I NSOMNIAQUE (part 5)
 




Dans la voiture de Georgi
20 heures 07
En dépit des recommandations des docteurs de rester encore quelques semaines au repos, Simon était sorti. Avec le Russe il se dirigeait vers l'hôpital dans lequel Joy était prise en charge avec l'espoir d'empêcher la troisième guerre mondiale. Pendant le trajet le Suisse fit part de ses idées pour le moins brillantes pour rapprocher Largo et Joy :

" _ J'y ai pensé depuis que tu es venu me rendre visite et ne vois qu'une seule chose pour que tout devienne comme avant. Tu me kidnappes et tu fais croire que c'est la Commission. Ils seront obligés de travailler main dans la main pour me retrouver. Une fois ensemble ils se rendront compte qu'ils ne peuvent pas se passer l'un de l'autre et verront l'erreur qu'ils ont faite. Moi je reviendrai à ce moment et je ferai croire que j'ai réussi à abattre tous les gardes et à m'échapper. "

" _Tu ne veux pas non plus que je leur fasse croire que tu t'es fait enlever par des martiens pendant ton retour et que tu as volé leur vaisseau ?" se moqua Kerensky

" _Le génie a peut-être une meilleure idée? Moi au moins j'essaie de trouver une solution ! Si nous ne faisons rien Joy va partir, Largo va faire la tête à longueur de journée et moi je vais m'ennuyer." se défendit le Suisse.

" _Trouves au moins quelque chose qui soit plausible. Même si tu étais Rambo je te vois mal tuer vingt gorilles de la Confrérie, seul et sans aucune arme. " dit-il.

" _Je vois.. je vois ce que tu veux dire, alors nous pourrions dire que j'avais réussi à voler un flingue à l'un des hommes lorsqu'il a baissé son attention et qu'avec ma rapidité, je m'en suis emparé de suite." soumit très fièrement l'ex-voleur.

" _Simon ! Je pencherais plutôt pour ma solution qui est de leur dire ce que nous pensons de toute cette histoire puis de les laisser se débrouiller tout seuls. Je suis sûr qu'ils finiront par trouver une solution." proposa Georgi.

" _ Tu rigoles ? Tu n'as pas oublié leurs rapports ? Je te parie mille dollars qu'ils ne voudront même pas se voir sans notre intervention. " lança-t-il.

" _ Mais enfin Simon…." essaya de le contredire le Russe.

" _T'as peur ? Avoues ! ! Tu sais toi aussi que j'ai raison. Si c'est le contraire, mesures toi à moi. Après tout, tu n'utilises jamais ton argent, tu le gardes au chaud sur un joli compte, enfermé, avec moi il aura enfin la chance de voir la lumière du jour." ajouta-t-il en le coupant.

" _S'il n'y a que ça pour te faire taire, je veux bien. " soupira l'ex-agent du KGB.

" _Mon petit Georgi prépares toi à compter et pas de magouilles, je ne veux pas de roubles mais de magnifiques billets de dollars ! ! " se réjouit Simon.

Imaginant déjà le moyen de dépenser son argent le Suisse ne vit pas qu'ils étaient arrivés. Kerensky le sortit de ses rêves et ils se dirigèrent vers l'hôpital. Une fois dans l'enceinte de la bâtisse, ils allèrent directement vers la chambre de leur amie.
Chambre de Joy
20 heures 47
Quelle ne fut pas leur surprise de voir leur patron et son ex-garde du corps en train de rigoler sur le lit de cette dernière. Ovronnaz s'exclama :

" _Mais… mais qu'est ce que vous faites ensemble et surtout de bonne humeur ? Pourquoi vous ne vous criez pas dessus comme avant ? "

" _Je suis content aussi de te …. " tenta de dire Largo.

" _C'est pas vrai ! ! Mais comment est ce que vous avez fait ? Pourquoi ? Vous étiez de mèche avec Georgi, c'est un coup monté ! ! " l'interrompit-il.

" _Je ne vois pas de…. " essaya à son tour l'ex-agent de la CIA.

" _Vous étiez tous au courant et moi j'étais la victime. Je le savais, donc le contrat est nul, résilié. Je ne dois rien, c'était une surprise ?" dit-il soulagé.

" _Tu veux bien nous expliquer parce que nous ne comprenons rien ? Mais qu'est ce qui t'arrive ? On dirait que tu viens de perdre une guerre. " rigola Winch.

" _Dis-moi que tu me fais marcher… ça n'a pas l'air. C'est pas vrai, j'étais pourtant persuadé d'avoir raison. Je n'y crois pas. " se lamenta-t-il.

" _Je me dis de plus en plus qu'ils n'auraient pas dû te laisser sortir de l'hôpital avant d'avoir fait des examens supplémentaires, tu as l'air vraiment atteint. " railla Joy.

" _Ne vous en faites pas, il est juste attristé de ne pas pouvoir rendre la liberté à quelques pauvres petits amis auxquels il s'était attaché avant de les connaître. Il n'apprécie pas qu'ils aillent rejoindre leurs camarades." laissa sous-entendre l'ex-agent du KGB.

" _Mais qu'est ce que c'est que cette mauvaise plaisanterie ? Je risque ma vie en quittant mon lit pour vous réconcilier et vous ne trouvez rien de mieux que de l'avoir fait avant ?" revint-il à la charge mais avec un petit sourire aux coins des lèvres.

" _En fait, nous avons quelque chose à vous avouer mais il vaudrait mieux que vous vous asseyiez. " expliqua le directeur du groupe W en devenant sérieux.

" _Largo a raison. Mais avant de vous raconter ce qui s'est passé, nous voudrions vous dire que s'est arrivé comme ça et que nous avions rien préparé à l'avance parce que sinon nous vous aurions tout de suite averti." poursuivit l'ex-agent de la CIA.

" _Vous allez cracher le morceau ou vous voulez que nous mourrions idiots?! Nous jugerons nous-même ce que nous allons vous faire. " s'exclama le chef de la sécurité.

" _Pendant que j'y suis, comment tu te sens Simon ? Les docteurs n'avaient pas dit que tu devais te reposer encore quelques temps ?" s'inquiéta le multimilliardaire.

" _Largo ! " le reprit le Suisse.

" _D'accord.. d'accord.. Joy ! " souffla-t-il.

" _Je vais tout vous expliquer. Lorsque j'ai été hospitalisée Largo et Georgi sont venus me voir. Un seul pouvait me rendre visite et ça a été Largo. Lorsqu'il est entré dans ma chambre je me suis réveillée et nous avons discuté. Largo m'a d'ailleurs dit par la suite que tu avais cru entendre des voix, Georgi. Je t'assure, tu n'es pas devenu vieux avant l'âge. Il voulait savoir ce qui m'était arrivé et je lui ai tout raconté. Il avait eu beaucoup de mal à croire que Cassandra ait pu faire ça. A ce moment j'ai eu une idée, je me suis dit qu'il ne serait pas le seul et que les autres ne seraient pas convaincus. J'étais certaine que Cassandra réfuterai tout ce que je dirai et qu'elle se cacherait derrière Largo. Ma persévérance la pousserait à tenter de me tuer à nouveau ou essayer de finir ce pourquoi elle était là. Je l'ai proposé à Largo et il a voulu jouer le jeu. Nous étions censés nous haïr, nous entretuer et lui faire croire qu'elle était en position de force ce qui a marché à la perfection. Maintenant il ne nous reste plus qu'à la prendre en flagrant délit. " conclut l'ex-garde du corps.

" _Ca y est ? Vous avez fini ?……. Mais qu'est ce qui vous est passé par la tête, vous ne saviez pas que nous nous faisions du soucis ? ! " s'énerva Simon.

" _Mais nous ne pensions pas que…. " essaya de les justifier Largo.

" _Il n'y a pas de mais ! ! Et puis comment ça se fait que vous soyez les meilleurs amis du monde alors que toi Joy tu ne travailles plus pour lui et que toi Largo tu ne voulais plus la revoir ? Par quel miracle tout est rentré dans l'ordre ? " se renseigna-t-il.

" _En fait nous n'en avons pas vraiment parlé, Ou si mais très brièvement; je pense qu'avec le temps…enfin on verra. Nous avons mis cette enquête au premier plan. Tous les deux nous voulions la même chose, trouver le coupable alors nous avons décidé de travailler ensemble. Ce qui s'est avéré être une très bonne collaboration " se ravit Winch.

" _Vous savez au moins pourquoi elle a fait tout cela ? On ne vole pas des produits toxiques, commet des meurtres, juste par plaisir. Sans ajouter que lorsque tu la connaissais c'était quelqu'un de normal " fit remarquer Georgi

" _ Pour s'emparer du pouvoir et obtenir les milliards de Largo ! ! C'est évident, je ne vois pas d'autres explications." supposa Ovronnaz.
v
" _Cela ne colle pas, elle n'est pas comme ça. Du moins elle ne l'était pas avant. Je vous accorde qu'elle a changé mais si elle voulait l'argent, elle n'avait pas besoin de tous ces morts. En m'épousant elle les aurai eu sans problèmes. Il y a autre chose derrière toute cette histoire." contredit Largo.

" _ Ca n'a peut-être pas d'explications, elle est devenue folle. C'est tout. En se mariant avec toi, elle n'aurai pas eu la direction du Groupe, donc elle a voulu … ben non, ça ne va pas non plus. Elle aurai dû t'abattre toi et non pas Joy. Je n'y comprends rien." avoua Ovronnaz.

" _Peut-être que nous avons mal analysé cette affaire en imaginant qu'on savait ce qui l'a poussait à faire ça: l'argent. " entama Winch.

" _Qu'est ce que tu as derrière la tête ? La dernière fois pour Samira ton intuition était bonne alors pourquoi pas cette fois-ci ? " demanda Joy

" _Je me disais jute que nous faisions peut-être fausse route. Nous sommes convaincus que c'est une question de dollars et si c'était autre chose ? Georgi quand tu as vérifié sa vie, tu t'es seulement renseigné sur elle ou sur son entourage ? " s'informa-t-il.

" _En fait, il n'y a plus personne en vie. Son père est mort, son mari aussi. Elle n'a personne d'autre aux Etats-Unis ni ailleurs." répondit Kerensky.

" _Son mari, que sait-on au juste sur lui et sa famille ? A part qu'il est mort, rien ! Peut-être qu'il faut aller de ce coté et qu'on aura quelques éclaircissements. Il ne faut pas oublier non plus les marques de ce gang japonais. Elle les a accusé, pourquoi ? Ils ne sont pas très connus ici. Elle n'avait pas besoin d'aller le chercher aussi loin, il y a plein de petites bandes sur New York et elle aurait pu emprunter leur tatouages, pourquoi celui-là ? Pourquoi leur mettre tout sur le dos ?" renchérit Joy.

" _Eh ben dis donc, soit vous vous étripez soit vous ne faites plus qu'un et vos idées fusent de partout. Je vous préfère comme ça." lança Simon avec un regard plein de sous-entendus.

" _Je propose que nous allions au Bunker mettre au point cette opération. Par contre il va falloir trouver quelque chose d'imparable pour piéger Cassandra " rappela la jeune femme.

" _ Georgi et Simon vous partez tout de suite, je reste avec Joy en attendant le Dr MacKenzie. On vous rejoint après." émit Largo.

Les deux hommes partirent non sans lancer quelques regards répréhensifs à leurs deux amis. Cette fois-ci ces derniers n'avaient pas pu échapper à quelques remarques. Le praticien passa quelques minutes plus tard et autorisa la jeune femme à quitter l'établissement. Ils allèrent alors eux aussi en direction de la Tour essayer de mettre un point final à cette affaire.
Le Bunker
21 heures 59
En pénétrant dans la pièce les deux jeunes gens purent apercevoir un Simon complètement submergé entre les différents dossiers et un Georgi littéralement enfui sous les milliers de papiers qui sortaient de son imprimante. Leur premier réflexe fut celui de sourire puis devant les regards de leurs deux amis, ils s'arrêtèrent et les rejoignirent. Quelques minutes plus tard Kerensky leur fit part des renseignements qu'ils avaient trouvés pour leurs investigations :

" _Je crois que les choses vont tout à coup vous paraître beaucoup plus claires. J'ai comme vous le vouliez fait des recherches sur l'entourage du mari de Cassandra. Je pense que vous serez surpris en apprenant qu'il était le fils de l'homme qui est le chef du clan japonais auquel appartiens le tatouage trouvé sur la paume de la main des voleurs. J'ai encore mieux. Cet homme a toujours été contre l'union de son fils avec Cassandra. A sa mort il n'a plus voulu la voir et l'a même accusé d'avoir provoqué l'accident de son fils. C'est aussi lui qui a racheté l'entreprise du père de Cassandra et qui la dirige maintenant. "

" _Mais c'est étrange, le mari de Cassandra avait comme nom : Williams, et aux dernières nouvelles ce n'est pas très japonais. " fit remarquer Winch.

" _En fait, la mère du mari de Cassandra était japonaise et son père américain, il a hérité de tout son empire à la mort de cette dernière. "expliqua le Russe.

" _Tout est plus clair maintenant. En faisant passer les membres du clan pour des voleurs, elle mettait en ligne de mire leur chef. Comme ça elle aurait fait d'une pierre deux coups. Je pense qu'au début elle voulait mettre le Groupe W dans une mauvaise posture, d'où la disparition de ces toxiques. Par la suite elle s'est rendue compte que la compagnie pourrait lui rapporter beaucoup plus si elle était fonctionnelle donc elle a voulu en prendre le contrôle. " supposa Joy.

" _Avec Simon, nous en sommes venus à la même conclusion mais il y a autre chose. Largo tu te souviens sans doute que je t'avais dit que l'un des hommes qui était sur l'une des vidéos des reportages de la presse autour l'incendie du groupe était le même que celui qui avait volé le fourgon ? Hier soir il a été retrouvé assassiné, une balle dans le cœur. Elle était du même calibre que celle qui a tué les religieuses dans l'église. " argumenta le génie en informatique.

" _Nous avons tout mais il nous manque les preuves. Il faut trouver un moyen pour que ce soir elle veuille se débarrasser de toi Joy parce que tu es le seul obstacle sur son plan, sur son plan presque parfait. Il faut l'amadouer " exposa le Suisse.

" _Il n'a jamais été question qu'elle joue l'appât, j'ai accepté qu'elle vienne mais je ne veux pas qu'elle prenne tous les risques en plus…" tenta de s'opposer Winch.

" _Largo, s'il te plait, ne recommence pas. Je vais y aller, c'est mon … enfin c'était mon boulot et le temps de cette enquête je reprends mon poste d'avant donc n'essaie pas de m'en empêcher. " l'interrompit son ex-garde du corps.

" _Je ne veux pas que tu meures ou qu'il t'arrive quoi que ce soit, je ne le….. " refusa-t-il à nouveau avant d'être interrompu mais cette fois-ci par la sonnerie de son portable (Auré on ne dit rien, on ne pense rien ..lol.. ).

La conversation était un monologue . En effet Largo ne dut pas dire plus de deux " oui " durant les dix minutes qu'elle dura. Après avoir raccroché il se retourna vers les trois autres qui lui lançaient des regards interrogateurs puis entama :

" _Je ne crois pas que nous allons avoir à imaginer quoi que ce soit pour la piéger, je pense qu'elle a décidé elle même de mettre ces projets à exécution. "

" _Mais qu'est ce qu'elle t'a dit ? Pourquoi es-tu aussi sûr qu'elle va agir maintenant ? Expliques nous !" s'impatienta Simon.

" _Elle m'a dit qu'elle aimerait que je vienne chez elle demain midi pour le déjeuner et que j'emmène Joy. D'après elle, malgré la haine que j'ai pour Joy et les mensonges qu'elle a proférés à son égard, nous devons l'aider parce qu'une maladie est quelque chose de grave." les éclaircit-il.

" _ Donc vous allez tous les deux y passer. Elle n'aurait pas pu trouver mieux, c'est la stratégie parfaite et je mettrai ma main au feu qu'elle va vous descendre puis mettre la faute sur Joy. Je vois déjà la scène, et les interview que Cassandra pourrait donner à la presse : " la garde du corps était tellement amoureuse de son patron qu'elle a préféré mettre fin à la vie de ce dernier avant d'elle même se tuer au lieu de le voir dans les bras d'une autre. " présagea l'ex-voleur.

" _Est-ce que je suis le seul ici à m'inquiéter de ce qui va arriver ? Vous savez tous que c'est une ruse et cela ne vous effraie pas plus que cela ?" s'exclama Winch.

" _Ne t'en fais pas comme ça, si l'on voit que vous agonisez trop nous vous enverrons la cavalerie. " plaisanta Kerensky.

" _Hey, l'ex-monsieur KGB, au lieu de blaguer tu pourrais nous mettre en contact avec cet homme, ce Williams je suis certaine qu'il sera d'accord pour nous donner un petit coup de main. S'il ne la porte pas dans son cœur comme tu le dis, il acceptera plutôt deux fois qu'une. " lança Joy.

" _Elle a raison, nous pourrions vous surveiller pendant qu'ils iraient reprendre les toxiques. Tout à l'heure Georgi trouvé un site sur lequel une grande vente de ce produit aurait lieu, et comme par hasard c'est sur New York. Ils pourraient aller les cueillir. " soumit Ovronnaz.

" _Faites ça. Je crois que Joy et moi devrions aller dormir. Faut se reposer avant de se jeter volontairement dans le gueule du loup. On se donne rendez-vous demain matin à 08 heures 30 pour mettre les derniers détails au point. Espérons que ce ne sera pas la dernière chose qu'on fera. " rigola Largo

Georgi et Simon acquiescèrent et se remirent au travail pendant que Winch et son ex-garde du corps se dirigèrent vers l'un des appartements d'invités que cette dernière allait occuper. Pendant le trajet jusqu'à l'étage des regards furtifs furent lancés mais aucun des deux n'abordait le sujet qui les préoccupait. Elle s'engouffra dans sa chambre alors que son ami partit vers son bureau.
Appartement de Joy
23 heures 09
Joy se préparait à aller se coucher lorsque quelqu'un frappa à la porte. Ne s'étant pas mis d'autres vêtements pour la bonne raison qu'elle n'en avait pas de rechange, elle alla ouvrir de suite. Elle fut agréablement surprise de voir Largo une de ses chemises à la main. S'invitant dans la pièce, il lui dit tout en prenant place sur l'un des canapés:

" _Je pensais que tu ne serais pas forcément à l'aise dans cette jupe pour dormir. Comme je n'avais pas de pyjamas féminins sur la main je t'ai apporté ça."

" _Tiens, l'une de tes conquêtes ne t'en a pas laissé un en souvenir ? J'aurais parié que tu devais en avoir des armoires pleines. " railla-t-elle en prenant la chemise rouge et s'asseyant auprès de lui.

" _Je ne suis pas seulement venu pour parler vêtements. Je sais que nous n'avons pas eu le temps d'en débattre mais j'aimerai qu'on le fasse maintenant." avoua-t-il.

" _Largo, tout était clair lorsque nous en avions discuté à l'hôpital. On résolvait cette affaire et c'était tout. Je ne veux pas revenir en arrière. " rappela la jeune femme.

" _Tu veux que je fasse quoi ? Que je te dise que j'ai été un con, que je regrette ?Que j'ai pas réfléchi et que j'aurai dû? Je le sais." entama le milliardaire.

" _T'es lucide. " souffla-t-elle tout en s'éloignant un peu plus loin de lui à chaque mot qu'elle prononçait.

" _ Dis-moi ce que je peux faire ? Si je pouvais donner tout ce que j'ai pour que cela ne se soit pas produit je le donnerai, je te jure. Je le ferai même si je sais que cela ne te suffirai pas. " poursuivit-il

" _Je voulais juste savoir quelque chose. Pourquoi tu as agi comme ça ? Pourquoi tu nous en a voulu comme ça alors qu'on avait rien fait ?" demanda l'ex-agent de la CIA.

" _Il fallait que je fasse quelque chose, que je prenne une certaine attitude. Je ne savais pas ce que je devais faire. Sur le moment vous accuser, et toi en particulier, était la meilleure chose que j'ai trouvé. J'ai voulu revenir en arrière mais je me suis pris à mon propre jeu et je ne savais plus comment m'en sortir. Cassandra était là pour m'appuyer dans tout ce que j'entreprenais et je n'ai pas cherché plus loin. Lorsque j'ai vu ce que j'avais fait, il était déjà trop tard. " répondit-il.

" _J'ai essayé de te haïr, de te détester. Tu m'avais fait mal. Parce que j'avais confiance en toi et que tu m'avais trahie. J'aurai tout donné pour ne jamais te revoir mais d'un autre coté je voulais comprendre, je voulais savoir comment j'avais pu me tromper autant sur quelqu'un." reprit-elle.

" _Je m'excuse Joy, je suis désolé. Je ne t'en voudrais pas si tu ne me pardonnes jamais mais ne pars pas. Tu sais cela ferait beaucoup de mal à Simon et à Georgi. Et puis je ne voudrais pas d'une autre garde du corps. Tu m'as toujours dit de faire attention car si je mourrais tu devrais te trouver un autre job. N'aies pas à en chercher un alors que je suis toujours en vie. " continua-t-il.

" _Je pense que nous devrions aller dormir tout de suite, il est tard et nous avons une journée plutôt remplie demain. " esquissa-t-elle.

" _Ce n'est pas une réponse ça et tu le sais aussi bien. Que dois-je faire pour que tu…" essaya-t-il de s'expliquer à nouveau.

" _Largo, je t'ai accordé tout ce que je n'avais donné à une personne que très rarement et tu n'en a rien eu à faire. Tu as joué les machos sans y prêter attention. Je ne peux pas te promettre de tout oublier et de te faire confiance comme si rien n'était. C'est vrai que j'adore mon boulot, les gens ici mais je ne sais pas si un jour tout reviendra comme avant. " l'interrompit-elle tout en commençant à se lever.

Il la retint près d'elle, tourna son visage qui essayait encore de le fuir comme lors de leur altercation à l'hôpital, rangea ses quelques mèches rebelles puis poursuivit :

" _Laisses moi une chance de te montrer que tu n'avais pas totalement tord en ce qui me concerne. Si je fais encore une connerie, rien qu'une seule, je te permets de me faire subir tout ce que tu voudras. J'ai t'ai engagé sur un coup de tête, ne me laisse pas te perdre sur un coup de folie. En plus tu te rends compte que tu pourras essayer tous les petits trucs qu'ils t'on appris à la CIA sur moi." proposa Winch.

" _Tu sais que c'est très tentant ce que tu me dis. Je pense que tout le monde a droit à une seconde chance même toi donc cela devrait être possible , je dis bien devrait ! " s'exclama-t-elle.

" _Merci. " se réjouit-il

Il se leva ensuite, lui lança un magnifique regard puis partit rejoindre le Penthouse. Avant d'arriver à la porte de l'appartement temporaire de son amie, il revint sur ses pas, puis l'embrassa. Cette dernière sur le coup de la surprise ne sut que répondre. Puis pendant qu'il s'éloignait elle murmura :

" _J'ai dû rêver… "

Elle partit ensuite prendre une rapide douche avant d'enfiler la chemise que son patron lui avait apportée et de se coucher.
Le Bunker
08 heures 30
Georgi était seul et discutait avec quelqu'un au téléphone lorsque Simon pénétra dans la pièce. Deux minutes plus tard le Russe raccrocha et voulut faire part de sa conversation au chef de la sécurité lorsque le milliardaire arriva, suivi de très près par Joy. C'est à ce moment là que Kerensky parla :

" _Je viens d'avoir le Dr MacKenzie. Comme nous l'avions prévu une personne a appelé l'hôpital pour demander comment allait Joy. Elle s'est faite passer pour sa sœur. Le médecin a joué le jeu en disant qu'elle avait été admise dans un centre psychiatrique et qu'elle avait obtenu un droit de sortie exceptionnel pour ce midi. Je suppose que vous en déduisez aussi qu'il s'agissait de Cassandra. "

" _Et au sujet du père de son mari il y a des nouvelles ? Il accepte de nous donner un petit coup de main ? " questionna Joy.

" _Ce Monsieur Williams est quelqu'un de très compréhensif. Dès que je lui ai parlé de sa belle-fille et surtout du fait de l'accuser de meurtre il a été partant. Je lui ai donné le lieu du rendez-vous où la marchandise serait vendue et l'heure à laquelle ils devaient entrer en jeu. Il m'a promis aussi qu'il appellerait les forces de l'ordre. " répondit le Russe.

" _Donc tout marche comme sur des roulettes. Il ne reste plus qu'à attendre midi pour qu'elle tente de vous assassiner. Espérons au moins qu'elle vous aura fait un bon repas. Tout le monde à le droit à ce que le sien soit succulent surtout avant de rendre visite à Saint Pierre. Si elle vous sort des surgelés ce serait vraiment un manque d'éducation." blagua Simon.

" _ Laisses moi le temps de mieux me réveiller et peut-être que tes plaisanteries vont m'amuser, déjà qu'avant…Mais bon, alors comment on procède ? " s'exclama Joy.

" _Simon et Georgi se postent devant la maison et nous surveillent grâce à la caméra qu'on aura sur nous. Ils interviendront au moment où elle s'en prendra à l'un de nous deux. Mais avant de venir ils préviennent la police et le tour est joué." expliqua Largo.

" _C'est dans la poche quoi ! ! Nous allons boucler cette histoire en un rien de temps. La pauvre femme elle est mouillée jusqu'au au cou dans deux assassinats, une tentative de meurtre, l'explosion dans les premiers étages de la Tour et les morts qu'il y a eu . Elle ne va pas s'en sortir si facilement, elle va se noyer sans problèmes ! " se réjouit Ovronnaz.

" _C'est bien Simon et surtout n'oublie pas ton pistolet à eau, on ne sait jamais si elle ne collabore pas. " se moqua gentiment l'ex-agent de la CIA.

" _Je dois avouer que ça me manquait tout ça. Avec qui j'aurai pu m'amuser comme ça si tu étais partie ? " se ravit le Suisse.

" _Je ne voudrais pas interrompre ces joyeuses retrouvailles et cette immense gaieté mais j'ai besoin d'équiper Joy, je viens de finir avec Largo. " s'immisça Georgi.

" _C'est pas la peine de jouer les blocs de glace, on sait que tu es aussi content que nous qu'elle soit ici. " lui fit remarquer Simon.

" _Mais qui a dit que j'allais rester ? " interrogea l'ex-garde du corps tout en fixant Largo qui déchiquetait un morceau de papier.

" _Personne bien sûr ! ! Nous nous sommes juste dit que.. enfin puisque….tu vois ce que je veux dire " bafouilla le chef de la sécurité.

" _ Ne te fatigues pas Simon, je crois deviner, bon c'est pas tout ça mais il va falloir y aller. J'ai une de ses faims ! " répliqua Joy.

Après avoir réglé les derniers détails et vérifié le fonctionnement des micros des deux jeunes gens, ces deux partirent en direction de la villa de Cassandra. Georgi et Simon les y rejoindraient dans cinq minutes. Valait mieux être prudent, s'ils étaient suivis.
Dans la limousine
11 heures 07
Largo et Joy s'étaient installés à l'arrière du véhicule. La jeune femme remettait un pull par-dessus sa chemise, pour mieux cacher l'émetteur. Le multimilliardaire engagea la conversation auprès de cette dernière, perdue dans ses pensées :

" _Tu sais que je vais encore devoir jouer le rôle du mec qui te déteste au plus haut point et qui est fou amoureux de Cassandra ?"

" _ Cela ne va pas être très difficile, ni l'un ni l'autre, vu l'expérience que tu as déjà dans ce domaine." lui lança Joy.

" _Je croyais que tu me donnais une chance pour me faire pardonner et que tu ne remettrais pas cela sur le tapis pour le moment ? " se déconcerta-t-il.

" _Je vais t'étonner mais je parlais de la période pendant laquelle nous avons joué la comédie ; mais c'est vrai qu'il y aurait put y avoir un sous-entendu. " dit-elle.

" _Si j'ai bien compris tu vas me faire bouillir à feu doux avant d'oublier ce que j'ai pu faire. " analysa le président du Groupe W.

" _Moi ? Jamais, tu me connais ! En tous cas je vais me défouler sur elle autant que je le pourrai. Espérons qu'elle ne fera pas le coup de la veuve éplorée parce que sinon je risque d'y voir vraiment noir " menaça l'ex-agent de la CIA.

" _Je dois t'avouer que je préfère être à ma place qu'à la sienne. En tous cas la prochaine femme avec laquelle je sortirais je la ferais passer entre tes mains. " assura-t-il

" _Je ne te demande pas de faire ça. Tout ce que je veux c'est que tu m'écoutes de temps en temps. Je n'aime pas être mise à l'écart ou envoyée à la porte. Dans ce cas là je suis d'avis pour partir. Cela ne peut donner rien de bon." expliqua-t-elle.

Ils discutèrent encore quelques temps de choses et d'autres. Certaines les firent rire, d'autres moins. Ils ne virent pas le temps s'écouler et ils arrivèrent devant la propriété de Cassandra. Charly alla se garer deux rues plus loin pour ne pas bloquer la passage et Largo lui promit de l'appeler pour qu'il les ramène au Groupe.

Avant qu'ils entre Simon les avertit que Georgi et lui étaient dans les parages. Ils s'arrêtèrent devant le palier puis sonnèrent. Deux secondes plus tard Williams apparut, un magnifique sourire aux lèvres. Elle avait une ravissante robe violette, elle parla :

" _Largo chéri, je suis heureuse que tu sois venu. Tu es sûr qu'elle n'est pas dangereuse ? Tu sais j'aimerai qu'on l'aide mais pas qu'elle nous crée des problèmes ! "

" _ Ne t'en fais pas, je me suis renseigné auprès des psychiatres et médecins de renom. Ils ont tous dit qu'elle pourrait guérir très vite. "

" _ Dans ce cas là, Mademoiselle Arden, je suis ravie que vous soyez des nôtres. Ne vous en faites pas Largo et moi allons vous aider. J'ai oublié tout ce que vous avez dit sur moi. Je comprends que vous puissez avoir des sentiments forts pour un homme comme Largo." lança-t-elle aimablement.

" _ Si j'ai accepté de venir c'est pour essayer de lui ouvrir les yeux et n'essayez pas de jouer les gentilles dames avec moi, ça ne marche pas ! !" vociféra Joy.

" _Je suis sure que ce sont encore des propos que vous ne pensez pas. Mais entrez chez moi tous les deux, je vous en prie. " dit-elle en leur montrant le salon.
Salon de Cassandra
12 heures 00
C'est l'ex-garde du corps qui entra la première, elle prit place sur l'un des fauteuils en cuir que lui avait désigné Cassandra. Pas très longtemps après " le couple " la rejoignit main dans la main. Winch s'assit sur le canapé pas très loin alors que leur hôte poursuivit la conversation:

" _Le repas va être près d'une minute à l'autre. Ne vous en faites pas. Vous voulez que je vous serve quelque chose à boire en attendant ? "

" _ Je serais d'avis pour ne pas y toucher. Qui sait ce qu'elle aurait pu mettre à l'intérieur du repas et de la boisson ! " soumit Joy


" _Joy ! ! ! Tu vas arrêter ! ! Bon sang, tu ne vois pas qu'elle essaie de t'aider et tu n'en fais qu'à ta tête ! !" s'énerva le milliardaire.

" _Mais qu'est ce que tu veux ? ? Je ne vais pas vous faire plaisir ! ! Je sais ce qu'elle a fait et si tu ne le vois pas vite, tu seras le complice d'une tueuse ! ! " répondit-elle sur le même ton

" _Tu es insupportable ! ! Tu es un danger pour ….. " revint-il à la charge tout en se levant et faisant de grands gestes.

" _Il faut la laisser, elle est encore fragile. Sa mentalité n'est pas encore normale mais grâce à nous deux elle sera vite remise sur pied. Je vais nous chercher du vin, qui sait, ça détendra peut-être l'atmosphère ? " l'interrompit sa compagne.

Elle s'éloigna ensuite et s'en alla vers la cuisine leur chercher des rafraîchissements. Les deux partenaires ne dirent mots, ne se regardèrent même pas, ils devaient donner la parfaite illusion du vrai. Leur plan devait être sans faille. Deux minutes plus tard la jeune femme apparut. Malheureusement elle ne tenait pas des apéritifs mais une arme à feu et un détonateur :

" _Mais …..mais qu'est ce que tu fais ? C'est une mauvaise plaisanterie n'est ce pas ? Dis le moi ! ! " s'indigna Largo en essayant de s'approcher.

" _Assis-toi immédiatement et ne joues pas au plus fin avec moi. Tu vois ce que j'ai dans la main, je suis sûre que tu sais ce que c'est. Eh bien il est relié à une bombe, la même qui a détruit les étages du bas de ta…..que dis-je de ma magnifique Tour. Ces explosifs se trouvent dans le fauteuil de ton amie. Si jamais ta garde du corps fait un geste on part tous en fumée et je n'ai rien à perdre. Toutes les maisons environnantes s'écrouleront comme des châteaux de cartes. " menaça-t-elle.

" _Je ne comprends rien mais pourquoi tu nous fait ça ? Je croyais que tu m'aimais ! ! Je ne te suis plus du tout ! !" lâcha-t-il tout en s'enfonçant dans le canapé.

" _Ne joues pas avec moi. Je sais ce que vous manigancez. Je l'ai compris depuis un bout de temps, je n'ai pas voulu y croire mais j'ai eu tord. Il y a quelque chose qui a changé au moment où elle a eu cet accident. Avant il y avait aussi un pointe de nostalgie quand tu en parlais avant mais à partir de cet instant ça a été clair. J'ai cru qu'au début c'était de la pitié mais non. Il y avait dans tes yeux la même petite lueur qu'avant votre dispute. Elle était là après aussi mais elle était moins visible. Du moins tu essayais de la cacher mais tu ne sais pas jouer avec les sentiments !" reprit la criminelle.

" _Mais…. " essaya-t-il de dire.

" _Tu gaspilles ta salive pour rien. Je me fous pas mal de toi. J'ai introduit un de mes hommes dans l'hôpital où elle était et il vous a vu rigoler, bizarre pour des gens qui se haïssent. "le coupa-t-elle.

" _ Mais comment tu en es venu à cela ? Comment as-tu pu changer à ce point ? Pourquoi tu fait tout ça ?" se renseigna avec un goût amer le jeune homme.

" _Ne t'en fais pas, tu n'es pas le premier à tomber dans le piège ni le dernier. Aucun ne résiste à mes charmes. Tu trouvais que j'avais changé mais enfin ouvres les yeux, on avait quoi ? Seize ou dix-sept ans quand on s'est connus ! C'était une amourette de jeunesse !!. Dès que je suis devenue une vraie femme j'ai profité d'hommes comme toi pour mener la grande vie. Je leur offrais du plaisir et ils m'offraient la richesse. Par malchance ils décédaient tous dans des accidents en me léguant toute leur fortune. " narra-t-elle fièrement.

" _Tu es un monstre, pire encore ! Comment tu peux faire ça ? En plus pourquoi tu as fait ça tant de fois ? Ils ne te laissaient pas assez d'argent ? " s'exaspéra-t-il.

" _Mener la grande vie coûte cher, j'aime le luxe et j'en ai toujours besoin. Quand j'ai appris que mon amour d'adolescence était enfin respecté et avait un groupe assez stable, je suis venue à l'attaque. J'ai profité d'une opportunité et je me suis implantée. J'ai ordonné qu'on vole ces bactéries et puis qu'on les mette sur le marche pour déstabiliser le groupe mais je me suis dit que j'aurai plus de bénéfices en le gardant donc elles sont au chaud. La bombe était là dans le même but. En fait lorsque j'ai vu que la Company tenait bon et ne s'écroulait pas, j'ai compris que les gens auraient confiance. C'est à ce moment là que j'ai décidé de m'en emparer. Tout était parfait, sauf cette petite fouineuse donc j'avais besoin de m'en débarrasser et cela sera fait. J'ai planifié aussi de me charger de ce vieux malade qui m'énervait à m 'accuser de tout et de rien à la mort de son fiston." se réjouit Williams.

" _ Vous n'y arriverez jamais. Vous mourrez avec nous mais vous ne vaincrez pas ! Jamais ! ! " cria l'ex-agent de la CIA.

" _Et vous comptez faire quoi ? Je sais que vous n'accepterez pas que tous ces innocents meurent par votre faute et que vous coopérez. " dit-elle le sourire aux lèvres.

" _C'était bien qu'une histoire d'argent ! ! Qu'est ce que tu veux, combien tu veux ? " questionna sèchement le président de la Winch Company.

" _Tu vas gentiment signer ce contrat de mariage ce qui fera officiellement de moi LA Madame Winch. Ensuite nous partirons en voyage de noces et un drame arrivera. Tu te feras mordre par un serpent et décéderas en agonisant. Je rentrerai attristée et démunie mais avec quelques milliards en plus. Quant à cette folle, elle va commettre un geste irréparable, elle va se suicider." exposa Cassandra.

" _Je ne ferai jamais ça, jamais. Si tu ne la laisses pas en vie, je ne fais rien. Je t'obéirai dans le cas contraire. " la fit-il chanter.

" _Pas de pressions avec moi. Je te rappelle qu'il y a une école maternelle à moins de deux cent mètres et que toutes ces adorables bouilles vont finir en fumée ! " l'avertit-elle.

" _ Je ne peux pas, je lui ai fait assez de mal, tue moi mais laisse la en vie, ne la…." reprit-il à nouveau avec la même insistance.

" _Largo, fais ce qu'elle te dit. Pour une fois il faut que tu cèdes à l'intimidation " l'interrompit Joy tout en lui montrant discrètement le toit en face.

En effet de la place qu'elle occupait, Joy pouvait très bien voir la rue et ce qui se passait dehors. Largo aussi mais il était trop occupé à marchander avec le malfaiteur pour y faire attention. Par contre Williams se trouvant plus loin n'apercevait rien, mais pouvait être vue. Le milliardaire put y distinguer des hommes s'acharnant autour de la maison, un sniper sur le toit pointait son arme sur la meurtrière. Ce dernier lui fit quelques signes et le jeune homme comprit qu'il fallait qu'il bouge.

Deux secondes plus tard, il s'éloigna de quelques mètres et une balle vint briser la fenêtre avant de se loger dans l'épaule de Cassandra. Avec la douleur elle laissa échapper le détonateur. Largo se jeta dessus et l'attrapa avant qu'il n'eût atteint le sol. Au même moment, des forces de l'ordre sortirent de toutes parts, certains allèrent s'occuper de la bombe alors que d'autres prirent la tueuse et l'amenèrent vers une ambulance avant de la conduire en prison. Peu de temps après, Georgi et Simon entrèrent, ce dernier lança :

" _ La fête est déjà terminée ? Et dire que je commençais à peine à m'amuser. C'est toujours quand ça devient intéressant qu'on arrête tout ! !"

" _Nous aussi, nous sommes ravis que vous soyez sains et saufs. Mais la prochaine fois vous n'avez qu'à venir après le spectacle. " ironisa Joy.

" _Ben quoi ? Vous vouliez qu'elle aille en prison. Je suis certain qu'avec tout ce qu'on a enregistré elle va s'y retrouver et pour un sacré bout de temps." dit Ovronnaz.

" _Je n'ai pas vraiment envie de rester ici plus longtemps. Si nous rentrions tous à la maison ? " suggéra le jeune multimilliardaire.

" _ Je suis partante. Je n'ai pas envie de m'éterniser. En plus j'aime mieux laisser ces hommes désamorcer la bombe avant qu'on soit des confettis." approuva Joy.

" _Nous devons rester ici. Georgi doit donner toutes les cassettes à la police. Mais allez-y vous deux, on se retrouvera au Bunker." soumit le Suisse.

Les deux jeunes gens acceptèrent avec joie puis marchèrent un peu pour rejoindre la limousine. Kerensky et Ovronnaz sortirent de la maison mais aller voir le chef des opérations.

Part 6