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Note de l'auteur: Voilà, ma fic (merci à K'ren
pour le feed back). (gros bisous à Wendy pour les corrections !) J'espère que ça va vous plaire !
Gros poutous à tous !!! Lyse. |
...
-Nooooonnnnn !!!!
La jeune femme venait de se réveiller en sursaut !Que s'était-il passé ?
Ca y est , elle se souvenait ce n'était qu' un rêve, un horrible rêve, mais ce n'était rien, ça allait passer !
Elle se leva et prit une douche froide pour se remettre les idées en place. Puis elle prit son petit déjeuner et partit travailler !
Pourtant elle n'arrivait pas à oublier ce rêve. Des flashs lui revenaient sans cesse. Mais non, ça ne pouvait pas être ça, cela faisait des années qu'elle n'avait plus eu ses étranges visions ! En fait, la dernière fois qu' elle les avait eues c'était quand sa mère était morte ! Elle avait vu toute la scène se dérouler sous ses yeux plusieurs fois, mais elle n'avait pas pu empêcher le drame de se produire. Depuis elle s'était refusée à en avoir de nouvelles et pensait les avoir fait disparaître à tout jamais !
Sans s'en rendre compte, elle était arrivée devant le Groupe W .
Elle allait directement au Bunker. Après tout Largo ne devait pas encore être levé car il était sorti avec Simon en boîte !
Elle entra dans la pièce toujours perdue dans ses pensées.
G :-Bonjour Joy !
J :- …
G La terre appelle Joy Arden !!! Ouhou tu m'entends ?
J Oh bonjour Georgi, excuse-moi j'étais perdue dans mes pensées !
G :-Je vois ça ! Dis-moi ça ne va pas ?
J Pourquoi tu me demandes ça ? Lui répondit-elle intriguée par sa question.
G :-Ben tu m'as appelé Georgi, généralement quand tu m'appelles Georgi c'est que tu as quelque chose à me demander ou que tu as un problème !
J :-Non je n'ai rien à te demander et tout va bien !
G :-Tu en es sûre ?
J Oui sûre et certaine ! Je te remercie de ta sollicitude !
G :-Bon puisque tu en es sûre, je retourne à mon travail !
J :-A parce que tu l'avais quitté ? Lui dit-elle en souriant.
Chambre de Simon 11h30
L :-Simon, Simon, SIMON DEBOUT FAINEANT !!!!!!
S Hein, quoi, comment mais Largo, ça va pas de crier comme ça à cette heure-ci, j'ai eu une nuit agitée moi !!!!
L :-Je te signal que ça fait une heure que j'essaie de te réveiller par tous les moyens ! Il est 11h30 et tu pars pour Berlin aujourd'hui, ne l'oublie pas !
S Ouaih et c'est pour ça que tu me réveilles ? (toujours de très bonne humeur quand on le réveille notre Simon)
L :-Ben y faut bien, ton avion part dans une heure !
S :-Tu plaisante là ?
L :-Non je te l'ai dit 150 fois hier, mais comme d'habitude tu ne m'écoutais pas ! Bon dépêche toi de te préparer, les deux autres doivent nous attendre !
Bunker 11h45
G :- Hé bien c'est à cette heure-ci que l'on arrive ? Il avait dit ça sans décoller les yeux de son si précieux ordinateur !
L :-Ben, c'est à cause de Simon, ça fait un heure que j'essaie de le réveiller !
S Oui c'est toujours de ma faute avec toi !
L :-Bien sûr, moi, il y a longtemps que je suis réveillé, j'avais une réunion avec John et Cardignac à 8h30 précise donc je n'ai pas pu faire la grasse matinée MOI !!!!
S :-C'est la meilleure ça, tu entends ça Joy ?
S :- Hé Joy, je te parle !
J :-Tu disais, Simon ? Lui dit-elle sortant de ses pensées.
S :-Rien laisse tomber !
L :-Bon Simon, c'est pas que je veuille te chasser, mais il est l'heure d'y aller si tu ne veux pas rater ton avion ! Puis se tournant vers Joy, Tu viens avec nous à l'aéroport ?
Aéroport, ce mot la fit frissonner !
L :-Joy, ça va ? Tu frissonnes , tu es malade ?
J :-Non je n'ai rien, mais qu'est-ce que vous avez tous à me demander si ça va aujourd'hui ? Je vais très bien !
Mais elle savait qu'elle n'allait pas si bien que ça. Les images de son rêve ne cessaient de la hanter et elle ne pouvait s'empêcher de se demander si tout cela n'était qu'un simple rêve… ou une vision ! …Non ce n'était qu'un rêve stupide, trancha-t-elle ! Ne sois donc pas stupide Joy !… Mais pourtant… et si c'était plus que ça ?…Plume d'aigle l'avait prévenue : " Tu ne peux pas faire disparaître ton don Joy ! Il te vient de ta grand-mère et tu ne pourras pas t'en débarrasser juste sur un coup de tête ! "
Un coup de tête, non ce n'avait pas été un coup de tête ! Elle ne voulait plus avoir de visions et ça faisait 10 ans qu'elle n'en avait plus eu ! Et c'était très bien comme ça ! Elle ne voulait pas de ce don qui ne lui faisait voir que des horreurs auxquelles elle ne pouvait rien changer ! La preuve : elle avait vu sa mère mourir et n'y avait rien pu faire !
L :- Alors tu viens ? Largo étais sorti du Bunker et se rendant compte qu'elle ne les suivait pas, il était revenu la chercher .
J :- Oui j'arrive !
Voiture de Largo 13h15
Simon avait eu son avion et venait de partir pour Berlin. Largo lui avait répété un million de fois de ne pas oublier d'aller dire bonjour à Jake et à Diana de sa part . Puis après les dernières embrassades, Simon était enfin parti !
Le voyage du retour se passa très silencieusement. Largo observait Joy toujours perdue dans ses réflexions en se demandant ce qui tracassait tant la jeune femme ! Oh il avait essayé de lui en parler, mais à chaque fois, elle l'avait envoyé sur les roses !Alors il décida d'abandonner se disant qu'il finirait bien par le savoir tôt ou tard !
Bunker 17h
L :- Bon on arrête là pour aujourd'hui, je suis épuisé, la réunion de ce matin m'a tué !
G :- C'est la réunion de ce matin qui t'as tué ou la soirée d'hier ?
L :- Les deux, je crois, je ne suis plus habitué à sortir comme ça !
J :- Comme si tu y avais été forcé ! Bon sur ce, j'y vais alors ! A demain !
Elle quitta la pièce laissant Largo et Georgi dans le Bunker.
L :- Tu sais quelque chose ?
G :- De quoi tu parles ?
L :- De ce qui a tracassé Joy toute la journée. Tiens !
G :- Non je ne sais rien, je lui ai demandé si ça allait et elle m'a dit que tout allait très bien !
L :- Et tu n'as pas essayé d'en savoir plus ?
G :- Tu la connais si elle ne veut rien dire, c'est pas la peine d'insister ! Mais et toi, tu ne lui as rien demandé ?
L :- Tu as vu comment elle m'a envoyé paître tantôt ! Donc moi non plus, je n'ai pas insisté, mais ça m'inquiète beaucoup, je ne l'ai jamais vu aussi inquiète !
G :- Bah on finira tôt ou tard par le savoir !
L :- Ouais, bon moi aussi j'y vais, à demain alors !
G :- C'est ça à demain !
Une semaine plus tard, appart de Joy 00h27
-Largo fais attention, couche toi , Largo, LARGOOOOOO.
-Joy , il est mort !
-NON
Elle se réveilla en sursaut ! Encore et toujours ce foutu rêve ! Ca faisait une semaine qu'elle le faisait tous les soirs et qu'il la hantait la journée. Elle n'arrivait plus à se concentrer sur ce qu'elle faisait et son travail s'en ressentait !
Elle ne savait pas ce qui était le pire ce rêve qui la hantait chaque nuit ou bien le fait que Simon soit revenu de Berlin avec Diana ! Elle était complètement perdue ! Elle savait qu'elle devait parler de tout cela avant d'exploser, mais à qui ?
A Largo ? Non depuis que Diana était revenue et qu'elle lui avait montré une photo de Nério (qui sous-entendrait qu'il serait encore en vie), il n'avait plus d'yeux que pour elle et se montrait froid et hautain avec ses amis!
A Kerensky ? Elle se voyait mal en train d'étaler ses problèmes devant lui et lui faire des confidences !
Simon ? Mais oui, voyons pourquoi n'y avait-elle pas pensé plutôt ? D'habitude, dès qu'elle avait un problème qu'elle ne pouvait pas résoudre seule, elle se tournait vers lui !
Oui Simon , il faut que je lui parle ! Elle prit le téléphone et composa le numéro de Simon :
S :- Aaaaaallô, j'espère pour vous que c'est urgent ! Répondit-il en baillant.
J :- Simon, c'est Joy, excuse moi de te déranger, mais il faut que je te parle !
S :- Joy, tu sais qu'il y a des gens qui dorment la nuit !
J :- Je suis désolée, mais je dois vraiment parler à quelqu'un, mais… (elle avait dit ça au bord des larmes et Simon l'avait senti. Après tout depuis le temps qu'il travaillé ensemble il la connaissait bien !)
S :- Je prends une douche et j'arrive. (la coupa-t-il !)
15 minutes plus tard, Simon était chez Joy
S :- Alors dis-moi ce qui te tracasse autant depuis une semaine !
Alors elle lui raconta tout, la mort de sa mère, ses visions, et le rêve qui la perturbait depuis une semaine (ils étaient tous les trois dans un aéroport pour retrouver Nério lorsqu'une fusillade éclata, elle demanda à Simon d'appeler Kerensky en renfort, mais celui-ci avait démissionné pour une raison qu'elle ignorait. Puis la situation se corsa et elle vit un homme viser Largo, mais elle ne fut pas assez rapide et Largo s'écroula. Elle et Simon s'approchèrent de lui, mais il était trop tard et Largo était mort !)
Joy ne s'était pas rendue compte qu'elle s'était mise à pleurer en racontant tout cela à Simon qui la serrait tendrement dans ses bras !
Il la berça un bon moment assis sur le canapé jusqu'à ce que celle-ci s'endormit !
Le lendemain matin 8h, appart de Joy
S :- Alors la belle au bois dormant ça va mieux ?
J :- Oui, je te remercie beaucoup Simon !
S :- Tu n'as pas à me remercier. C'est à ça que servent les amis.
J :- Je sais mais merci quand même, car sans toi, je sais pas ce que j'aurai fait !
S :- Je n'ai rien fait de si extraordinaire que ça . Bon j'ai préparé le petit déj', tu viens ?
J :- Toi, tu as préparé le petit déj ?
S :- Mais oui, ne sois pas si étonnée, il y a plein de choses que tu ignores sur le grand Simon Ovronnaz !
J :- Ah Simon, tu ne cesseras jamais de m'étonner !
S :- Allez viens goûter au sublime petit déj que j'ai préparé rien que pour toi ?
J :- Allons donc goûter ça !
Bunker 9h20
J et S :- Bonjour Georgi, alors comment ça va aujourd'hui ?
G :- Ca va, Largo veut vous parler .
S :- Qu'est-ce qu'il nous veut ?
G :- ça je ne sais pas ! Si tu veux le savoir, va le voir !
J :- Et il est où ?
G :- Dans son bureau avec Diana !
A l'annonce de son nom, Joy fit une grimace ! Diana, encore et toujours Diana ! Depuis qu'elle était revenue, elle lui gâchait vraiment la vie.
Simon et Joy se rendirent dans le bureau de Largo.
L :- Mais où étiez-vous donc passés ?
S :- Bonjour Largo, oui ça va très bien merci et toi ?
L :- Simon, j'ai reçu un message de mon père, il a réussi à s'échapper et il nous attend dans un entrepôt à l'aéroport de Montréal !
J :- Largo, on ne doit pas y aller !
L :- Et pourquoi ?
J :- Parce que…
L :- Parce que quoi Joy ? Parce que tu es égoïste et que tu ne veux pas que je retrouve mon père c'est ça.
Joy en avait les larmes aux yeux, quant à Simon, il allait se ruer sur Largo pour lui donner une correction qu'il aurait bien mérité, mais à ce moment Diana fit son entrée dans le bureau et coupa Simon dans son élan.
D :- Mais qu'est-ce qui se passe ici ?
L :- Rien ma chérie j'étais entrain d'expliquer à Simon et à Joy que celui qui n'étais pas d'accord pour venir avec moi pour retrouver mon père pouvait toujours prendre la porte !C'est le moment où jamais de vous décider, mais après, c'est pas la peine de vouloir revenir !
Sur ces mots, Simon voulut quitter la pièce, mais croisant le regard implorant de Joy , il se ravisa.
L :- Bon maintenant que les choses sont claires, on peut y aller. Le jet nous attend ! Puis se tournant vers Diana : à tout à l'heure ? mon amour et il l'embrassa.
D :- A tantôt, je t'aime Largo !
Jet de Largo : 10h
Le climat était tendu dans l'avion. Largo commençait à se rendre compte de ce qu'il avait dit à ses amis et regrettait de s'être ainsi attaqué à Joy ! Soudain Kerensky apparut, le coupant dans ses réflexions, il leur expliqua les dernières découvertes qu'il venait de faire. Lorsqu'il eut fini, Simon coupa la caméra et montra à Joy et à Largo (à contre cœur) une photo représentant Kerensky et l'un des hommes qui avait enlevé Nério.
Kerensky vu le débat via la deuxième caméra que Simon avait oublié de couper et furieux contre le manque de confiance de ses " amis ", il enregistra un message de démission et quitta le Bunker !
Lorsque la conversation sur la taupe du groupe W fut close, tout le monde retourna dans son coin et le reste du voyage se termina sans que plus personne ne s'adresse la parole !
Simon regardait Joy d'un air compatissant mais lorsque son regard se posait sur Largo, celui-ci pouvait remercier le ciel que Simon n'ait pas de fusils à leur place !
Joy, elle, était très anxieuse et appréhendait ce qui allait se passer : - Mon Dieu faites que tout ceci se termine bien, que ce ne soit qu'un rêve. Bon sang, mais que nous est-il arrivés ? Pensait-elle tout en regardant par le hublot.
Quant à Largo, il était omnibulé par l'idée de retrouver son père. Après tout il serait bien temps d'avoir une conversation avec ses amis, plus tard.
Aéroport de Montréal, entrepôt désaffecté
L :- Héo y a quelqu'un ?
A ce moment Nério sortit de sa cachette, mais le père et le fils n'eurent pas le temps de se retrouver car une fusillade éclata.
Joy demanda à Simon d'appeler Georgi, mais il n'eut pour seule réponse que la bande enregistrée dans le Bunker.
-Ca y est, lui dit Joy, ça se réalise, mais cette fois je ne laisserai pas faire, je ne veux pas perdre Largo !
C'est à cet instant qu'elle se retourna et vit l'homme de la photo tenir Largo en joue. Il tira, mais Joy s'interposa et prit la balle qui était destinée à Largo dans la poitrine !
Simon vit toute la scène et se précipita sur Joy dès que la fusillade fut terminée (en effet les membres de la commission avait déjà quitté l'entrepôt en emmenant Nério avec lui ).
Largo était déjà près de Joy, il la prit dans ses bras, des larmes commençant à couler sur ses joues.
Joy se tourna vers Simon : Tu as vu Simon, j'ai réussi.
S :- Oui tu as réussi, mais maintenant bats-toi, ne nous laisse pas tomber !
Sur ces mots, il se mit à pleurer et elle ferma les yeux.
Aéroport de Montréal
Lorsque l'ambulance partit avec Joy à son bord, elle laissa un Largo complètement perdu et un Simon dans un état de léthargie que jamais on aurait pu soupçonner !
Mais que c'était-il donc passé ? Qu'avaient-ils tous bien pu faire pour mériter un tel sort ?
Plus rien n'était comme avant ! Il y a deux semaines à peine, ils étaient tous les meilleurs amis du monde ! Ils se confiaient pouvaient tous compter les uns sur les autres . Et maintenant tout avait basculé !
Soudain Simon sortit de sa léthargie, Joy était dans cette ambulance entre la vie et la mort et elle avait besoin de soutient, de leur soutient !
Il tapa sur l'épaule de Largo et le traîna jusqu'à la voiture. Ils étaient à 5 minutes à peine de l'hôpital.
Au même moment, appart de Kerensky
Georgi était devant son cher ordinateur, faisant des recherches pour la Commission Adriatique ! Et oui comme Joy l'avait si bien prévu, il avait été contacté par la Commission dés que celle-ci avait appris qu'il avait claqué la porte du Bunker et donné sa démission en ayant surpris une conversation dévoilant le soi-disant peu de confiance des autres membres de l'Intel Unit !
En effet, lorsque Georgi avait découvert qu'il y avait une taupe au Bunker et qu'il en avait fait part aux autres, Joy était sortit de ses gonds : " Puisqu'ils veulent nous séparer et
bien on va leur donner ce qu'ils veulent ! "
Les autres l'avaient regardée sans comprendre où elle voulait en venir ! Son plan était très simple ! Puisqu'on les avait infiltrés pour les séparer, ils allaient donner à la Commission ce qu'elle voulait !
Il fallait que l'un des membres de l'IU se sente rejeté par le manque de confiance des autres et démissionne car pour Joy si la Commission voulait les séparer c'était pour se servir de celui qui allait rester sur la touche pour exploiter ce qu'il savait sur l'IU et ainsi la détruire ! Mais qui allaient-ils choisir ?
C'est la Commission qui leur donna la réponse en leur envoyant la fameuse photo de Kerensky avec l'homme qui avait kidnappé Nério !
Et comme Joy l'avait prévu, la Commission était tombée dans le panneau et avait contacté Kerensky dès qu'elle avait été informée par Marissa du départ mouvementé de celui-
ci !
Hôpital de Montréal 1h30 du matin
Cela faisait trois heures que Joy était au bloc opératoire. Simon et Largo étaient dans la salle d'attente. Trois heures qu'elle était dans ce bloc et ça leur semblait une éternité qu'elle y était et plus les heures passaient, plus ils avaient peur qu'on leur annonce la pire des nouvelles !
Depuis ces trois heures, ils ne s'étaient pas adressée la parole !
L :- Mais bon sang, que s'est-il passé, que nous est-il arrivé ?
S :- Ben t'as déconné mon pote !
L :- Attends là, moi j'ai déconné ?
S :- Oui tu as déconné, tu nous as tous traités comme de la merde, surtout Joy et regarde où tout ça nous a mené !
L :- Comment ça comme de la merde !??
S :- Comme si tu ne le savais pas ! Depuis que Diana est revenue, tu n'as plus d'yeux que pour elle, tu nous traites tous comme de simples employés devant t'obéir au doigt et à
l'œil ! Et pour Joy c'est encore pire ! Franchement tu ne mérites pas le millième de ce qu'elle a fait pour toi !
L :- C'était à ce point là ?
S :- Ne me dis pas que tu ne t'en étais même pas rendu compte !?
L :… .
Mais Largo n'eut pas le temps de répondre car le médecin venait de sortir de la salle d'op. et se dirigeait vers eux.
S :- Alors docteur, comment va-t-elle ?
M :- Pas très bien malheureusement ! Elle a était grièvement touchée et a perdu beaucoup de sang
S :- Quelles sont ses chances ?
M :- Je ne saurais vous le dire tout dépend d'elle mais disons que les 48 prochaines heures seront les plus critiques mais plus elle restera dans le coma plus elle risque d'avoir de graves séquelles !
L :- Est-ce que l'on pourrait la voir ?
M :- J'aimerai encore attendre 2 heures avant de vous y autoriser. Une infirmière viendra vous chercher pour vous conduire auprès d'elle tout à l'heure !
L :- Bien merci beaucoup docteur !
M :- Ce n'est rien, je ne fais que mon métier ! Monsieur Winch, Monsieur Ovronnaz, je dois y aller maintenant ! A tout à l'heure !
S :- Bien merci encore docteur et à tout à l'heure alors.
Appart. de Georgi
G :- Kerensky.
S :- Georgi c'est Simon, y a un problème., tout a foiré., et Joy., Joy a été touchée ! On ne sait pas si elle va s'en sortir…
G :- Où êtes-vous Simon ?
S :- A l'hôpital Ste Elisabeth à Montréal.
G :- Bien je serais là dans un peu moins de deux heures !
S :- Merci Georgi .
Mais il avait déjà raccroché ! Bien sûr il savait que ça allait finir par arriver mais depuis le temps qu'ils travaillaient ensemble, il avait oublié que ça restait possible!
Il éteignit son ordinateur et quitta son appart. Pour se rendre à l'aéroport où le jet l'attendait.
Hôpital Ste Elisabeth 2h49
Depuis que le médecin les avait quittés, Simon et Largo étaient restés silencieux pensant chacun dans son coin à la fragilité de la vie et aux bons moments qu'ils avaient passés avec Joy depuis qu'ils s'étaient rencontrés, et à tous ceux qu'ils auront dès qu'elle sera sortie de ce fichu coma.
L :- Simon.
S :…
L:- Siiiimon!
S:- Quoi?
L :- Est-ce que je peux te poser une question ?
S :- Ben tu viens de faire quoi à l'instant ?
L :- Dis-moi, sais-tu ce que voulais dire Joy quand elle t'a dit qu'elle avait réussi ?
S :- De quoi tu parles ?
L :- Tout à l'heure, dans l'entrepôt, elle t'a demandé si tu avais vu et qu'elle avait réussi ! Mais réussi quoi ?
Alors Simon se mit à raconter à Largo tout ce que Joy lui avait confié la fameuse nuit où elle l'avait appelé en larme !
L :- Mais pourquoi ne m'en a-t-elle pas parlé ?
S :- Largo, tu étais si froid avec elle qu'elle n'a pas voulu le faire !
L :- Mais pourquoi., Pourquoi je l'ai traité de cette manière ?
S :- Ca c'est une très bonne question ! Tu sais Largo, Joy tient beaucoup à toi et tu l'as profondément blessée.
L :- Je ne voulais pas la blesser, tu sais je l'aime Simon !
S :- ….Tu peux me répéter ce que tu viens de me dire !
L :- Je l'aime, je suis fou d'elle et je ne sais pas comment j'ai fait pour vivre sans elle toutes ces années !
S :- Alors pourquoi lui fais-tu ça ? Pourquoi la fais-tu souffrir autant ? Et pourquoi sors-tu avec Diana si tu aimes Joy tant que cela ?
L :- Parce que j'ai peur !
S :- Mais t'as peur de quoi ?
L :- De la perdre, de lui annoncer que je l'aime et de la faire fuir !
S :- C'est ce que tu vas réussir à faire si tu continues sur cette voie. Tu sais même si elle en a l'air, elle est loin d'être aussi solide que ça, au contraire, c'est quelqu'un d'extrêmement fragile notre petite Joy! Si tu veux mon avis dis-lui que tu l'aimes et qu'elle représente tout pour toi ! Ouvre-lui ton coeur , bon sang un peu de courage Largo !
L :- Merci Simon je crois que c'est ce que je vais faire si elle s'en sort !
S :- Elle va s'en sortir et tu n'as pas le droit de croire le contraire !
Sur ces entre-faits Kerensky arriva !
G :- Dites-moi que s'est-il passé ?
Malgré l'air neutre et froid qu'il avait essayé de se donner, la voix du Russe était tremblante et plus Simon lui expliquait l'affaire plus il avait l'air affligé ! Il s'en voulait tellement de ne pas avoir était là pour les aider pour empêcher ce drame de ce produire. Bien qu'au départ lui et Joy avaient eu quelques problèmes pour s'entendre, tout s'était arrangé et dorénavant il la considérait un peu comme sa petite soeur et il ne tolérait pas qu'on la fasse souffrir ou que l'on touche à un seul de ses cheveux ! Celui qui l'avait touché, allait le payer très très cher !
Infirmière : - Messieurs vous pouvez aller voir Mlle Arden maintenant et le médecin viendra vous voir vers 5 heure lorsqu'il aura fini ses visites !
L :- Merci beaucoup Mademoiselle !
Chambre de Joy 3h22
Elle était là, allongée sur un lit, le teint si pâle qu'il rivalisait avec la blancheur des draps et pourtant, elle ne semblait pas souffrir, elle paraissait si sereine, si paisible !
Largo et Simon s'assirent de part et d'autre du lit lui prenant chacun une main.
S :- Et ma belle ,si tu avais besoin de dormir tu n'avais qu'à le demander au lieu de nous faire une telle frayeur !
G :- Il a raison Pétruchka, il est temps de faire un tout petit effort et de te réveiller tu ne vas quand même pas laisser cette foutue Commission gagner. Hein !
Puis, ils restèrent un bon moment sans parler. Le simple fait de la voir , de savoir qu'elle respirait même si elle était dans le coma les rassurait un peu.
Comme prévu à 5 heure, le médecin passa les voir pour parler de son état et leur conseilla d'aller se reposer quelques heures :
" Si elle se réveille et qu'elle vous voit dans cet état je ne pense pas qu'elle sera très ravie. Allez vous reposer et si il y a le moindre changement, je vous appellerai. "
Nos trois amis partir en quête d'un hôtel pour y louer une chambre et ainsi se " reposer " bien qu'ils savaient qu'ils ne fermeraient pas l'oeil !
Hôtel Royal de Montréal : Chambre de Largo 9h
Quelqu'un frappa à la porte, c'était Simon, il avait une tête de déterré. Quand Largo lui ouvrit, il pu voir que lui non plus n'avait pas bonne mine !
L :- As-tu réussi à dormir toi ?
S :- Je me suis endormi une heure très difficilement tout ça pour rêver de ce foutu hangar et de me réveiller en sursaut et toi ?
L :- Pas moyen, à chaque fois que j'avais le malheur de fermer les yeux, je revoyais Joy allongée sur le sol, perdant son sang … As-tu des nouvelles de Georgi ?
S :- Oui, il n'a pas réussi à dormir lui non plus, il s'en veut beaucoup de ce qui s'est passé, de ne pas avoir été là avec nous pour nous aider !
L :- Le seul responsable c'est MOI !
S :- Ne dis pas des bêtises pareilles, le responsable c'est celui qui lui a tiré dessus. As-tu parlé à Diana ?
L :- Oui, je viens de raccrocher. Je lui ai expliqué ce qui s'était passé, mes sentiments pour Joy, etc.
S :- Et elle l'a pris comment ?
L :- Très bien, elle m'a dit qu'elle s'en doutait et qu'elle savait que je me rendrais compte de mes sentiments pour Joy tôt ou tard. Maintenant, elle fait ses valises et retourne à Berlin !
S :- Comme ça au moins t'es fixé ! Bon, maintenant, on peut aller voir Joy ?
L :- On attend pas Georgi ?
S :- Non, il fait des recherches pour trouver la taupe, il viendra nous rejoindre plus tard !
L :- Bien, ok, y va alors ! Simon, je voulais…Enfin, je voulais m'excuser pour tout ce que je t'ai fait subir ces 2 dernières semaines…
S :- Tu sais mon pote que c'est déjà pardonné mais ne me refais plus jamais ça compris ?
L :- Promis ,et si jamais ça me reprend, donne moi un bon coup de poing pour me remettre les idées en place !
S :- Ca y faudra pas me le dire 2 fois ! Bon t'es près maintenant ?
L :- Oui allons-y !
Hôpital Ste Elisabeth 9h45
M :- A Monsieur Winch, j'allais justement vous appeler.
L :- Il y a un problème avec Joy docteur ?
M :- Calmez-vous Monsieur Winch , Mlle Arden vient de se réveiller à….
Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase car Largo venait de se précipiter dans la chambre de Joy . Celle-ci était allongée, les yeux fixant le plafond .
Winch frappa sur l'embrasure de la porte
L:- Je peux entrer?
J :- Ca dépend…
L :- Ca dépend de quoi ?
J :- De toi…
L :- Joy, tu m'as fait tellement peur, si tu savais à quel point je m'en veux pour tout ce qui s'est passé !
Mais elle n'eut pas le temps de lui répondre, Simon venait d'entrer dans la pièce et de se précipiter sur elle pour la saisir dans ses bras.
J :- Aïe, Simon mais ça va pas la tête !
S :- Désolé ma belle mais si tu savais comme tu nous as fait peur et comme tu m'as manqué !
J :- Ca va mais la prochaine fois ne me serre plus aussi fort !
S :- A condition que tu me promettes qu'il n'y aura pas de prochaine fois !
J :- En tout cas je ferai tout mon possible pour l'éviter ! Mais que s'est-il passé ?
S :- Tu veux vraiment le savoir ?
Devant le regard suppliant de Joy, il lui raconta tout ce qui s'était passé. Joy l'écoutait attentivement, se remémorant au fur et à mesure du récit de Simon ,les événements qui s'étaient déroulés ces 2 dernières semaines !
Soudain, le téléphone de Largo sonna.
S :- c'était qui ? (lui demanda Simon dès qu'il raccrocha)
L :- Kerensky, il a découvert la taupe et a pu retrouver la planque de la Commission !
J :- Qui est la taupe alors ?
L :- Marissa !
S :- Ben ça alors j'étais loin de m'en douter !
J :- Oui moi aussi !
S :- Et pour la Commission ,on fait quoi ?
L :- Kerensky s'en est déjà chargé, il a envoyé quelques uns de nos gars mais la planque était vide. Il n'y avait que le corps du kidnappeur de mon père !
S :- La Commission l'a supprimé ?
L :- Apparemment !
S :- Et Georgi, il fait quoi maintenant ?
L :- Il arrive.
Quelques minutes plus tard Georgi arriva avec le médecin.
G :- Alors Pétruchka, tu t'es enfin décidée à te réveillée ? (lui dit-il en la serrant à son tour dans ses bras).
J :- Bonjour Georgi, Je suis vraiment désolée pour Marissa !
G :- Hé, ne t'en fais pas pour ça va ! Occupe-toi plutôt de te reposer et de te remettre de tout ce qui s'est passé !
J :- Tu ne vois pas que je suis prête à retourner travailler ! Sur ces mots, elle essaya de se redresser dans son lit mais lorsqu'elle fit le moindre effort, elle ne pu réprimer un gémissement de douleur tout en retombant sur son lit !
M :- Mademoiselle, je crois qu'il va falloir attendre un peu. Puis se retournant vers les trois compères : pardon messieurs mais je dois vous demander de nous laisser un petit moment car je dois l'examiner !
L :- Bien, on va aller prendre un café en attendant. Il quitta la pièce non sans déposer un tendre baiser sur le front de Joy.
Au bout d'une demi-heure, le médecin revint près d'eux.
S :- Alors docteur ?
M :- Elle n'a aucune séquelle psychologique, disons que tout va bien mais elle devra subir plusieurs mois de rééducation pour son épaule.
L :- Quand pourra-t-elle sortir ?
M :- Attendez nous sommes jeudi c'est ça ? Et bien si elle récupère bien elle pourra sortir vendredi en huit !
L :- Bien encore merci docteur !
S :- Et on fait comment nous pour la laisser sur le carreau jusqu'à ce qu'elle récupère ?
G :- Ouais, je sens qu'on va s'amuser ces prochains mois !
Ils retournèrent auprès de Joy. Après une longue discussion sur l'état de son épaule, ils terminèrent la journée à parler de tout et de rien. Largo profita de la présence de toute l'équipe pour leur présenter ses excuses pour son comportement de ces dernières semaines.
Joy récupérait assez lentement et le médecin avait été plutôt réticent à la laisser sortir. Il fit promettre à Largo de s'occuper d'elle le plus souvent possible et Winch fit promettre à Joy de venir loger chez lui pour qu'il puisse prendre soin d'elle avant de lui dire qu'elle pouvait
sortir.
Lorsqu'ils arrivèrent à New-York, Largo fit transporter tout ce dont Joy avait besoin dans son appart. Il s'en voulait de l'avoir autant malmenée et ne supportait pas de la voir souffrir à chaque fois qu'elle soulevait quelque chose avec son bras blessé.
Au bout de 6 mois, tout était presque redevenu comme avant. L'harmonie était revenue dans le groupe et la seule petite ombre à ce bonheur était le fait que l'épaule de Joy mettait beaucoup plus de temps que prévu à se remettre.
Largo, lui, était de plus en plus attentionné à son égard et il avait catégoriquement refusé d'engager un autre garde du corps.
Un jour qu'ils dînaient en tête à tête, Largo se décida enfin à avouer ses sentiments à Joy.
L :- Joy, il y a quelque chose que j'ai très envie de te dire et ce depuis un bon moment déjà !
J :- Je t'écoute Largo !
L :- Tout d'abord, promets-moi de ne pas m'interrompre !
J :- Je te le promets mais dis-moi ce qui te tracasse autant !
L :- Voilà, tu as pu constater que ça fait un bon bout de temps que je n'ai pas eu d'aventures !
Joy acquiesça d'un signe de tête.
Je n'en ai plus eu depuis Montréal . Je n'en ai plus eu parce que lorsque tu étais à l'hôpital, Simon m'a fait prendre conscience que j'étais fou amoureux de toi. Je t'aime Joy Arden. Je sais que je t'ai fait beaucoup souffrir mais crois-moi tout ce que je désire à présent c'est de faire ton bonheur.
Sur ces mots, il se leva et alla l'embrasser. Au début, ce fut un petit baiser timide mais quand il se rendit compte qu'elle ne le repoussait pas et qu'elle répondait à son baiser alors celui-ci fut de plus en plus intense . Durant la nuit que Joy passa dans les bras de Largo, elle eut une nouvelle vision :
Elle se voyait dans une magnifique robe de mariée très simple s'avançant vers l'hôtel (au bras de Kerensky ) où l'attendait un Largo resplendissant de Bonheur.
Son épaule était enfin guérie et elle épousait l'homme de sa vie, son âme soeur !
Lorsqu'elle se réveilla, Joy se jura que cette vision-là, elle n'essaierait pas de la modifier.
FIN
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