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L A DISPARITION (part 1)
 




Note de l'auteur: Certains de mes lecteurs en avant-première voulaient du développement, c'est ce que j'ai fais (j'avais le temps cette fois-ci), j'espère qu'il n'y aura pas trop de longueurs et que les passages censé être « romantiques » seront réussis (et oui je suis LargoJoyiste, alors ceux qui sont allergiques à ce couple, risque de ne pas aimer) . Je n'ai pas mis de titre très explicite afin que le suspense soit total.
Merci à Eska pour son aide en matière médicale ( pour le nom des médicaments). Et merci à Nini et Archy pour avoir accepté de « tester » la fanfic en la lisant en avant-première. Voilà bonne lecture ,dites moi ce que vous en pensez mais soyez pas trop dur, c'est pas facile d'oser la mettre sur le net.
Ne pas publier sans mon autorisation merci.


CHAPITRE I
 Lundi matin, Largo venait de se lever et comme d'habitude, il descendit au bunker, il était 8 heure, mais il savait que Kerensky et Joy devaient déjà y être. Il entra son code devant la porte blindée et celle-ci lui donna l'accès au bunker une fois validé.
-         « Bonjour Kerensky » dit-il avant de remarquer la présence inhabituelle de son meilleur ami « whaou Simon ?, qu'est ce qui t'es arrivé pour que tu sois ici si tôt ? je ne suis même pas passé à ton appartement car j'étais persuadé que tu devais encore dormir comme un loir » déclara Largo en souriant
-         « et oui, je crois que j'ai bu trop de café hier soir ! » répondit Simon
-         « Joy n'est pas encore arrivée ? » demanda Winch étonné
-         « non, mais il doit y avoir des embouteillages » déclara Kerensky en pianotant sur son clavier
-         « alors Largo, qu'est-ce qu'il y a de prévu aujourd'hui ?, une fusillade, une sortie avec de jolies filles, un voyage ? » demanda Simon
-         « rien de bien excitant au contraire, dans 5 minutes je dois me jeter dans la fosse aux requins et c'est pas la joie » s'apitoya t'il
-         « dans ce cas tu devrais y aller, si tu ne veux pas faire l'objet de remarques désobligeantes de bon matin » lui conseilla Kerensky
-         « oui tu a raison, bon ben travaillez bien ; Simon, tu pourras dire à Joy de monter me voir quand elle arrivera ? » demanda Largo
-         «  oui, je lui ferais passer le message » répondit-il avant que Largo n'ait refermé la porte.
 Largo, passa une heure trente à supporter le conseil d'administration durant lequel Cardignac et Del Ferril avaient eut quelques accrochages devenus maintenant routinier. Lorsque Winch pu enfin déclarer la fin de la réunion, il alla à son appartement persuadé que Joy devait l'y attendre ; mais il n'y avait personne. Il décida alors de redescendre au bunker, pensant que peut-être avait-elle voulu attendre que la réunion soit terminée avant de monter. Il ouvrit la porte du local pour se retrouver face à face avec Kerensky et Simon qui s'apprêtaient à sortir
-         « Largo, on allait justement te voir » déclara Simon
-         « qu'est-ce qui se passe, Joy n'est toujours pas là ?, vous avez eut de ses nouvelles ? » demanda Winch inquiet
-         « justement non, on vient d'essayer de l'appeler chez elle, mais ça ne répond pas » déclara Kerensky
-         « et son portable ?» demanda Largo
-         « pareil, il n'est pas en veille » précisa Kerensky
-         « Cela ne lui ressemble pas, jamais elle n'éteint son portable !, il faut qu'on aille voir ! » décida Largo
-         « c'est ce qu'on allait te proposer ! » déclara Simon
CHAPITRE II
Les trois hommes descendirent au parking et prirent deux voitures de fonction avant de se diriger vers le quartier où habitait Joy. Son appartement était au dernier étage d'un immeuble correct de Manhattan, lorsqu'ils arrivèrent devant l'entrée de son logement, largo frappa mais la porte qui avait été forcée s'entrouvrit légèrement à peine l'avait-il touchée.
-         « mais qu'est ce que ... » se demanda Simon, qui n'avait remarqué aucun trace d'infraction, lui qui pourtant était un spécialiste dans ce domaine .
Kerensky poussa un peu plus la porte qui s'ouvrit sur un véritable capharnaüm, beaucoup d'objets jonchaient le sol, il y avait de la casse qui témoignait d'une bataille.
-         « Joy ?! » appela Largo, inquiet et craignant le pire.
Les trois amis se séparèrent pour fouiller l'appartement à sa recherche ;une fois terminée, ils se rejoignirent dans le salon.
-         « rien, elle n'est plus là » déclara Simon
-         « Largo ! » appela Kerensky «j'ai trouvé quelque chose qui pourrait peut-être me permettre de découvrir l'identité de ceux qui sont venus ; je pense qu'ils étaient plusieurs car il y est clair qu'il y a eut une bagarre » commenta Georgie pendant que Largo s'approchait. Il lui montra des traces sur un meuble et sur le sol.
-         « du sang ? » demanda Winch
-         « oui, quelqu'un a été blessé » acquiesça Kerensky
-         « peut-être que c'est le sang de Joy ? » demanda Simon
-         « merci Simon, je reconnais bien là ta manière de rassurer les gens ! » répliqua Largo nerveusement
-         « il n'a pas tout à fait tord Largo, il faut t'y préparer, Joy ne se serait pas laissée emmener sans se battre. Mais je vais faire analyser cet échantillon, pour le groupe et le rhésus sanguin on sera vite fixé, mais il faudra attendre les résultats des analyses ADN avant d'avancer des hypothèses infondées ; et ça risque de prendre une journée. » expliqua Kerensky
-         « c'est trop long ! » déclara Largo
-         « ça pourra pas aller plus vite, si je t'ai dit une journée, c'est que tu as les moyens pour faire pression sur les labos pour qu'ils se pressent , normalement ça peut traîner plusieurs semaines » précisa Kerensky
-         « je veux que toi et Simon vous releviez tous les indices qui pourrait nous en apprendre un peu plus sur les ravisseurs de Joy ; pendant ce temps, je vais aller interroger les locataires des étages inférieurs pour savoir s'ils n'ont rien vu ou entendu qui pourrait nous aider » déclara Largo
-         « bonne idée, il faut néanmoins que je retourne au Groupe afin d'aller chercher de quoi relever les empreintes si il y en a. » expliqua Kerensky.
 Simon se proposa pour apporter un échantillon de sang au labo ; et les trois amis se séparèrent. Lorsque 35 minutes plus tard, Kerensky revint avec le matériel adéquat, il commença ses recherches peu de temps avant le retour de Simon.
-         « Alors, qu'est ce que ça donne ? » lui demanda celui-ci
-         « pas grand chose et c'est ce que je craignais. Il semblerait que ce soit des professionnels, il n'ont quasiment pas laissé d'empreintes sauf près de là où se trouve la trace de sang. A cet endroit j'en ai trouvée deux différentes et il est fort à parier que celle que je retrouve le plus souvent est celle de Joy » expliqua Kerensky tout en continuant à appliquer sa poudre sur les surfaces à l'aide d'un pinceau épais.
Largo réapparut à ce moment là
-         « rien, personne n'a rien entendu !, quelqu'un, pourrait se faire assassiner et personne ne s'en rendrait compte, ça me rend malade ! » déclara Largo à bout de nerf
-         « calme toi Largo, Kerensky a trouvé quelques empreintes, on va retourner au bunker et voir à qui elles appartiennent. On va la retrouver saine et sauve j'en suis sûr » le rassura Simon
-         « j'espère que tu as raison » déclara Largo
CHAPITRE III
Vers 11h30, tout l'équipe était de retour au bunker, et Kerensky entreprit de scanner les différentes empreintes qu'il avait relevées.
-         « je vais déjà voir si elles figurent dans les fichiers du Groupe W » déclara Georgie tout en tapotant sur quelques touches.
L'ordinateur fit défiler un grand nombre de fiches du personnel jusqu'à s'arrêter sur celle de Joy.
-         « c'est ce que je disais, l'une des deux empreintes appartenait forcément à Joy » témoigna Georgie
-         « reste à savoir à qui appartient l'autre » déclara Simon
-         « oui, il faut chercher dans les fichiers des casiers judiciaires nationaux, avec un peu de chance elle y figurera » avança Kerensky « ça risque de prendre plusieurs minutes, car le logiciel doit comparer l'empreinte digitale avec des milliers d'autres. » expliqua t'il aux autres.
Simon était assis, pensif et Largo faisait les cents pas dans le bunker comme un lion en cage. Au bout de 6 minutes, un extrait de casier judiciaire fut sélectionné
-         « alors, il s'agit d'un prénommé 'John Edwards', il a été incarcéré il y a 9 ans pour haute trahison envers l'Etat, et il a été relâché il y a 1 mois » récita Kerenky
-         « c'est étrange, il n'y a aucune autre info sur lui, contrairement aux autres » déclara Simon
-         « c'est exact, et il n'a aucun renseignement sur sa fiche d'état civile avant sa sortie de prison c'est comme s'il venait de naître » déclara Kérensky
-         « sauf, qu'il avait forcément un lien avec Joy, sinon pourquoi s'en être prit à elle ? il faudrait voir s'il n'a pas lui aussi travaillé à la CIA, ce qui expliquerait ce manque d'info » proposa Largo
-         « C'est une idée » déclara Georgie tout en entrant dans les fichiers de l'agence « je ne peux accéder qu'aux anciens fichiers, et.bingo, il y figure : il a travaillé 4 ans pour l'agence avant d'être viré et incarcéré pour avoir vendu des informations à des terroristes. » continua t'il
-         « Il n'y a rien marqué à propos de Joy et pourtant» remarqua Largo
-         « Il reste son père, il pourrait peut-être nous renseigner ? » déclara Kerensky
-         « le père de Joy ?! , qu'est-ce qu'il a avoir là dedans ? » demanda Simon
-         « il a travaillé à la CIA, et à un rang élevé » annonça Georgie
-         « quoi ? comment tu sais ça ? ce n'est tout de même pas Joy qui te l'a dit, n'est-ce pas ? » demanda Largo
-         « bien sûr que non, tu la connais elle n'est pas du genre à raconter sa vie. Quand tu l'as embauché, j'ai fait des recherches c'est comme ça que je l'ai découvert. Il habite une résidence dans le Vermont » déclara t'il
-         « On va y aller, de toute manière, tant qu'on a pas d'autres informations, on ira pas loin » déclara Largo, tout en décrochant le téléphone pour demander à ce que sont jet soit prêt à décoller le plus vite possible. Et toute l'équipe partit pour l'aéroport Kerensky y amena un sac de sport dont il ne cru pas utile d'en révéler le contenu.
CHAPITRE IV
Au cours du vol, Simon reçu un coup de fil du labo :
-         « oui s'est comprit merci d'avoir fait ça vite au revoir. Alors, ils ont finit les tests ADN» commença t'il
-         « et alors?» demanda Kerensky
-         «  .c'est le sang de Joy, il en sont sûr à 100% » déclara -t'il
-         « oh c'est pas vrai ! » s'apitoya Largo tout en prenant sa tête dans ses mains
-         « t'inquiètes pas Largo, elle a peut-être été blessée, mais elle n'a pas perdu beaucoup de sang » déclara Kerensky afin de tenter de le rassurer
-         « oui, mais s'ils l'on blessée une fois, dieu sait ce qu'ils sont capable de lui faire» répliqua Largo
-         « nous arrivons bientôt à l'aéroport de Montréal Mr Winch » déclara la pilote à travers l'interphone
-         « merci Jerry » dit Largo « bon, nous avons une heure de route pour arriver chez son père, tu as d'autres informations à nous donner à son sujet ? »  demanda -t'il à Kerensky
-         « s'il accueille aussi bien les surprises que sa fille le fait » déclara Georgie, se remémorant la 'première' confrontation qu'il avait eut avec Joy, à son arrivée au bunker , « il vaudrait mieux que l'on te couvre si tu veux qu'il t'écoute sans qu'il te tire dessus »
-         « pourquoi, il est si fort que ça ? » demanda Simon
-         « ne dit on pas 'tel père telle fille' ?, de plus, il semblerait que ce soit celui que les Russes surnomment 'le fantôme', car ce type est un vrai casse tête pour le contre-espionnage mondial, il est impossible de recouper la moindre information à son sujet, à chaque fois, il brouille les pistes plus vite qu'on ne résout les énigmes. » expliqua Kerensky
-         « belle famille ces Arden !» déclara Ovronnaz
-         « Simon ! » l'engueula Largo
-         « oui désolé ; tu me connais, je me défend par l'humour » s'excusa Simon qui savait que le moment n'était pas à la plaisanterie
-         « la seule chose qui soit sûr c'est que ce type est extrêmement dangereux et qu'il vaut mieux prendre ces précautions avant de l'aborder sans prévenir » termina Georgie
 
Une fois que l'avion eut atterrit, l'équipe embarqua dans la voiture qui avait été amenée à leur intention. Après une heure de route, il s'engagèrent dans le petit chemin qui conduisait à la maison des Arden, à 800 mètres de celle-ci, Kerensky et Simon descendirent de la voiture afin que Largo arrive seul. Il se gara devant la grande demeure blanche (à la Maison Blanche ! LOL) et se dirigea vers la porte d'entrée, il tapa mais personne ne vint ouvrir malgré le fait qu'il y avait de la lumière.
-         « Oh eh ! il y a quelqu'un ? » demanda t-il dans le vide « Charles Arden ? » il entendit tout à coup le bruit caractéristique d'un fusil que l'on vient d'armer « je ne suis pas armé, je cherche Charles Arden » déclara -t'il sans se retourner
-         «  qui êtes-vous ? » demanda l'homme
-         « je suis Largo Winch, et je suis venu pour parler de Joy » répondit-il
-         « qu'est-ce que vous lui voulez ? » demanda l'homme toujours avec le même ton peu accueillant
-         « votre fille travaille pour moi depuis 2 ans » déclara Largo
-         « oui, je sais » dit-il avant de se retrouver braquer des deux côtés
-         « vous devriez suivre des cours de rattrapage pour l'hospitalité ! » déclara Simon
-         « Nous sommes venus ici uniquement pour parler Mr Arden, baissez cette arme » demanda Largo. Charles jeta un coup d'il vers ses deux braqueurs « vous aussi » demanda Winch à Simon et Kerensky qui obtempérèrent. « Joy a été enlevée » déclara Largo à Charles avec une sincère désolation dans la voix
-         « allons à l'intérieur ! » répondit l'homme, sans émotion
Largo fut choqué par une telle attitude venant d'un père à qui l'on venait d'apprendre que sa fille était en danger.
-         « Vas y Largo, on reste là, il préférera sans doute te parler seul à seul » déclara Simon
CHAPITRE V
Largo et Charles étaient dans le salon et se faisaient face, chacun assis dans un fauteuil séparés par une table basse
-         « C'est Andrews qui l'a enlevée et vous savez pourquoi il a été viré il y a 9 ans, vous avez une bonne équipe » déclara Mr Arden
-         « c'est juste » répondit Largo, il jeta un coup d'il furtif dans la pièce, il n'y avait aucun photo de famille, pas une de Joy dans son enfance ou de sa mère, rien.
-         « oui mais ils ne savent pas tout » annonça Charles
-         « quel lien avait Joy avec cet Andrews ? » demanda Largo, plus il en voyait et plus il comprenait pourquoi Joy était si indépendante et renfermée.
-         « Aucun en particulier, il ne travaillaient pas ensemble, mais Andrews semblait s'intéresser à elle et n'a pas apprécié qu'elle le repousse ; Il éprouvait aussi une forme de jalousie envers Joy, sur le fait qu'elle dirigeait ses propres équipes depuis 2 ans » expliqua Charles
-         « pourquoi il ne faisait pas de même ? » demanda Largo
-         « Il n'en avait pas les capacités, c'était un fou dangereux qui était excellent pour les prises d'assauts car dépourvu d'états d'âmes. Cela dit, jamais l'agence ne lui aurait confié la vie de toute une équipe. Malgré tout, je ne crois pas que ce soit par rancoeur qu'il l'ait enlevé» déclara Charles
-         « alors pour quelle raison à votre avis ? » demanda Largo dont les qualificatifs 'fou dangereux' et 'sans états d'âmes' ne le rassuraient pas du tout
-         « Vous savez qu'il a été viré pour avoir vendu des informations à des terroristes, chose qui rapporte beaucoup d'argent. Il a perdu tout accès à ses sources maintenant qu'il n'est plus à l'agence ; mais il veut vraisemblablement reprendre les affaires. Après avoir passé plus de huit ans à la CIA, dont quatre après son départ, Joy connaît beaucoup de codes permettant de décrypter des messages, ou d'ouvrir des entrepôts d'armes, mais elle connaît également les numéros des comptes en banque de l'agence. Je suppose qu'Edwards va tenter de lui sous-tirer ces informations » annonça le père de Joy
-         « en la torturant» déclara Largo extrêmement inquiet à cette nouvelle
-         « c'est probable, il a dût s'entourer de sa propre équipe et retrouver ses contacts. Vous dîtes qu'il l'a enlevé à son appartement à Manhattan ? » demanda -t'il
-         « exactement » répondit Largo
-         « c'est étrange, cette ville ne représente pas grand chose pour lui, il a plutôt effectué des missions autour de Montréal, là-bas il est chez lui, il connaît la ville et a ses informateurs. Je pense que c'est là-bas qu'il a dût l'emmener, il doit sûrement se cacher dans un immeuble isolé en banlieue, mais je ne pourrais pas vous dire lequel » déclara -t'il
-         « on trouvera » annonça Largo avant de se lever « une dernière chose, depuis que Joy a quitté la CIA, je suppose que ces codes si importants on été changés et que Andrews le sait» continua Winch
-         « Les codes ne changent que s'il y a eut des fuites ou si quelqu'un a été viré pour des raisons de ce genre ; ça a donc été fait après l'incarcération de John Andrews, mais plus depuis. Je vais contacter l'agence pour qu'il les modifient au cas où » annonça Mr Arden
-         « Pourquoi, vous pensez qu'elle serait capable de tout révéler ??!!, c'est votre fille et vous ne lui faites pas confiance ??!! » s'insurgea Largo
-         « elle est moins forte que je le pensais» commença t'il
-         « Au contraire, je ne connais personne de plus forte et de plus loyale que Joy, et je ne sais pas de qui elle tient ça Et je vais vous dire quelque chose qui m'inquiète : elle préférera mourir plutôt que de révéler quelque chose qui risque de coûter la vie à des milliers de personnes ! » continua Winch avec la même véhémence. Avant de prendre congé et de sortir de cette maison.
CHAPITRE VI
Il y avait plus de soixante adresses possibles à Montréal, mais après avoir entré quelques critères de sélection, Kerensky parvint à en éliminer la moitié. Ils les visitaient un à un, mais après en avoir fouillés quatre sans résultat, l'équipe réalisa que même en faisant de leur mieux, vérifier les trente adresses prendrait des jours et le temps leur manquait, chaque minute pouvant coûter la vie à Joy. Ils avaient donc deux choix : ou se séparer, chose qui était à éviter car il fallait se rendre à l'évidence qu'une personne seule ne pourrait pas aider Joy contre toute un groupe de terroriste, ou accepter l'idée de Georgie. En effet, Kerensky pensait qu'il valait mieux tenter de se renseigner auprès des riverains de chaque lieu, avant de s'y rendre, afin d'éviter au maximum une perte de temps inutile. Grâce à cette méthode, une dizaine d'adresses furent déjà éliminées, car le voisinage de ces immeubles désaffectés leur avaient apprit que ceux ci servaient de terrain de jeux pour des jeunes, ou avaient été démolis.
Cela faisait maintenant quatre jours que Joy avait disparue. C'était le deuxième immeuble que Largo, Simon, et Kerensky (toujours avec son sac) allaient vérifier. Georgie avait contacté un commerçant du coin, afin de savoir si celui-ci n'avait rien vu de suspect. Le détaillant lui apprit que bien que cet édifice soit désaffecté, il avait vu cinq ou six hommes en costume tourner autour du bâtiment. Mais pensant à des agents immobiliers, ça ne l'avait pas étonné. Cela était suffisamment suspect pour que l'équipe se déplace.
Il entrèrent dans l'entrepôt silencieusement, mais celui ci semblaient vide. Ils s'apprêtaient à ressortir quand tout à coup ils entendirent faiblement (le sous sol, étant encore un peu insonorisé), un homme s'écrier :
- « mais tu vas parler nom de dieu ! donne moi les codes !!! »
suivit de peu par le hurlement d'une femme
- « on dirait la voix de Joy ! » annonça Simon !
- « oui, c'est la sienne » confirma Largo
- « mais où est t'elle ? » répliqua Ovronnaz
- « le son semblait provenir d'en dessous, il faut essayer de trouver une trappe ou quelque chose dans ce genre » déclara Kerensky
après quelques minutes, il trouvèrent l'entrée du sous-sol et s'y engouffrèrent arme à la main.
- « y'en a marre Joy, quatre jours que je te torture, tu finiras bien par céder et me dire ce que je veux savoir ! entendirent-ils dire le même homme
l'équipe finit par repérer le lieu d'où provenait cette voix. Et en restant à couvert derrière des caisses, ils purent voir la situation :
Joy était suspendue par les bras à une chaîne attachée au plafond, et complètement trempée à cause d'un filet d'eau glacée sortant d'un tuyau au-dessus d'elle. Elle avait les poignets en sang, et des bleus témoignaient de la violence de la torture qu'elle avait dût subir. Elle était à moitié dans les vapes et tremblait de froid et d'épuisement.
- « utilisez du 230 Volts ! »ordonna Andrews au bourreau
- « Monsieur, si j'utilise à nouveau une telle décharge, alors qu'elle est mouillée et faible ça va la tuer. La dernière fois j'ai pu vous la réanimer, mais si elle cesse à nouveau de respirer, vous ne pourrez plus la forcer à parler car soit elle sera morte soit elle sera trop faible. Et si vous ne la torturez pas, elle ne vous dira rien » dit-il

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Largo tenta de se lever, avec l'intention d'intervenir mais Kerensky le retint d'une poigne de fer
- « laisse moi y aller, il faut faire quelque chose ! » déclara t'il à voix basse mais néanmoins avec véhémence
- « Largo, ils sont trop nombreux » déclara Simon tout en indiquant les hommes de main d'Andrews qui astiquaient leurs M16.
- « Simon a raison, si une fusillade éclate, ils vont l'abattre » appuya Kerensky
- « et tu comptes faire quoi ? je supporterais pas de la voir souffrir ! » déclara Largo
- « je sais » répondit Kerensky tout en ouvrant son sac et en en sortant les trois parties d'un fusil à lunette « vu qu'on savait qu'ils seraient plusieurs, j'ai emmené ce fusil équipé pour tirer des minis fléchettes soporifiques à effet différé » dit-il tout en l'assemblant

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- « vous avez raison, alors utilisez la plus forte décharge qu'elle puisse supporter et j'ai besoin qu'elle reste consciente » déclara John à l'exécutant qui acquiesça avant de préparer l'appareil.
Joy ferma les yeux d'anticipation avant de ressentir à nouveau l'horrible douleur intensifiée par le fait qu'elle avait atrocement froid. L'entendre hurler de la sorte sans rien faire, était très dur pour ses amis.

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Largo fermait les yeux comme s'il ressentait la douleur
- « Laisse moi encore quelques minutes, il faut que je les atteignent tous à un point précis de la nuque. Ils vont juste sentir un picotement semblable à celui d'une piqûre de moustique ; et quand j'enclencherais cet émetteur (il leur montra l'appareil), les hautes fréquences feront éclater les capsules, qui libéreront leur contenu en même temps ; Ils tomberont comme des mouches, sans risque pour Joy » expliqua Kerensky tout en épaulant
- « bien mais fais vite ! » déclara Largo qui avait du mal à cacher ses émotions
- « c'est une histoire de précision, si c'est mal fait, ça ne fonctionnera pas. » rajouta Georgie

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- « Bon, tu n'as pas cédée aux tortures que j'ai utilisées jusqu'à présent» déclara Andrews tout en tournant autour de Joy «cela dit, je suis sûr qu'il existe d'autres méthodes plus persuasives .il pourrait arriver quelque chose de grave à tes amis du Groupe W, un accident est si vite arrivé» Joy bien que faible, le fixa très méchamment
- « ou bien tu es extrêmement séduisante (il lui releva le menton),et c'est la raison pour laquelle je n'ais pas touché à ton visage, je suis sûr qu'on y prendra tous du plaisir » dit-il d'une manière vicieuse, acclamé par les sifflements de ses hommes de main qui n'étaient pas indifférents à cette jeune femme qui en plus portait un débardeur court et moulant en guise de haut
Joy n'avait pas dit son dernier mot, elle avait les pieds libres et rassembla toute sa force pour lui envoyer un coup de pied bien centré, qui lui montra sa façon de penser, et qui l'envoya s'écrouler quatre mètres en arrière en se tordant de douleur.
- « Jam-ais » dit elle faiblement mais avec assurance
Il se releva dans une grimace de douleur et fit signe à un de ses hommes de lui donner une bonne décharge électrique, qui refit hurler Joy, mais plus avec la même intensité…

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- « nom de dieu Kerensky ! » s'impatientait Largo
- « encore une minute, il m'en manque deux » déclara Georgie

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- « tu n'aurais pas dû faire ça » annonça Andrews tout en la menaçant de son arme « je te donne une dernière chance : si tu parles, je te tire une balle dans la tête et tu mourras sur le coup ; si tu t'obstines à ne rien dire, je te tire une balle dans le ventre et je te laisse te vider de ton sang, et tu sais que c'est extrêmement douloureux et qu'une personne blessée à cet endroit met très, très longtemps à mourir » lui dit-il d'un air sûr de lui. « alors, qu'est-ce que tu décides ?, quels sont les codes ? » lui demanda t'il
- «Vas te faire voir ! » lui dit-elle faiblement mais d'un ton déterminé
- « très bien tu l'auras voulu, bye bye Joy ! »lui dit-il prêt à tirer
- « Non !! » s'écria Largo , tous les terroristes se retournèrent vers lui surpris mais néanmoins prêts à faire feu dans la seconde
- « Kerensky !! » s'écria Simon alors que celui-ci allait enclencher les fléchettes
Joy vit ,étonnée, s'écrouler les 10 terroristes en même temps
- « Joy ! » l'appela Largo en se dirigeant vers elle rapidement avant de commencer à la décrocher « c'est finit, on va te sortir de là et t'amener à l'hôpital » lui dit-il
Joy laissa retomber ses bras autour du cou de Largo, trop faible pour faire le moindre mouvement.
- « elle est complètement gelée et elle est trempée ! » déclara Largo qui sentait sa peau contre la sienne
- « alors empêche la à tout prix de s'endormir ! »déclara Kerensky qui venant d'un pays aux températures très basses durant l'hiver connaissait les premiers soins à fournir à une personne victime d'hypothermie.
- « Quoi ? » demanda Winch tout en enlevant son tee-shirt (Largo torse nu, s'était trop tentant…LOL) pour pouvoir la sécher
- « Largo fait ce que je te dis si tu veux la sauver ! » déclara Kerensky tout en essayant de trouver de quoi la réchauffer,
Largo de son côté faisait son possible pour garder Joy éveillée, il l'a frictionna pour tenter de la réchauffer malgré la douleur que cela semblait lui infliger,:
- « je suis désolé Joy, mais il faut que je te réchauffe, et il faut que tu restes consciente » dit-il à la jeune femme qui luttait de toutes ses forces.
Kerensky trouva une couverture et la tendit à Largo afin que celui-ci y enveloppe Joy avant de la porter dans ses bras, ce qui provoqua un gémissement de la part de la jeune femme, qui souffrait de ses multiples blessures.
- « elle est en hypothermie, il faut impérativement qu'elle reste consciente, si elle s'endort, sa température corporelle va encore baisser et là ça risque de devenir très dangereux » expliqua Georgie, Winch acquiesça.
- « Kerensky, est-ce que tu peux appeler la police et rester là pour surveiller ces ordures le temps qu'elle arrive ? » demanda t'il inquiet tout en continuant à surveiller Joy
- « bien sûr, tu peux compter sur moi, je vais aussi appeler l'hôpital pour les prévenir de votre arrivée » répondit Georgie
- « merci ; Simon ? » dit il en regardant son ami
- « oui, suis-moi, je vais conduire » déclara t'il

Part2