O N N'EFFACE JAMAIS LE PASSE,
 


IL NE FAIT QUE S'ESTOMPER (Part 1)




Note de l'auteur: N'hésitez pas à m'écrire pour me dire vos commentaires qu'ils soient bons ou mauvais mais soyez cléments, c'est ma première fic de Largo Winch.
Merci à Zanne, à ma Zombie et à mon Esméralda pour avoir tester cette fic…
BONNE LECTURE...


Le Penthouse, 10h30
Largo entendit vaguement des coups. Il croyait que quelqu'un était en train de frapper Simon. Puis il se rendit compte que ce n'était pas dans son rêve mais que c'était quelqu'un qui frappait à la porte.. Il se leva, mit un pantalon et un T-shirt puis alla ouvrir. Il se retrouva nez à nez avec Joy et Simon.
-On te réveille pas mon pote, j'espère.
-Simon ? C'était Joy qui te frappait y'a 5 minutes ?
Joy et Simon échangèrent un regard perplexe.
-Laissez tomber, ch'uis mal réveillé. C'est pas que je suis pas content d vous voir mais qu'est-ce qu'il y a de si grave pour que vous me réveillez un dimanche matin ?
-A part le fait qu'on est lundi ? fit remarquer Simon.
-Très mal réveillé, réplique Joy. Tu te souviens de Willy Osborne ?
-Le directeur de Spartbrow ? Bien sûr, on s'est vu jeudi pour voir les closes du contrat.
-Il a été tué hier après-midi chez lui, annonça son garde du corps.
-QUOI ? Comment ? Par qui ? Pourquoi ?
-J'vois qu't'es réveillé maintenant, plaisanta Simon.
-Pour répondre à ta première question, on l'a poignardé et d'après Kerenski, on n'a pas lésiné.
-Berk, lâcha Simon.
-Et à part " Berk " ?
-J'en sais pas plus. Kerenski consulte les fichiers de la police. On doit le rejoindre.
-J'arrive tout de suite. Je prend juste une douche avant, dit Largo.
-OK
Le bunker, 11h00
La porte s'ouvrit et lassa apparaître Largo.
-Alors quoi de neuf sur Osborne ? demanda-t-il.
- Salut Largo. Oh salut Georgie, comment vas-tu ? Ca va bien et toi ? rétorqua Kerenski.
-Très bien, répondit Largo qui n'avait pas compris. Alors ce meurtre ? T'avances ?
-Eh bien, d'après les fichiers de la police et le rapport du médecin légiste, Mr Osborne a été suspendu par les mains après avoir reçu 18 coups de couteau, informa Kerenski.
Joy sursauta.
-Quoi ? Tu… Tu en est sûr ?
-En tout cas c'est ce qui est marqué.
-C'est horrible, commenta calmement Simon.
Largo se tourna vers Joy qui avait l'ait un peu inquiète.
-Ca va ?
-Heu… Oui.
La jeune femme avait retrouvé son air habituel.
-On peut aller inspecter la maison ? demanda-t-elle.
-Normalement les flics n'ont plus rien à y faire.
-Donc on peut y aller ? s'énerva Joy.
-C'est ce qu'il vient de dire, dit Simon.
-Bon alors, on attend quoi ? J'vais préparer la voiture, dit Joy avant de partir tout de suite.
-Elle a bouffé du lion ou quoi ? s'étonna Simon avant de sortir rejoindre la jeune femme. Tu viens Largo ?
-Moui j'arrive. Georgi, tu peux sortir le dossier de Osborne ?
-Ah jamais content les capitalistes. Quand j'aurais fini ça, il me demandera aussi de nettoyer ses chaussures, soupira le russe ironiquement.
Largo ne répondit pas. Dans ses yeux se lisait de l'inquiétude. Il ne comprenait pas l'attitude de son garde du corps.
Maison de Willy Osborne, 12h00
Osborne vivait dan,s une somptueuse maison un peu en retrait de la ville. Derrière sa villa, un jardin ainsi qu'un terrain de golf s'étendaient sur environ un hectare. Il y avait même un petit lac.
-Largo, quand tout ça sera réglé, fais-moi penser de te faire penser à m'augmenter… Heu… Ch'uis clair là ? demanda Simon
-Tu veux que je te réponde aux deux ? Non à la première et non à la deuxième.
-Quand vous aurez fini vos gamineries, on pourrait peut-être penser au meurtre, râla Joy.
-Excuse-nous, dit Largo qui trouvait le comportement de la jeune femme de plus en plus bizarre.
-Oui c'est vrai, on s'ra sage comme des images, renchérit Simon.
Le trio pénétra dans le long couloir de la maison. Qui était décoré par de grandes peintures et tout au fond un gigantesque miroir leur renvoya leur image. Joy se dirigea vers le salon suivie de Largo et de Simon. Elle était peinte d'un bleu pâle et des meubles italiens du 18° s. étaient disposés avec goût. Un canapé vénitien était au centre de la pièce et sa couleur framboise tranché avec le parquet. Le tout était très bien assortit.
-Alors que cherche-t-on ? demanda Simon.
-J'en sais rien, dit Joy distraite.
La jeune femme enfila une paire de gant et commença à fouiller bientôt imitée par les deux jeunes hommes. Joy ouvrit les tiroirs d'un secrétaire, fouilla un peu et referma. Elle se dirigea vers la table basse près du canapé et prit un magazine dessus lorsqu'elle sentit que quelque chose était glissé entre deux pages. Elle l'ouvrit et prit l'objet. Elle lâcha le magazine qui tomba bruyamment à ses pieds. Largo et Simon se retournèrent.
-Joy ? Ca va ? s'inquiéta Largo.
Après quelques secondes de silence, Joy se ressaisit. Tout en gardant l'objet dans sa main elle se retourna vers les deux hommes.
-J'en ai assez vu, on s'en va, déclara-t-elle sur un ton qui na laissait aucune place aux questions.
D'ailleurs elle se dirigea vers la sortie sans plus attendre.
-Ma théorie se confirme. Elle a mangé du lion, dit Simon.
-Oui, sans doute, lui répondit son ami sans conviction.
Largo et son chef de sécurité se dirigèrent vers la voiture où les attendait Joy. Ils repartirent en direction du groupe W. Le voyage se fit dans une ambiance tendue que Simon essayait de dissiper en racontant ses blagues. Lorsqu'ils arrivèrent dans le parking, ils se dirigèrent vers le bunker. Kerenski leva la t^te de son ordinateur ( si si c'est possible.^___^ )
-Alors qu'avez-vous trouvé ?
-Bah… se contenta de répondre Simon en regardant Joy qui fixait toujours l'objet ( Héhéhé ça vous énerve de pas savoir ce que c'est, hein ?^___^ )
-Bah quoi ?
-Ca, dit Joy en levant une plume.
-Ah, tout de suite on comprend mieux, dit le russe, sarcastique.
-Une plume ? C'est une bonne preuve, renchérit Simon.
Joy leur jeta un regard qui les aurait carbonisés sur place s 'il avait lancé des éclairs.
-Joy, tu pourrais peut-être nous expliquer, fit gentiment remarquer Largo.
-Il n'y à rien à expliquer, lança Joy avant de sortir du bunker.
-Là, j'i du rater un épisode.
-Dis plutôt une saison entière. Bon alors, que fait-on ? demanda Simon.
-Georgi, analyse la plume et essaie de trouver quelque chose. Moi je vais voir Joy, décida Largo.
-Le jeune homme monta dans son bureau. Même si la jeune femme ne lui avait pas dit où elle allait, il savait qu'elle devait être sur le balcon. Elle y allait pour réfléchir. Il ouvrit la porte et la vit à travers la baie vitrée. Il alla la rejoindre.
-Salut, lui lança-t-il. Alors comment ça va ? Tu sais…
Il s'interrompit en voyant les yeux rougis de la jeune femme. Largo s'inquiéta vraiment. Ce n'était pas le genre de la jeune femme de montrer ses émotions.
-Joy, commença-t-il doucement. Tu sais que tu peux me dire… Enfin… Me dire si ça va pas…
-Largo…, soupira la jeune femme. Tu… Tu ferais mieux de ne pas t'occuper du meurtre d'Osborne. C'est trop dangereux.
-J'en ai connu des pires… Comme la fois où la tour a été prise en otage, tu te rappelles ? Et la fois où…
-Largo, je n'plaisante pas, le coupa-t-elle.
-A chaque fois tu m'as aidé. Qu'est-ce qu'il peut y avoir de si grave pour que tu nous laisses à l'écart ?
-Je…C'est une longue histoire…
-Oui, mais on a toute la vie devant nous.
Joy soupira puis sourit. " Bingo, j'ai réussi "pensa Largo.
-J'imagine que tant que je ne vous dirais pas ce qu'il y a, vous ne ma lâcherez pas, toi et las autres ?
-T'as tout compris.
-Alors allons rejoindre les autres, je ne veux pas répéter deux fois la même chose.
Les deux amis descendirent au bunker. Une fois là-bas, Joy s'assit sur une chaise.
-Je sais pas trop par où commencer, hésita-t-elle.
-Par le début, ce serait une bonne chose, dit Simon.
Elle esquissa un sourire. Simon avait cet effet-là sur elle.
-Quand j'étais à la CIA, on m'a confié un dossier. Celui d'in certain Shinigami.
-Shinigami ? C'est le nom du dieu japonais de la mort, informa Kerenski
-Oui. On n'a jamais connu sa véritable identité. Et on ne sais pas comment l'arrêter puisqu'il n'a jamais tué deux fois de la même façon.
-Alors comment peut-on savoir si c'est le même tueur ?
-La plume, devina Largo.
-Oui, la plume qu'il laisse et aussi le chiffre 18. Il y a toujours un rapport avec le chiffre 18.
-Il est original ce type, commenta Simon.
-Pendant un an je me suis occupée de ce dossier mais on ne l'a jamais arrêté.
-Et apparemment, il vient de refaire surface, dit Largo.
-Oui, apparemment il a refait surface mais je ne comprend pas pourquoi, dit Joy.
-Ce n'est pas le problème… Il faut arrêter ce malade avant qu'il ne tue quelqu'un… Enfin, quelqu'un d'autre, précisa Simon.
-Oui, acquiesça Joy, mais elle avait l'ait ailleurs.
-Bon, moi j'ai un conseil d'administration, donc Kerenski, essaie d'avoir les résultats d'analyse de la plume. Simon…
-Ah non, moi ch'uis pas libre.
-Pardon ?!
-J'ai un rendez-vous monsieur !
-Oh celui-là, soupira Largo en levant les yeux au ciel. Bon Simon, tu vas à ton rendez-vous et Joy, essaie d'avoir le dossier Chichigavé.
-Shinigami, corigea Kerenski.
-Si tu l'dis… On se retrouve ici dans une heure et demi, décida Largo. Ni moins et surtout pas plus.
Il avait dit ça en regardant Simon.
-Quoi ?? Je ne suis pas toujours en retard… Si ?
Puis il partit suivi de Largo.
-A toute à l'heure.
Lorsque la porte du bunker se fut refermer, le russe se tourna vers la jeune femme.
-Toi, y'a quelque chose qui ne va pas.
-Oh ! Si tout va bien.
-Moui ? Pourtant tu n'as fait aucune remarque quand Simon a dit qu'il avait un rendez-vous.
-Simon avait un rendez-vous ? répéta Joy, mi-étonnée, mi-incrédule.
-C'est bien ce que je disais.
Malgré le feux départ que Kerenski et Joy avait eu, les deux ex-agents des services secrets s'entendaient bien. Il s'était tissé un lien particulier entre eux. Quand le russe avait été hanté par le souvenir de la fillette tuée lors d'une explosion causée par Kerenski, c'était vers elle qu'il s'était tourné. Ils pouvaient compter l'un sur l'autre. Et maintenant la jeune femme avait besoin d'aide.
-Tu ne nous a pas tout dit, fit remarquer le russe.
-Non et alors ? s'énerva Joy.
-Et alors, ce n'est pas bon de garder un secret pour soi.
-Kerenski, fous-moi la paix.
-On n'efface jamais le passé, continua le russe. Il ne fait que s'estomper. Et un jour, alors qu'on s'y attend le moins, il refait surface et il ne nous lâche plus tant que l'on n'y fait pas face.
Les paroles de l'ex-agent du KGB firent leur effet Joy avoua tout.
-Lorsque j'avais 16 ans, avec une bande d'amis, on est allés à " l'atmosphère ", une boîte pour y fêter Halloween. Je m'étais déguisée en ange et j'avais fait des ailes en plumes blanches. Un mois plus tard, Alex, l garçon avec lequel je sortais à l'époque, a tét retrouvé noyé dans la fontaine du lycée. Il y avait une plume qui flottait à côté. Au début je n'ai pas fait le rapport. De plus, la police a conclu que c'était un suicide. Mais deux mois plus tard, ma meilleure amie s'est faite tuée, étranglée. Il y avait une plume et un message signé : Shinigami. A partir de ce moment-là, mon père, qui était déjà influent au sein de la CIA, m'a mise sous protection mais les meurtres avaient cessés. C'est à partir de ce moment-là que j'ai décidé d'entrer à la CIA en faisant par la même occasion la fiertéé de mon père. 3 mois après que j'y sois entrer, mon premier partenaire se faisait tuéé lui aussi. C'est à partir de là que j'ai édécéidé de mée démerder seule, de vivre seule et d'êêtreé indépendante. Je me disais que si je n'avais pas d'amis, Shinigami ne tuerait personne. Mais j'avais tort. Shinigami s'est mis àà tuer des personnes que je connaissais àà peine mais qui avait tous un rapport fort avec moi. C'est en partie pour çça que jé'ai démiéssionné… Et voiàlà, tu sais tout maintenant. Ceté enfoiré me poursuis depuis plus de 11 ans et moi je ne peux rien faire parce qu'il ne me laisse aucun indice.
Après quelques secondes de silence, Kerenski prit la parole :
-Je suis sûr qu'on arrivera à le coincer. Après tout on forme une équipe de choc avec des capitalistes pas si cupides que ça.
-Moui, tu as raison… Mais… Georgie, ne e dis pas aux autres OK ?
-Si tu y tiens. En attendant on ferait mieux de se remettre au boulot.
-Tu l'as dit Bouffi.
-Ne m'appelle pas comme ça.
-Pourquoi ?
-Par respect pour ma personne.
-Oh… Désolée… Bouffi…
Le bunker, 14h30
-Mais c'est pas vrai, qu'est-ce qu'il fait ? râla Largo
Ca faisait bientôt une demi heure que Simon devait être rentré.
-Il aurait pu au moins nous téléphoner…
-Largo, tu connais Simon. Il est avec une fille…
-Oui, je sais… Ca explique en partie qu'il soit en retard mais quand même…
-Vous les capitalistes on ne peut pas dire que vous soyez patients, dit Kerenski sans lever les yeux de son ordinateur.
-Bon, tant pis si je le dérange en plein rendez-vous mais je lui téléphone…
Largo composa le numéro du portable de Simon et attendit quelques instants.
-C'est pas vrai ! Il me répond même pas.
-Peut-être qu'il a éteint son portable ? suggéra Joy.
-Non, il le laisse toujours allumé au cas où…
-Ou alors il est dans son appartement, dit le russe.
-Pourquoi irait-il dans son appartement ? demanda Largo.
-Prendre une douche ? proposa la jeune femme.
-Prendre une douche en pleine après-midi ? Oui ,ça ressemble bien à Simon. Bon, je monte voir s'il y est… Et je vous jure que s'il y est…
-J'crois que je ferais mieux de venir avec toi. Simon peut nous être utile parfois j'ai donc pas envie que tu le massacre, répliqua Joy.
Les deux amis sortirent du bunker en laissant Kerenski seul avec ses petits joujoux… Non qu'il s'en plaigne d'ailleurs.

Sur le chemin pour aller retrouver Simon (Si on dit qu'il est dans son appartement bien sûr !^___^), Largo demanda à Joy :
-Alors, vous avez trouvé quelque chose Kerenski et toi ?
-Pas vraiment, ou alors les seules choses que l'on savait déjà…
-A savoir ?
-Eh bien… Shinigami est un tueur apparut il y a un peu plus de 11 ans. Toutes ses victimes ont été tuées différemment. Leurs seuls liens étaient la plume et le numéro 18, répondit Joy d'un ton las.
Elle se garda bien de lui dire qu'elle était aussi un lien qui reliait les victimes et que Shinigami la traquait elle.
-Et ben… Ca ne nous avance pas beaucoup.
-Oui, c'est le moins qu'on puisse dire, soupira la jeune femme.
Le reste du 'voyage' se fit en silence. Largo voyait bien que Joy n'allait pas bien, elle n'aurait jamais montré ses émotions devant lui ou quiconque si ça avait été le contraire. Et il doutait que ce soit uniquement parce qu'elle avait travaillé sur le dossier Shinigami étant à la CIA. Mais il savait qu'il ne devait pas insisté. Parler des sentiments de Joy avec elle c'était s'aventurer sur un terrain plus que miné. Ils arrivèrent enfin devant la porte de l'appartement de Simon. Largo introduisit sa carte et composa le code. Un bip lui confirma que la porte était déverrouillée. Il baissa la poignée et poussa la porte mais quelque chose le bloqua.
-Oh, c'est pas vrai ! Qu'est-ce qu'il a encore fait ? demanda Largo.
Il poussa plus violemment et un bruit sourd se fit entendre.
-C'est quoi ce bordel ? demanda Joy.
Largo poussa encore une fois et la porte s'ouvrit. L'appartement de Simon était plongé dans le noir total. Largo entendit la jeune femme prendre son arme. Il alluma la lumière et regarda ce qui bloquait la porte.
-Oh mon Dieu (spéciale Zombie celle là !^___^), s'écria-t-il. C'est pas possible. Simon !!!
Joy vit le corps ensanglanté et couvert d'ecchymoses. Elle lâcha son arme et tomba à genoux à côté de Largo, qui avait pris son meilleur ami dans ses bras.
-Simon, allez mon pote, répond-moi…
-J'appelle une ambulance, dit Joy qui avait repris ses esprits.
-J'ai… j'ai vu… Shinigami, dit Simon d'une toute petite voix.
-Quoi ? sursauta Joy en entendant Shinigami.
Mais Simon ne put répondre car il s'était évanoui. En plus l'hôpital venait de décrocher.
-Envoyez une ambulance au Groupe W. Un homme s'est fait attaqué, dit Joy avant de raccrocher.
" Par ma faute " avait-elle failli ajouter. Elle se tourna vers Largo qui parlait à Simon. -Allez mon vieux… Réveille-toi… Tu peux pas m'laisser… Avec qui j'vais sortir le soir ? Tu sais que je peux pas compter sur Georgie… Il sort jamais… Simon… M'abandonne pas… J't'en prie…
Le jeune homme avait les larmes aux yeux. Joy ne l'avait jamais vu comme ça… Elle détourna les yeux de ce spectacle horrible et vit la plume… Tâchée de sang… " Du sang de Simon… Non n'y pense pas… Simon va s'en sortir. Il peut pas nous laisser… Il peut pas ME laisser… Ni moi, ni Largo, ni Kerenski ". Kerenski ? Il n'était pas au courant. Ignorant les supplications de Largo, elle composa le numéro du bunker.
-Bureau des capitalistes, j'écoute, annonça Kerenski de son habituel ton neutre.
-C'est moi…
Joy avait la voix qui tremblait.
-Si… Simon est blessé… Gravement… Il…
La jeune femme ne put en dire plus mais le russe avait compris. (Je sais c'est pas dur…^___^)
-J'arrive, se contenta-t-il de répondre, sans doute à cause du choc.
Quelques minutes après que le russe soit arrivé, ce fut au tour des ambulanciers. Ils demandèrent aux trois amis (à défaut des quat'Z'amis !!!^___^) de se pousser. Largo les regarda s'affairer autour de Simon mais il ne les entendait plus. Il pensait à tous les moments qu'ils avaient vécu ensemble. A tous le BONS moments. Il se revoyait dans le parc en train de rire avec Joy et Kerenski pour l'anniversaire de la jeune femme. Et cette vision éclata en mille morceaux pour laisser la place à celle du corps ensanglanté de Simon.
-On l'embarque, magnez-vous, dit un ambulancier.
Largo n'hésita pas un instant…
-Je viens avec vous, décida-t-il.
-L'ambulancier se contenta d'hocher la tête. Le jeune homme les suivit et entendit derrière lui Kerenski dire à Joy.
-Viens on prend ma voiture.
Il se retourna et vit Joy… Elle était pâle et des larmes inondaient ses joues. Elle fixait l'endroit où Simon était, quelques secondes auparavant, allongé. Elle fixait la tâche de sang que le jeune homme avait laissé. Elle était en état de choc. Mais l'ambulancier dit à Largo de se dépêcher. Largo sortit de l'immeuble et monta dans l'ambulance. Il vit Joy et Kerenski se diriger vers la voiture du russe. L'hôpital n'était qu'à quelques minutes du siège du Groupe W mais ces minutes se transformèrent en une éternité pour le jeune homme. Il regardait inlassablement son ami et les ambulanciers lui administrer les soins nécessaires. Il se sentait tellement inutile. Il se demandait comment ils avaient pu tous en arriver là. Ils formaient une équipe et même une petite famille. Si l'un deux venaient ne serait-ce qu'a partir de cette famille, elle serait détruite, mais si Simon mourrait, là ce serait Largo qui serait déétruit. Un bruit strident le fit sortir de sa rêêverie.
-Merde, on est en train de le perdre… Chargez les palettes à 100…
" Quoi !? " pensa Largo " Non… Il peut pas partir… Simon… Reviens… "
-Chargez à 150… Dégagez…
Bruit de l'électrochoc… (Désolée, je sais pas le faire…^___^)
Bruit du corps de Simon qui retombe… (Euh… Celui là non plus… ^___^)
Bruit strident…
-Et merde, jura un ambulancier. On continue, on est à 1 minute de l'hôpital. Chargez à 200…
Et re-bruit de l'électrochoc… (Bah non, j'ai toujours pas appris à le faire…^___^)
Et re-bruit de Simon qui retombe…
Largo s'attendit à entendre le bruit strident mais celui-ci se fit régulier remplacé par un bip-bip.
-Génial, soupira l'ambulancier. On est arrivé (Des carottes et des navets… Oups pardon…^___^)
La porte de l'ambulance s'ouvrit et Largo vit les médecins. Il descendirent Simon de l'ambulance.
-Qu'est-ce qu'on a ?
-Homme d'une trentaine d'années (Je ne saurais vraiment pas dire quel âge il a !^___^), tension faible à 9,8. Pouls filant et irrégulier. Multiples plaies et hématomes au visage et à l'estomac. Il a reçu un coup de couteau au thorax et au dos. Il a été en arrêt pendant deux minutes.
-OK, on l'emmène en réa 2. Sam, tu t'occupes de son ami.
Une infirmière s'approcha de Largo qui était resté silencieux.
-Mr, je vais vous demander de patienter. On s'occupe de votre ami. Vous pouvez vous asseoir là.
L'infirmière lui désigna une chaise dans la salle d'attente.
-Je peux vous apporter un verre d'eau ?
-Non…Je… Ca ira… Merci.
Largo arrivait à peine à aligner deux mots. L'infirmière lui adressa un sourire encourageant.
-On s'occupe de tout, ne vous inquiétez pas. Ca ira bien.
Puis elle partit rejoindre l'équipe médicale. Largo la regarda s'éloigner puis s'assit. 5 minutes plus tard, Kerenski et Joy arrivèrent. Ils se précipitèrent vers Largo.
-Comment va-t-il ? demanda le russe.
-J'en sais rien… Ils l'ont emmener je sais pas trop où répondit Largo.
-Et toi, ça va ? s'inquiéta-t-il en voyant la tête de son ami.
-Oui… Enfin… Je crois. Par contre, toi t'as pas l'ait d'aller bien, remarqua Largo en se tournant vers Joy.
En effet, la jeune femme semblait sur le point de s'évanouir… ou de vomir (Barrez la mention inutile.^___^).
-Joy ? demanda doucement Largo.
-Ca…Ca recommence, murmura la jeune femme.
-Quoi ?
-C'est… C'est ma… faute… Ca recommence…
Joy murmurait des paroles incohérentes.
-Elle est en état de choc, dit Kerenski. Assied-la là, je vais chercher un verre d'eau. Ca lui fera du bien.
Largo hocha la tête et fit s'asseoir Joy. Celle-ci avait les joues inondée de larmes et ça ne semblait pas s'arrêter.
-Hey, t'inquiète pas. Ca va aller, tenta de la rassurer Largo.
Mais il n'était pas rassurer lui-même. Et voir la jeune femme dans cet état-là ne faisait rien pour le rassurer. Kerenski revint avec un gobelet d'eau. Il se pencha vers Joy et le lui tendit.
-Tiens, bois ça, dit-il gentiment. (Bah oui, tout est possible dans ce monde de brut !^___^)
-Non merci… J'ai… J'ai pas soif.
Joy prit quand même le verre et le vida d'un trait. Malgré la situation Largo esquissa un petit sourire. Il y eut quelques minutes de silence et Largo se leva.
-Mais qu'es-ce qu'ils foutent bon sang ?
-Largo calme-toi, recommanda Georgie.
-Que je me calme ? hurla littéralement Largo.
Ils sentit tous les regards des patients qui attendaient dans la salle se posaient sur lui ainsi que ceux du personnel hospitalier.
-Oui… Bon d'accord, concéda Largo.
Largo se rassit pour se relever deux secondes plus tard ce qui exaspéra Kerenski et Joy qui s'était calmée.
-Largo, je répète, calme-toi, réitéra le russe.
-Mais je suis calme.
-C'est ça cause toujours, marmonna Joy.
Au bout d'un quart d'heure, un médecin sortit enfin. Il s'approcha des 3 jeunes gens qui se levèrent.
-Mr Winch, je présume.
-Oui, comment va-t-il ? Il va bien ? Comment va-t-il ?
-Là ça fait deux fois que tu le dis, fit remarquer Georgie.
-Je ne vous cache pas que votre ami a été grièvement blessé. Le coup qu'il a reçu au thorax a manqué de peu le poumon gauche et celui porté au dos a peut-être touché la moelle épinière. C'est pour cela que nous l'avons monté en chirurgie. Et c'est sans compter les multiples hématomes.
-Mais il va s'en sortir ? demanda Largo de plus en plus inquiet.
-Honnêtement ?… Je n'en sais rien. Il faut attendre, je suis désolé… Je dois y aller, on a beaucoup de patients.
Kerenski remercia le médecin qui partit. Largo soupira et se rassit.
-Oh… C'est pas vrai. Un véritable cauchemar, gémit Largo.
-Ca n'a rien d'un rêve, dit le russe.
-Oui, et là, tout est de ma faute.
Joy avait lâchait ça sèchement et amèrement. Largo leva les yeux vers elle. Des larmes coulaient encore sur ses joues mais son regard était dur.
-Ce n'est pas ta faute. C'est celle de Shinigami, dit Largo doucement.
-Non Largo… Tu ne comprends rien… Cet enfoiré tue mes amis un par un. Il s'amuse à les torturer et moi avec par la même occasion. Et si Simon est là, c'est parce que Shinigami savait que c'était mon ami et que s'il mourrait, il m'atteindrait plus facilement.
Joy avait presque crié ses mots. Ses larmes redoublèrent. Lorsqu'elle reprit la parole, c'était d'une voix basse.
-C'est ma faute…
Elle sortit de l'hôpital. Largo voulut la rattraper mais Kerenski l'en empêcher.
-Non, Largo. Elle est en état de choc. Elle a besoin de se calmer… Seule.
-Mais elle croit que c'est sa faute, protesta Largo.
-Shinigami tue les personnes qui lui sont proches et elle est persuadée que c'est sa faute, explique le russe.
-Mais, pourquoi elle ne nous l'a pas dit ?
-Tu connais Joy. Elle croit pouvoir faire face à ses problèmes seules. Elle ne supporte pas d'être fragile. Et quand tu iras la voir, elle fera comme si elle s'en fichait.
-Mais, elle à besoin d'aide.
-Elle a surtout besoin de savoir Simon hors de danger.
-On a tous besoin de ça, fit remarquer Largo. On ferait mieux de monter en chirurgie.
Largo espéra que Joy les rejoindrait vite. Il détestait la savoir dans cet était. Arrivés deux étages plus haut, on leur dit d'attendre dans la salle d'attente. Largo s'endormit au bout d'une demi-heure. Il refit la même rêve que la nuit dernière où l'on frappait Simon. Mais cette fois son ami saignait et lui n pouvait rien faire. Il assistait impuissant. Et puis une ombre parmi les ombres s'avança. Elle portait une cape noire qui couvrait son visage. Seules se mains était visibles. Elles portaient un sablier et une faux. (Eh oui ! Vous l'aviez tous reconnue,^___^) Il sortit un énorme poignard. Largo cria et entendit son nom au loin. Il se réveilla en sursaut et vit le visage de Joy, surprise. Largo se redressa sur son siège et la jeune femme vint s'asseoir à côté.
-Ca va ? s'inquiéta-t-elle.
-Oui… Mais c'est plutôt à toi qu'il faut demander ça ?
-Ca va… Mieux.
-Où est Kerenski ?
-Il est parti voir où en est l'opération. Ca fait bientôt deux heures.
-Et alors ? demanda Largo.
-Bah… Il est pas revenu.
-Tu es sur que ça va ? insista le jeune homme.
-A part le fait que Simon est sur ne table de billard entre la vie et la mort par ma faute ?… Oui ça va.
-Joy… soupira Largo. C'est pas ta faute et tu sais…
-La voilà, coupa Joy en se lavant quand elle aperçut Georgie.
" OK, c'est un bon début "pensa Largo. Il s'inquiétait vraiment pour la jeune femme mais n'insista pas. Il savait que c'était inutile. Tout se bousculait dans la tête de Joy. L'inquiétude pour Simon. Si elle le perdait, elle ne le supporterait pas. La colère pour Shinigami. Elle détestait ce qu'elle ressentait. Ce qu'elle ressentait pour Largo… Cette attirance… Elle l'avait rejeté. A cause de cette stupide image de femme dure. Elle s'y accrochait pour ne pas toucher le fond. Elle ne devait pas craquer mais si elle savait que personne ne lui en voudrait de le faire. Et elle en avait envie. Se laisser aller, pleurer tant qu'elle le voulait et que Largo la console. Mais elle se l'interdisait… Elle même…
-Alors ? interrogea-t-elle Kerenski.
Largo s'approcha.
-L'infirmière sur laquelle je suis tombée (Aïe ça a du faire mal !^___^) ne savait pas où en était l'opération.
Largo soupira et retourna s'asseoir.
-Comment va-t-il ? demanda le russe.
-On n'a pas vraiment eu le temps de s'étendre sur le sujet. Mais faut pas être devin pour vois qu'il ne va pas bien dut tout. Simon est son meilleur ami. Ils ont passé pas mal de temps ensemble et ils ont fait les 400 coups ensemble.
-Oui… Et toi ?
-Ca va… Mieux, se contenta-t-elle de répondre.
-Ca n'a pas l'air pourtant. Je sais ce que tu te dit, que c'est ta faute, que si tu avais été là, Simon n'en serait pas là et que ça aurait du être toi à sa place.
Joy le dévisagea. Même un ex-agent du KGB ne pouvait pas lire les pensées.
-Je ressens la même chose, explique Kerenski.
Joy pensa pour la première fois que Georgie n'allait pas bien. Il ne parlait jamais des ses sentiments.
-On ferait mieux d'aller rejoindre notre camarade.
Kerenski posa une main apaisante sur l'épaule de la jeune fille et lui fit un sourire (Si si, j'vous assure c'est possible !!!^___^) d'encouragement. Les deux amis allèrent rejoindre leur ami. Ils attendirent encore 1h30 en silence ce qui rendait la tension encore plus palpable. Un médecin se dirigea enfin vers eux.
-Mr Winch ? Je suis le docteur Carlyle.
-Comment va Simon ?
-Votre ami a eu de la chance. La coup n'a pas touché la moelle épinière ni aucun organe vital.
-Merci mon dieu !soupira Largo.
-Cependant les blessures qu'on lui a asséné l'ont mis dans un état critique.
-C'est à dire ? s'impatienta Joy.
-Il est dans le coma. On ne saurait dire quand il se réveillera ni si il se réveillera.
-C'est pas vrai !
-On l'a placé en soins intensifs, mais on ne peut rien dire avant de voir l'évolution de son état.
-Est-ce qu'on peut le voir ? tenta Largo.
-Eh bien… hésita le médecin. Normalement, je n'ai pas le droit de vous laisser y aller mais je peux bien faire une exception. Du moment que vous ne restez par trop longtemps. Suivez-moi.
Les 3 amis partirent dans un dédale de couloirs. Ils descendirent un escalier et le médecin les mena à travers tout l'étage. Ils arrivèrent enfin devant une vitre à travers laquelle on voyait le lit dans lequel Simon était allongé. La vision de celui-ci fit détourner les yeux de Joy. Le visage de leur ami était méconnaissable tant il était tuméfié. Largo ne pouvait se résoudre à détacher son regard de ce spectacle. C'était pire que tout.
-Vous pouvez entrer mais ne restez pas longtemps.
Le trio se dirigea vers la porte et entra. Largo et Joy se placèrent d'un côté du lit et Kerenski de l'autre. Ils restèrent quelques minutes en silence. Kerenski le brisa :
-Je vais téléphoner à Sullivan, dit-il en se rendant compte qu'il n'était pas au courant, n'étant pas présent au Groupe lors de la 'découverte' du corps de Simon. Joy acquiesça et le russe sortit.
-J'arrive pas à croire que ce soit possible, lâcha Largo.
-Oui, c'est vrai. Surtout avec Simon. Je me dit qu c'est à ce moment-là qu'il devrait se relever et nous lancer une de ses blagues stupides. Et on lui lancerais un regard noir… Comme avant… dit Joy.
Mais Simon ne se releva pas. Kerenski revint quelques secondes plus tard.
-Sullivan a repoussé tout tes rendez-vous et il te dit de prendre ton temp. Qu'il s'occupait du groupe pendant toute ton absence.
-Merci.
-Je crois que je vais retourner au bunker pour vérifier si on des indices, ajouta le russe.
-Je viens avec toi, dit Joy sans hésiter.
-Tu es sure ?
-Non. Mais… Je dois le faire. Pour les victimes de Shinigami… Pour Simon…
-OK.
Les deux ex-agents des services secrets partirent donc non sans avoir jeter un coup d'œil à Simon avant. Joy dut se forcer à refouler les larmes qui menaçaient de déborder d'un moment à l'autre. Quant à Kerenski, il ne se souvenait pas avoir ressenti une telle peur de toute sa vie. Une fois Largo seul, il s'assit à côté du lit de son ami. Il ne savait pas qui dire ni même s'il devait dire quelque chose.
-Simon, c'est pas vrai… Qu'est-ce que tu nous fou là ? J't'ai jamais vu comme ça… Faudrait peut-être penser à te réveiller. Ou au moins à sortir une de tes blagues… J'en sais rien moi, mais fait quelque chose au lieu de rester encore dans un lit.
Il s'interrompit en entendant la porte s'ouvrir. Il leva les yeux et vit le médecin. Il se sentit honteux. Après tout, il parlait à quelqu'un qui était " endormi ". Apparemment le médecin dut le sentir.
-C'est bien ce que vous faîtes. Votre ami doit sentir votre présence. Il doit sentir que vous êtes avec lui.
Largo se contenta de baisser les yeux vers son ami. Ca faisait quelques heures seulement, mais c'était une torture de le voir comme ça. En plus ses blagues lui manquait. Il ne pourrait pas supporter de ne plus le voir rire, sourire à la vie, de ne plus voir cette lueur qui habitait ses yeux à chaque instant. Non, il ne supporterait pas de le perdre.
Le médecin prit la parole :
-Vous devriez rentrer. Mr Ovronnaz a besoin de repos… Et vous aussi.
Largo sortit de la chambre de Simon et le regarda une dernière fois avant d'aller rejoindre le groupe W.

Part 2