S ECRET (part 2)
 




Une heure plus tard- le bunker 17h
Kerensky: Bingo!
Joy : Quoi ?
Kerensky : Quand Largo va savoir ce que je viens de découvrir, il va….
Largo : Il va quoi ?
Kerensky : C'est ce qu'on appelle tomber au bon moment !
Joy : Alors, ton entretien avec Cardignac ? Comment c'était ?
Largo : Vous n'allez pas me croire mais pour une fois, on s'est mis d'accord de suite et sans m'énerver !
Kerensky : Un grand pas dans l'humanité !
Joy et largo sourirent à cette réplique. Kerensky avait le don de sortir ce genre de réplique à des moments toujours très bien choisis.
Largo : Bon, si tu nous disais ce que tu as découvert !
A ce moment Simon fit son entrée.
Simon : Salut, mes poules ! Je ne sais pas vous mais j'ai bossé comme un fou ! Et j'ai des news.
Joy : On t'écoute
Simon : J'ai poussé les recherches sur la mère de Lester. Je voulais connaître le lien qui l'unissait avec ce type qui te téléphone sans arrêt !!
Largo : Comment l'a t-elle connu ?
Simon: Figurez-vous que d'après la sœur de cette femme, que j'ai réussi à retrouver, elle ne supportait plus sa vie, elle était sans argent depuis la mort de Nério, elle a fait quelques boulots à droite et à gauche mais rien de durable. Et un jour, elle a rencontré Mark Donnat
Joy : Attends, tu veux parler du Donnat qui travaillait pour le groupe avant l'arrivée de Largo ?
Largo : Donnat ? Si vous m'expliquiez ?
Joy : Il n'y a pas grand chose à dire. C'était un type serviable, et très discret. Il a travaillé à peine 1 an pour le groupe avant la mort de Nério. Puis il a disparu, sans rien dire à personne. On a perdu toutes traces de lui.
Largo : Simon, continue
Simon : Ou j'en étais déjà ? Ah ! Oui, elle raconte ses problèmes à Donnat, et dans la discussion lui avoue les sentiments de haine qu'elle a envers Nério. Et l'un dans l'autre, elle finit par lui avouer sa relation avec Nério et son fils, Lester.
Largo : Tu es sûr de ça ?
Simon : C'est sa sœur qui m'a tout raconté, on peut la croire. De plus quand un jour tu rentres à la maison avec un chèque rempli de zéro, tu te poses des questions, non ?
Largo : Elle n'a rien dit d'autre ?
Simon : C'est là que ça devient intéressant. Elle n'était plus très sûre mais elle a entendu sa sœur parler d'un groupe appelé la commission !
Joy : Ce n'est pas vrai ! Ce qui voudrait dire que ce Donnat en faisait partie ! Elle était donc le lien entre cette femme et le type du téléphone. Ça expliquerait tout au sujet de son départ.
Largo : Tout devient plus clair maintenant.
Kerensky : Si vous me le permettez, je vais vous dire à présent ce que j'ai découvert
Joy : A toi l'honneur !
Kerensky : Après des heures passées devant mon ordinateur(pauvre choux), et une intrusion dans les ordinateurs de la compagnie téléphonique, j'ai pu découvrir d'où provenaient les appels que largo a reçus. Bien sûr c'est un petit malin, il a utilisé un mobile mais ….
Joy : Comme rien ne t'arrête, tu as pu obtenir ses coordonnées !
Kerensky : C'est ça ! Il s'agit de Christopher Malone, ancien directeur de la compagnie Aquita.
Joy : Ce n'est pas la compagnie qui a fait faillite il y a deux ans ?
Kerensky : Exact, et depuis plus aucunes nouvelles !
Largo : Il a rejoint la commission
Simon : Possible
Kerensky : En tous cas, j'ai appris qu'il possédait un manoir dans le Minnesota.
Largo : Joy, Simon, préparez-vous ! On part dans 1 heure.

Joy, Largo et Simon étaient à présent dans le jet en direction du Minnesota.
Largo était très énervé, impatient à l'idée de voir ce frère dont il ne connaissait que l'existence. Arrivés à l'aéroport, une voiture les attendait. Simon prit le volant en suivant les instructions de Kerensky à lettre.

Il était dans les environs de 20h quand ils arrivèrent devant le manoir.
C'était une magnifique bâtisse, datant du 18ème siècle, au milieu d'un grand parc très ombragé. Une clôture électrique entourait tout le domaine, un portail immense permettait d'accéder dans le parc, de part et d'autre, des caméras. Ça ne va pas être facile d'entrer là-dedans pensa Joy.
Joy : Kerensky, tu m'entends ?
Kerensky : Reçu 5/5
Joy : Peux-tu faire quelque chose avec la clôture électrique ?
Kerensky : C'est comme si c'était fait. Un petit coup de baguette magique et hop, plus de courant
Largo : Parfait
Kerensky : Petit conseil : A à peu près 1 km sur votre droite, il y a une petite porte pas très visible… Essayez de passer par-là !
Largo : Ok

Ils longèrent la clôture. Arrivés devant la petite porte, ils échafaudèrent un plan.

Joy avait réussi à entrer par la cave. Au passage elle avait du mettre K.O 3 ou 4 hommes et les avait attachés pour être sûre de ne plus être embêtée.
Simon quant à lui avait escaladé un mur grâce au matériel que lui avait confié Joy. Il accéda au manoir par une chambre. Une magnifique chambre de style Louis XIV. Simon resta bouche bée tant la pièce était d'une beauté rare.
Il va falloir que je dise à largo de revoir la déco de mon appart. Pensa-t-il en souriant.
Simon : c'est pas tout ça, mais j'ai du boulot !
Il sortit de la chambre, longea un long couloir avec de magnifiques tableaux de Renoir, Van Goth et Picasso, de part et d'autre des murs.

Cette commission est vraiment bourré de fric murmura t-il

Tout à coup ? , au bout du couloir, un homme armé surgit et menaça Simon
Homme : Qui êtes-vous ? Surtout ne bougez pas
Simon : Je me suis perdu, c'est très grand ici
L'homme s'approcha de Simon tout doucement mais l'air très menaçant
Homme : Ne me prends pas pour un idiot, sinon ça va barder pour toi
Simon: Ok, ok. Heu… je te présente mon ami derrière toi
Simon tenta sa chance avec ce coup vieux comme le monde, mais qui marche à tous les coups !!
L'homme se retourna et Simon en profita pour le neutraliser et l'enfermer dans la première pièce qu'il trouva.
Et un de moins ! était-il fier de remarquer
Et c'était reparti pour une course dans le manoir.

Largo se trouvait maintenant dans un bureau. Il n'avait eu aucunes difficultés pour y accéder. Il fouilla dans les tiroirs, les placards, rien….Il ne savait même pas quoi chercher !
Une lettre, un indice, quelque chose qui puisse lui permettre d'évincer la commission pour de bon. Mais rien…..
Tout était vide.
Il repartit car son principal objectif était de retrouver Lester. Quand, en ouvrant la porte, il vit deux armes braquées sur lui !
Un troisième homme s'approcha
Homme : Bienvenue M. Winch ! Je ne vous pensais pas aussi bête pour venir me narguer chez moi
Largo : Où est Lester ?
Homme : Un instant ! Vous allez le retrouver très vite. Permettez-moi de me présenter, Christopher Malone, pour vous servir
Largo : Je sais qui vous êtes
Malone : Ah ! J'oubliais ! Votre superbe équipe… Dommage que vous alliez perdre bientôt un de ces plus importants membres
Largo : Vos menaces ne me font pas peur
Malone : La ferme !
Lui dit-il en le frappant avec la crosse de l'arme. Largo tomba à la renverse et se releva regardant son agresseur d'un regard froid et menaçant. Son visage était en sang. Le coup lui avait ouvert la joue et certainement cassé le nez qui saignait beaucoup.
Homme : On verra bien qui rigolera le dernier, M. Winch !
Il avait dit ces derniers mots en insistant bien sur son nom, comme pour lui faire comprendre que cette fois Largo avait perdu la partie.
Malone : Emmenez-le et enfermez-le avec son attardé de frère !

Les deux hommes de main attrapèrent largo et le traînèrent jusqu'au sous-sol. Là, un autre homme armé, gardé une pièce fermée.
L'un des hommes lui ordonna d'ouvrir la porte et ils jetèrent largo comme un vieux sac.
Largo ne se sentait pas très bien, la tête lui tournait, sa vue se brouilla un instant mais lorsqu'il leva les yeux, il vit une ombre dans le coin de la pièce. Il avait beaucoup de mal à distinguer qui se tenait devant lui, recroquevillé sur lui-même quand soudain :
Largo : Lester, Lester c'est toi ?
Aucunes réponses.
Largo se releva et attendit quelques instants le temps que sa tête finisse de le faire chavirer.
Et là, il l'aperçut. Pour la première fois, il vit son frère. Il se leva précipitamment pour se diriger vers Lester.
Largo : Hé ! Lester, salut.
Lester : Méchant, méchant, méchant
Lester ne cessa de répéter ces mots tout en évitant le regard de Largo.
Largo : Je sais que tu ne me connais pas encore, mais je suis là pour t'aider. Je vais te sortir d'ici.
Largo lui tendit sa main en guise de salut.
Largo : Moi, c'est Largo.
Lester ne bougeait plus, il ignorait complètement Largo. Celui-ci décida de ne pas précipiter les choses et alla s'asseoir dans un coin, le temps de reprendre tous ces esprits et de comprendre ce qui était en train de se passer. Il était là, assis, face à ce frère, jusqu'alors inconnu. Ils étaient deux étrangers. Mais comment briser la glace, comment arriver à communiquer, lui faire comprendre que je suis son frère?
Toutes ces questions trottaient dans sa tête.

Afin de rompre ce silence qui devenait insupportable, Largo décida de lui raconter une histoire. Une histoire passionnante que le père Maurice, lui avait raconté, un soir, où il se sentait terriblement seul et abandonné après le passage furtif de Nério.
Au fur et à mesure que l'histoire avançait, Lester réagissait. Il leva la tête et regarda cet homme devant lui qui contait un récit magnifique. Des souvenirs lui revinrent à l'esprit, le centre, Céline l'infirmière…..C'est alors, qu'il se retourna, regarda Largo et lui sourit.
A cet instant, Largo ressentit un sentiment de joie, à tel point qu'il en oublia qu'ils étaient tous deux prisonniers.

Quelques instants passèrent quand un homme entra dans la pièce et déposa un plateau

Homme : Tenez ! Partagez-vous ça !
A peine était-il sorti, que largo prit le repas, et l'emmena à Lester
Largo : Tiens, prends. Tu as besoin de prendre des forces
Lester commença son repas, quand il attrapa un bout de pain, et le tendit à Largo
Lester : Tiens, pour toi
Largo, se mit à rire, prit le morceau de pain et ils finirent leur repas ensemble.

Lester commençait à s'endormir quand Largo entendit un bruit. Puis la porte s'ouvrit et vit à sa grande surprise ses deux amis.
Simon : Salut ! Alors on se repose ?
Joy : Contente de te retrouver
Lester apeuré, s'était blotti contre Largo
Largo : N'aies pas peur, ce sont mes amis. Voici Joy et lui c'est Simon. Comment avez-vous fait pour arriver jusqu'ici ?
Simon : On les a tous mis ko ! Et en grande partie grâce au charme de Mlle Arden !
Joy : Dépêchons-nous, il faut sortir d'ici. Largo, tu es blessé ?
Largo : Ça va aller… allons-y !

Ils coururent dans les couloirs en direction de la sortie.
Largo : Un instant, j'ai quelque chose à régler
Joy : Largo, non, c'est de la folie
Largo : Je veux empêcher cet homme de nuire à nouveau
Joy : Ok, alors je viens avec toi
Largo : Non ! Simon vient
Toi tu emmènes lester et attends-nous dans la voiture. Préviens la police. S'il y avait un problème, rentres au groupe, c'est compris ?
Joy : Mais enfin Largo, je…
Largo : Joy, s'il te plait.

Ils se séparèrent. Joy n'avait eu aucunes difficultés à rejoindre la voiture. Elle appela Kerensky pour l'informer qu'elle avait Lester mais que Largo et Simon étaient encore à l'intérieur.

De leur côté, Largo et Simon, après avoir neutraliser pas mal d'hommes, arrivèrent dans le bureau de Malone qui s'apprêtait à fuir le manoir.

Largo : Alors, on part en voyage ?
Malone : Je vais vous tuer Largo !
Simon : Je crois que là vous n'êtes pas en position de parler
Malone : C'est vous qui le dites, dit-il en braquant une arme vers Largo.
Largo : On a assez joué, vous ne croyez pas ? Je vais vous évincer et ensuite je m'occuperais de tous les membres de votre satanée commission et je vous jure qu'il ne restera plus personne.
Malone : Vous rêvez, Largo. Nous sommes présents partout, vous entendez, partout !
Largo : Fermez-la, vous venez de perdre la partie !
Malone se mit à rire, leva son arme et tira.

Plus un bruit… Simon et Largo regardaient la scène qui défilait sous leurs yeux.
Malone tomba, il venait de se tirer une balle dans la tête.
Simon : Il a préféré se tuer que finir en prison
Largo : J'aurais voulu que Kerensky le cuisine un peu pour en savoir un peu plus sur la commission.
Simon : Dommage... Allons rejoindre Joy. Les flics ne vont pas tarder à arriver.

Ils partirent tous les quatre en direction de l'aéroport pour rejoindre New York.

Ils étaient tous très fatigués, et arrivés au groupe W, ils allèrent tous se coucher tant la nuit avait été dure et longue.
Joy avait pris la chambre réservée aux invités.
Quant à Simon, à peine était-il rentré qu'il se coucha et dormi comme une marmotte.
Lester eut le sommeil un peu agité. Ils avaient beaucoup discuté tous les deux avant de s'endormir.
Largo lui avait parlé comme on parle à un enfant de quatre ans. Mais le courant passait bien entre eux. Quelque chose de très fort les unissait.
Tour W – 10h du matin
Joy entra dans l'appart de Largo.

Joy : On dort encore ? s'écria t-elle ?
Largo se redressa avec difficultés. Il était là, assis sur le canapé, les cheveux en bataille.
Largo : Bien dormi ?
Joy : Bien mais court
Il lui tendit sa main et l'attira vers lui. Elle vint s'asseoir sur ses genoux.
Joy : Bonjour
Largo : Bonjour
Joy : Alors comment a-t-il passé sa première nuit au groupe ?
Largo : Il a été un peu agité mais ça allait. Tu sais, on a passé le reste de la nuit à discuter et à jouer comme des gamins.
Joy : C'est normal, vous avez du temps à rattraper.
Largo : Je ne sais pas si on va pouvoir rattraper tout ce temps perdu, mais tu sais Joy, je vais tout faire pour qu'il ait une belle vie
Joy : Je sais
Elle avait dit cela en murmurant car Largo à présent la dévorait des yeux. Ils restèrent ainsi, silencieux pendant quelques instants, puis imperceptiblement leur visage se rapprochèrent, jusqu'à qu'enfin leurs lèvres s'unissent quand ils entendirent lester entrait dans le séjour.
Joy : Bonjour, dit-elle en se levant.
Lester : Bonjour
Largo : Je suppose que tu meurs de faim
Lester : Oh, oui alors
Joy : N'oublies pas que tu as rendez-vous dans une heure au centre avec Lester.
Largo : Bien sûr.

Joy sortit de la pièce, laissant les deux frères prendre leur petit déjeuner.
Centre médicalisé pour personnes inadaptées – New York. 12h30
Cela faisait maintenant plus d'une heure que Largo et Joy s'entretenaient avec une assistante sociale et un éducateur au sujet de la garde de Lester.
Ils avaient convenu, qu'il serait bon que Lester reste au centre, avec des visites régulières de Largo. Et petit à petit, il pourrait aller vivre avec son frère.
Ceci afin, qu'il puisse conserver un bon équilibre et apprenne à avoir confiance en Largo.

La réunion terminée, Largo était plutôt satisfait. Il avait promis d'emmener Lester au bunker. C'était un passionné d'ordinateur. Et le bunker serait l'endroit idéal pour lui.

Tous les trois rejoignirent la voiture, en rigolant. Aucuns d'eux, n'avaient fait attention à la camionnette noire, garée dans l'allée.
Elle démarra, roula tout doucement, un homme sortit une arme et tira. Tout alla si vite que Joy n'eu pas le temps de réagir que la camionnette était déjà loin.
Elle se retourna, et vit Lester couché, elle se précipita et entendit Largo criait
Largo : Lester, non pas ça
Il se laissa tomber sur les genoux, releva Lester et le prit dans ces bras.
Des larmes coulaient sur les joues du jeune homme.
Joy, s'accroupit près de Largo, mit son bras autour de son épaule comme pour le consoler.
Lester regardait Largo en souriant
Lester : Tu es mon frère à moi
Largo : Oui, tu es mon frère à moi
Largo eut du mal à sourire en disant ces quelques mots. Lester ferma les yeux, un léger sourire se dessinait sur ses lèvres.


FIN