T ENTATIVA D'ENLEVEMENT (Part 2)
 




CHAPITRE VI
Chambre

Au bout de 20 minutes, Largo se retrouva à nouveau seul avec Joy, il lui prit délicatement la main et l'embrassa
doucement.
- « Joy, je…je ne sais pas quoi décider, si j'accepte que les médecins débranchent l'assistance respiratoire, je vais avoir l'impression de te tuer une seconde fois, et je n'y survivrais pas. » commença -t'il «mais au plus profond de moi, je sais que Georgie et Simon ont raison, tu ne voudrais pas qu'on t'obliges à passer le reste de ta vie immobile et léthargique sur un lit d'hôpital ; tu as tant besoin de bouger et de vivre… » lui dit-il
Largo avait les larmes aux yeux, il regarda sa montre et vit que le médecin n'allait pas tarder à revenir ; alors à contre cœur il attrapa les documents qu'il lui avait laissé . Tout été déjà rempli, il ne lui manquait plus qu'à apposer son nom et sa signature, ce qu'il fit avec peine avant de retourner auprès de Joy. Il lui caressa tendrement le visage avant de lui parler doucement :
- « j'aurais tant souhaité que tu saches à quel point je suis amoureux de toi … mais comme un imbécile j'ai préféré le taire, et voilà où ça nous a mené, je le regretterai toute ma vie et toi tu ne l'auras jamais su… » lui dit-il complètement désespéré.
Le médecin arriva avec une infirmière et signala sa présence à Largo qui était toujours au chevet de Joy, sa main contre sa joue, et les yeux fermés
- « avez-vous pris une décision ? » lui demanda t'il avec tact
- « aller y » se contenta de répondre Largo
- « vous avez fait le bon choix, même s'il est dur à accepter » déclara le médecin tout en récupérant la décharge sur le table et en vérifiant que tout était en ordre.

Le médecin s'approcha de l'assistance respiratoire et la débrancha en poussant un discret soupir, il devait faire ça plusieurs fois par semaines, mais c'était toujours aussi dur de voir la détresse des proches. Dix secondes passèrent, puis vingt mais Joy ne respirait toujours pas et le rythme des signaux sonores incessants de l'électrocardiogramme commençait à ralentir. Largo rattrapa la main de Joy et se mit à lui parler
- « Joy, il faut que tu respires tu m'entends ? Tu peux le faire, je sais que s'est dur, mais fait le pour moi, je t'en prie ! » lui supplia t'il
Après une ou deux secondes Joy se mit à respirer par elle-même ce qui provoqua un soupir de soulagement de toutes les personnes présentes dans la pièce.
Largo l'embrassa sur le front , les larmes aux yeux, mais cette fois-ci s'était des larmes de joie.
- « ça c'est incroyable, on m'avait déjà dit que les comateux entendaient, je n'y croyais pas, mais là je dois me rendre à l'évidence, elle vous a entendu et écouté, c'est stupéfiant ! » s'ahurit le médecin « A présent je peux vous dire qu'elle a de bonnes chances de s'en sortir. Elle a passé le plus dur, il ne lui reste plus qu'à se réveiller et çà ce n'est qu'une question de temps et de volonté de sa part. Je peux vous dire, que j'étais vraiment très sceptique sur son rétablissement, mais maintenant qu'elle nous a prouvée qu'elle voulait s'en sortir, on a toutes les raisons d'y croire. » déclara -t'il le sourire aux lèvres
Le docteur Green et son assistante : l'infirmière Hataway (décidément !) ex-tubèrent Joy avec précautions
- « Voilà, il va falloir qu'elle se repose maintenant et vous aussi, et j'aimerais ne pas être obligé de vous y forcer comme les autres jours… » demanda le médecin
- « oui » répondit Largo au grand étonnement du docteur
- « Ne vous inquiétez pas, une infirmière va rester avec elle toute la nuit pour la surveiller » ajouta t'il
Largo caressa le visage de Joy et l'embrassa rapidement
- « merci Joy, tu as réussi, je suis fier de toi. Je reviendrais demain matin, reposes toi » lui dit-il avant de quitter la pièce avec le médecin ; l'infirmière restant avec elle en attendant d'être remplacée
CHAPITRE VII
Groupe W

Largo retourna au Groupe W toujours escorté par ses 2 gardes du corps qui le laissèrent seul dés qu'il fut à l'abri dans le bâtiment. Il monta directement dans son appartement dans l'intention de prendre une bonne douche. Il commença tout d'abord par appeler ses amis au bunker afin de les informer de la première bonne nouvelle depuis plus de 4 jours:
- « Largo ? où est-ce que tu es ? » demanda Kerenski inquiet
- « dans mon appart, tout s'est bien passée, Joy a réussi à passer cette épreuve, elle devrait s'en sortir » annonça Winch, il entendit ses 2 amis soupirer de soulagement « le médecin voulait qu'elle se repose, alors je suis rentré ; je prend une douche et je vous rejoins, j'ai cru comprendre que vous aviez quelque chose à m'apprendre tout à l'heure ? » demanda t-il
- « oui en effet, mais s'était pas vraiment le moment ; alors à tout de suite !» déclara Simon avant de accrocher

Quinze minutes plus tard, Largo avait pris sa douche et s'était changé ; il ouvrit la porte de son appart et se retrouva nez à nez avec Gabriella chargée de papiers en tous genres
- « Mr Winch ???, je ne pensais pas vous trouver là » déclara -t'elle étonnée mais avec compassion car elle savait ce qui était arrivé à Joy. ; en effet cette histoire avait fait le tour de l'immeuble.
- « Bonsoir Gabriella, ce sont des papiers à signer ? posez les moi sur mon bureau s'il vous plait , j'essayerais d'y jeter un coup d'œil tout à l'heure » déclara Largo
- « bien Monsieur » dit-elle tout en commençant à entrer dans la pièce avant de se retourner « Mr Winch…excusez moi de mon indiscrétion, mais comment va Mlle Arden ? » demanda -t'elle avec tact
- « vous n'avez pas à vous excuser pour me demander ça » lui dit-il gentiment avant de continuer « elle va un peu mieux, vous pourrez même dire à Sullivan qu'elle respire maintenant sans assistance, et que les médecins sont optimistes » annonça t'il avec un sourire.
- « Vous pouvez compter sur moi monsieur , je lui dirais» répondit-elle en lui rendant son sourire avant de repartir dans la pièce pour y déposer les documents.

Largo se dirigea vers les ascenseurs et y arriva sans rencontrer d'autres personnes assez proches de Joy pour s'inquiéter sincèrement de son état .Il avait effectivement croisé Cardignac, mais savait pertinemment qu'ils ne pensait pas un mot de ce qu'il avait dit, qu'il se foutait royalement de ce qui lui était arrivé et que la seule chose qu'il regrettait réellement ce n'était pas que Joy ait été blessée, mais que les ravisseurs aient loupés Winch…. Une telle hypocrisie faisait enrager Largo, mais il n'avait pas de temps et d'énergie à perdre avec ce genre de type primaire.
Bunker
Lorsque Largo arriva au bunker, il fut aussitôt mit au courant des résultats des recherches :
- « Nous avons vérifiés dans les casiers judiciaires des deux suspects, à première vue, ils semblaient vides, mais si on se met à fouiller un peu plus, on découvre que ce n'est qu'une illusion, les vrais casiers nous apprennent que se sont tous les deux des types qui ont été a plusieurs reprises jugés pour corruption, braquage ou délits en tous genres » commença Kerensky
- « Quoi ?, mais comment ont-ils pu passer à travers les mesures de sécurités chargées de vérifier les antécédents avant toute embauche ? » demanda Largo sidéré qu'une telle chose ait pu arriver dans le bâtiment possédant une sécurité exemplaire
- « je te l'ai dit, quand ils ont vérifiés les casiers ils ont dût croire qu'ils étaient vides, il faut faire pas mal de manips informatiques avant d'accéder à l'original » déclara Georgie
- « quoi qu'il en soit, on les a fait arrêter et Kerensky les a interrogés avec les bonnes vieilles méthodes à la russe, mais ça n'a rien donné pour le surveillant du parking… » commença Simon
- « et l'autre ? » demanda Winch
- « on allait y venir Largo » déclara Kerensky « l'autre a été plus loquace ; après l'avoir un peu malmené et légèrement menacé; il nous a avoué avoir couvert l'intervention des terroristes ; mais on a dût le secouer un peu plus pour qu'il nous donne deux adresses, dont on vient de vérifier ce qu'elles désignaient, et un nom qui revenait souvent : Matt Stetson » continua -t-il tout en tapotant sur son ordinateur pour faire apparaître sur le grand écran du bunker ce que désignait la première adresse « c'est un stand de tir assez peu fréquentable de la banlieue de New York, ça ne veut pas dire qu'on y trouve pas de bons tireurs, mais simplement que se sont rarement des enfants de cœurs »déclara Kerensky
- « c'est sûrement là que ces ordures s'entraînaient » pesta Largo
- « en effet c'est probable » appuya Georgie avant de passer à la deuxième adresse « et ça c'est une demeure typique de capitaliste fortuné, mais malgré toutes mes tentatives, je n'ai pas réussi à en identifier le propriétaire…je crois qu'il y a quelqu'un de puissant derrière tous ça Largo » annonça Kerenski
- « quelqu'un, ou quelque chose » ajouta Simon avec pleins de sous-entendus
- « quoi…vous pensez que c'est la Commission Adriatique qui a tout organisé ? » demanda Winch
- « je crois qu'il ne faut pas écarter cette hypothèse, il est clair qu'il faut avoir du pouvoir pour organiser un tel commando armé et pour réussir à infiltrer deux types dans la sécurité du Groupe W. » annonça Kerenski
- « et pour ce 'Stetson' qu'est-ce que ça a donné ? » demanda Largo
- « c'est un ex-général des forces spéciales, mais il y a un blème, il a été déclaré mort lors de sa dernière mission il y a un an, et pourtant, il semblerait qu'il soit bel et bien vivant » ajouta Simon
- « on va aller vérifier ce stand de tir, peut-être y apprendrons nous autre chose » déclara Kerenski tout en se levant
- « je vous accompagne ! » annonça Largo tout en se redressant à son tour
- « il en est hors de question, c'est trop risqué, je te rappelle que c'est toi qu'ils ont voulu enlever il y a 4 jours ; de plus, tu es épuisé… » commença Georgie
- « je ne vais tout de même pas rester là à ne rien faire ! » s'insurgea Winch
- « Largo, si tu te fais enlever ou tuer, qu'est-ce qu'on va lui dire à Joy quand elle sortira du coma ? » demanda Simon
Cet argument sembla faire son effet
- « Simon a raison, Joy a quasiment donnée sa vie pour te protéger, alors ne va pas te mettre en danger maintenant » déclara Georgie afin de finir de le convaincre
- « Ok…je reste là, mais vous m'appelez à la moindre nouvelle » demanda Largo
- « bien sûr !, toi tu vas essayer de te reposer et nous on va faire parler tous ceux qui peuvent nous renseigner » déclara Simon

Ils sortirent tous ensemble du bunker et Largo retourna dans son appart y signa certains des papiers que lui avait laissés Gabriella et parvint à s'endormir durant quelques heures.

CHAPITRE VIII
Appartement de Largo (jour 5)

Alors que Largo s'apprêtait à retourner à l'hôpital, Simon et Kerenski revinrent de leur petite enquête :
- « alors ? vous avez trouvé quelque chose ? » demanda Winch à ces deux amis après qu'ils se soient tous installés sur les fauteuils
- « peut-être bien, Simon a fait du charme à une des gérantes … » commença Georgie ;
- « Simon, tu crois vraiment que c'était le moment ? » lui demanda Largo d'une manière mi-amusée et mi- exaspérée
- « eh !, attends avant de critiquer parce que figures toi que j'ai appris des trucs intéressants, comme quoi les méthodes douces payent parfois ! » déclara -t'il avec un sourire
- « alors racontes » demanda Largo qui commençait à s'impatienter
- « elle m'a parlé d'un groupe de gros bras qui venait régulièrement depuis plusieurs semaines pour s'entraîner, et elle m'a même donnée l'adresse de l'un d'entre eux, celui qui correspond au signalement du colonel Matt Stetson » annonça Simon fier de lui
- « génial, qu'est que vous attendez pour y aller ? » demanda Winch
- « on passait juste pour s'équiper un peu mieux et pour chercher du renfort » annonça kerenski
- «très bien, je vais demander à trois agents de la sécurité de vous accompagner, ramenez moi ce salaud vous m'entendez ?! » déclara Largo impatient de le faire payer ainsi que tous les autres
- « tu peux compter sur nous ! » certifia Simon

Ils descendirent tous ensemble à la réception, Largo assigna trois hommes pour accompagner ses amis et annonça à ses deux gardes du corps qu'il repartait pour l'hôpital.

Joy était toujours dans le coma, mais elle respirait désormais seule ce qui était une très bonne chose ; le simple fait de ne plus avoir à entendre le ronronnement de l'assistance respiratoire rassurait Largo sur son état.
Le médecin passa à deux reprises pour voir sa patiente et déclara qu'il était toujours aussi optimiste, ses fonctions vitales étaient bonnes, et maintenant il fallait lui parler pour qu'elle parvienne à se réveiller.

Tard dans l'après midi, Simon et Kerenski revinrent :
- « Vous l'avez retrouvé ? » demanda Largo avec empressement
- « il n'y avait personne chez lui, mais en fouillant dans ses relevés téléphoniques, on a trouvé le numéro d'une cabine qui apparaissait souvent. On s'est rendu sur place, cette cabine était juste en face d'un entrepôt, et apparemment c'était là qu'il se concertaient avant d'agir. On l'a inspecté de fond en comble et on y a découvert les cadavres des quatre fugitifs » commenta Kerenski
- « tous tués d'une balle dans la tête, et leurs décès dataient d'au moins deux jours » ajouta Simon
- « ce qui vient conforter l'hypothèse de la Commission Adriatique, c'est bien leur genre d'éliminer ceux qui ont échoués à leur mission. » annonça Georgie
- « ouais, ça veut dire qu'ils n'en ont pas fini avec moi » déclara Largo
- « j'en ai peur, il faut dire que ton père a dû se battre contre eux toute sa vie…de toute manière, je vais faire ma propre enquête voir si je ne trouve rien sur celui ou ceux qui les ont tués » annonça Kerenski
- « bien, je reste jusqu'à la fin des heures de visites et je rentre » déclara Largo
CHAPITRE IX
Hôpital (jour 11)

Cela faisait maintenant 11 jour que Joy était dans le coma mais il était plus léger depuis quelques jours ; selon les médecins, l'amélioration quotidiennes de ses fonctions vitales présageaient que ce n'était plus qu'une question d'heures. Elle ne devrait donc plus tarder à se réveiller, et depuis cette nouvelle, Largo ne la quittait plus une minute. Du côté de l'enquête, Kerenski n'avait rien trouvé de plus, et cette histoire se retrouva classée malgré eux.

En fin d'après-midi, alors que Largo s'était assoupit et avait la tête posée sur le lit de Joy sa main dans la sienne, celle-ci reprit peu à peu conscience quelques minutes avant la deuxième tournée quotidienne du médecin. Après quelques instants le temps de s'adapter à la lumière tamisée de la pièce et de se rappeler pourquoi elle se retrouvait à l'hôpital, elle s'aperçut de la présence de Winch. Elle essaya de parler mais elle avait la gorge trop sèche pour parvenir à articuler la moindre syllabe ; elle tenta donc une autre méthode et remua doucement sa main qui était enfermée dans celle de Largo. La réponse fut immédiate : il se réveilla en sursaut :
- « Joy ?!! » s'étonna t'il, n'en croyant pas ses yeux
En un échange de regard Largo comprit ce qu'elle demandait, Il attrapa la bouteille d'eau qu'avait déposé le médecin la veille, la déboucha et l'aida à en boire quelques gorgées.
- « j'ai du mal à y croire, tu m'as fait tellement peur, comment tu te sens ?, je peux appeler le médecin …» déballa -t'il fou de joie
- « Shhhh, calme toi. ça peut aller, je suis juste un peu fatiguée, mes blessures me font un peu mal, mais je survivrais. » commença -t'elle d'une voix encore un peu faible « Depuis combien de temps suis-je inconsciente ? » lui demanda -t'elle
- « Tu es restée dans le coma durant onze jours Joy » lui expliqua t'il
La jeune femme resta perplexe durant quelques secondes car il lui semblait avoir été blessée la veille:
- « je ne sais pas comment, mais parfois, il m'a semblé avoir entendu ta voix pendant mon coma et je voulais que tu
saches que ça m'a beaucoup aidé. » finit-elle à l'instant même où le docteur Green entrait dans la pièce.
- « Eh, on a décidé de se réveiller à ce que je vois ? » dit-il content de voir que sa patiente allait mieux. « comment vous sentez vous ? » lui demanda t'il en vérifiant les différentes indications que lui apprenaient les moniteurs.
- « ça peux aller, je suis un peu dans les vapes et mes blessures rivalisent entre-elles » lui expliqua Joy
- « la fatigue est normale et je vais vous donner quelque chose pour la douleur » annonça le médecin tout en injectant une dose de paracétamol dans la perfusion de la jeune femme « ça va vous faire dormir » dit-il « il va falloir la laisser se reposer Mr Winch » demanda -t'il à Largo
Joy voyait bien qu'il avait du mal à se résoudre à la laisser seule, elle l'encouragea donc un petit peu :
- « Largo, toi aussi il faut que tu ailles te reposer, tu dors debout, tu devrais appeler Simon pour qu'il vienne te chercher , je ne vais pas m'en aller je te promets » termina -t'elle
Largo sourit et approuva à contre cœur
- « Je reviendrais demain matin aux heures de visites » lui annonça -t'il en l'embrassant sur le front alors qu'elle commençait à sombrer sous l'effet de l'analgésique.
A l'extérieur de sa chambre :

- « Lorsque vous reviendrez Mr Winch, on l'aura sûrement changée de service donc ne vous inquiéter pas si elle n'est plus dans cette chambre » annonça le médecin
- « Merci de me prévenir, je demanderais à l'accueil demain matin ; encore merci pour tout docteur » termina Winch avant de sortir appeler Simon, le sourire aux lèvres.
CHAPITRE X
Dans la nouvelle chambre de Joy (jour 12)

Le lendemain, Simon, Kerenski et Largo allèrent lui rendre visite dans sa nouvelle chambre individuelle :
- « heureux de te voir en forme Joy » annonça Kerenski en sortant quelque chose de son sac « regarde ce que je t'ai emmené pour t'occuper » termina -t'il en lui tentant une cassette vidéo
- « 'opération CIA' ah ! ah ! ah ! très drôle Kerenski , je reconnais bien là ton sens de l'humour » dit-elle avec son cynisme habituel qu'elle employait toujours avec son collègue .
- « Attend, ne rigole pas, tu ne te rends pas compte de la difficulté pour trouver un film dont le titre contienne le nom de ton ancienne agence » annonça Simon
Ils passèrent une bonne partie de la matinée à plaisanter, et Largo ainsi que Simon purent voir avec joie que Joy était suffisamment en forme pour continuer avec Kerenski leurs infatigables joutes verbales remplies de sous entendus. L'après-midi, Largo dût s'absenter à cause de ses obligations en tant que PDG de la plus importante multinationale. Par conséquent se furent Simon et Kerenski qui restèrent pour tenir compagnie à la jeune femme.

Largo revint le lendemain et après de longues discussions durant lesquelles il lui expliqua l'angoisse qu'ils avaient
ressentit durant ces 11 jours, l'enquête et l'implication de la Commission Adriatique et tout le reste, il posa à Joy une question à laquelle il souhaitait obtenir une réponse :
-« Joy, lors de l'attaque tu aurais pu sauver ta peau mais tu es restée alors qu'ils étaient favorisés par le nombre et par les armes… pourquoi ? » lui demanda t'il ses yeux bleus plongés dans ceux de la jeune femme
- « Largo, la première raison est que je suis ton garde du corps et qu'en tant que tel je me dois de te protéger quoi qu'il arrive, même si je dois mourir pour ça. La deuxième est que comme tu l'as dit j'aurais pu sauver ma vie, mais s'il t'été arrivé quoi que se soit je ne me le serais pas pardonné, alors à quoi cela aurait-il servit de vivre si toi tu n'étais plus là ? » lui répondit-elle en soutenant son regard
A ce moment là, Largo comprit qu'elle ressentait la même chose que lui
- « Quand j'ai vu, grâce à la vidéo surveillance, ce qui t'été arrivé, que j'ai appris que tu étais dans le coma, j'ai eus peur de te perdre. Et quand j'ai dû décider de débrancher ton assistance respiratoire, j'ai réalisé que je ne pouvais plus vivre sans toi, parce-que je t'aime Joy » lui annonça -t'il
Joy resta surprise quelques instant avant de répondre
- « Comme tu le sais quand j'ai quitté la CIA je me suis renfermée sur moi-même et je n'ais jamais laissé un homme m'approcher depuis lors…à part toi, en deux ans, tu es le seul pour qui j'ai éprouvé et j'éprouve toujours de tels sentiments. Et je tiens à te dire que je ne pensais pas redire ces mots à quelqu'un de sitôt , mais… je t'aime aussi.» lui annonça -t'elle à son tour

Lorsque Kerenski et Simon, arrivèrent ils virent que Largo et Joy étaient entrain de s'embrasser. Simon ne pu pas s'empêcher de rentrer discrètement dans la pièce et de s'écrier
- « Eh Largo doucement ! il faudrait peut-être que tu la laisses un peu respirer, je te rappelle qu'elle est encore convalescente ! »
- « content de voir que vous vous êtes enfin décidés !» déclara Kerenski

FIN