L' ANNIVERSAIRE
 




Note de l'auteur: Ceci est une toute petite fic, réservé aux "LargoJoyistes". C'est l'une de mes premières fics sur la série Largo Winch (Ce n'est pas ma première idée, mais c'est la seule terminée pour l'instant ! Les suivantes seront plus "conventionnelles" si je puis dire.), Alors j'attends vos commentaires.



Groupe W. Appartement privée de Largo Winch. La nuit.
Tant bien que mal, Joy ouvrit la porte de la splendide suite du dernier étage du Groupe W. Elle entra, tout en soutenant Largo. Simon l'aidait comme il le pouvait, mais il fallait bien avouer que son aide était plutôt formelle, puisque son propre état n'était pas des plus joli également.
Au prix d'un ultime effort, Joy parvient à amener Largo près du canapé, où elle le laissa tomber. Simon se laissa à son tour glisser sur un fauteuil tout près de là.
Joy se rendit ensuite dans la salle de bain et après avoir fouillé quelques instant dans l'armoire à pharmacie, elle prit un petit tube d'aspirine et retourna dans le salon. Elle fit tomber deux comprimés dans un verre d'eau qu'elle tendit ensuite à Simon.
- Tiens, dit-elle. Tu vas en avoir besoin.
- Merci, répondit Simon d'une voix pâteuse. Comment va Largo ?, ajouta-t-il.
- Plutôt bien, si on considère la quantité d'alcool qu'il a ingurgité ce soir, répondit Joy, d'une voix qui se voulait réprobatrice.
- Hé ! C'est pas tous les jours qu'on fête son anniversaire !
- Ce n'est pas une excuse pour ce mettre dans un tel état !
Simon jeta un coup d'œil rapide sur Largo. Joy avait raison, il n'était vraiment pas beau à voir. Il avait le teint livide, et semblait tout prêt à vomir ses tripes sur la moquette qui devait sûrement coûter la peau des fesses. Simon fit une grimace en se demandant si lui aussi avait une telle mine. Il eut sa réponse en voyant la tête que faisait Joy.
- Comment tu fais pour rester aussi sobre ?, demanda-t-il. Toi aussi tu as bu pas mal ce soir !
- C'est ce qui fera toujours la différence entre toi et moi, déclara Joy : mon aptitude à rester maître de moi dans toutes les situations.
C'était un coup bas, et Joy en était consciente, mais elle espérait ainsi insuffler un peu plus de responsabilité à son ami. Celui-ci baissa la tête, honteux.
- Bon je crois qu'il est temps de vous coucher, annonça Joy.
- Mmm, non, il est encore tôt, dit tout à coup Largo qui venait d'immerger de sa léthargie.
- Largo, tu tiens à peine debout…
- Joy, quelle rabat-joie tu fais !, s'exclama-t-il avec une petite moue enfantine.
Simon ne put alors réprimer un petit rire en entendant Largo se moquer gentiment de Joy. Joy ne sembla pas pour autant fâchée, au contraire elle sourit en voyant la petit mimique de Largo.
- Allez, ça suffit pour aujourd'hui, reprit Joy. Maintenant c'est l'heure de dormir. Simon ?
- Oui, oui, j'y vais.
- Tu vas pouvoir te débrouiller tout seul ?
- T'inquiète pas pour moi, je serais retrouver mon chemin. Occupes-toi plutôt de Largo. Je crois qu'il va avoir besoin d'aide pour se mettre au lit, lança-t-il en se dirigeant en titubant vers la porte. A demain.
- Et attends, je suis garde du corps, pas baby-sitter !
- Tu te débrouilleras très bien j'en suis sûr.
Sur ses mots, Simon referma la porte derrière lui, laissant ainsi Joy seule dans la suite avec Largo.
- Bon et bien je crois que je n'ai plus trop le choix maintenant. Allez viens !
Elle aida Largo à se lever et le soutenant, le conduisit jusqu'à sa chambre. Elle le laissa se reposer sur un fauteuil alors qu'elle allait ouvrir le lit. Largo se sentit un peu honteux de se retrouver dans une telle situation. Il n'arrivait pas à faire un seul geste sans trébucher, et il était incapable de se déshabiller tout seul. En effet, au moment où il se pencha pour retirer ses chaussures, la pièce se mit tout à coup à tourner sournoisement devant ses yeux. Il fut prit de nausée, et serait tomber si Joy ne l'avait pas retenu à temps.
- Hé, à quoi tu joues ?, le réprimanda-t-elle.
Largo ne répondit pas. Joy l'aida à s'asseoir de nouveau et se pencha pour lui retirer elle-même ses chaussures. Puis elle s'arrangea pour lui retirer sa veste et sa cravate qu'il avait d'ailleurs déjà à moitié défaite. Elle le força ensuite à se remettre debout et le traîna jusqu'au lit où elle le fit s'allonger enfin. Largo voulut retirer son pantalon, mais il ne parvint pas à le détacher. Soupirant, Joy l'aida donc. Tout en faisant cela, elle tenta de calmer le tremblement des ses mains. Que lui arrivait-il ? Ne s'était-elle pas vanté plus tôt devant Simon de sa parfaite maîtrise, quel que soit la situation ? Mais bon, on ne pouvait pas dire que se retrouver au beau milieu de la nuit, dans la chambre de son patron, à lui retirer son pantalon, était une situation habituelle. Joy respira profondément et acheva du mieux qu'elle put sa tâche, refusant d'attardevargar plus que nécessaire son regard sur le corps muscléé de son patron. Après le pantalon, elle dût ensuite l'aider à ôter sa chemise avec laquelle il avait du mal également à se édépatouiller. Quand il ne porta plus qu'un T-shirt et un caleçon, Joy le força à s'allonger et remonta les couvertures sur lui, puis elle s'apprêta à quitter la pièce.
- Joy ? , appela Largo, avant qu'elle ne sorte.
- Oui.
- Merci.
Joy se contenta de sourire timidement.
- Joy ?, l 'appela-t-il de nouveau.
- Quoi ?
- Tu veux bien rester cette nuit, s'il te plaît ? Sur le canapé, ajouta-t-il rapidement, pour qu'il n'y ait pas de méprise.
Joy sembla hésiter.
- Je ne me sens pas très bien, insista Largo.
- D'accord, accepta-t-elle. Allez maintenant dors, car tu as vraiment une sale tête, se moqua-t-elle gentiment.
- Merci.
- Je serais à coté si tu as besoin de quelque chose.
- Merci Joy.

Joy prit un oreiller et une couverture et déplia le canapé. Elle retira sa veste et la posa sur le dos d'une chaise. Bien, si elle devait rester dormir ici cette nuit, autant être à l'aise. Elle retira son pantalon et sa chemise avant de se glisser dans les draps, vêtue uniquement d'un petit débardeur à fines bretelles et d'un short qu'elle avait emprunté à Largo.
Une fois couchée, elle peina à s'endormir. Elle ne pouvait s'empêcher de repenser au corps musclé de Largo, au contact de sa peau chaude sous ses doigts tremblants alors qu'elle le déshabillait. Joy secoua la tête pour chasser ses pensées si peu professionnelles et se mit à respirer longuement, lentement, afin de pouvoir enfin s'endormir.
Un peu plus tard dans la nuit.
Largo se leva péniblement et alla directement dans la salle de bain ; une soudaine envie d'uriner l'ayant réveillée tout à coup. En sortant de la salle, il aperçut en passant son visage se refléter dans le miroir. Il avait vraiment une sale mine ! Il allait sûrement devoir faire face à une monstrueuse gueule de bois, demain matin. En attendant, il regagna son lit où il se laissa tomber comme une masse.
Les draps étaient parfaitement chauds et agréables, de plus ils étaient discrètement parfumés. Instinctivement Largo passa son bras autour de la taille de la jeune femme allongée sur le coté, dos à lui, et s'en approcha d'avantage. Il huma le délicieux parfum de ses cheveux, puis en repoussa une mèche afin de pouvoir observer son visage. Elle était si paisible dans son sommeil, si merveilleusement belle. Il caressa sa joue et descendit peu à peu vers sa nuque. Quand ses doigts rencontrèrent la bretelle de son débardeur, il la repoussa délicatement et caressa son épaule. Puis il se pencha vers elle et y déposa un timide baiser. Ayant goûté la peau douce de la jeune femme, il ne pu se résoudre à s'en éloigner. Il parcourut alors son épaule et son cou de nombreux petit baisers.

Joy ressentit un doux frisson parcourir son corps. Elle était dans cette phase de sommeil qui précède le réveil, et se sentait parfaitement détendue. Elle prit conscience de la chaleur d'un corps contre le sien, et instinctivement elle se blottit contre lui. Elle avait déjà fait ce même rêve plusieurs fois auparavant, aussi elle ne chercha pas à le dissiper.

Largo serra Joy plus prés encore. Il était bien décidé à ne pas laisser son rêve s'évanouir aussi vite. Ses mains continuaient de parcourir avec délice le corps de la jeune femme, qui se rapprocha encore. Un petit murmure s'échappa de ses lèvres et elle tourna son visage vers lui, les paupières toujours closes. Instinctivement leurs lèvres se cherchèrent avant de se rejoindre dans un baiser doux et tendre. Leurs jambes se frôlèrent d'abord, puis elle s'emmêlèrent. Ils ne pouvaient plus se détacher l'un de l'autre.

Joy priait pour qu'elle ne se réveille pas tout de suite. Elle était si bien. Tout lui semblait si réel à cet instant ; mais la peur de tout voir disparaître au moment où elle se réveillerait enfin, la poussait à ne pas ouvrir les yeux. Sa peau était devenue fiévreuse, tremblante sous chacun des baisers de Largo. Leurs lèvres se joignirent de nouveau, et leurs désirs s'apaisa peu à peu. Ils restèrent alors blottis l'un contre l'autre, tandis qu'un sommeil plus profond les envahissait lentement.

Largo fit glisser sa main sous le débardeur de Joy, et garda son bras autour de sa taille avec le désir de sentir encore et toujours sa présence. Puis il déposa un dernier baiser sur les lèvres de le jeune femme avant de lui murmurer à l'oreille :
- Je t'aime Joy Arden.

Joy garda les yeux fermés, de crainte de se réveiller de ce si merveilleux rêve : Largo lui avait dit qu'il l'aimait ! Elle se sentait si bien qu'elle aurait souhaité que cet instant ne finisse jamais. Mais peu à peu elle sombra dans un sommeil profond et son rêve se dissipa.

Largo lutta encore, mais ses efforts furent vain, et il finit par sombrer dans un sommeil profond et son rêve se dissipa.
Le matin suivant.
Joy se réveilla lentement alors que le soleil lui caressait le visage. En ouvrant enfin les yeux, elle put admirer la vue splendide que lui offrait New York au lever du jour. Elle se rappela alors qu'elle se trouvait au Groupe W, et plus précisément dans les appartements de Largo. Les souvenirs de la soirée lui revinrent. Elle jeta un coup d'œil en direction de la chambre de Largo, et vit que celle-ci était restée ouverte. Puis elle décida enfin de se lever, histoire de préparer un bon café et 2 aspirine pour quand Largo se réveillerait.
Au moment de se redresser, elle prit conscience du poids qui pesait sur son ventre. Baissant la tête, elle découvrit un bras qui lui encerclait la taille. Soudain elle comprit non sans crainte, que son rêve n'en était pas seulement un.
Elle resta un instant immobile à contempler, le dos à demi nu de Largo, sa tête enfouit dans l'oreiller tournée de l'autre coté, son bras sur son ventre, et ses jambes mêlées aux siennes. Elle aurait aimé rester ainsi encore longtemps, mais si il venait à se réveiller, la situation deviendrait alors délicate.
Joy tenta donc de se soustraire à l'étreinte de son compagnon, mais la main de Largo se referma sur sa taille, l'empêchant ainsi de bouger sans risquer de le réveiller. Puis tout à coup, il remua et un murmure s'échappa de ses lèvres. Joy ne sut pas pourquoi elle réagit ainsi, mais elle ferma aussitôt les yeux et fit mine de dormir profondément.

Largo garda les yeux fermés quelque instant, redoutant la lumière du jour. Dans son esprit les événements de la vieille étaient encore tout embrouillés. Il avait atrocement mal à la tête et il avait la nausée. Pourtant malgré tous ces désagréments, il se sentait merveilleusement bien. Il avait admirablement bien dormit, et pour cause, il avait fait un rêve merveilleux. Il respira un bon coup pour se motiver à se lever, et un délicieux parfum lui chatouilla les narines. Reconnaissant cette senteur, il ouvrit les yeux, surpris de découvrir près de lui le visage de Joy profondément endormie.
Son rêve défila dans son esprit : Joy, leurs baisers, ses mains tremblantes, sa peau si douce… tout cela était bien réel ?
Il lui avait dit qu'il l'aimait ! Comment avait-il pu faire une chose pareil ? S'en souviendrait-elle ? Et si elle décidait de s'en aller après ça ? Largo avait peur de la réaction de Joy. Elle n'était pas du genre à avoir une relation avec son patron. Mieux fallait-il que tout ça ne reste qu'un rêve. Et puis Joy ne serrait peut-être pas folle de joie de se réveiller dans le même lit que lui. A contre cœur, il s'écarta de la jeune femme, et décida de se lever. Il fit très attention de ne pas la réveiller, puis il se dirigea vers sa propre chambre.
Avant d'en refermer la porte, Largo jeta un dernier regard vers Joy. Puis incapable de résister, il revint sur ses pas et s'approcha du canapé. Il se pencha alors vers le visage de la jeune femme et déposa un timide baiser sur ses lèvres.

Joy ne bougeait toujours pas. Elle attendait qu'il ait refermé la porte de sa chambre pour ouvrir à nouveau les yeux. Mais il ne semblait pas encore décidé à regagner son lit. Puis elle l'entendit s'approcher du canapé et quelque seconde après, elle pouvait sentir son souffle chaud contre son cou. Elle fit un effort pour ne pas ouvrir les yeux, pour rester immobile. Soudain ses lèvres se posèrent sur les siennes. Joy sentit un frisson lui parcourir le corps et pria pour que Largo ne s'en aperçoive pas. Elle lutta avec encore plus d'acharnement pour ne pas ouvrir les yeux, et se força à paraître détendue.

Largo s'écarta et observa encore quelque seconde le visage paisible de Joy. Puis il soupira et regagna enfin sa chambre. Il referma la porte et se laissa presque aussitôt tomber sur le lit. Il ferma les yeux et revit le visage de Joy. Il pouvait encore sentir la chaleur de ses lèvres sur les siennes.

Dès que la porte fut fermée, Joy ouvrit les yeux. Son expression passa de la surprise à la peur. Elle avait peur de sa propre réaction. Comment pourrait-elle regarder de nouveau Largo dans les yeux ? Elle devait à tout prix oublier ce qui venait de se passer ou bien son travail en souffrirait. Si elle voulait rester toujours vigilante quoiqu'il arrive, elle devait effacer ce matin de sa mémoire, effacer la douceur des lèvres de Largo sur les siennes, la chaleur de son corps contre le sien, STOP ! Elle devait se reprendre et vite !
Pourtant elle ne pouvait pas se lever maintenant, car Largo saurait alors qu'elle était réveillée. Elle n'avait pas l'intention de l'entendre lui parler de ce qui s'était passé cette nuit. Elle devait absolument chasser ce souvenir de sa tête si elle voulait pouvoir rester professionnelle et continuer à travailler pour lui.
Elle continua donc de se torturer l'esprit pendant de longues minutes, attendant le meilleur moment, celui qui paraîtrait le plus naturel pour se lever enfin.

Largo hésitait à se lever. Il ne voulait pas retourner dans le salon tout de suite de peur de la trouver encore endormie et de ne pas pouvoir se contrôler et d'aller l'embrasser une nouvelle fois. Que ferait-il si elle se réveillait à ce même moment ? Elle le repousserait certainement, et ça il ne pourrait pas le supporter. Il préféra donc attendre qu'elle se réveille et se lève en premier. Mais l'attente était insupportable.


Simon entra sans frapper comme à son habitude. Il venait tout juste de se lever et était désespérément à la recherche d'une boite d'aspirine qu'il aurait volontiers avaler tout entière. Il fut surpris de voir que tout était calme dans l'appartement de son ami. Il ne semblait pas encore réveillé. Puis il se rendit compte que le canapé était défait, et que quelqu'un y était allongé. Il s'approcha et découvrit Joy.
Joy sursauta en entendant la porte de la suite s'ouvrir. Elle se redressa et vit Simon s'approcher d'elle. Instinctivement, elle décida de faire comme si de rien n'était.
- Bonjour Simon. Déjà debout.
- Euh, Joy …Bonjour.
Simon ne semblait pas vraiment dans son assiette. En plus il ne chercha même pas à faire une remarque sur sa présence ici. Joy prit ses affaires sur la chaise et s'habilla rapidement et discrètement. Simon lui ne l'avait même pas remarqué, trop occupé à fouiller dans les tiroirs.
- Bon, je te passe le relais, lança Joy d'un ton léger en se dirigeant vers la porte.
- Quoi ?
- Largo, répondit Joy. Il n'est vraiment pas bien. Tu n'aurais jamais dû l'entraîner à boire autant.
- Hé ! Je ne l'ai pas forcé tout de même, s'offusqua Simon. Et puis c'est pas tous les jours qu'on fête son anniversaire.
- Merci, mais j'ai déjà entendu ça hier soir, répondit Joy.
Elle ouvrit la porte de l'appartement et s'apprêtait à sortir, quand elle se retourna vers Simon et lui jeta un objet qu'elle venait de retirer de son sac.
- Tiens, vous allez en avoir besoin.
Simon attrapa l'objet en question et fixa Joy surpris.
- N'oublies pas de rappeler à Largo qu'il doit retrouver Kerensky au Bunker à 16h, lança Joy avant de partir pour de bon.
Simon resta un instant à fixer la porte close, puis il ouvrit la main et découvrit un tube d'Efferalgan. Il sourit.
- Merci Joy, murmura-t-il avant de se diriger vers la cuisine pour prendre un grand verre d'eau et un café bien noir.
Simon avait la gorge pâteuse et se promit de ne pas reboire une goutte d'alcool avant…et bien avant la prochaine occasion. Après tout, on ne se refait pas !

Largo se leva peu après le départ de Joy. Il rejoignit Simon dans la cuisine et prit aussitôt deux comprimés d'Efferalgan qu'il avala avec une gorgée de café. Il fit la grimace et s'assit en face de Simon sans un mot. Simon et lui faisait vraiment peine à voir avec leur visage pâle et leurs cernes sous les yeux.
Appartement de Joy. Un peu plus tard.
Joy jeta sa veste sur une chaise et se dirigea vers la salle de bain. Elle se déshabilla rapidement et entra dans la douche. Elle laissa l'eau couler un long moment, sans bouger. Les souvenirs de son soit disant rêve lui revinrent en mémoire et encore une fois son corps fut parcourut de frisons. Si même le simple souvenir des baisers de Largo la faisant frissonner, comment réagirait-elle quand elle se retrouverait à nouveau face à lui ? Réussirait-elle à garder son sang-froid ? Elle le devait si elle ne voulait pas le perdre.
Mais à cela elle y réfléchirait plus tard. Pour l'instant, elle n'avait qu'une envie : se remémorer encore une fois les événements merveilleux de cette nuit.
Appartement de Largo. Au même instant.
Largo était allé se doucher et s'habiller. Simon lui avait rappelé le rendez-vous avec Kerensky. Quand il revint dans le salon, Simon lui avait faussé compagnie pour retourner se coucher, après tout il avait eut ce qu'il cherchait, c'est-à-dire un tube d'Efferalgan.
Largo s'assit sur le canapé et prit le cousin qui y traînait toujours. Il le porta à son visage et huma avec délice le parfum de Joy qui y était imprégné. Puis il ferma les yeux et se remémora cette fabuleuse nuit.

FIN