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Appartement de Largo, 17h30
Largo se trouvait sur le sofa en charmante compagnie quand Simon déboula comme un fou dans l'appart, perturbé par quelque chose de grave
- Simon on ne t'as jamais appris à frapper ? questionna le milliardaire furieux d'avoir été interrompu
- Largo c'est urgent ! Il faut que tu vois ça !!
Il alluma la télé, laissant Largo toujours très en colère
-Bon Simon tu va t'expliquer à la fin !!
-Regarde !!!
Il détourna son regard vers le téléviseur et écouta le flash spécial présenté par un jeune journaliste
" Je me trouve actuellement devant l'usine de produits chimiques appartenant au groupe W, car cet après-midi à pris une tournure tragique ;effectivement ,un commando armé retient en ce moment une dizaine d'otages à l'intèrieur, nous ne connaissons ni leurs identité ni leurs motivations.Le produit dévelloppé ici est extrêment toxique et les forces de l'ordre présente nous ont affirmées qu'ils feront leur possible pour empêcher toute propagations du produit si le pire se produisait "
Simon coupa l'image et se retourna vers Largo totalement absorbé par ces mauvaises nouvelles. Il expliqua à sa dernière conquête qu'il avait un problème grave à régler pour que cette dernière le laisse seul avec son ami.
-John est au courant ? demanda le milliardaire
-Oui mais il y a plus important….
-Quoi ?Que se passe t-il encore ??
-Joy se trouve à l'intèrieur !
-Comment ça, je croyais qu'elle était malade et qu'elle avait remis cette visite à plutard !
-Non, j'étais en ligne avec elle quand on a été coupés. Elle se trouvait justement dans le laboratoire où ils contrôle la fabrication du produit.
-D'accord , on va aller sur place pour obtenir plus d'informations !!
Parking de l'usine,18h00
Largo fut assaillit par des photographes et des journalistes qui posaient toujours les mêmes questions :
" Comment réagissez vous face à une telle situation ? "
" Que comptez vous faire pour tenter de sauver les otages d'une mort certaine ? "
" Connaissez vous les preneurs d'otages ? "
Lassé, le milliardaire se faufila avec son ami jusqu'au chef des opérations.
-Bonjour je suis Largo Winch, je voudrais savoir comment se présentent les choses !
-Tim Poget's de la brigade spéciale de la police de New-York, c'est bien que vous soyez présent Mr Winch car ils réclament de l'argent…
-Je suis prêt à leur donner tous ce qu'ils désirent contre la vie des otages.
En prononçant ces paroles il pensait sans cesse à Joy, à son visage, aux dernières paroles qu'elles avait prononcée la veille ; mais ce n'était pas le moment d'être nostalgique.
Il reprit ses esprits et essaya d'en apprendre plus sur cette affaire.
-Combien sont ils ?Est ce qu'ils retiennent tous le personnel de l'usine ?
-D'après des témoins, ils seraient au moins une vingtaine, le personnel a pu être évacué quand ils ont déclenchés l'alarme d'incendie, ils ne retiennent que les personnes qui se trouvaient dans le laboratoire. C'est la pièce la plus propice aux risques de contamination car le produit est fabriqué dans la salle voisine.
- Je vois….
Il se retourna afin de s'adresser à Simon
- Appelle Kerensky et demande lui où il en est dans ses recherches
Le Suisse s'executa immédiatement en téléphonant au bunker
- Alors Kerensky t'as réussi à identifier les terroristes ?
- J'ai même mieux que ça j'ai une image vidéo, en entrant ils ont débranchés la caméra de surveillance, mais ils ont oubliés qu'il y en avait une de sécurité pour contrôler la fabrication du produit. Alors il y a huit otages y compris Joy, ils sont tous assis contre un mur et ils ont les mains liées dans le dos.
- Attend… le technicien présent avec moi me dit qu'il y un ordinateur à notre disposition dans une camionnette, j'y vais !
Simon fit signe à Largo de se diriger vers la camionnette ; une fois dedans le technicien , sous les conseils de Kerensky, connecta l'ordinateur à la caméra de la salle. Désormais, Largo et Simon pouvait observer la scène en même temps que Kerensky.
- Giorgi, est-ce que Joy peut intervenir ? interrogea le milliardaire, confiant en sa garde du corps
- Largo, écoute, pour pénétrer dans la salle elle a dû se désarmer…comme tu peux le voir la paroi en verre qui sépare le laboratoire de la salle fabrication est autoclave, ce qui signifie que l'épaisseur du verre est d'au moins cinq centimètre. Je pense qu'une balle peut facilement la briser. Je ne te cache pas que ce produit est toxique et que respiré en grande quantité il peut être mortel…
- D'accord, il ne me reste qu'une solution alors : je vais leur donner leur argent…annonça Largo qui ne voyait pas d'autre alternative
- D'après les journalistes les hommes ont menacés d'abattre un otage toutes les demi-heures, continua Kerensky pour que Largo active la cadence
- John m'a dit qu'il mettait tout en œuvre pour débloquer l'argent nécéssaire..
- Largo, j'ai peut être une autre solution à te proposer…si une personne respire le produit, elle s'évanouit dans la seconde car la substance qu'il contient coupe la respiration et déclenche un horrible mal de tête.
- Et… viens en au fait !! s'exclama Largo qui commençait à perdre patience
- Si Joy parvient à défaire ses liens et à attrapper une arme, elle pourrait tirer sur la vitre séparant les deux pièces…
- Mais tu viens de dire que cette substance était mortelle…
- Pas si une brigade spéciale arrive à temps avec le matèriel nécessaire pour les sortir de là et les réanimer !
- Tu es inconscient !! C'est beaucoup trop dangereux !! Ces hommes sont au moins une quinzaine, même si Joy prend une arme, ils auront le temps de la descendre !! cria Largo vraiment très étonné par le raisonnement de son ami
- Je croyais que tu avais déjà vu Joy avec une arme dans les mains ?? rétorqua Giorgi avec un petit sourire
- Bien sûr mais les risques sont énormes…
Il fut interromput dans son explication car Simon lui ordonna de jeter un coup d'œil sur l'écran
- Giorgi que se passe t-il ?? interrogea Largo soudain très inquiet en s'apercevant que les hommes s'agitaient dans la pièce
- Je crois qu'ils vont commencés à éliminer les otages !
- Ils ne peuvent pas faire ça ….chuchota le milliardaire impuissant devant cette éxécution
Laboratoire, au même moment
- Allez lève toi la vieille !! ordonna un des hommes cagoulés en désignant une pauvre employée d'une cinquantaine d'année
Joy , les mains liées dans le dos se leva rapidemment pour s'interposer
- Laissez moi prendre sa place, supplia t-elle pour sauver la vie de cette femme condamnée à une mort certaine
- T'inquiète pas chèrie, ton tour viendra bientôt, alors te presse pas !! répondit vulgairement l'homme qui s'enfonça dans le fond de la salle pour éxécuter son rôle de bourreau
Le chef de cette opération commando attrappa violemment Joy en serrant son bras ;cette dernière se débattant, il lui assénat un coup au visage avec le manche de son fusil ce qui la pojetta contre le mur. Sous le choc, elle sombra dans l'inconscience.
Largo quant à lui, assistait impuissant à cet horrible spectacle
- Joy !! cria t-il en voyant son amie subir les tortures de ces cinglés. Giorgi il faut intervenir !!
- Largo essaye de les retenir un peu, avec le porte-voix, pendant que je vérifie quelque chose, répondit calmement le russe qui ne perdait pas son sang froid contrairement à son patron
Largo sortit de la fourgonnette et se dirigea vers le chef de police qui s'occupait des opérations
- Vous avez un plan d'action ?
- Mr Winch, la situation est des plus complexe, c'est la première fois que mes hommes ne peuvent pas intervenir avec des armes !! On peut dire qu'ils ont bien choisit leur lieu !!
- Je vois… alors je vais leur donner ce qu'ils veulent, si seulement l'argent pouvait se débloquer un peu plus vite !! Dites leur qu'ils devraient avoir leur argent dans une heure !
- D'accord !!
Simon ouvrit la porte de la camionnette et appella son ami qui accourra immédiatement
- Que se passe t-il ? demanda t-il avec inquiètude car il craignait pour la vie de son amie
- Regarde, Joy est réveillée, indiqua le suisse
- Largo, si tu observe bien tu verra que Joy a réussi à défaire ses liens….annonça Giorgi qui communiquait avec eux par le haut parleur du téléphone portable à Simon
- Bien…. Alors qu'est-ce que tu propose ??
- Vous vous rappellez quand Simon était retenu en otage dans le jet, on avait déclenché l'alarme à incendie pour détourné leur attention…
- Oui continue…. fit Winch très attentif
- Je pense pouvoir faire de même avec un son beaucoup plus aigu, et dès lors Joy aurait quelques secondes pour attrapper l'arme du garde posté juste à côté d'elle ! expliqua le génie en informatique
- Oui mais je te l'ai déjà dit : les hommes armés sont trop nombreux ! persista le milliardaire
- Joy le sait et elle connaît aussi les effets du produit étant donné qu'elle a étudié le dossier ces derniers jours…
- Non, Giorgi je refuse catégoriquement qu'elle fasse ça, annonça fermement Largo
- Largo, tu sais très bien que tu n'aura pas l'argent à temps, alors c'est la seule solution…
- C'est beaucoup trop dangereux et je ne veux pas qu'il lui arrive quoi que ce soit !!
Cette phrase était sortit spontanément, ce qui prouvait une fois de plus que Largo s'était bien trop attaché à son garde du corps.
- Si tu préviens l'équipe de toxicologie pour qu'ils interviennent à temps, ils ont une chance de s'en sortir…elle a une chance de vivre.
Le Russe savait que son patron avait besoin d'entendre ces derniers mots ne serait-ce que pour lui donné de l'espoir.
-Giorgi, ma décision est prise : je m'oppose fermement à cette décision, ils auront leur argent !!!cria le milliardaire au bord de la crise de nerf et de conscience
- Largo….
Le Russe n'eut pas le temps de trouver les arguments pour le convaincre son patron coupa la communication, et fixa l'écran avec détermination
- Je vais te sortir de là Joy….
Laboratoire
- Pourquoi faites vous ça ? interrogea Joy pour gagner du temps
- Vous savez ma jolie je crois que vous ne reverrez jamais la lumière du jour…., lança le chef avec un ton sadique
- Il va vous donnez votre argent !!
- Tu ne comprend rien ce n'est pas du fric que nous voulons, c'est Largo Winch !!!
- Quoi ? fit Joy en plissant les yeux pour montrer qu'elle n'y comprenais vraiment rien
- Il va nous apporter l'argent en personne et après nous l'emmènerons avec un hélico qui va se poser d'ici une petite heure sur le toit du bâtiment
- La commission…..fit Joy qui voyait enfin les choses s'éclaircir dans son esprit
- Comment es tu au courant, qui est tu ?? interrogea violemment l'homme en haussant la voix
Constatant son silence , il lui pointa son arme sur le front l'obligeant ainsi à répondre à sa question, elle n'en desserra pas les dents pour autant. Il se résigna donc à pointer son arme vers un autre otage ; Joy ne risqua rien et répondit sous la contrainte
- Je m'appelle Joy Arden !
- La garde du corps de Winch… en voilà une jolie trouvaille !! Que dirait ton patron si il savait que tu sera la prochaine à crever….
- Si je vais crever comme vous dites, vous ne verrez aucun inconvénient à me révéler votre nom ? questionna t-elle pour obtenir le maximum d'informations
Il s'accroupit à côté d'elle et lui chuchota à l'oreille " Je m'appelle Ethan, mais vous avez raison ça ne vous servira à rien… "
Largo ne perdait pas une miette de la scène, ni de la conversation, il culpabilisait énormément d'être la cause de la situation. Simon dégouté par la résignation de Largo à ne pas intervenir, sortit dehors pour prendre l'air. Ne sachant que faire pour auder son amie , il contacta Kerensky .
- Simon, la situation est de plus en plus critique , il faut mettre mon plan à éxécution, même si Largo est contre, on doit sauver ces pauvres gens et notre amie…déclara l'ex-agent du KGB avant même que Simon ai pu en placer une
- Je suis d'accord avec toi… confirma le Suisse
Laboratoire
- Ton patron n'as pas l'air de tenir tellement à toi, on a pourtant expliquer clairement la situation à la police, mais bon tu sais ce qu'on dit " on ne peut pas aller contre son destin " !! lança encore une fois le chef en s'adressant à Joy
- Allez debout, c'est l'heure…, continua t-il
Largo en voyant sa garde du corps en mauvaise posture avait immédiatement contacté Sullivan pour savoir où en était la transaction
- Mais vous pouvez peut être appeller les banques….. comment ça il manque la moitié ??
- Largo c'est une somme énorme !! se justifia son bras droit
- Moi je vous parle de vie humaine et je ne veux pas…..
Son attention fut attirée par l'écran où plutôt par un son aïgu ; visiblement Giorgi avait déclenché l'alarme contre son grès, il ne lui restait plus qu'a suivre la scène avec angoisse.
A ce signal, Joy s'était jetée sur Ethan, et après une lutte acharnée, elle réussi à penché le fusil dans la direction de la paroie vitrée, à contre cœur elle pressa la détente, le verre vola en éclat, libérant ainsi la toxine. Celle-ci fut fidèle aux dires de Kerensky, en effet, ça leur coupa la respiration, malheureusement Ethan avait réussi à retourné le fusil vers Joy, et tira au moment où toutes les personnes présentes s'écroulèrent, lui y compris. A ce moment là, une équipe spéciale, équipée de scaphandres pénétra dans la pièce, ils sortirent les corps à la chaîne en faisant le plus vite possible. Ils les vaporisèrent d'un produit décontaminant avant de les recouvrir d'une couverture spéciale.
Seuleument l'état de Joy était plus critique, elle avait une plaie par balle au ventre et quittait lentement le monde réel pour s'enfoncer dans les abîmes de l'au-delà.
La zone autour du bâtiment avait été délimitée et Largo ne put accéder à l'ambulance où se trouvait désormais sa garde du corps. Il ne pouvait qu'observer la scène de loin ; les ambulanciers et les médecins convoqués d'urgence s'affèraient autour d'elle. Largo lançait des cris de détresse pour aller la voir, mais les policiers refusaient de le laisser passer pour des raisons de sécurité.
- Joy !! Je veux la voir ! C'est une amie, elle a besoin de moi, laissez moi y aller !! cria le milliardaire, furieux de ne pas être entendu
Un jeune policier peu stricte et très amical lui répondit calmement
- Ecoutez, Mr Winch, d'après ce qu'ils viennent de me dire, votre amie à reçu une balle et le produit toxique n'a rien arrangé…
Ces mots résonnèrent en boucle dans la tête de Largo, sa garde du corps ne pouvait pas mourir, elle ne pouvait pas le quitter comme ça, soudain il réalisa que la vie était bien trop courte et qu'il perdait trop souvent des êtres chers sans leur avouer ses sentiments.
Le policier le sortit de ses pensées
- Vous devriez allez à l'hôpital…
- Oui, merci
Hopital
Kerensky avait provisoirement déserté le bunker pour venir soutenir ses amis à l'hôpital. Lui aussi avait vu Joy se faire tirer dessus et malgré son calme légendaire, il bouillonnait comme Largo et Simon ,de devoir attendre si longtemps dans la salle d'attente pour avoir des nouvelles de leur amie qui était arrivée dans un état délicat d'après les dires des médecins . Ce qui bien sûr ne rassurait pas les trois hommes. Chacun captivaient son stress en trouvant une occupation : Simon faisait sans cesse l'aller-retour jusqu'à la machine à café pour ramener des dizaines de cafés que ses amis ne buvaient pas, Largo faisait les cent pas et Kerensky se tenait, aussi raide qu'un piquet, assis sur sa chaise, l'expression grave et pensive( oui je sais , c'est pas une occupation mais que voulez vous c'est Kerensky !!). Le Russe revoyait dans sa tête, l'image de Joy, tirant sur la paroi en verre ; elle avait fait preuve de beaucoup de courage pour faire ça. Il savait qu'elle possédait cette pulsion instinctive et presque suicidaire mais de là à prendre de tel risques ! Même si il ne lui avouerai jamais, il la verrait différemment désormais, peut être avec un regard admiratif.
Il n'y avait pas que lui qui se remémorait l'acte héroïque de Joy, en effet Largo prenait de plus en plus conscience que Joy était exceptionnelle et unique. Il n'osait même pas imaginer le pire sur son état actuel, son cœur ne devait être emplis que d'espoir. Et puis sous-estimer la résistance de Joy aurait été un affront à sa personne.
Simon quant à lui ne pensait pas, il se contentait d'avaler d'un trait les nombreux verres de café qu'il débitait à la machine.
L'arrivée du médecin coupa court à leurs angoisses respectives.
- Je suppose que vous êtes Mr Winch…..
- Oui ,comment va t-elle docteur ??
- Je ne vous cacherez pas que son état me préocupe énormément
- …..
- Nous avons pu stopper l'hémorragie provoquée par l'impact de la balle, son état est stable mais le plus préocupant est le produit toxique ; la plaie a favorisé l'entrée des toxines dans son organisme et pour ne pas employé des termes trop compliqués, le mélange des toxines et du sang a crée un poison qui la tue lentement en détruisant ses défenses humanitaire. Pour éviter sa déchéance nous lui avons injecté de nombreux anticorps, alors autant vous dire que les prochaines 48h seront décisives. Sa survie ne tient qu'à elle, nous avons fait le maximum.
Le médecin les abandonna dans un état de catatonie totale car à partir de maintenant ce n'était plus en la médecine qu'il fallait avoir confiance mais en Joy et sa force vitale.
Une infirmière conduisit Largo au chevet de sa garde du corps car elle ne présentait plus aucun danger de contamination.
En la voyant, étendue sur le lit, immobile, le teint terne et blanchâtre, entourée de toute sorte de machines, il culpabilisa. C'est lui qui aurait dû faire la visite de cette usine mais il était trop " occuppé " avec sa nouvelle conquète. Ses jambes tremblaient devant un tel spectacle : Joy luttait entre la vie et la mort et c'était de sa faute ! Les larmes aux yeux, il vint s'asseoir à côté d'elle, hésitant presque à lui prendre la main ,de peur de lui faire mal.
- Joy si tu savais comme je m'en veux…..commença t-il en laissant couler les larmes qui le démangeait depuis son arrivée à l'hôpital. Tu sais dans un sens, c'est mieux que tu sois inconsciente car tu ne pourra pas interrompre ce que j'ai à te dire…. Dès le premier jour où je t'ai vu, j'ai su que tu serai mon ange gardien et j'avais raison ! Tu ne peux pas imaginer à quel point je me suis attaché à toi, je n'envisage pas mon avenir sans toi à mes côtés, ; alors tu vas te battre pour me supporter encore quelques années, continua le milliardaire en souriant à son discours, ou plutôt au fait qu'il puissent tenir un monologue à Joy sans qu'elle n'intervienne pour protester !
- Joy Arden, je t'interdit de me laisser, j'ai bien trop de choses à te dire alors tu ne t'en tirera pas comme ça !
Une infirmière l'interrompit pour le prier de sortir afin que la patiente se repose ; le cœur serré , il s' éxécuta et déposa un léger baiser sur les lèvres avant de partir, en chuchotant " je t'aime ".
Il retourna ensuite auprès de ses amis toujours aussi désépérés par le fait qu'ils ne pouvaient rien faire, à part attendre.
Kerensky, pour tuer le temps, s'était rendu à sa voiture pour pianoter sur son ordinateur portable. Il voulait en savoir plus sur les hommes armés qui avaient pris posséssion de l'usine. Seuleument ,ils n'avaient aucun passé, quelqu'un avait effacé tous les fichiers les concernant. Le Russe fit vite le rapprochement : La Commission !
Il apprit par la suite que tous les hommes légérement intoxiqués, avaient été transportés au pénitencier le plus proche dans un fourgon blindé. Mais le Russe ne se fit pas de faux espoirs et il avait raison : la camionnette avait explosée à la sortie de l'hôpital.
Lendemain matin, Hôpital
Largo était revenu au chevet de sa garde du corps dont l'état ne présentait aucun signe d'amélioration. Le milliardaire, dépourvu de tout espoir, laissait un fois de plus glisser de petites larmes salées sur son visage décomposé par la fatigue et l'inquiètude.
Simon pénétra dans la pièce et assista à ce triste spectacle ; jamais il n'avait vu son ami si en colère après la vie et lui-même. Il appuya une main chaleureuse et amicale sur l'épaule du directuer du groupe W.
- Elle va s'en sortir vieux, tu la connais elle est résistante et nous étonnes toujours, tu dois avoir confiance en elle, annonça le Suisse aussi ému que Largo
- Simon….., j'ai tellement peur qu'elle s'en aille pour toujours…., articula le milliardaire, la voix masquée par le chagrin et la peine qui lui nouaient la gorge.
Kerensky les avait rejoint afin de soutenir Joy dans cette épreuve plus que difficile ; ils lui parlèrent tour à tour, chacun maîtrisant ses émotions à leur façon.
Simon et Kerensky sortirent ensuite prendre l'air en laissant Largo dormir la tête posée sur le bras de Joy ; Cette dernière entrouvit les yeux, fit plusieurs grimaces pour transcrire sa douleur et commença à remuer la main ce qui réveilla son patron
- Larg….Largo….articula difficilement Joy
- Joy ! Joy…Oh mon dieu merci ! C'est un miracle !!!! annonça Largo abasourdi
- J'ai …J'ai mal…, poursuivit Joy en désignant sa blessure
- Ca va aller, je vais prévenir le docteur, continua Largo en passant délicatement la main sur le visage de sa garde du corps. Il se précipita par la suite dans le couloir et fit prévenir un médecin qui rappliqua immédiatement. Il ordonna à Largo de quitter la pièce pendant l'auscultation, malgré son réticement à la laisser encore seule, ce dernier se résolut à obéir pour aller prévenir ses amis.
Un peu plus tard les amis passèrent un à un exprimer leur joie de voir la jeune femme de nouveau parmis eux, quant vint le tour de Largo, celui-ci angoissa à l'idée de parler à son garde du corps maintenant qu'elle était éveillée ; Il entra quand même dans la pièce que ses amis avaient désertés pour les laisser discuter tranquillement.
- Joy il faut que tu sache…je tiens à te présenter toutes mes excuses pour toute cette histoire, commença le milliardaire en s'asseyant sur un siège aux côté de son amie
- Mais….
- Je savais que ça n'allait pas être facile si tu était réveillèe…..c'est moi que ces hommes voulaient et encore une fois tu t'es sacrifiée à ma place..
- C'est mon travail…
- Non……je ne te facilite pas les choses et puis il n'y a pas que ça ,quant tu luttais entre la vie et la mort j'ai beaucoup réfléchit….et je….
A ce moment précis, Largo voulut lui avouer ce qu'il ressentait à son égard, mais voir Joy le dévisagez avec insistance, le stoppa net dans sa lancée. Il compléta donc par une phrase amicale pour se défiler et cacher un fois de plus ses sentiments.
- Je suis fier de te connaître et de t'avoir à mes côtés, je t'admire énormément pour ton courage et ta détermination, continua t-il en prenant un ton plus distant.
Joy détourna alors le regard pour cacher sa déception, de toute façon à quoi pouvait-elle s'attendre, pensa t-elle mélancoliquement ; il n'allait tout de même pas lui faire une déclaration d'amour !!Malgré ça, elle fut tout de même émue par cet aveu, ce n'était peut être pas ce qu'elle attendait mais elle se contenta de ce lien d'amitié désormais plus fort……..
FIN
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