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Disclaimer: Les personnages ne m'appartiennent pas sauf Kerry Winch et les autres personnages de mon imagination.
Note de l'auteur: Je me suis dis : "Et pourquoi pas une deuxième fic sur Largo ? " et voilà le résultat.
Bonne lecture !
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New York. Samedi 15 Mai 2033. 15h.
_ Le jour de l'enterrement de maman, j'avais dis à papa que je n'irai plus jamais à un enterrement. Que le dernier où j'irai, ce serait le mien. Et là, il m'a dis qu'il serait déçu si je n'allais pas au sien et que je ne fasse pas un de mes fameux discours. Alors je l'ai regardé et je lui ai promis que où que je sois je serais présente ce jour-là... pour lui, rien que pour lui. Et me voilà, ici, aujourd'hui, en train de lire un discours pour son enterrement, qui aurait très bien pu être le mien. Avant de mourir, alors que je le serrais dans mes bras lui disant que ce n'était rien, que c'était une égratignure, il... il m'a rappelé la promesse que j'avais faite et il m'a dit : "Surtout n'oublie pas ton discours, je sais qu'il sera bien" et moi j'ai dit : " il sera bien non pas parce que c'est moi qui l'aura écrit mais parce que tu étais un homme bien".
La jeune femme brune fit une pause, regarda la foule présente puis reporta son attention sur le cercueil. Elle avait refusé que la presse s'approche de la tombe. Le bras droit de son père était présent. Il semblait très touché par sa mort. Quand il avait appris la nouvelle, il était en Irlande avec sa fille. Il avait pris le premier vol pour venir la soutenir. Il avait toujours été présent dans les coups durs . Elle l'avait toujours considéré comme son grand-père. Elle savait que lui-même considérait Largo comme son fils et c'est pourquoi elle avait tenu à ce qu'il soit à ses côtés. Elle n'avait pas besoin de regarder dans sa direction pour savoir qui se tenait à ses côtés. Georgi toujours aussi imposant malgré son âge, avait une main posée sur l'épaule de John Sullivan. Le dernier survivant de l'Intel Unit semblait insensible à cette scène. Mais elle, elle ressentait toute sa douleur qu'il essayait de cacher. L'Intel Unit, une ééquipe à l'éépreuve de tout, sauf des maladies et des accidents. Simon, son cher oncle, qui lui avait tant appris,é était absent. Il avait disparu dans un accident d'avion la veille de ses 15 ans, laissant derrièère lui une veuve et deux orphelins ââé;gés de 18 et 10 ans, John eét Méli. Elle se souvenait de éla réaction de son pèèrée. C'était la premèière fois qu'elle avait vu sonè père s'effondrer, perdre tous ses moyens. Maisé ce n'était pas la deèrnière.
Elle quitta ses souvenirs pour revenir dans le présent sentant l'impatience de l'assemblée, qui n'attendait que sa décision à propos de son héritage. Ces requins lui donnaient envie de vomir. Si ça ne tenait qu'à elle, elle partirait sur le champs. Mais elle se devait de rester pour son père.
_ Peut-être que ce que je vais dire va choquer certaines personnes... mais je pense que mon père est mort comme il aurait voulu mourir. - elle posa une main sur son ventre arrondie - Une chose est sûre : mon enfant pourra être fier de son grand-père.
Quand mon père a décidé d'accepter l'héritage, il ne savait pas à quoi il allait faire face. Il a fait de cet héritage un défi qu'il a su relever avec brio. A ses débuts chaotiques dans un monde qu'il ne connaissait pas, il a su se faire accepter et respecter. Le conseil l'a considéré dès le départ comme un incapable. Mon père, que je considère comme un grand naïf , a montré de quoi il était capable sans avoir les grands diplômes nécessaires. Je me souviens, quand j'étais petite, de la tête qu'il faisait quand il se rendait à un conseil, on aurait dis un enfant qui se rendait pour la première fois à l'école. Et je peux vous dire que après avoir assister à un de ces conseils, j'ai compris mon père. Et par la suite, je l'ai plaint. Je me souviens surtout d'un homme , Michel Cardignac, que Dieu ait pitié de son âme, qui rendait la vie impossible à mon père. Mais heureusement que John éétait là, sinon je pense que mon pèère l'aurait tuéé au moins une dizaine de fois au cours d'une seule éréunion !
John se souvient du jour où le conseil avait confisqué les pouvoirs de Largo. Ce jour-là, Cardignac avait failli avoir le nez cassé ! On peut dire que Largo mettait de l'animation pendant ces réunions, où lui-même avait du mal à rester éveiller. Si Kerry reprenait la direction, les réunions promettait d'être animées. Elle ne lui en avait pas encore parlé, elle semblait vouloir retarder ce moment le plus possible. Et lui n'avait pas encore osé aborder le sujet, se donnant ainsi l'illusion que Largo était encore en vie. Mais ce n'était pas vrai, il fallait vivre avec la réalité et non s'enfermer dans le passé. Elle semblait être la seule à supporter la douleur contrairement à Kerensky qui était affaibli par cette nouvelle perte.
_ Je vois que quelques uns s'en souviennent. Aussi n'en finira-t-on jamais de remercier John de sa précieuse présence au sein de notre groupe. Les colères de John après le PDG le plus riche c'était quelque chose à voir ! Surtout que mon père ne l'écoutait jamais ! Un sacré gamin ! Malgré son mariage avec maman, ça ne l'a pas beaucoup calmé. Enfin si, il y a une chose qu'il a arrêté de faire : draguer. Réputé comme coureur de jupons, beaucoup on eu de mal à réaliser qu'il soit enfin caser. N'est-ce pas John ?
Quelques rires discrets se firent entendre. La jeune femme sourit et reprit son discours.
_ Savez-vous qu'à Bali, on ne pleure pas les morts ? Je l'ai découvert lors d'un de mes voyages. Ils se réunissent et racontent des histoires, des anecdotes, la plupart joyeuse. La première fois que j'ai assisté à une de ses réunions, j'ai été un peu choqué mais après j'ai trouvé que c'était la meilleur façon de quitter un être cher à votre cœur. Et je pense que mon père aurait voulu qu'il en soit ainsi pour lui. Alors je vais continuer dans les histoires heureuses, comme le mariage de mes parents. Bien sûr, je n'étais pas présente et je ne pourrai pas vous raconter avec précision cet événement. Mais pour la plupart vous la connaissez. Qui aurait pu penser, même imaginer que ma mère épouserait mon père et donnerait naissance à un être aussi merveilleux que moi ! - rire- Une célèbre avocate épouse en seconde noce le play-boy milliardaire Largo Winch! C'éétait à la une des journaux aussi bien ééconomiques que people pendant plusieurs semaines. Je les ai chez moi d'ailleurs, c'est ma mèère qui me les avait donéné et je les ai toujours gaérdé avec moi. Aucun ne pensait que çça durerait aussi longtemps. Mais il a fallu que la téragédie interviennent dans ce conte éde fée. Excusez-moi, j'avais dis que je ne parlerai pas de sujet triste mais il faudra bien en parler puisque il faut vivre et aller de l'avant. Et il n'y a rien de mieux pour exorciser ses peurs que d'en parler. Mais revenons-en àà l'histoire de Tara Meiner et Largo Winch, l'histoire d'un coup de foudre. Mes parents me racontaient l'histoire de leur premièère rencontre en riant, en pensant que ce jour-làà ils avaient failli se taper dessus tellement ils ne se supportaient pas. Puis, ilsé éont éété amenéà à se rencontrer de nouveau. Leur deuxèième rencontre ne s'est pas miéeux passée, puisqueé éils onét été enlevé ensemble par une organisation contre laquelle luttait mes parents. On peut dire que cela leur a permis de se rapprocher, mais heureusement ççaé n'a pas duré longtemps grââcàe à l'intervention de l'Intel Unit et surtout grââàce à ma tante Joy. Et ils se sont un peu perdus de vue du fait de leur occupations respectives. Nous arrivàons à la partie de l'histoire que éje prèéfère : l'èenlèvement de èma mère par èmon père è! Ma mère me racontait cette histoire avec dans les yeux dées milliers d'étoiles. Je trouve cette histèoire très romantiquèe. Mon père avec l'aide de mon onécle Simon, qui était en fait son meéilléeur ami, éa préparé cette opération àde A à Z. Profitantè que ma mère avait peu dàe cas à traéiter, il lui a donné rendez-vous dans son appartement pour un dîîner aux chandelles. Au cours de ceé repas, il l'a droguée éet quéand elleé s'est réveillée, elle étaéit sur une îîle èdéserte près des côôtes dée l'Irlande. Ils ont passé une semaine tous seuls sans les contréaintes de leur vie en perpétuel mouvement. Mes parents venaienét d'affronter des difficultés sentimentales qui les avaient affaiblis et rendus plus prudents dans leurs relaètions.è Ma mère après un divorce difficile mit longtemps avant d'avoir confiance en cette nouvelle relation. Il éest vrai qu'il n'est pas aisé de sorétir et d'avoir une relation sérieuse avec un play-boy émilliardaire, j'eén ai eu l'expérience. Ils ont vécu chacun chez euxà jusqu'à l'officialisation de leur couple dans les journaux. Pour une fois, je remercie ceux-ci pour leur intervention !é Un ans plus tard, dans la discrétion la plusé totale, ils se sontà mariés à New York. Le mêême jour, ma tante Joy Arden devenait Madame Georgi Kerensky et par la mêême èoccasion la mère d'un gaçrçèon qui m'es très procheé aujourd'hui. Joy qui nous a quitté&agérave;, il y a à péeéine, éun aén emportée par un cancer généralisé. C'était la meilleu&eégrave;r amie de mon père eèt ils étaient très proches. Sa mort avait encore plèus affaibli mon père qui se remettait avec beaucoup de mal de la mort de maman.
Elle se souvenait d'elle, de sa joie de vivre. C'est avec beaucoup de mal que son père l'avait convaicu de prendre sa retraite. Pour qu'elle continue d'être active, Largo l'avait nommée conservatrice de sa collection d'art lui permettant ainsi de vivre pleinement sa passion. Elle lui avait beaucoup appris. Simon, Joy, Georgi et son père formait une famille, une vrai famille. Et elle n'aurait pu rêvé mieux. Elle se tourna vers Luka et lui sourit. Il se tenait à côté de son père et de sa soeur qui était le portrait de Joy. Il répondit à son sourire avec tendresse. Puis, elle repensa à ce qui s'était passé une semaine plus tôt, ce jour qui avait basculé dans l'horreur. Elle n'arrêtait pas de faire des cauchemars depuis la prise d'otages, mais elle ne voulait surtout pas en parler aux autres. Elle voulait rester forte pour tous. Elle devait tenir ce trait de caractère de son père. Les larmes lui vinrent aux yeux en pensant au geste de son père, mais elle les refoula. Le plus beau geste que l'on puisse faire : donner sa vie pour sauver celle de son enfant et aussi de son petit-fils. Son pèère éétait mort comme il avait véécu : en proétégeant les siens. Son pèère voulait qu'elle vive et qu'elle soit heureuse. Et ce n'est pas en se morfondant, qu'elle allait lui montrer que son geste avait servi àà quelque chose. En arrivant au cimetèière, elle ne savait pas encore ce qu'elle allaité décider àà propos de soén héritage. Maintenant, elle savait. Elle allait accepter et personne ne l'empêêcherait de continuer le travail de sonè père. En èespèrant qu'elle fesait le bon choix, elle reporta toute son attention sur son discours. Il sera bien assez tôôt pour aborder le sujet avec les requins mais elle ne repoussera pas le moment : ésa déciésion était prise.
Une chose était sûre : c'était bien la fille de Largo. Il avait vu brillait un éclair de détermination dans ses yeux, ce qui lui rappelait Largo quand il prenait une décision et que Joy ou lui-même n'était pas d'accord. Joy. Elle lui manquait terriblement. Cela avait été très dur pour lui de la voir allongée dans son lit, impuissante, elle qui ne pouvait pas s'arrêter de bouger. Il passa une main sur son visage comme s'il voulait effacer le passé, mais il savait que ce n'était pas possible. Il sentit Luka lui serrait tendrement le bras comme pour lui qu'ils étaient là et qu'ils n'allaient pas disparaître. Il regarda Kerry avec attention et remarqua que ses traits étaient plus marqués qu'au début de son oraison funèbre. Il devina alors qu'elle avait fait son choix : elle allait prendre la succession de son père.
_ Après son mariage, mon père s'est un peu calmé mais dès que l'aventure pointait le bout de son nez, il ne pouvait s'empêcher de courir après ! Un goût qu'il partageait pleinement avec Simon mais modérement avec Joy et Kerensky. C'est de lui que je tiens ce goût de l'aventure qui fait de moi ce que je suis. Malgré la mort de mon père, je tiens à dire que je ne regrette pas sa mort car c'est ce qu'il aurait voulu que je fasse : continuez à vivre dans le présent mais ce n'est pas pour autant que je l'oublierai. Il tient une place importante dans mon coeur près de ma mère, de Simon et de Joy. Je remercie encore mon père pour avoir donner sa vie pour la mienne et si j'avais été à sa place, j'aurai fait la même chose. Et pour finir, je tiens à dire une phrase importante à mes yeux : il a essayé de faire les bons choix et je crois qu'il a réussi.
Elle regarda une dernière fois la foule présente pour ce triste jour et s'éloigna vers les voitures. Malgré tous ses beaux discours, elle ne voulait pas voir son père mis en terre. Elle irait se receuillir plus tard dans la soirée quand tous les vautours seraient partis. Elle se dirigea lentement vers sa voiture et monta dedans. Elle mit le contact.
Une explosion se fit entendre et c'est avec effroi qu'ils virent la voiture en feu. Luka se précipita sachant malgré tout qu'elle était morte.
FIN
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