurdités sur le rôle de Largo dans cette histoire.
Dans la chambre de Joy
Quelques instants après
" _Mon amour comment tu te sens ? J'ai eu tellement peur pour toi et le bébé. Mais pourquoi ne m'avoir rien dit ?Je ne l'ai appris que tout à l'heure lorsque nous t'avons fait des examens de routine, tu as eu de la chance la balle t'a seulement effleurée, c'était beaucoup plus spectaculaire que grave. Ce n'est pas important de toute façon, tu voulais certainement m'en faire la surprise l'essentiel c'est que vous alliez bien maintenant et cela tous les deux", dit son futur mari.

" _C'est vrai je me sens beaucoup mieux actuellement, mais où sont donc les autres ?Est-ce qu'ils ont réussi à récupérer les dossiers, ils ne sont pas blessés tout de même ???" l'interrogea-t-elle.

" _D'après ce que j'ai compris ils en ont eu une partie. Ils sont venus prendre de tes nouvelles il y a quelques temps puis ont préféré rentrer pour tout expliquer à la police et à John Sullivan. Ils sont aussi tous sains et saufs. Ils n'ont pas eu le temps de rester, mais ne t'inquiètes pas moi je demeure près de toi " lui expliqua-t-il calmement.

" _Ca ne leur ressemble pas mais quand il s'agit de la Commission je peux comprendre. Tu peux faire en sorte que je quitte cet endroit au plus tôt je préfèrerais me reposer chez moi", le pria-t-elle.

" _Je vais m'occuper de tous tes papiers de sortie, cela ne devrait pas prendre plus de quelques minutes, tu veux que je t'envoie une aide soignante pour qu'elle t'assiste ? " Lui proposa-t-il.

" _Non ça ira mais fais vite car je n'ai jamais supporté l'atmosphère des hôpitaux, je serai prête dans quinze minutes. "
Dans la petite salle
5 minutes plus tard
Georgi, Simon et Largo attendaient impatiemment le retour de Slater. Georgi malgré son calme légendaire montrait une certaine inquiétude, Simon quant à lui tournait en rond ce qui eu pour effet au bout d'un certain temps d'exaspérer Largo. Ce dernier se lamentait en se disant qu'il avait pour toujours perdu Joy et que peut-être effectivement elle lui en voudrait pour ce qui s'était passé. Celui ci ouvrit enfin la porte et se dirigea vers une chaise sans dire un mot.

" _Alors comment va-t-elle? Il n'y a aucun problème, tout va bien rassurez nous Rick ??!! "demanda Simon.

" _Elle se sent mieux mais est un peu choquée, elle a besoin de beaucoup de repos. Elle va rentrer chez elle tout à l'heure", leur expliqua-t-il

" _On peut la voir avant qu'elle ne quitte sa chambre ?, je suis sûr qu'elle serait d'accord", revendiqua Largo.

" _Justement, je suis là pour cela aussi, je lui ai dit que vous étiez là tous les trois et elle m'a dit qu'elle désirerait rester seule et surtout ne pas voir Largo, je suis désolé" croyez moi, dit-il.

" _Mais il va falloir qu'on lui parle un jour ou l'autre, elle va reprendre son travail au moins ?", rétorqua Georgi.

" _Je pense qu'elle va démissionner mais rien n'est certain, vous savez nous allons avoir une famille et elle va être mère. Continuer de prendre de tels risques n'est plus envisageable. Maintenant je dois vous laisser, elle doit m'attendre, je vous prie de m'excuser" finit il par conclure.

Il s'en alla, les trois amis ne saisissaient plus rien. Joy était si différente depuis quelques temps. C'était un peu normal car elle avait subi de grands bouleversements ces derniers mois. Il fallait la comprendre mais là c'était le changement total. Soit le fait de devenir mère l'avait vraiment assagie ou alors c'était Rick qui faisait pression sur elle pour qu'elle abandonne son métier. Que ce soit la première ou la deuxième solution les trois se disaient que cela ne présageait rien de bon.

" _ Simon, Georgi qu'allons nous faire ? , Joy ne peut pas partir, pour un temps d'accord mais pas pour toujours, il faut que je.. que nous fassions quelque chose. " Conclu Largo dont le son de la voix trahissait une angoisse grandissante

" _La meilleure solution est que tu lui téléphones lorsque nous serons rentrés au Bunker, là tu ne passes pas par quatre chemins et tu lui avoues tes sentiments et tu lui demandes des explications. Là ça passera ou ça cassera, mais si tu restes en respectant son choix tu t'en voudras toujours, écoutes moi je ne vais pas te le répéter encore mille fois". Lui fît remarquer Simon

" _Elle va se marier et avoir un enfant, comment veux tu que je fasse le poids face à cela? " Avoua Largo.

" _Si elle t'aime, elle te suivra et cela malgré que l'enfant ne soit pas de toi. En ce qui te concerne ce bébé tu l'aimeras comme le tien puisque à une époque tu étais prêt à t'occuper de celui de Diana", répondit Simon.

" _Tu as raison alors je l'appellerai dès que je serai certain que Rick l'aura laissée, maintenant partons tous au Bunker", répondit Largo.

Ils se dirigèrent vers la sortie puis montèrent dans la limousine qui les amena vers la Winch Company.

Part 5