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Note de l'auteur: La fin n'est pas géniale,
désolée mais j'essaye de garder l'esprit de la série (que Largo et Joy ne sortent pas ensemble )
toutes les remarques sont les bienvenues. bonne lecture !!!
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Aéroport de Montréal
Joy était étendue sur le sol, sans vie. Largo colla sa tête contre la poitrine ensanglantée de la jeune femme mais n'entendit pas son coeur battre. Une ambulance arriva rapidement et les secouristes demandèrent ce qui s'était passé. Largo, abattu, était incapable de répondre; Simon essaya donc de donner les informations les plus exactes possibles. Largo ne comprenait pas lui-même comment tout cela avait pu arriver. Si on lui avait dit, hier, que Joy serait entre la vie et la mort, il aurait éclaté de rire.
Non, elle ne mourrait pas, les secours étaient là, et ils allaient la ramener à la vie. Il était dans l'ambulance. Il ne savait pas comment il était arrivé là, mais au moins il était près d'elle. Les ambulanciers s'affairaient autour de lui. Largo comprit qu'ils essayaient de remettre son coeur en route.
- chargez à 200 . Le corps inerte de la jeune femme se souleva mais le tracé sur le monitoring était toujours aussi plat.
- chargez à 300 . Rien
- chargez à 350 .
Toujours rien. Ils arrivaient devant l'hôpital. Des médecins conduisèrent Joy dans la salle de réanimation. Une heure après, mais qui sembla durer une éternité à Largo et à Simon qui venait de le rejoindre, un médecin arriva. A son air, ils comprirent qu'il n'y avait pas de bonnes nouvelles.
- Mr Winch, je peux vous parler ?
-Vous pouvez tout dire devant Simon.
-Nous avons tout fait pour la sauver, mais la balle a touché le coeur. Je suis désolé, votre amie est morte.
Il avait vraiment l'air triste. Pourtant, il devait annoncer de telles nouvelles plusieurs fois par jour. Etait-il vraiment triste de la mort de Joy, alors qu'il ne savait pas à quel point elle était exceptionnelle, ou était il triste de ne pas avoir relever ce défi professionnel ? pensait Simon qui tout de suite après s'en voulu.
-Non, ne la laissez pas mourir! continuez vos éléctrochocs! chargez plus fort! faites lui un massage cardiaque! cria Largo.
- Nous avons tout essayé, je suis désolé, répéta le médecin Pourtant, Largo ne se calmait pas.
- Continuez! Je pairai mais n'abandonnez pas, hurla-t- il. Les gens commençaient à se retourner. Une infirmière lui demanda de se calmer, ce qui l'énerva encore plus.
- Bandes d'incapables, vous auriez pu la sauver.
Simon ne supportait pas le comportement de Largo. Il le coinça contre le mur :
- Arrêtes Largo, non mais ça ne vas pas ? T'enerver ne la fera pas revenir. Les médecins ont fait tout ce qu'ils ont pu. Et puis, tu crois que tu es le seul à souffrir ? Nous sommes tous tristes de l'avoir perdue.
- Je comprends très bien, ne vous en faites pas, dit le médecin ,quand on perd l'être que l'on aime, c'est très dur.
Ainsi, il l'aimait ? Joy avait du mourir pour qu'il s'aperçoive qu'il l'aimait. Grâce à quelqu'un d'autre, qui plus est. Cette pensée le calma, d'autant plus qu'il savait au fond de lui-même que Joy était morte dans ses bras, dans l'aéroport. Il l'avait senti mais n'avait pas voulu le croire.
Le lendemain, au penthouse Largo avait donné leur journée à Simon et Kerenski, qui avait accouru voir Joy. Largo, lui, n'avait pas eu le courage de voir le corps sans vie. Il refusait de voir quiconque. Simon et Kerenski ne purent lui parler, pourtant Simon réussit à lui enlever toutes les armes qui pouvaient traîner et les médicaments. Largo trouva une photo de Joy, radieuse, qu'il avait prise il y a quelques mois. Il balança tout le contenu de son bureau pour y déposer le cliché. Il se remémora les derniers événements : la photo de Nério, Diana, son comportement égoiste, la fusillade, les derniers mots de Joy. Il savait ce qu'elle avait voulu lui dire, ou du moins l'espérait-il. Elle n'avait pas eu le temps de le dire, mais lui pourquoi n'avait-il pas prononcé ces trois mots si simples, si vrais, et qui l'aurait soulagé. Maintenant, elle allait mourir sans savoir. Le lendemain, au cimetière Jamais Largo n'aurait imaginé, même dans ses pires cauchemards, assister à l'enterrement de Joy. John s'était occupé de tout et Largo pouvait lire dans son regard toute l'affection qu'il portait à la jeune femme. N' étaient présents que Largo, John, Simon et Kerenski. Le père de Joy n'était même pas venu. S'il le voyait un jour, Largo n'hésiterait pas à le descendre. John avait tenu à ce que Largo ait un nouveau garde du corps," on ne sait jamais " ce qu'il refusa avec tant de force que Simon avait promit de veiller sur lui. Il ne pouvait supporter d' avoir d'autre garde du corps . Plus jamais il n'en aurait. Qu'était il, lui, pour que quelqu'un meure à sa place ? Qu'avait il de plus que les autres, à part de l'argent, bien sûr ? Mais il savait qu'elle tenait à faire son "métier" parfaitement....Il n'aurait jamais pu empêcher cela.
Largo avait vu pourtant plusieurs de ses proches mourir, mais il n'avait jamais été aussi triste. D'ailleurs, il n' avait jamais pensé que l'on puisse souffrir autant. Il avait envie de prendre son propre coeur et de le jeter le plus loin possible. Ca faisait si mal.... Même à la mort de son père, il n'avait pas été si triste. On se prépara à descendre le cercueil en terre. A ce moment là, Largo ressentit une douleur affreuse. "NON, NON "cria-t-il. Il se rua vers le cercueil et tomba à genoux devant. Il demanda à ce qu'on l'ouvre, pour voir une dernière fois le visage de sa bien-aimée. Il lui demanda pardon, posa la rose qu'il avait à la boutonnière entre ses mains et déposa un dernier baiser sur ses lèvres glacées. Puis, incapable de faire le moindre mouvement, il se laissa porter à l'écart , sans cesser de pleurer.
Appartement de Largo
La jeune femme entra sans bruit, et s'attendant à trouver Largo fut étonnée de ne pas le voir. Elle s'apprêtait à sortir quand elle entendu du bruit , comme des pleurs. Elle s'approcha et fut surprise de voir Largo, endormi sur le canapé, le discours qu'il préparait tombé à côté de lui. Elle ne savait pas si elle devait le réveiller car il s'était surmené ces derniers jours et paraissait épuisé. Soudain, Largo cria. Un son inhumain, qui la fit frissoner tant il avait l'air de souffrir: "NON,NON," Il tremblait, sa voix était emplie de larmes, sa respiration rauque et haletante. Il était en nage. Elle voulut le réveiller mais rien ne pouvait le sortir de ses affreuses visions.
- Joy, Joy, ne me quittes pas, je t'en prie. JOY , Non, et ses pleurs reprirent de plus belle.
- Je suis là, chut, je suis là. Largo, calme toi. Mais rien ne semblait l'apaiser. Elle caressait ses cheveux, comme il l'avait fait tant de fois pour elle. Elle souffrait tant de le voir dans cet état, qu'elle lui déposa un tendre baiser sur la joue. A ce contact, Largo se réveilla. Lorsqu' il vit la jeune femme, il resta sans voix, il ne savait plus où il en était.
- Tu as fait un cauchemar, mais c'est fini, je suis là maintenant. - Oh, Joy, j'ai eu si peur. Il n'expliqua pas pourquoi, il aurait tout le temps. Mais pour vérifier qu'elle était bien réelle, il caressa ses cheveux, tendrement, puis descendit, effleura ses yeux, ses lèvres, son cou. Largo s'empara de ses mains, les embrassa passionément et posa sa tête sur sa poitrine. –
J'entends ton coeur, il bat, dit-il émerveillé avant de s'endormir, épuisé par toutes les émotions qu'il avait subies, et de rêver à un jeune milliardaire amoureux de sa garde du corps. Le lendemain matin Quand Largo se réveilla, il était seul sur le canapé. Il était très inquiet, ne sachant pas s'il avait rêvé la mort de Joy ou s'il avait juste rêvé cette merveilleuse nuit.
-Joy ?
-Oui ? dit-elle en revenant de la terrasse, j'admirais le lever de soleil, c'est magnifique.
-Oh, ne me fais plus une peur pareille ! Tu veux ma mort ou quoi?
-Tu sais bien que la chose que je déteste le plus, c'est de chercher du boulot, non? plaisanta-t-elle. Tu as bien dormi ?
-Bien sûr, puisque tu étais avec moi. Au fait, je voudrais te dire quelque chose.
-Heu, moi aussi
-Ne m'interromps pas, s'il te plait. Voilà, j'ai fait un horrible cauchemard cette nuit, et quand je dis horrible le mot est faible.
- Ca, j'ai cru le remarquer.
- Joy!! la réprimanda-t-il pour lui avoir coupé la parole
-Oh, pardon.
Largo lui raconta tout, et quand il arriva à la fusillade, il était encore si bouleversé que ses pleurs l'empêchèrent de parler.
-Et c'est là que j'ai découvert à quel point j'avais besoin de toi.
-Bien sûr, je suis la meilleure garde du corps que tu ais connue, non ?dit malicieusement Joy.
-Non.....enfin oui...mais pas seulement ..tu es plus pour moi qu'une garde du corps.....Joy je ....commença-t-il en se rapprachant lentement d'elle.
- Je t'aime, Joy, je t'aime comme je n'ai jamais aimé.
Et il l'embrassa. Elle répondit à son baiser d'une manière passionnée et fougueuse qu'il ne lui connaissait pas.
-Bon, c'est pas tout ça, mais je n'ai pas préparé le petit déjeuner pour rien, dit elle en sortant de la pièce, riant, heureuse. A ce moment là, elle entendit un bruit sourd, comme si quelque était tombé. Elle ne s'inquiéta pas mais quand elle revint, elle vit Largo étendu sur le sol, sans connaissance. Trois hommes, la tête recouverte de cagoule, l'entouraient.
-Il faut dégager, cria l'un deux.
-Je n'aurais jamais cru que ce serait si facile, s'étonna un autre.
Joy, heureusement ne s'était pas fait remarquer. La première chose qu'elle fit fut d'envoyer un texto à Simon pour qu'il l'aide car elle ne pouvait parler. Puis elle examina la situation. Elle avait souvent maitrisé trois hommes à elle seul. Elle devait pouvoir y arriver car les garçons ne seraient là que trop tard. Elle réussit à attirer l'homme le plus proche vers elle et le neutralisa sans bruit. Puis elle s'approcha et réussit à en abbattre un autre. Mais le dernier s'était emparé de Largo, qu'il tenait en joue. Il essaya de partir par la fenêtre tout en emportant Largo. Pour la première fois, elle eut peur de ne pas être à la hauteur. Ses mains tremblaient sur la gachette. Devant elle défilaient des images de son passé. Franck... Un coup de feu.. Heureusement, à ce moment là, Simon et Kerenski arrivèrent. A eux deux, ils purent tuer le kidnappeur et ramenèrent Largo à lui. Mais Joy ne suivait plus rien de la scène . Elle s'était effondrée contre un mur, la tête entre les bras. Largo demanda discrétement à ses amis de le laisser seul avec elle. Il lui demanda ce qui lui arrivait.
-J'ai paniqué. Oh !Largo, je suis désolée.
-Ce n'est rien, ça arrive à tout le monde.
-Non, si c'est arrivé, c'est parce que......
-Quoi ? l'encouragea Largo, sentant qu'elle avait besoin de se confier.
- Je revoyais des images......Ca m'a tétanisé…
Elle se détourna, regardant par la fenêtre pour que le jeune homme ne vit pas dans quel état elle était.
Après avoir quitté la CIA, j'ai rencontré Frank. Il était journaliste. Un grand journaliste. Il faisait une enquête sur un réseau de terroristes et je devais le protéger. Je suis tombé amoureuse de lui, et lui aussi d'ailleurs. Mais un jour, une fusillade a éclaté et je n'ai pas pu le protéger, j'avais tellement peur qu'il lui arrive quelque chose... comme tout à l'heure..... Il est mort sous mes yeux. Oh, Largo, je l'ai tué, il est mort par ma faute et c'est ce qui a faillit t'arriver. Je ne pourrais pas te protéger si on sort ensemble.
-Mais, je ne comprends pas, tu as quand même des......sentiments... pour moi ?
-Oui, mais je les refoule, je ne veux pas les montrer. Donc, ils ne me gênent pas dans mon travail, tu comprends ?
-Je n'en sais rien, c'est si bizarre. Et si je tu changeais de métier, si tu bossais avec Kerenski ?
-En te sachant en danger, sans pouvoir t'aider ? Tu rêves ! A ce moment là, elle se retourna vers lui. Sa décision prise, elle était presque joyeuse.
-Ecoutes Largo, laisses moi du temps et pour l'instant sors avec le maximum de filles, profites en quoi !
- OK, j'ai compris, mais saches que si un jour tu as besoin de moi...
- Je sais , merci, dit elle en faisant mine de s'en aller, au revoir
-Au revoir, dit Largo en lui collant un tendre baiser sur la joue. Il laissa la jeune femme seule, un gros soupir s'échappa de ses lèvres Elle avait bien fait de tout lui dire mais ça ne changeait rien aux sentiments qu'elle éprouvait pour lui. En plus, elle lui avait dit de sortir avec d'aures fille, elle était vraiment maso.
FIN
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