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J
E T'AIME MOI NON PLUS (part 8) |
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Dans le Hall de l'Hôpital
Cinq minutes après
Largo venait d'arriver dans l'hôpital et chercha la chambre de Joy mais aperçu Emma qui discutait. Il avait été joint dans la voiture par la standardiste, elle lui avait dit que Joy allait mieux et qu'il pouvait passer. Même s'il était déjà en route, il ne savait pas s'il serait autorisé à lui parler donc il avait été rassuré. Il fit quelques pas vers Emma et s'approcha pour entendre la conversation :
" _Oui John, elle va bien, j'ai fait prévenir Largo, d'ailleurs il devrait déjà être là, je vais vous laisser, je vais l'attendre. Bonne nuit à vous aussi. Promis je vais me coucher dès qu'il sera là ne vous inquiétez pas. "
Largo était rassuré, il s'attendait presque à la surprendre en pleine élaboration d'un plan machiavélique pour faire exploser la chambre de Joy ou quelque chose comme cela. La Commission était tellement présente dans sa vie qu'il commençait à douter qu'il existait d'autres gens simples et innocents à part ses cinq amis. Apaisé il lui tapa sur l'épaule pour qu'elle se retourne puis il lui demanda :
" _Comment va t'elle ? Vous lui avez parlé ? Vous croyez qu'elle s'en sortira ? " S'il vous plait rassurez moi.
" _Je suis restée avec elle pendant un moment il y a quelques minutes, c'est une personne extraordinaire, elle prend la situation tant bien que mal. Je pense qu'elle ira mieux avec l'aide de vous tous. " narra-t-elle.
" _Merci beaucoup pour tout ce que vous avez fait (Il se pencha vers elle pour lui donner un baiser sur la joue, calmez vous ce n'est que sur la joue…) J'ai demandé à mon chauffeur de vous ramener chez vous. " il vous attend, lui dit-il.
" _Merci, Joy est dans la chambre 7, c'est juste derrière ce panneau. Vous lui direz que je repasserai demain", lui rapporta-t-elle avant de partir.
Dans la chambre de Joy
Deux minutes après
Joy était allongée sur son lit et fixait le plafond. Elle pensait à ce que lui avait dit Emma et souriait. Elle se disait qu'elle l'aimait bien, même si elles n'étaient pas très intimes. D'ailleurs d'après elle, l'avis de quelqu'un de l'extérieur est beaucoup plus sincère et moins programmé que celui d'un proche. Elle baissa soudain les yeux et vit Largo devant elle les larmes aux yeux qui lui parlait :
" _Joy je ne sais pas quoi te dire, je suis si désolé. Si je pouvais revenir en arrière, je te jure que je le ferais. je donnerai tout ce que j'ai. "
" _Tu n'y es pour rien, d'ailleurs c'est la faute de personne. C'est la vie, il faut l'accepter, cela prendra du temps mais … je ne veux pas que cela remette en cause quoi que ce soit. Je reste sur ma position d'avant. Je suis même rassurée, tu as vu ce que ça a donné d'accorder ma confiance à un homme ?. Jamais, plus jamais…. "avoua-t-elle.
" _Mais laisses moi une chance de te dire ce que je ressens (il se leva pour marcher dans la pièce) j'ai besoin de t'en parler, j'ai aussi perdu un enfant. Joy je t'en pries. "
Mais lorsqu'il se retourna elle dormait ou du moins elle faisait semblant . Il savait qu'elle avait besoin de reprendre des forces donc par précaution, il ne la bouscula pas. Il s'approcha d'elle s'assit sur la chaise précédemment occupée par Emma et prit sa main dans la sienne et s'endormit. Quelques instants plus tard une infirmière arriva et le réveilla
:
" _M.Winch les heures de visites sont terminés, rentrez chez vous. Reposez vous et revenez la voir demain. Ce sera mieux pour vous et pour elle, je vous assure. "
" _Je vais suivre votre conseil, occupez vous d'elle, vous savez j'y tiens, énormément " murmura-t-il.
" _Nous en prendrons le plus grand soin, partez tranquille, à demain matin je suppose ?" devina la jeune femme.
Largo s'approcha du lit de Joy, lui déposa un baiser sur les lèvres et partit. En effet celle ci ne dormait pas et fut un peu bouleversée. Elle se dit que Largo avait fait ça en désespoir de cause et qui sait peut-être aussi pour amadouer cette infirmière qui était tout à fait à son goût. (que voulez vous il est difficile de rendre confiante Joy)
Le lendemain matin
Chambre de Joy
Tout le monde était là au chevet de Joy, l'ambiance était plus détendue et personne ne faisait aucune allusion à ce qui était arrivé.
" _Alors ma belle plus que cinq jours avant que tu ne sortes d'ici ! tu vas le supporter, n'est-ce pas ?. " blagua Simon.
" _Je pense que je survivrai, en plus tu vas me faire passer le temps plus vite, n'est ce pas mon petit Simon ?. " plaisanta -t-elle.
" _Mais après tu te reposeras car on veux te récupérer dans une forme olympique, tu nous le promet ? " demanda Kerensky.
" _Je vais essayer mais je ne vous promet rien, par contre je veux que vous me disiez où vous en êtes dans vos recherches,. " exigea-t-elle.
Le reste de la semaine se passa ainsi, entre discussions et la mise en place du plan contre la Confrérie. Au bout de quelques jours lorsque Largo avait crût bon il l'avait mise au courant de toute l'histoire. Il ne pu pas passer un instant seul avec elle jusqu'au moment où elle partit chez et encore là elle demanda à Emma de l'accompagner. Elle avait dit à Largo qu'il serait plus utile au Bunker, sachant qu'elle n'allait pas changer
d'avis il n'avait pas insisté. Les deux femmes se trouvaient enfin devant l'appartement de Joy et celle ci entra tandis qu'Emma rentra chez elle.
Dans l'appartement de Joy
Une semaine plus tard
Elle se dirigea vers sa chambre, posa ses affaires sur le lit et sursauta lorsqu'une voix s'adressa à elle.
" _Mademoiselle Arden, je suis si contente que vous soyez là, j'ai appris votre accident. Je suis ravie que vous alliez bien. " expliqua sa femme de ménage.
" _Emeline, je vous remercie de votre sollicitude. Je me sens en effet mieux. Vous pouvez prendre votre soirée. " rétorqua Joy.
" _Merci beaucoup Mademoiselle, je voulais juste vous dire quelque chose. Cela fait un moment que j'essaie de vous parler mais je n'ai jamais eu l'occasion. Il y a un mois de ça lorsque je faisais le ménage, j'ai trouvé un mot sous votre lit. Je ne savais pas si je devais le jeter ou pas alors je vous l'ai posé sur votre chevet. Voilà. Bonne soirée, je repasserai demain. " ajouta Emeline.
Joy vit la vielle femme s'éloigner et elle s'approcha de son chevet. Elle entrouvrit le papier et reconnut l'écriture de Largo. Elle pu y lire le message dont il lui avait parlé le jour où elle a décidé de le repousser, le voyant dans les bras de Diana.
" _Ce n'est pas vrai, qu'est-ce que j'ai fait ? Il ne me mentait pas. Maintenant tout est fini, je n'aurai pas dû inventer toute cette histoire, de toute façon je n'ai plus le choix je ne peux que continuer ainsi " se disait elle alors que des larmes commençaient à couler le long de son visage.
Après que Ludmilla soit venue et leur ait remis les plans du château, tout le monde avait pris le temps de se reposer. La fatigue avait pris possession de leurs corps, leurs gestes n'étaient plus que des automatismes. Ils seraient tous restés là à travailler, vérifier et vérifier encore le moindre des détails de leur plan avant le jour fatal.
Cette fois ci ils n'avaient pas le droit à l'erreur ,d'ailleurs comme d'habitude, mais là la réussite était primordiale. Ce jour là, tout devra être au point car quand il faudra partir il ne sera pas question de faire demi tour ou d'échouer car ce serait signer l'arrêt de mort de Nério. En dépit de leurs protestations et de leurs arguments percutants Largo avait pourtant
préféré renvoyer ses partenaires et amis chez eux. Il est vrai que pour certains, il avait dû les menacer pour qu'ils obéissent (Georgi ce n'est pas du tout la peine de te cacher, tout le monde t'avait reconnu.), mais ils avaient finalement tous accepté, Simon avait quitté le Bunker quelques instants avant ses amis mais ils ne tardèrent pas à le suivre. Le fait de se retrouver seuls chez eux et de repenser aux récents évènements ne faisait qu'accentuer leur tristesse de ce fait ils essayaient de passer le plus de temps ensemble. Joy de son côté se reposait, elle venait leur rendre visite et se tenait au courant de tout. Après tout dans un mois elle fera partie de l'équipe et cela malgré les réticences de ses amis et celle d'Emma de qui elle était devenue très proche au fil des jours.
Dans le Bureau de Largo
Cinq jours après,08 heures 00
Largo était assis à son bureau, il y venait encore plus rarement ces derniers temps qu'avant. S'il s'y aventurait c'était pour signer des papiers ou voir des clients très importants qui ne désiraient s'adresser qu'à lui. D'ailleurs c'était le cas il n'y a pas encore dix minutes de cela. Le milliardaire s'apprêtait d'ailleurs à partir lorsqu'on frappa à sa porte. C'était sa secrétaire, Emma, elle était devenue une amie mais elle gardait son professionnalisme au travail. Donc elle s'adressa à lui avec tout le respect d'une employée envers son patron et les coutumes d'usage qui s'y rapportent:
" _Monsieur Winch, excusez moi de vous importuner, des personnes désireraient vous voir, elles font partie de la police, c'est au sujet d'une certaine Ludmilla Dmitriev " raconta-elle comme si elle entendait le nom de cette dernière pour la première fois
" _Merci beaucoup Emma, veuillez les faire entrer. Prenez soin aussi de demander à Georgi d'écouter notre conversation" murmura-t-il
Elle lui répondit par un hochement de tête et fit entrer les trois hommes. Ils étaient habillés en civil et devaient avoir autour de la quarantaine bien entamée.
" _Monsieur Winch, Je suis le Lieutenant Allison, voici les lieutenants Nielsen et Perreaux- La vigne. Comme votre secrétaire a dû vous le dire nous venons pour vous parler de Ludmilla Dmitriev, vous la connaissez ?", questionna l'un des hommes.
" _Elle a en effet essayé de me tuer il y a quelques mois de cela, nous avions retrouvée sa trace à Paris mais elle a réussi à nous échapper et depuis je ne l'ai jamais revue", mentit le président de la Winch Company.
" _Je veux bien vous croire mais pouvez vous me dire ce qu'elle faisait autour de vos bureaux ces derniers jours ", le questionna toujours Allison qui avait l'air d'être leur supérieur malgré qu'ils avaient tous les mêmes grades.
" _Je ne sais pas, il se peut qu'elle voulait tenter de m'éliminer à nouveau, franchement je suis désolé de ne pouvoir vous aider. Mais pourquoi voulez vous savoir cela ? ", demanda-t-il à son tour.
" _Nous avions pensé la même chose, maintenant soyez rassuré, elle ne vous créera plus de problèmes, hier soir elle a eu un accident, un chauffard l'a renversé pas très loin de l'aéroport, elle est morte sur le coup", expliqua cette fois ci Nielsen.
" _Merci de m'avoir mis au courant, il est vrai que maintenant je suis plus soulagé. Je vais vous raccompagner", proposa Winch.
" _Non c'est à nous de vous remercier pour nous avoir reçu, nous savons que vous êtes très occupé", rétorqua Allison.
Les quatre hommes traversèrent le couloir qui menait du bureau de Largo à l'ascenseur. Ce dernier les salua lorsque ils prient la direction de la sortie, ils en firent de même puis Largo se dirigea vers le Bunker.
Le Bunker
08 heures 45
Simon, Kerensky et Joy étaient assis et avaient écouté toute la conversation entre Largo et la police. Ils savaient que celui-ci arriverait dans quelques instants alors ils ne se lancèrent pas de grands débats et se satisfirent de trouver de potentielles idées à beaucoup de questions qu'ils se posaient. Sur ce Largo fit son apparition.
" _Vous avez entendu cette histoire aussi bien que moi, qu'est ce que vous en dites, ils pourraient savoir qu'elle nous a parlé ?", interrogea-t-il.
" _Je pense qu'il ne lui ont pas donné le temps de parler. D'après ce que j'ai compris c'est du travail de professionnel puisque la police en a conclu à un accident. Et vous et moi savons que ce n'est pas le cas alors si c'est un tueur qui l'a éliminée aucun risque qu'elle ait dit quoi que ce soit", analysa Joy.
" _Je suis d'accord avec elle, bon je dois vous laisser, je vous verrai ce soir, j'ai rendez-vous avec Jerry pour la préparation du deuxième jet ", rappela Simon.
Il s'en alla et les trois autres continuèrent de parler de La Commission, une dizaine de minutes plus tard plus tard le téléphona sonna :
" _Oui, que se passe-t-il encore ? , ne me dites pas qu'une bombe nucléaire a explosé dans une des usines Winch ?", demanda Georgi.
" _Kerensky, c'est John, j'ai un problème avec mon ordinateur les dossiers ont tendance à se supprimer tous seuls, vous pouvez venir", raconta Sullivan.
" _J'arrive mais ne touchez à rien, je sais ce que c'est. Un petit virus de rien du tout mais qui fait des dégâts au mains de personnes incapables. Je ne parle pas pour vous évidemment" , expliqua-t-il avant de raccrocher.
" _Largo, Joy, j'y vais je ne serai pas très long, cela ne devrait pas me prendre plus d'une quinzaine de minutes si c'est bien ce à quoi je pense", assura le russe avant de disparaître derrière la porte.
" _Donc voilà l'occasion où jamais pour parler, vous n'êtes pas de mon avis Mademoiselle Arden ?", demanda Largo.
" _Tu ne vas pas recommencer, je croyais que cette histoire était bel et bien réglée ; je ne vois pas d'utilité d'y revenir. Tout est plus simple et mieux aujourd'hui. Je pense qu'être amants nous faisait autant tord à l'un qu'à l'autre alors redevenons les amis que nous étions avant, tu veux bien ? ", pria sa garde du corps.
"_ Du tord à tous les deux.. mais de quoi tu parles ?, je sais que ce que nous avons vécu en perdant le bébé est horrible mais comment mieux s'en sortir qu'en se soutenant mutuellement ?. La seule raison qui me tient en vie c'est vous tous…. toi en particulier. Tu n'as pas voulu m'écouter le jour où j'ai quitté Diana et où tu ne m'as même pas expliqué ce qui t'étais arrivée, je veux tout savoir sinon cela me torturera le restant de ma vie", demanda-t-il.
" _Il n'y a rien à en dire c'est tout simplement que nous n'aurions jamais pu vivre ainsi. Toi aussi tu l'aurais comprit mais plus tard. Je ne vois pas l'intérêt de perdre notre temps. Le mieux c'est que chacun vive sa vie", expliqua-t-elle.
" _Je ne veux pas de ce genre d'explications, tu ne peux pas savoir ce qui se serait passé alors arrêtes de me prendre pour un idiot", objecta Winch.
Ils continuèrent ainsi à discuter mais au bout d'un moment ce n'était plus qu'une simple discussion, ils se disputaient. Largo avait remarqué que Joy s'était définitivement éloignée, c'était même plus qu'avant comme si quelque chose s'était passé, quelque chose en plus de la perte de leur enfant. Il jouait ses dernières cartes pour la garder auprès de lui, malheureusement elle réfutait tout ce qu'il disait. On aurait dit qu'elle suivait un schéma qu'elle s'était tracé auparavant.
" _Largo, il ne faut pas réagir ! ainsi c'est une évidence telle ce qui se serait passé entre nous, qu'un aveugle même y verrait très clair.. "
" _Il n'est est pas question que tout se termine ainsi… "
A ce moment là Kerensky ouvrit la porte, il comprit tout de suite qu'il tombait au mauvais moment, donc il leur proposa:
"_Si vous préférez, je peux revenir plus tard, en fait je pensais que vous aviez fini vu que je suis parti depuis plus d'une demi heure. "
" _Oui, s'il te plaît revient dans quelques instants, excuse nous mais on doit régler ça une bonne fois pour toutes", répondit Largo.
" _Non, Georgi tu peux rester, je vais y aller, (se retournant vers Largo et le regardant droit dans ses profonds yeux bleus, elle lui dit). Largo je t'en pries vit ta vie et laisse moi mener la mienne. Merci. "
Elle prit sa veste et partit en courant avant d'éclater en sanglots en arrivant dans sa voiture (bon là ça peut se comprendre, avec la perte de son enfant) . Georgi regardait Largo qui s'était assis et qui visiblement avait très mal encaissé le choc. Il se leva et partit à son tour mais avant de sortir il dit au russe :
" _Georgi, convoque toute l'équipe demain matin à 09 heures 30 dans mon bureau, nous allons mettre un point final à notre plan. "
" _Bien sûr, je fait tout ça immédiatement, tu peux partir sans t'inquiéter", le rassura l'ex-agent du KGB.
Sur ce il prit son téléphone appela Simon, il lui expliqua le tout et puis composa le numéro de Joy, son portable étant éteint il lui laissa un message. Ensuite il se remit dans ses recherches sur Chypre.
Bureau de Largo
Le lendemain matin, 09 heures 30
Simon avait parlé à Largo quelques instants plus tôt et il savait désormais toute l'histoire au sujet de Joy. Il n'y comprenait plus rien, Largo lui livrait son cœur et elle le repoussait Maintenant il revint à leur préoccupation du moment. Il aura toujours l'occasion de remonter les bretelles de la garde du corps de son meilleur ami. Tout le monde était là et donc Largo commença à récapituler leur plan.
" _Donc dans vingt cinq jours exactement nous allons partir pour Chypre, nous voyageront dans deux jets qui auront chacun à leur bord des touristes fortunés, nous nous glisseront parmi eux. Je prendrai le premier jet avec Simon, nous seront les frères Dole et nous venons pour découvrir les magnifiques paysages de cette île. Kerensky et Joy vous allez être un couple de jeunes mariés et …. "
" _Largo c'est finalement impossible, je dois rester ici, ou du moins aller dans un endroit très perfectionné ayant de nombreux ordinateurs, car on aura besoin d'informations à tout moment. J'ai cru qu'on savait déjà tout, mais au fur et à mesure que nous avançons nous nous cognons à de nouveaux obstacles. Sans mon aide il vous sera impossible de lire le plan car on doit rentrer pas derrière et plus par devant comme c'était prévu, tu n'as pas oublié que c'est déjà un vrai labyrinthe. Tu te rappelles aussi bien que nous le mal qu'on a eu pour tout étudier et maintenant en plus on doit faire quelques changements. Non, il faut que quelqu'un reste en arrière. C'est vrai il faut quelqu'un pour prévenir les autorités si cela tourne mal", précisa le Georgi.
" _Tu as raison mais comment va t'on faire ?. Il n'est pas question que quelqu'un y aille seul, il faut trouver une autre parade " rétorqua Largo.
" _Je pense que nous devrions amener Emma, de cette façon il y aura deux couples. En plus elle ne fera que nous accompagner, après nous être introduits et pris nos repères nous la renverrons pas le premier vol", proposa Simon.
" _C'est risqué, elle n'a pas l'habitude de ce genre de situation. Je suis contre, il pourrait lui arriver quelque chose", protesta Joy.
" _Je considère que ce ne sera pas dangereux d'autant plus qu'elle ne jouera aucun rôle elle sera en vacances et dès qu'on aura rejoint notre hôtel, elle rentrera à New York", rapporta Largo.
" _Mais qui dit qu'elle va accepter ?, il faudrait le lui demander avant de faire des plans derrière son dos", fit remarquer Simon.
" _Moi, je peux vous dire qu'elle est partante, pendant que vous discutiez pour ne rien dire je l'ai appelé et lui ai expliqué plus ou moins la situation et elle est des nôtres", leur apprit Kerensky, toujours aussi rapide qu'efficace.
" _Donc maintenant que tout est réglé, je continue notre plan. Donc il n'y a plus de frères mais deux gentils couples tout récemment mariés. Le mieux c'est que la Winch Company organise un voyage de noce pour un grand nombre de jeunes couples très riches et ainsi nous n'aurons qu'a nous faufiler parmi tout ce monde", professa Winch.
" _C'est une très bonne idée alors si tu le permets Largo je prends Joy comme femme, si elle veut bien" (je comprend qu'il veuille lui parler, mais logiquement Joy devrait être avec Largo pour le protéger) , proposa Ovronnaz.
Il avait sans doute une petite raison de la choisir, comme de lui parler de ses choix, de Largo par exemple. Voyant là un moyen de s'éloigner de son patron elle s'empressa de répondre à son ami :
" _Je veux bien Simon, ce sera très drôle ; et nous serons Monsieur et Madame quoi ?", demanda-t-elle.
" _Donc, moi et Emma nous garderont le nom de Dole que j'aurais dû avoir avec Simon tandis que vous deux vous serez les Dumay, un adorable couple français. (cela c'est pour mon p'tit ange qui se reconnaîtra..) Donc une fois arrivés sur l'île nous resterons dans nos groupes respectifs pour nous fondre dans la foule. Nous seront là bas un jour avant la réunion donc le soir même Emma rentrera, nous prétendront une dispute. Puis vous viendrez dans ma chambre, nous nous équiperons d'oreillettes de façon à pouvoir suivre les consignes et rester en contact. Lorsqu'on aura découvert où se trouve mon père nous irons le libérer et on reviendra. Pour le reste laissons faire, je ne veux pas de blessés cette fois-ci, je ne rigole pas, on se replie immédiatement", ordonna Winch.
" _Je pense que c'est un plan qui tient la route, le plus dur sera de s'introduire dans le château mais ça devrait aller", les rassura Georgi.
" _Maintenant que tout est en place, je suppose qu'on peut tous rentrer chez nous et essayer de mener une vie la plus normale possible", fit remarquer Joy.
" _Tu as raison, c'est ce que nous allons tous faire. Je vais rejoindre Sullivan, j'ai une réunion du conseil dans vingt minutes et je n'en connais même pas le sujet. On se verra plus tard pour les détails ", raconta Winch avant de partir.
" _Je vais aller voir Emma pour parler un peu de ce plan, vous pourrez me joindre sur mon portable", précisa Joy.
" _Pas de problème moi je vais rester ici Kerensky doit m'expliquer quelques trucs sur le fonctionnement d'un nouveau logiciel" déclara le suisse.
Joy partit rejoindre Emma dans son appartement pas très loin du groupe et les deux hommes se mirent au travail. Largo quant à lui était avec John et ses " très chers et tendres amis du conseil ".
Largo avait passé comme d'habitude son temps entre les réunions du conseil et les derniers préparatifs pour leur départ. Grâce à des satellites ils avaient pu avoir des photos de la propriété de la Confrérie. Les deux couples s'étaient prêtés au jeu des photos, il fallait bien faire de nouveaux passeports, de jolis albums de mariage et tout ce qui va avec, c'était un jeu passionnant pour Kerensky. Imiter presque à l'original des documents officiels, plus qu'un jeu c'était un défi, contourner l'incontournable. Simon lui s'était familiarisé aux programmes informatiques, Joy avait reprit tout à fait son travail. Même si parfois elle se sentait fatiguée elle avait retrouvée toutes les qualités qui faisaient d'elle un des gardes du corps les plus doués de sa génération. Emma de son coté ne se faisait pas beaucoup de soucis, elle prenait cela comme de petites vacances et comme un jeu rien de plus.
Dans le jet n°1
Vingt cinq jours après, 10 heures 30
Un hôtesse s'avança vers Emma et Largo qui étaient devenus M.& M.Dole. Cette situation amusait beaucoup la secrétaire et à ses rires Largo se prît lui aussi au jeu. Elle leur apporta des boissons et leur parla :
" _Vous allez bien ?, vous n'avez besoin de rien ?, surtout n'hésites pas M.& M.Dole, vous faites d'ailleurs un très beau couple. "
" _Merci beaucoup mais tout va bien, nous vous feront signe, ne vous inquiétez pas", répondit Largo.
" _Largo, vous semblez tout à coup préoccupé, ne vous inquiétez pas je suis sûre que Simon s'occupe très bien de Joy", le rassura Emma.
" _Mais je ne pensais pas….. enfin si je pensais encore à elle, je sais que vous êtes son amie et que vous respectez son choix mais moi je ne suis pas obligé de m'y restreindre", répondit Winch.
" _Sans vouloir paraître comme un trouble fait, je peux vous dire qu'elle ressent pour vous quelque chose de fort et quelque chose de plus qu'une amitié. Malheureusement, elle ne l'avouera jamais et elle restera sur sa position. Elle s'est fixé une conduite à tenir et elle la suivra", raconta la jeune femme.
" _Je sais que je dois m'y faire mais que voulez vous c'est devenu plus fort que moi, j'ai bien essayé de la voir comme une amie à nouveau mais rien n'y faisait. Vous savez je crois que je suis …(eh oui il ne l'avouera jamais, remarquez d'ailleurs qu'il ne l'a jamais dit jusqu'à maintenant ben oui et je l'ai fait remarquer ! ) "
" _Monsieur, Madame veuillez attachez votre ceinture. Nous décollons dans deux minutes", l'interrompit une des hôtesses.
" _Ce sera fait, merci de nous l'avoir rappelé. En fait pourrions nous avoir quelques journaux finalement s'il vous plaît ? ", demanda Winch.
" _Ils sont juste en dessous de votre siège, s'il ne vous satisfont pas je peux aller voir ce qu'il y a d'autre", répondit la femme.
" _Merci encore pour tout, ce sera parfait", déclara Largo en observant la presse pendant que la jeune femme s'en alla auprès d'autres passagers.
Dans le hall de l'aéroport
Pendant ce temps
Joy attendait Simon qui était en retard. Elle ne pouvait pas monter sans lui, une mariée sans son époux cela éveillerait des soupçons. Soudain elle le vit déambuler dans les couloirs de l'aéroport en criant :
" _Chérie me voilà, je m'excuse du retard, ils m'ont retenu au bureau. Tu sais ce que c'est d'être le directeur d'une grande entreprise", narra-t-il.
Il se jeta sur elle et l'embrassa avec toute la fougue qu'il se connaissait sur la bouche. Les quelques couples qui attendaient eux aussi l'avion furent amusés devant autant d'amour aussi facilement exprimé en . Joy par contre, elle, avait été prise par surprise et ne rigolait pas vraiment, elle traîna son " mari " dans un coin et lui dit :
"_Non mais tu es malade !!!, il faut te faire soigner !!. Ne t'avises pas de recommencer ou tu le regretteras ! Je ne joue que ta femme, je ne le suis pas au cas où tu l'aurais oublié !!. "
" _Non mais je voulais donner l'illusion du vrai, mais dis donc tu as apprécié on dirait ? Ou alors tu as plutôt eu l'impression de trahir quelqu'un ? " , énonça le suisse.
" _Ce n'est pas en en faisant ça que tu vas me pousser vers Largo alors si c'est ce que tu as prévu abandonnes tout de suite ? " lui conseilla t'elle en lui lançant un de ses regards noirs .
" _Non mais je ne pensais pas le moins du monde à lui, alors qui y fait allusion désormais, je me le demande bien ?!!", se moqua Ovronnaz.
"_Tiens on embarque, on va arriver au moins un quart d'heure après eux. C'est peut être mieux après tout " lui apprit Joy.
part 9
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