U N FRERE (part 8)
 




Mount Sinaï Hospital, 12 h 44
Les ambulances étaient d'arriver aux urgences très rapidement. L'équipe médicale se trouvait à nouveau débordée par l'arrivée des trois blessés. Joy était passablement secouée et elle eut beaucoup de mal à sortir de la voiture de police pour se remettre dans son fauteuil. Elle ne voulait pas laisser ni son frère ni son amant. Elle attendait dans la salle d'attente lorsque Simon et Kerensky arrivèrent. Le chef de la brigade des pompiers les avait prévenu des incidents et ils avaient accouru aussi vite que possible.

S : Joy, nous sommes là. Comment ça va ?
J : Il a voulu les tuer… Je devais le faire taire une bonne fois pour toute… Tu comprends ?… Les médecins m'ont dit, en arrivant, que Largo allait s'en sortir mais pour Jimmy, ils n'en sont pas sûr…
K : Joy, il faut que tu manges. Tu n'as rien dû pouvoir manger et en plus il faut que tu prennes un peu plus de poids si tu ne veux pas tomber dans l'anorexie…
J : Je n'ai pas faim. Je veux savoir ce qu'il en est.
S : Kerensky a raison. Fais un effort. Kim nous préviendra si il y a du nouveau…
J : Kim ? Où est-elle ? demanda la jeune femme en regardant partout sans la voir.
K : Elle arrive vers nous.
Kim : Bonjour, les gars… Joy, ton père vient de mourir…
J : Tant mieux… Il ne nous fera plus de mal…
K : On essaie de l'emmener manger mais elle ne veut pas. Est-ce que tu peux essayer ?
Kim : Ils ont raison. Tu dois aller manger un morceau ou boire quelque chose…
J : Non, je reste ici.
S : Bon ben… On va te chercher quelque chose et on revient…
J : Prenez Jack avec vous. Si il y a quelqu'un qui doit manger à sa faim c'est bien lui. (s'adressant à Jack). Mon poussin, va avec tes tontons. Ils vont te donner à manger.
Jack : Non pas sans maman…
S : Allez viens Jack. Maman reste ici, elle part pas.
Jack : Mamannnnnnnnnn !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Ouinnnnnnnnnnnnnnn !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Les deux hommes attrapèrent l'enfant et l'emmenèrent avec eux. Le petit pleurait tout ce qu'il pouvait et se débattait pour descendre. Joy pleurait de voir ainsi " son fils " malheureux comme ça.

Kim : Joy, qu'est-ce qu'y ne va pas ?
J : Il m'a appelé " maman "…
Kim : Oui mais cela fait déjà plusieurs mois qu'il t'appelle ainsi…
J : C'est pas ça mais jusqu'à ce matin, j'étais heureuse quand je le voyais arriver et qu'il m'appelait " maman "…
Kim : Je ne comprend pas ce que tu veux dire. Il y a eu quelque chose ce matin ?
J : Je suis allée à mon rendez-vous chez le médecin comme prévu pour récupérer les résultats des examens et…
Kim : Continue. Dis moi ce qu'il c'est passé.
J : Je suis enceinte, Kim. Je suis enceinte et cette foutue balle s'est à nouveau déplacée… Je dois me faire opérer si je veux garder le bébé… Kim, j'ai peur…
Kim : Mais c'est magnifique ! De quoi as-tu peur ?
J : Et si Largo ne s'en sortait pas… Si je me retrouvais toute seule du jour au lendemain ?…
Kim : Arrêtes de te mettre dans un état pareil. Tout se passe bien. Largo et Jimmy vont s'en sortir, tu n'as rien à craindre. Tu dois penser à toi et au bébé… Et à Jack.
J : Oui… voilà, le docteur Grey, fit la jeune femme en manœuvrant son fauteuil d'un geste brusque et rapide à la fois.

En effet, le médecin venait à la rencontre des deux jeunes femmes le visage grave…

J : Oh, mon Dieu… Non, ne me dites pas…
Grey : Mlle Arden, Mlle Zambrano. Je suis désolé mais je suis porteur de mauvaises nouvelles…

Alors que Joy commençait à pleurer et à craindre le pire, Kim tomba sur la chaise. Son regard était vide.

Grey : Je vais commencer par Jimmy… Ses blessures sont très graves et…
J : Nooooooooooooooooonnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!, hurla Joy, complètement hystérique.
Kim : Joy, calmes toi s'il te plait… Laisses terminer le Dr Grey…
Grey : Jimmy est arrivé dans un état désespéré. Nous avons retiré les projectiles qu'il a reçu dans la jambe et au thorax. Malheureusement, il a perdu beaucoup de sang et je vais être obligé, Mlle Arden, de vous demander un peu de votre sang…
J : Tout ce que vous voudrez du moment que vous sauviez mon frère…
Grey : Nous allons faire notre possible seulement il est dans le coma et il est peu probable qu'il s'en sorte. Je vais être tout à fait honnête avec vous en vous disant que votre don de sang permettra de le laisser partir en paix et sans souffrances inutiles…
J : Jamais, jamais vous m'entendez… Jamais Jimmy ne nous laissera tomber…
Grey : Si vous voulez, vous pouvez aller le voir au service de réanimation mais je vous déconseille d'y emmener Joey car la vue de son père maintenu en vie artificiellement par des machines risque de profondément le choquer… Par contre, pour Mr Winch, nous avons eu un problème durant l'intervention…
Kim : S'il vous plait, dites nous qu'il est vivant…, le pria la secouriste qui n'arrivait plus à contenir les tremblements nerveux de Joy qui secouait le corps fragile de la jeune femme de tout son buste.
Grey : Il semble que Mr Winch est fait une allergie à un produit injecté pour l'anesthésie. Il a fait un choc anaphylactique et il est actuellement aux services des soins intensifs car lui, aussi, est dans le coma mais bien plus léger que Mr Doherty.
J : Je ne comprends pas. Largo est allergique à aucun médicaments.
Grey : Il peut arriver que bien des années après le corps devienne allergique à des substances alors qu'il ne l'était pas avant…
J : Est-ce que je peux le voir ?
Grey : Bien sûr mais avant j'aurais souhaité que l'on fasse cette transfusion si cela ne vous dérange pas.
J : Allons-y, docteur. Kim, rejoins les autres à la cafétéria et dis leur ce que nous a dit le docteur Grey. Je vous rejoins auprès de Jimmy après être allée voir Largo. Merci et tu verras on s'en sortira.
Kim : D'accord. A tout de suite…

Alors que la secouriste s'éloignait en direction de l'ascenseur, le médecin et l'ex-agent de la CIA allèrent faire le nécessaire pour la transfusion et voir Largo. Lorsque Kim apprit les deux affreuses nouvelles à ses amis, elle finit par éclater en sanglots. Simon la réconforta comme il put. Une heure plus tard, ils rejoignirent la garde du corps qui était au chevet de son frère. Elle sortit de la pièce non sans difficulté car ses nerfs l'empêchaient d'avoir une bonne coordination des membres supérieurs et de manier correctement son fauteuil. Elle céda sa place à sa belle-sœur. Dehors, elle prit " son fils " sur ses genoux et leur expliqua la situation. Sullivan devait être tenu au courant pour l'incapacité actuelle de Largo (dans le coma c'est sûr qu'il ne peut pas faire grand chose…). Joy demanda à ses amis de ramener Jack au groupe car elle avait quelque chose de très important à faire…

Une fois, les deux hommes partis. Elle se rendit au service du Docteur Wyle pour lui apprendre qu'elle avait pris sa décision. Elle se ferait opérée et le plus tôt serait le mieux. L'opération fut programmée d'un commun accord pour la semaine d'après. Elle retourna au chevet de l'homme de sa vie pendant long moment. Elle lui parla :

J : Largo… Largo, pardonnes moi pour tout ce qui t'arrive, de tout ce qui est arrivé… Pardonnes moi et reviens-moi… Je t'aime et… Je vais… Enfin, nous allons avoir un bébé. Tu m'entends ? Restes avec nous, restes avec moi… Maintenant qu'il est mort rien ne sera plus pareil pour nous. Je vais enfin pouvoir vivre en me disant que plus jamais quelqu'un ne nous fera du mal ni à toi ni à Jimmy ni à Jack ni à tous ceux que l'on aime… On combattra la Commission ensemble comme nous l'avons toujours fait lorsque je n'étais pas dans cet infâme carriole… Je t'aime et je ne veux pas que tu nous abandonne… Je…

Elle tourna la tête un instant et vit que John Sullivan l'attendait dans le couloir. Calmement elle se dirigea vers la porte après avoir embrassé les lèvres tièdes de son amant. Le bras droit de Winch accompagna la jeune femme dans le service de réanimation. Sur le chemin, ils parlèrent de la conduite à tenir pendant l'absence du milliardaire car l'événement faisait la Une des journaux du soir.

J : D'après le médecin qui s'est occupé de lui, Largo ne devrait pas rester trop longtemps dans le coma à la différence de mon frère. Pendant toute la durée de l'absence de Largo, vous devez vous occuper des affaires courantes.
John : Aucun problème. Dites moi surtout si vous avez besoin de quelque chose pour vous ou Jack. Vous savez que vous pouvez compter sur moi, Joy.
J : Je voudrais que les journalistes ne viennent pas lors des obsèques de mon père dans deux jours. Débrouillez vous comme vous voulez mais éloignés du cimetière.
John : Entendu. Vous savez où me joindre.
J : Bon. Si vous voulez bien me laisser. Je souhaiterai rester seule avec ma famille.
John : Au revoir, Joy.
J : Bonsoir, John.

La jeune femme entra dans le sasse où avait été placé son frère. Elle y retrouva Kim, les yeux bouffis par les larmes.

J : Comment va-t-il ?
Kim : Il n'y a aucun changements. Le personnel pense nous avons tort de garder l'espoir. Votre père a bien su où le toucher pour faire le plus de dégâts possible.
J : Je suis sûre qu'il s'en sortira. On a le même sang tous les deux et dedans il y a du sang de battant. J'ai dis à Grey pour mon bébé et il m'a prélevé le maximum de sang que l'on peut prendre à une femme enceinte.
Kim : Ce n'est pas que je ne veux pas rester plus longtemps mais Joey est chez ma mère, et elle n'a voulu lui dire pour son père.
J : Tu les embrasseras très fort pour moi, s'il te plait.
Kim : Promis. A demain.

La secouriste laissa la garde du corps seule avec le pompier. Dans le couloir, elle croisa le suisse et lui demanda de laisser Joy quelques minutes seule.

J : Jimmy… C'est Joy… Cette fois-ci, c'est qui vais te demander de ne pas laisser tomber. J'ai besoin de toi… Tu vas être tonton dans quelques mois et je voudrais que tu sois à nos côtés pour savourer ce bonheur… J'ai vu le docteur Wyle et c'est lui qui m'a appris cette grande nouvelle mais il y a une ombre au tableau de rêves… Je dois me faire opérer… La balle a bougé et ça risque de poser des problèmes pour le bébé. Je vais aller aux obsèques de papa dans deux jours… Nous sommes la seule famille qui lui restait dans ce pays… Quand je te vois là, dans ce lit, à te battre contre la mort, j'ai les paroles d'une chanson qui vienne en tête…

Je peux rêver
D'un autre ciel
Suivre les vents
Et ouvrir mes ailes
Je peux voler
Tomber parfois

Mais
Toi tu es toujours là
Toi tu es tout pour moi, toi,

C'est toi ma force
C'est toi ma flamme
Toi qui prends soin de mon âme
C'est toi ma chance
Mon évidence
Reste toujours prés de moi

Je peux frôler
D'autres visages
Me laisser porter
Vers d'autres rivages

Je peux marcher
Me perdre aussi
Mais
Toi tu es toujours là
Toi tu es tout pour moi, toi,

Toi tu es tout pour moi, toi,
Toi tu es tout pour moi, toi,
Toi tu es tout pour moi, toi,

Je t'en prie, Jimmy, reviens vers nous…, sanglota la jeune femme après avoir dit tout ce qu'elle avait sur le cœur.

A ce moment-là, Simon entra pour lui montrer sa présence. Il vit tout de suite qu'elle était extrêmement fatiguée. Elle n'avait même plus la force de manœuvrer son fauteuil. Le pote de Largo se posta derrière la jeune femme, une fois que celle-ci eut embrasser la main du soldat du feu, et poussa le fauteuil tout le long des couloirs que comptait l'hôpital. Une fois arrivés à la voiture, une nuée de journalistes se ruèrent vers eux. Joy entra aussi rapidement qu'elle put dans le véhicule sans faire de déclarations. Le chef de la sécurité pria les chroniqueurs de bien vouloir les laisser passer et qu'une conférence de presse serait donner le lendemain au groupe puis il démarra en trombe.
Penthouse, 18 h 02
La jeune femme venait de rentrer quand Jack courut vers elle et se jeta dans ses bras. Cynthia s'enquit de savoir si la compagne de son patron avait besoin d'autres choses :

Cynthia : Je suis vraiment désolée pour ce qui est arrivé à Mr Winch et à votre frère. Dites moi quels services je peux vous rendre et je le ferai.
J : Merci Cynthia. Compte tenu de la situation, il faudrait que vous veniez plus tôt dans les jours qui viennent et que vous gardiez Jack ici pendant trois nuits car je dois me faire opérer dans trois jours et je reste quatre jours à l'hôpital. Je pense que vous aurez à garder Joey de temps à autre mais je n'en suis pas encore sûre. Si cela devait arriver, vous avez interdiction formelle d'emmener les garçons autour et à l'hôpital.
Cynthia : D'accord. Je vous dis à demain. J'ai prendre son bain à Jack mais il n'a pas mangé.
J : Merci. A demain. Bonne soirée.
Cynthia : Bonne nuit, Mlle Arden. Bonne nuit, Jack.

La baby-sitter sortit alors que Georgie entra.

K : Je venais juste voir comment tu allais.
J : Bien malgré le fait que mon frère meurt à petit feu et que l'homme que j'aime est dans le coma.
K : As-tu besoin d'aide ce soir ?
J : Non, c'est bon, merci. On va manger et pour une fois nous irons nous coucher de bonne heure, dit-elle en caressant les cheveux de Jack.
K : Ne t'inquiètes pas ce sont deux hommes forts et courageux. Ils s'en sortiront. Bonne nuit…
J : Georgie, attends… Je voulais te dire quelque chose. Je rentre à l'hôpital après l'enterrement de Charles pour me faire opérer.
K : Ce n'est pas prudent de te faire enlever cette balle maintenant. Tu devrais attendre que Largo se réveille…
J : Et perdre mon bébé ?!, lâcha l'ex-agent de la CIA.
K : Tu es enceinte ?!
J : Oui, de deux mois. Le bébé risque d'être touché par cette saleté de balle si on ne l'enlève pas tout de suite.
K : Je comprend. Mais tu devrais aussi le dire à Simon.
J : Je le ferai demain quand il m'accompagnera récupérer ma voiture au 55ème district. A demain. Et si tu pouvais faire en sorte que ces journalistes de malheur ne viennent pas aux obsèques se serait bien. Merci.
K : Je m'en occupe.

Le génie de l'informatique s'éclipsa de l'appartement alors que Joy était devant la baie vitrée avec le garçonnet collé à sa poitrine.

Jack : Et où papa ? Maman ? Pouquoi tu peures ?
J : C'est rien, mon poussin. Papa est pas là mais il nous rejoindra bientôt.
Jack : Et pouquoi tu pas ?
J : Je vais partir mais pas longtemps. Le docteur doit enlever à maman ce qui l'empêche de jouer au ballon avec toi.
Jack : Tu vas jouer au ballon ?
J : Oui mais pas tout de suite. Je te promets que bientôt tous les deux, on fera plein de choses ensemble. Mais il faudra être patient. Et puis tu sais tu vas avoir une petite sœur ou un petit frère.
Jack : Je suis content.

Après avoir observé en silence New York dans la nuit et baignée dans les lumières des lampadaires, Joy mit Jack à terre. Elle alla à la cuisine suivit du bout de chou. Le dîner fut rapidement mangé. Elle coucha l'enfant et téléphona à Kim. Sa belle-sœur lui apprit que Joey avait mal accusé le choc et s'était enfermé dans sa chambre pendant prés de deux heures mais que maintenant tout était rentré dans l'ordre. Elles restèrent une vingtaine de minutes au téléphone. La garde du corps alla se coucher dans ce grand lit froid pour la première fois. Comme n'arrivait pas à trouver le sommeil, elle prit un maillot de corps de son amant et huma son odeur. Elle réussit à s'endormir.
Cimetière Sud, New York
(le 30 Novembre)
Un matin froid comme tant d'autres en cette période de l'année. La brume recouvre les dalles du cimetière. Un silence pesant et insoutenable règne. Au loin, un prêtre parle devant un cercueil. A sa gauche, des silhouettes longilignes sauf trois. Les personnes sont vêtues de noir. L'une d'elle est ou semble assise, un enfant confortablement posé sur elle. La cérémonie se termine. La personne dont distingue bien de fauteuil roulant maintenant jette une fleur sur le cercueil suivis d'une autre jeune femme et d'un garçon. L'attroupement s'éloigne. Lorsque l'on arrive devant le trou, on découvre deux roses noires entrelacés avec deux roses rouge carmin… Sur la stèle est inscrit : " Charles Arden ; 1948-2003 ; "Que Dieu puisse pardonner ce que ses enfants ont été incapables de faire". "…
Mount Sinaï Hospital, 14 h 03
J : Largo… C'est moi, mon amour… Je sais que tu m'entends. Je dois me faire opérer. Mais ne t'inquiètes tout ira pour le mieux, je t'en fais le serment. Je reviendrai très vite. Je t'aime… Mais je voudrais que tu écoutes ceci avant que je ne te laisse pendant ces quelques jours. Ce sont les paroles d'une chanson que j'ai dis à Jimmy l'autre jour. Cette chanson est, en quelque sorte, pour vous deux qui êtes les deux principaux hommes de ma vie… Je t'aime…

Je peux rêver
D'un autre ciel
Suivre les vents
Et ouvrir mes ailes
Je peux voler
Tomber parfois

Mais
Toi tu es toujours là
Toi tu es tout pour moi, toi,

C'est toi ma force
C'est toi ma flamme
Toi qui prends soin de mon âme
C'est toi ma chance
Mon évidence
Reste toujours prés de moi

Je peux frôler
D'autres visages
Me laisser porter
Vers d'autres rivages

Je peux marcher
Me perdre aussi
Mais
Toi tu es toujours là
Toi tu es tout pour moi, toi,

Après avoir donné un dernier baiser à son amant, Joy fit pivoter son fauteuil et alla rejoindre ses amis qui l'attendaient dans le couloir. Elle eut du mal à détacher Jack de son cou car ce dernier ne voulait pas la lâcher. Elle en eut le cœur serré lorsque Cynthia finit par lui faire lâcher prise. Elle passa faire " ses adieux " à son frère qui était toujours dans le coma. Kim poussa le chariot jusqu'au service du docteur Wyle. La garde du corps resta un long moment seule avec sa belle-sœur et ses deux amis avant que les infirmières ne viennent préparer la future mère pour l'opération de la dernière chance.

Les trois personnes restèrent sur le pas de la porte pour voir partir, à nouveau, sur un brancard cette femme si forte et si fragile à la fois…
Chambre de Joy, 08 h 13
(le lendemain)
La pièce était sombre, seuls quelques rayons de soleil arrivaient à filtrer par les stores baissés. Une jeune femme commençait à ouvrir les yeux. A ses côtés, un homme tout habillé de jean. Le jeune femme se tourna mais sa vue était trouble…

J : Largo ?…
S : Hummm… Joy ?! Tu es réveillée ?! Bouges pas, je vais chercher le médecin !
J : Simon… Où veux-tu que j'ailles ?
S : Ah, oui ! C'est vrai. Excuses-moi. Je reviens.

L'ex-agent de la CIA venait de se réveiller et se demandait si elle n'était pas encore sous l'effet de l'anesthésie car elle sentait des picotements l'envahir. Le médecin entra dans la chambre mais sans le suisse qui était partit téléphoner à Kerensky pour lui apprendre la bonne nouvelle ainsi qu'à Kim.

Wyle : Bonjour, Mlle Arden. Comment ça va ce matin ?
J : Bizarre. L'opération c'est bien passée ?! Mon bébé n'a rien ?!
Wyle : Rassurez vous tout s'est bien passé. Et le fœtus n'a pas été touché.
J : Ouf… Vous me rassurez.
Wyle : Si vous le permettez, je vais faire quelques tests post-opératoires. Dites moi si vous sentez quand je vous pique après j'emploierai la méthode de Babinski pour voir les réflexes.

La consultation dura environ trois quart d'heure ce qui laissa amplement du temps à la secouriste et au génie de l'informatique pour être présent lors du diagnostic final du médecin. Le docteur Wyle rendit donc sa réponse et on entendit des " Hourra " et des " Youpi " fusaient de l'intérieur de la chambre. Joy allait enfin pouvoir remarcher.

La jeune femme sortit le surlendemain ce qui ravit la baby-sitter car Jack avait été infernal durant l'absence de ses parents. Lors d'un repas prit chez Kim, la garde du corps relata à ses amis que pendant l'anesthésie, elle avait " vu " son frère et Largo prés d'une lumière éblouissante et qu'ils l'appelaient. Lorsqu'elle se retourna, elle affirma s'être vue jouer avec Jack et un autre petit garçon dont elle n'était pas arrivée à entrapercevoir le visage. Et après se fut le trou noir.
Chambre de Largo, 15 h 07
(le 04 Décembre)
La garde du corps venait d'entrer dans la chambre du milliardaire. Celui-ci était allongé dans son lit, seule une perfusion était planté dans sa main gauche. Joy s'approcha de cet homme qu'elle aimait tant. Elle prit la main libre du jeune homme et la serra. Elle resta un long moment à ne rien dire puis elle commença à lui fredonner une chanson de Madonna entendu la veille alors qu'elle regardait la comédie musicale " Evita " :


Where do we go from here
This isn't where we intended to be
We had it all
You believed in me, I believed in you

Certainties disappear
What do we do for our dream to survive
How do we keep all our passions alive
As we used to do

Deep in my heart I'm concealing
Things that I'm longing to say
Scared to confess what I'm feeling
Frightened you'll slip away
You must love me
You must love me

Why are you at my side
How can I be any use to you now
Give me a chance and I'll let you see how
Nothing has changed

Deep in my heart I'm concealing
Things that I'm longing to say
Scared to confess what I'm feeling
Frightened you'll slip away
You must love me
You must love me

You must love me.

La jeune garde du corps soupira et caressa tendrement le front de Largo.

J : Réveille-toi mon ange, j'ai besoin de toi…On a besoin de toi, Jack, le bébé et moi…

Elle passa une main sur son ventre et sourit en pensant à la vie qui s'y développait lentement. Elle reporta ensuite son attention sur le jeune milliardaire et murmura :

J : Tu vas être papa Largo, tu dois te réveiller. Tu ne peux pas nous laisser… Sans toi je n'y arriverai pas…

Puis elle finit par lui dire ce qu'elle lui répétait tous les jours :

J : Je t'aime et je veux faire ma vie avec toi…

Les larmes aux yeux, elle posa délicatement sa tête sur le torse de son amant et continua à lui parler. Les yeux fermés, elle écoutait battre son cœur. Soudain, la main de Largo restée dans la sienne bougea. Du moins, elle l'aurait juré. Elle se redressa vivement et regarda le jeune homme, pleine d'espoir.

J : Largo ?
L : J… Joy… Eloignes toi… C'est Charles, il veut te tuer…

Joy lâcha un autre soupir mais de soulagement cette fois. Elle passa la main dans les cheveux de son patron et comme pour le rassurer répondit :

J : Chut… C'est finit… Mon père est mort…Il ne nous fera plus jamais de mal…
L : Jimmy… Il a eu Jimmy…, poursuivit le jeune homme d'une voix faible et angoissée.
J : Calme-toi Largo. Mon frère est entre de bonnes mains, ne t'inquiète pas…Si tu savais comme tu m'as fais peur… Je t'aime Largo. Ne me quittes plus je t'en supplies…

A ces mots , le jeune PDG ouvrit difficilement les yeux et posa son regard sur Joy. Quelque chose dans celui-ci avait changé. Largo déglutit et serra la main de cette femme dont il était tant amoureux.

L : Je suis désolé…
J : Tu n'as pas à l'être… Ne te fatigue pas, tu es encore faible. Repose-toi, nous aurons tout le temps de parler plus tard.

D'un geste de la main, le jeune homme balaya cette idée.

L : Non, Protesta-t-il, Je ne veux pas attendre Joy, j'ai déjà trop attendu…

La jeune femme eu l'air étonné.

J : Qu'est-ce que tu veux dire ?

Largo ne répondit pas tout de suite. Parler lui demandait un effort considérable car il était encore faible.

J : Je vais chercher le médecin…

Il la retînt par le bras.

L : Reste ici et écoute-moi.

Joy sourit du ton décidé qu'il avait employé.

J : Très bien patron, je vous écoute !
L : Depuis que l'on se connaît, tu n'as fais qu'enrichir ma vie. Dans les moments de joies comme pour les coups durs, j'ai toujours pu compter sur toi. Tu as toujours su trouver les mots qu'il faut pour me remonter le moral. Et je n'ai jamais été aussi heureux que depuis que notre relation s'est concrétisée… Il se tût un moment, comme pour chercher ses mots. Joy, reprit-il, je veux pouvoir me réveiller à 70 ans avec toi à mes côtés, je veux pouvoir partager chaque instant de ma vie avec toi, je…Dis-moi, tu fais quoi les 50 prochaines années ? !

La situation comme la demande étaient irréelles. Joy se gratta la tête et d'un air malicieux répliqua :

J : Bah, je n'ai rien de prévu pour l'instant… Mais je dois avouer que la perspective de devenir Madame Largo Winch me plaît beaucoup…

Les deux jeunes gens se sourirent.

L : C'est oui alors ? Tu es sérieuse, tu veux bien devenir ma femme ?

La jeune femme acquiesça. Elle rayonnait. Winch ne pu résister à l'envie de l'embrasser et l'attira à lui à défaut de pouvoir déjà se redresser. Ils échangèrent un baiser passionné puis se séparèrent à bout de souffle.

J : Une seule condition cependant…, reprit la jeune femme.
L : Je t'écoute.
J : … Attendons que Jimmy soit sortit du coma pour nous marier. Il m'en voudrait s'il loupait la cérémonie !
L : Très bien. Je n'y vois aucun inconvénient. Je ne voudrais pas que mon beau-frère manque l'instant le plus important de ma vie !
J : Merci de ta compréhension.
L : Merci d'être là…, répondit-il simplement.

Joy l'embrassa une nouvelle fois puis se redressa dans son fauteuil et se dirigea vers la porte.

L : Eh ! Tu vas où ? !
J : Chercher le médecin. Il est grand temps que tu sois examiné maintenant. Et pas de protestations !

Largo secoua la tête, l'air faussement boudeur.

L : Très bien maman. Mais reviens vite !

La jeune femme ouvrit la porte mais avant de la franchir fit pivoter son fauteuil de façon à se retrouver face à celui qui allait être son époux.

J : Au fait patron, je voulais savoir, comment ça se passe pour les congés maternités ?

Winch écarquilla les yeux.

L : Quoi ? ! Je… Nous… Tu…
J : Tu as l'intention de me ressortir tous les pronoms existants ?, se moqua gentiment Joy.
L : Tu attends un enfant ? "Finit-il par réussir à articuler.
J : Oui Largo. Tu vas être papa… "

Au fond d'elle la jeune américaine redoutait la réaction du multimilliardaire. Etait-il prêt à s'occuper d'un autre enfant ? Ses doutes se dissipèrent instantanément à la vue du large sourire qu'afficha Largo, la surprise passée.

L : Joy, je t'aime… Je vous aime, lui souffla-t-il en la dévorant des yeux.

La jeune femme resta un instant sans plus pouvoir rien dire ni faire tant sa joie était grande.

J : Bon, je vais…
L : Chercher le médecin, acheva Largo. Oui, ce serait bien d'y aller avant qu'il est terminé sa garde !

Joy rit et lui lança sa veste à la tête.

L : Eh ! Je suis convalescent, faut pas me faire des choses comme ça !
J : T'es surtout un excellent comédien oui !

Le jeune patron du Groupe W et son ange gardien échangèrent un regard complice puis la jeune femme sortit de la pièce le cœur léger.


Les semaines passèrent. Le PDG de la Winch Company était sortit de l'hôpital et avait retrouvé le travail harassant de patron de la plus puissante multinationale au monde. Sa vie était rythmée par des éclats de rire dus aux pitreries du petit Jack, des pleurs causés par le sommeil trop profond du pompier. Malgré l'ambiance plutôt enclin à la déprime, Kim avait décidé de faire fêter à Joy son premier Noël depuis son retour chez " les vivants ", ce qui n'emballée guère la jeune femme. Pour faire plaisir à sa famille et surtout à son neveu, elle avait accepté.

Le jour de Noël se passa dans la plus grande joie pour toute la bande sauf pour la future mère qui arborait un regard mélancolique. Le réveillon se fit dans la joie, le Père Noël vint apporter les cadeaux mais malheureusement il n'avait pas apporté à l'ex-agent de la CIA le cadeau qu'elle avait demandé : le retour de son frère parmi eux pour les fêtes de fin d'année. Le 25 Décembre, le téléphone sonna. Joy décrocha rapidement le téléphone pour que le bruit ne réveille pas tout la maisonnée. Son visage triste au réveil s'éclaira rapidement. L'infirmière venait de lui apprendre que par on ne sait quel miracle Jimmy était sortit de son état jugé désespéré…

Le mois de Mai arriva à grands pas car suite au retour de Jimmy, le jeune couple avait avancé la date de leur union. Tout le gratin mondain était venu assister à ce mariage princier. L'église était magnifiquement décorée avec des lys blancs agrémentés de roses jaunes et orangées. Le marié avait revêtu un costume chic anthracite, égayé par une rose blanche. Joey portait le coussin sur lequel reposait les anneaux. Kim et Astrid avaient choisi comme demoiselles d'honneur ; Simon était témoin et Georgie filmait la célébration. Largo était ailleurs, sa fiancée lui avait promis un superbe cadeau de mariage pour ce jour inoubliable et lui pensait à la nuit de noces. Le prêtre fit entonner la marche nuptiale lorsque Joy, Jimmy et Jack apparurent sur le parvis de l'église. Le milliardaire se retourna et vit la plus belle jeune femme que le ciel lui est permis de regarder. La future mariéée avait à sa droite le deuxième homme de sa vie qui devait la conduire à l'autel. Sa déémarcheé était quelque peu boitillante. Soudain, l'asseméblée retint son souffle en voyant Joy prendre appui sur son fauteuil. Lentement, elle se leva et commençça àà marcher en direction de Winch sétupéfait. Jack tenait la traîîne de sa maman. La émaériée était… somptueuse. Laé robe était d'une siémplicité incroyable éet laissée paraîître son ventre rebondit écar elle était àà sept mois de grosséeésse. La céléébration se déroula sans problèèmes d'aucune sorte.

Le 8 Juillet, on apprit dans la presse que Mme Joy Winch avait donné naissance le 7 Juillet à un petit Lucas, Noah, James Winch. Les parents avaient décidé d'appeler leur fils comme ça car il avait une signification symbolique à leurs yeux. Lucas veut dire lumière en latin. Cet enfant était la lumière qui éclairerait leur existence.

Let me be your Hero

Would you dance
If I asked you to dance?
Would you run
And never look back?
Would you cry
If you saw me cry?
And would you save my soul, tonight?

Would you tremble
If I touched your lips?
Would you laugh?
Oh please tell me this.
Now would you die
For the one you loved?
Hold me in your arms, tonight.

I can be your hero, baby.
I can kiss away the pain.
I will stand by you forever.
You can take my breath away.
Would you swear
That you'll always be mine?
Or would you lie?
Would you run and hide?
Am I in too deep?
Have I lost my mind?
I don't care...
You're here tonight.

I can be your hero, baby.
I can kiss away the pain.
I will stand by you forever.
You can take my breath away.

Oh, I just want to hold you.
I just want to hold you.
Am I in too deep?
Have I lost my mind?
I don't care...
You're here tonight.

I can be your hero, baby.
I can kiss away the pain.
I will stand by your forever.
You can take my breath away.

I can be your hero.
I can kiss away the pain.
And I will stand by you forever.
You can take my breath away.
You can take my breath away.

I can be your hero.

THE END

N.B: J'ai terminé par cette chanson car pour moi elle symbolise tout ce que j'ai voulu mettre dans cette fic.
Sont inclues les paroles de "Everything I do I do it for you" interprétée par Bryan Addams ; "You must love me" interprétée par Evita ; "Tu es toujours là" interprétée par Tina Arena et "Hero" interprétée par Enrique Iglesias.