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J
E T'AIME MOI NON PLUS (part 13) |
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Dans la cuisine 10 heures 37
Simon discutait avec un homme qui à première vue était inconnu au petit groupe. Du moins lorsque Largo descendit il ne le reconnut pas. Il ne savait quelle attitude adopter face à son meilleur ami à cause de ses propos d'hier soir mais il savait que ce n'était certainement pas devant un étranger qu'ils devaient régler leurs comptes. Il s'approcha donc des deux hommes puis les salua :
" _ Bonjour, je ne crois pas vous connaître, je suis Largo Winch"
" _Largo, je te présente le lieutenant Shalik, c'est le responsable de l'enquête concertant les coups de feu et la capture des criminels." répliqua Simon.
" _Et pourquoi êtes vous ici ? Nous ne savons rien sur ce sujet. " s'exclama Winch.
" _En fait il est là pour Joy, il aurait besoin de lui parler de son mari.. "
" _De son.. ah oui de son mari, mais elle dort. Je pense que nous ne devrions pas la réveiller, elle est très fatiguée. " conta Largo.
" Je suis désolé monsieur mais nous allons devoir l'interroger et la conduire au poste. Je n'ai pas le choix, je dois faire un rapport pour mes supérieurs." s'immisça le Turc.
" _La conduire au poste ? Mais pourquoi ? Qu'est-ce qui se passe enfin ? Je ne comprends rien, elle n'a rien à voir dans cette fusillade. Elle en a été la victime. " s'indigna le milliardaire.
" _Elle n'est pas accusée de quoi que ce soit mais nous avons besoin d'elle pour qu'elle fasse une identification. Je ne peux pas vous en dire plus, ce sont des renseignements confidentiels et de plus grande importance." expliqua le policier.
" _C'est hors de questions, je ne veux pas qu'elle.. " essaya de dire le jeune président.
" _Largo, laisses tomber.. Bonjours monsieur je suis Joy Ard.. Joy Sanderling. Que puis-je faire pour vous ? " le coupa son ex-garde du corps.
" _Je vous expliquerai le tout au commissariat mais je vous demande de me suivre immédiatement. " narra l'homme.
" _ Mais.. mais j'ai mes enfants, je ne peux pas… Largo, tu veux bien t'occuper des triplés ? Ne les quittes pas, je t'en prie."
" _Je ne bouge pas et je ne les laisserai pas. On t'attendra et on aura une petite histoire à éclaircir plus tard. " accepta le PDG.
La jeune femme s'en alla avec l'officier alors que Largo qui s'apprêtait à parler avec son meilleur ami fut interrompu par les pleurs d'un bébé. Il s'excusa et gravit les marches en moins de temps qu'il faille pour le dire pour prendre le gamin puis revint aussitôt. Il portait le bambin dans ses mains et le dévorait littéralement du regard, il remarqua Simon qui le regardait amusé puis lança :
"_ Tu sais pour hier… "
" _Hier ? Qu'est-ce qui s'est passé hier ? " le devança le chef de la sécurité.
" _ Merci mon pote…"
" _ Bon alors qu'est-ce que ça fait de se retrouver père et de trois enfants en plus en moins de vingt quatre heures ? Ça n'arrive pas tous les jours."
" _Tu l'as dit. Je sais pas trop ce que ça fait. Je sais que je les aime comme si je les avais toujours connus mais je me demande ce qui va se passer, comment on va vivre ça ? Que va faire Joy ? "
" _Ben pour l'instant c'est un bon début, elle est encore là et apparemment elle te fait toujours autant confiance sinon elle ne t'aurai jamais laissé les enfants. "
" _On ne peut pas les garder avec nous, c'est beaucoup trop dangereux, il faudrait convaincre Joy de les envoyer sur New York, au groupe c'est l'endroit le plus sûr que je connaisse. Mais j'ai peur qu'elle le prenne mal et qu'elle croie que je veux trop m'investir."
" _C'est ce que tu veux non ?Vous êtes deux à choisir maintenant et tu dois le lui faire admettre. Je ne pense pas qu'une question de garde ainsi que des tribunaux seraient une bonne chose. Vous ne devez pas en venir aux extrêmes, trouvez une solution tous seuls. Déjà que les membres du conseil risquent de faire un infarctus en apprenant que tu es père." blagua Simon.
" _Je te fais pas dire, j'adorerai voir la tête d'Alicia quand je vais le leur dire. Elle qui avait laissé entendre que je n'aurai pas d'enfants avant ma retraite, elle s'est bien trompée. "
" _Tu vas faire quoi avec Joy ? "
" _ Qu'est-ce que tu veux que je fasse ? Chaque fois que j'essaie de lui parler du sujet elle dévie la conversation ou elle prétend être fatiguée."
" _Tout ce que je peux te dire c'est que tu es mal barré. Mais tu dois régler cette histoire au plus vite parce que nous allons devoir rentrer, Brezhonegs est introuvable, ils ne l'ont pas attrapé et tous les hommes qui ont été capturés se sont coupés les veines et donné la mort une fois dans leur cellule. Ils ont sacrifié leur vie pour ce malfrat. Nous nous retrouvons presque à la case départ. J'ai réussi à obtenir l'information grâce à une jolie inspectrice mais je n'en sais pas plus. "
" _Ben tes charmes ne sont plus efficaces ? D'habitude tu arrives à leur soutirer plus d'informations que ça. " laissa sous-entendre Largo.
" _ Au lieu de faire de l'humour tu devrais aller nourrir ton fils parce qu'il va finir par te manger toute ta chemise. Il a bien commencé."
" _Mon fils… "
" _Ca fait bizarre hein ? Et pourtant c'est vrai, qui aurait cru ? Je vais devoir jouer les tontons plus vite que prévu. Tiens c'est moi mais une de ses sœurs s'est réveillée ? "
" _Ouais tu as raison, tiens prends Dylan quelques secondes, je vais chercher Emma et on revient tous les deux. " lança le multimilliardaire.
" _Ah parce que tu les reconnais à leurs pleurs maintenant ? Et comment fait Monsieur ?" s'étonna Ovronnaz en attrapant son neveu.
" _C'est ça d'être père… " rit Winch.
Il laissa l'ex-voleur le sourire aux lèvres et alla chercher l'aînée de ses triplés. Deux minutes après il redescendit en tenant la petite entre ses bras mais assez éloignée de lui, elle ne le touchait absolument pas. Le voyant ainsi Simon s'interrogea :
" _ Mais qu'est-ce que tu fais ? Je te rappelle que c'est une enfant et non pas un sac à patates ! !"
" _Je sais mais.. mais je crois qu'elle a besoin d'être changée, si tu vois ce que je veux dire.. tu sais comment faire et avec quoi ? "
" _J'espère que je ne t'apprendrai rien en te disant que c'est avec des couches culottes mais je n'en ai pas sous la main et toi ?"
" _ Bien évidemment, je suis venu avec dans mes bagages de couches pour bébé alors que je n'en avais pas. T'es logique toi ?"
" _Alors qu'est-ce qu'on fait ? Ca devient urgent si on ne veut pas mourir asphyxiés par cette mauvaise odeur ! ! " fit remarquer le Suisse en s'éloignant.
" _Eh, pars pas ! Tu vas pas me laisser me débrouiller tout seul ? ? Je ne suis pas encore habitué.. "
" _Mais tu n'avais qu'à t'intéresser un peu plus au sujet, tu en avais eu l'occasion avec Jake. Mais c'est vrai que tu préférais se charger de sa mère… "
" _Simon ! ! "
" _D'accord, d'accord, je ne dis plus rien.. oups… "
" _Quoi encore ? "
" _ Mais t'es sourd ma parole ? ! ! Tu n'entends pas qu'une troisième petite personne manque à l'appel et qu'elle demande son papa ?"
" _Lara.. mais Joy m'avait dit qu'elle ne pleurait jamais ! ! Bien sûr il fallait que ça arrive maintenant.. "
" _Elle ne pleure peut-être jamais mais elle en avait marre de rester toute seule en haut et comme elle a dû entendre qu'en bas on s'amusait beaucoup elle a voulu nous rejoindre ! ! "
" _Bon prends … "
" _Hors de question, tu n'as qu'à la mettre sur le canapé, je vais la surveiller. " compléta Simon pas très partant pour se retrouver avec une odeur nauséabonde sur les vêtements.
Largo s'en alla puis revint avec la dernière partie du petit trio. Dans ses bras il y avait un petit rayon de soleil, en effet l'enfant souriait et le regardait tendrement tout en essayant d'atteindre son visage avec ses petites mains. Winch s'approcha se son meilleur ami puis dit :
" _Il faut qu'on élabore une stratégie parce qu'on ne va jamais s'en sortir sinon.. "
" _Relax mon pote, on garde des enfants on ne prépare pas une bataille. Il faut y aller doucement et tout ira comme sur des roulettes. Les femmes y arrivent alors pourquoi pas nous ? "
" _Ben je commence à me demander si je ne devrais pas augmenter toutes mes employées qui sont mères, c'est un autre travail à plein temps ! "
" _Je vais aller acheter des couches et de quoi manger parce que je ne crois pas qu'il vont apprécier les restes de la pizza d'hier soir. "
Largo approuva l'idée et il laissa son ami partir. Pour la première fois de sa vie il se retrouvait seul avec ses enfants. C'était un sentiment étrange, inexplicable. Des petits moments tout simples qui font le bonheur d'une vie. Il resta une bonne heure avec eux avant que le Suisse n'arrive. Le voyant débarquer dans la villa, Largo faillit mourir de rire puis demanda :
" _Mais t'as dévalisé le magasin ou quoi ? Tu devais acheter deux ou trois trucs pas tout ce qui s'y trouvait. On aurait pu le faire à New York ! !"
" _T'es marrant toi ! ! Tu sais combien de couches-culottes il existe? Combien de matière avec laquelle elles sont faites ? ? Les repas sont plus nombreux que pour nous ! ! Et puis j'étais bien obligé de leur prendre quelques jouets, après tout c'est le rôle d'un tonton de les gâter ! ! "
" _Bon alors au " travail " ! ! "
Et les voilà partis pour une bonne heure durant laquelle il durent se débattre à changer Emma. Lorsqu'elle fut terminée il fallait s'occuper des deux autres et ce ne fut pas une mince affaire, ils étaient de petits plaisantins et ne se laissaient pas faire. Finalement et après de multiples " efforts " les petits étaient nourris, habillés et prêts à entamer une belle journée. Les deux hommes étaient en train de jouer avec lorsque Joy arriva, elle lança un coup d'œil sur le salon puis s'exclama :
" _Mais qu'est-ce qui se passe ici ? Une bombe est tombée ? "
" _C'est facile à dire mais tu ne peux pas savoir comment s'est difficile de leur tenir tête mais au bout du compte on y est arrivé. " se venta Simon
" _Je vois mais à quel prix.. ."
En effet des vêtements étaient sur tout le sol, la table était recouverte de petits pots et le sol décoré de leur contenu. Des couches-culottes et petites culottes étaient sur les meubles. La jeune femme esquiva un timide sourire puis continua :
" _Je vois que vous ne vous êtes pas ennuyés."
" _ Pas le moins du monde mais toi pourquoi tu es restée si longtemps là-bas ?" questionna Winch en s'approchant d'elle.
" _Je.. enfin ce n'était rien d'important, il voulait juste me poser quelques questions sur le voisinage et qui aurait pu faire ça, vraiment rien d'important. "
" _ Ah, et pourquoi il voulait te parler de ton " mari " et comment ça se fait que nous n'avons pas été convoqués, nous habitons pourtant ici ?" renchérit Simon.
" _Ben justement ils voulaient le voir lui aussi et je suis là pour vous dire que le lieutenant vous attend dans son bureau le plus vite possible. " exposa-t-elle.
" _On va y aller tout de suite comme ça nous aurons l'après-midi pour discuter et mettre enfin les choses au point." planifia le jeune président.
Pour perdre le moins de temps possible les deux hommes s'élancèrent alors vers la sortie mais avant qu'ils l'eurent atteinte Joy lança :
" _Largo, tu n'embrasses pas tes enfants avant ? "
" _Mais je vais revenir vite.. et puis tu as raison, un petit câlin d'au revoir ne fait jamais de mal. Il y a certaines habitudes que je dois prendre. "
Il se baissa ensuite puis prit chacun de ses enfants avant de leur déposer un tendre baiser sur le front. Il s'approcha ensuite de Joy et en fit de même, puis ils partirent pour de bon.
La voiture de location 14 heures 17
" _Je n'y comprends rien encore une fois. Je croyais qu'il voulait nous parler et ce lieutenant n'était même pas là. On s'est déplacé pour rien. " se plaignait Simon
" _C'est vrai que c'est bizarre, en plus personne n'a rien voulu nous dire et nous nous sommes gentiment fait jeter dehors. Peut-être que Joy avait mal compris. "
" _Ils parlent tous anglais et en plus elle maîtrise un peu le turc, je ne crois pas que ce soit ça mais c'est vrai qu'il y a quelque chose qui ne va pas."
" _Je vais appeler Georgi pour le mettre au courant de la situation et le prévenir qu'on rentre dès que possible. Je lui demanderai de trouver des renseignements sur cette fusillade aussi. " termina Largo.
Il prit alors son téléphone puis téléphona à Kerensky. Une dizaine de minutes plus tard et après lui avoir tout raconté il se retourna vers son ami puis murmura :
" _Je.. je crois que je l'aime… "
" _Qui ? Georgi ? oh mon Dieu.. Oh mon Dieu ! ! " s'emporta Simon.
" _Mais non pas Georgi ! !Essaies de faire un effort.. au début j'ai cru que c'était à cause des enfants, ou à cause du fait de la revoir puis.. puis j'ai arrêté de chercher des excuses. Je me suis rendu compte que cette sensation avait toujours été là et qu'elle, elle ne m'avait pas quittée. "
" _Apportez-moi un thermomètre pour que je vérifie qu'il n'a pas de fièvre ! ! Largo Winch a enfin daigné parler librement de ses sentiments ! !" s'exalta le petit Brun.
" _Sois sérieux pour une fois… je fais quoi moi maintenant ? Imagines qu'elle soit vraiment tombée amoureuse de son " mari " ou qu'elle veuille rester ici ? "
" _Eh ben tu auras tout le loisir de lui poser la question tout de suite…. et s'il te plait ne passe pas par deux cent chemins….. nous venons juste d'arriver ! ! " fit remarquer Ovronnaz.
Les deux amis descendirent de la voiture puis avancèrent jusqu'à la maison. Ils entrèrent à l'intérieur mais à première vue il n'y avait personne, Largo s'inquiéta tout de suite :
" _Mon Dieu s'il leur était arrivé quelque chose ? ! !"
" _Sois pas aussi négatif, elle est peut-être à l'étage ou est rentrée chez elle pour prendre quelques affaires ou est allée voir " son mari ".. il y a pas mal d'explications alors respires.. "
" _ Non je sens que c'est autre chose.."
" _On va aller voir.. "
Ils montèrent rapidement à l'étage et ne trouvèrent rien. Ils coururent ensuite dans la maison de Joy mais la non plus il n'y avait rien, seules ses affaires avaient disparu. Largo tournait en rond, il finit pas suivre son ami dans leur villa puis il s'assit parterre à l'endroit où ses enfants étaient quelques heures plus tôt, se prit la tête entre ses mains avant de dire :
" _Ils ont peut-être été enlevés ? "
" _Largo tu sais aussi bien que moi que si ça avait été le cas les kidnappeurs n'auraient pas pris le temps de gentiment ranger leurs affaires. De plus Joy se serait débattue, il y aurait eu des traces de lutte et là rien, au contraire tout a été rangé.." le fit revenir à la réalité son meilleur ami.
" _J'aurai dû comprendre tout de suite.. "
" _Quoi qu'est-ce que tu racontes ? "
" _Elle avait pourtant laissé des indices et je n'y ai vu que du feu.. mais comment j'ai pu être aussi bête ? Comment? Bon sang ! ! " s'énerva-t-il en faisant tomber tout ce qu'il y a avait sur la table.
" _ Mais expliques je ne comprends rien"
" _Le premier soir elle a dit qu'elle s'excusait pour hier, pour aujourd'hui et pour demain Je n'y ai pas prêté attention mais le " pour demain " était clair… ensuite tout à l'heure elle voulait que j'embrasse les enfants, ce n'était pas pour un au revoir mais visiblement pour un adieu ! Ce soit disant interrogatoire auquel on devait répondre n'était qu'un moyen de nous éloigner, de lui permettre de partir."
" _Ecoutes, on va rentrer à New York, elle doit être loin. On n'a aucune chance, peut-être que Georgi pourra nous éclairer un peu plus. "
" _Oui peut-être… " souffla le milliardaire.
Ils prirent quelques affaires dont les jouets que Simon avait achetés et sortirent. Largo avait du mal à fermer la porte, il avait l'impression que s'il le faisait il tournerait définitivement la page sur ses enfants, sur cette magnifique vie a laquelle il avait goûtée l'espace de quelques moments. Qu'il perdrait tout. C'est son meilleur ami à contrecœur qui le fit partir.
Le Bunker 22 heures 47
Georgi pour ne pas déroger à la règle semblait totalement absorbé par l'écran de son ordinateur. Il faisait les recherches de son patron. Il était maintenant au courant de tout, en partant des triplés jusqu'au départ de Joy. Il avançait plus vite que prévu, en effet les protections des fichiers turcs n'étaient pas très élaborés pour le génie de l'homme. Alors qu'il imprimait l'énième page qui lui parvenait la porte de son " paradis " s'ouvrit laissant apparaître ses amis, il lança :
" _Eh ben vous avez de sales têtes, il aurait fallu dormir."
" _Qu'est-ce que tu as trouvé ? " demanda directement Largo en s'asseyant sur l'une des chaises de la salle pendant que Simon en faisait de même.
" _Alors comme vous le savez la mort de William Twain alias William Carpenter est certainement un avertissement de Brezhonegs, mais nous ne… "
" _ Quoi ? ? Le supposé mari de Joy est mort ? ?" le coupa Largo.
" _Ben oui, vous ne le saviez pas ? Pourtant elle a été interrogé sur le sujet. Je l'ai trouvé dans un des dossiers. Donc je pense que c'est Brezhonegs qui a commandité ce meurtre et qu'il a dû par je ne sais quel moyen découvrir le piège. Je n'ai pas pu le localiser mais un homme correspondant à sa description a été aperçu à l'aéroport d'Istanbul quelques heures après la fusillade. Il a pris un vol pour le Canada mais depuis je n'ai pas pu en apprendre beaucoup plus. "
" _Je comprends mieux pourquoi elle est partie et... " tenta de dire Ovronnaz.
" _ Ce n'est pas une raison, elle sait que je l'aurai aidée, elle risque la vie de nos enfants, j'ai mon mot à dire, je suis leur père !" s'emporta Winch.
" _Ben justement au sujet de ça, Largo.. " essaya à son tour Georgi.
" _Vous pouvez chercher des excuses mais je n'arrives pas à comprendre. Je suppose qu'elle a dû partir au Canada pour poursuivre ce malade mais comment ? Pourquoi ?"
" _J'ai trouvé autre chose Largo, le père de Brezhonegs a toujours voulu devenir chirurgien, il n'était pas assez doué donc il a échoué." expliqua Kerensky
" _Et alors ? " se renseigna le milliardaire.
" _Et alors ce cher Marcus Brezhonegs était gaucher or..." voulut répondre le Russe.
" _Or la personne qui a coupé le doigt de mon père était un gaucher qui plus est un chirurgien et il doit avoir l'âge." compléta le multimilliardaire.
" _Attendez, si j'ai bien compris Brezhonegs ferait partie de la Commission et même si on croyait qu'ils ne pointaient plus le bout de leur nez depuis deux ans c'était entièrement faux, ils ont toujours été là ! C'est ce Marcus qui se serait occupé de ton père. " résuma Simon.
" _Tu as tout juste, enfin ce ne sont que des suppositions, nous n'avons aucune preuve. Personne d'autre ne sait rien au sujet de cette histoire. " appuya l'ex-agent de la CIA.
" _Personne sauf Joy et elle risque sa vie et celle des enfants pour le retrouver. Je veux que vous la localisiez et qu'on aille la trouver avant qu'il ne soit trop tard." ordonna Winch.
" _Tu ne comptes pas faire ça ? Si elle s'est enfuie c'est pour ne pas être trouvée. Tu ne sais pas où elle est, et tu pourrais plus la mettre en danger qu'autre chose. Elle est sans doute protégée par l'agence qui l'emploie, nous ne savons pas si…. " voulut analyser le Suisse.
" _ Je m'en fous.. je veux qu'on les retrouve.. elle ne peut pas faire ça ! ! Ce sont mes enfants aussi ! ! On doit pouvoir faire quelque chose quitte à l'accuser de kidnapping.." le coupa le multimilliardaire visiblement à bout de forces et à bout de nerfs.
" _Tu ne penses pas sérieusement à faire ça ? Tu ne peux pas lui faire ça, c'es leur mère, elle a toujours été là, toi tu n'as…. " revint à la charge l'ex-voleur.
" _Je n'ai quoi ? ? Je ne savais pas qu'ils existaient il y a quelques jours de ça ! ! Je ne les ai pas vu naître.. je n'ai pas été là mais comment j'aurai pu ? ? Tu crois que j'agirai comme ça si j'avais le choix ? ? Je ne pourrai jamais faire de mal à Joy mais je veux voir mes enfants et pour ça je serai capable de remuer ciel et terre… je les aime tellement tous les quatre mais pourquoi tout s'écroule toujours autour de moi ? "
" _ Je comprends mais vous disputer la garde ne serait pas une bonne chose, ça vous détruirait plus que tout, sans compter sur ce malade qui rôde et Diana qui reste introuvable." conta son meilleur ami.
" _Il y raison tu sais, tu devrais laisser les choses se faire et.... " s'immisça Georgi tout en levant enfin les yeux de son ordinateur.
" _ Mais vous êtes tous les deux tombés sur la tête ma parole ! ! Je suis leur père, je ne veux pas les laisser m'échapper à nouveau, je dois essayer quelque chose ! ! Qu'est-ce qu'il faut que je fasse ? ?Il y a bien quelque chose dans ce bas monde ?" il regarda ses amis qui n'avaient pas l'air convaincus de l'existence de la solution puis reprit à nouveau en s'adressant à Kerensky : On peut essayer quelque chose ? "
" _ Tu.. tu ne peux rien faire Largo…c'est justement ce que j'essayais de t'expliquer tout à l'heure... officiellement tu n'es rien pour eux…tu n'existes pas….tu n'as aucun droit.. j'ai trouvé leur acte de naissance et dessus est indiqué: " de père inconnu " "………
part 14
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