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N N'EFFACE JAMAIS LE PASSE, |
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IL NE FAIT QUE S'ESTOMPER (Part 3)
Groupe W, 12h30
Joy rejoignit les deux homes au bunker après avoir fait un tout en ville.
-Salut les gars. Alors quoi de neuf ?
-Rien.
-Ah, c'est intéressant hein ? se maqua la jeune femme. Bon alors, on fait quoi pour Shinigami ?
-Il nous faudrait un plan, dit Kerenski.
Joy ouvrit la bouche mais fut interrompue par Largo.
-Et un vrai. Pas un où on fonce dans le tas.
-Mais ce n'était pas mon plan, dit Joy. Et je vous le dirais devant une pizza.
-C'est Simon qui parle ou quoi ? plaisanta Largo. Mais peu importe car j'ai une faim de loup.
-Georgie, t'es partant ? proposa Joy.
-On y va !répondit le russe.
Pizzeria El Niño , 13h30
-C'est risqué, commenta Georgie.
Cela faisait bientôt trois quart d'heure que Joy leur expliquait son plan.
-C'est surtout hors de question, renchérit Largo. Je préfère foncer dans le tas.
-Oh !Ah bon ! Et moi qui croyais que tu ne voulais pas justement, lança Joy sarcastiquement.
Largo voulut lui répliquer quelque chose mais son portable sonna.
-Winch ? Oui… Quoi ?… Comment ?… OK, j'arrive tout de suite.
Il raccrocha le jeune homme avait l'air inquiet.
-Qui était-ce ? demanda Joy.
-L'hôpital. C'est Simon.
Largo partit tout de suite sans laisser à ses ami plus de détails. Il prit la voiture laissant ses amis en plan dans la pizzeria.
-Et bah voilà, on rentre comment maintenant ?
Joy était énervée comme pas permis. Elle avait proposé un plan qui marcherait à coup sur mais Largo n'en avait pas voulu. Elle détestait se faire rejeter. Surtout par Largo.
-A mon avis, ce doit être grave. Il ne serait pas parti comme ça sinon.
-Tu crois que…
Joy ne put continuer sa phrase. Non c'était impossible. Pas Simon.
-J'en sas rien. On ferait mieux d'aller voir.
Le russe déposa l'argent sur la table et partit suivit de Joy.
Environ une demi-heure plus tard, le temps qu'ils trouvent un taxi, Joy et Kerenski arrivèrent à l'hôpital. Ils coururent vers la chambre de Simon. Ils se figèrent en y entrant. Largo, la tête entre les mains, sanglotait sur une chaise. Le lit dans lequel devait normalement se trouver Simon était désespérément vide. Il avait été refait et le bouquet que Largo avait rapporté à son ami était posé dessus.
-Largo ? appela doucement Joy.
L'interpellé leva la tête. Des larmes coulaient sur ses joues.
-Il… Il y a eu… Un problème… Simon… Simon est… Il est…
Largo ne put finir sa phrase. Il éclata en sanglot. Se amis le regardèrent effrayés. Joy commença à pleurer.
-Non… Non… C'est… Pas lui, murmura-t-elle.
Le russe la prit dans se bras (désolée Zanne mais il faut bien que quelqu'un la consola et Largo est occupé pour l'instant.^___^). La jeune femme laissa la douleur l'envahir. Elle se répartit dans tout son être, dans les moindres recoins de sa tête, de son cœur, de son âme. Kerenski ne disait rien. Le masque de l'impassibilité qu'il arborait tout le temps avait définitivement disparu, remplacé par celui de la tristesse. Tout son être s'était figé anéanti. Cependant il ne pleurait pas… Il ne pleurerait plus. Pendant 1à minutes personne ne parla. La douleur et la tristesse avaient remplacé les paroles, les mots. Et puis Georgie se décida.
-On ferait mieux de retourner au Groupe.
Partir… Oui, il voulait partir. Ne plus rester là. Partir pour ne plus revenir dans cet endroit. Joy aussi voulait quitter l'hôpital… Trop de mauvais souvenirs.
-Tu as raison, dit Largo.
Il se leva et essuya ses larmes. Il ne fallait pas qu'il pleure. Il alla, suivi de ses deux amis, jusqu'au parking. Devant la voiture Kerenski dit :
-Je crois qu'il vaut mieux que je conduise. Toi, tu n'es pas en état.
Largo acquiesça. Ils montèrent dans la voiture. Le voyage se dit en silence. ON entendait parfois les sanglots de Joy. Lorsqu'ils arrivèrent au parking, la jeune femme se précipita dans le bureau de largo sur le balcon. Largo regarda la porte par laquelle elle était partie puis s'éloigna lentement, silencieusement. Kerenski resta là. Il se dirigea enfin vers le bunker. Il avait besoin de ses ordinateurs mais même eux ne pouvaient le consoler.
Largo était dans le couloir pour rentrer à son appartement. Il passa devant la porte de celui de Simon. Il entra, ses yeux se posèrent sur la tâche de sang. Un instant, il revu son ami allongé. Il se dirigea vers le salon. Tout dans cet appartement respirai Simon. Sa joie de vivre… Il revit une scène.
***Flash-back.***
-Vous avez fait ça ?
Joy éclata de rire.
-Vous êtes vraiment incorrigibles. Remarque, j'aurais adoré voir la tête du type couvert de miel et scotché à un arbre en plein soleil.
-Et attend, tu n'a pas su le moment où Largo a repeint la soutane du père Maurice en… C'était quelle couleur déjà ? Ah oui, en rose fluo.
Tout l'équipe était réunie dans le salon de Simon. Même Kerenski… Ils avaient commandé " une bouffe chinoise ". C'était juste un repas amical. L'appart résonnait d'éclats de rire.
***Fin du flash-back.***
Largo prit un cadre sur la table de Simon. Toute l'Intel Unit réunie dans son appartement. Une larme roula sur la joue de Largo et alla s'écraser sur la photo.
-Pardon… Pardon pour tout… Je suis désolé, murmura-t-il.
Largo sortit de l'appart et alla dans le sien. Comme il l'avait deviné, Joy était sur le balcon. Il alla la retrouver. Lorsqu'il ouvrit la porte-fenêtre, Joy ne se retourna pas. Elle savait déjà qui c'était. Le jeune homme s'approcha et s'assit à côté d'elle. Il passa un bras autour de ses épaules. Ils restèrent ainsi plusieurs minutes.
-Il ne m'en voulait même pas, sanglota la jeune femme.
-Il n'avait aucune raison de le faire.
Largo ressentait la douleur de la jeune femme. " Pardon " pensa-t-il. " Je ne voulais pas que tu souffres. "
Deux jours passèrent. Joy les passa à pleurer dans son appart, seule. Kerenski avait voulu l'appeler mais elle ne daigna même pas répondre. Le russe voulait alerter Largo mais le jeune homme n'était pas en état d'écouter qui que ce soit. Le russe ne (avait pas vu. Il n'était pas une seule fois sorti de son appart. L'enterrement avait lieu cet après-midi. Kerenski allait rejoindre Largo pour le chercher. Il rencontra John Sullivan.
-Bonjour Kerenski. Je n'ai pas pu vous ire à quel point je suis désolé. Je… Comment allez-vous ?
-Je ne crois pas que ce soit à moi de poser la question.
-Largo ? devina John. Je m'inquiète pour lui. Ils étaient si proche avec Simon. Je ne sais pas quoi faire.
-Attendre. Seul le temps apaisera la douleur mais il ne a fera pas disparaître.
Georgi s'en alla. John le regarda partir. Pour la première fois depuis que John le connaissait, il n'avait jamais vu le russe dans un tel état. On pouvait lire toute la tristesse dans se yeux. Sullivan partit se préparer pour l'enterrement. Kerenski frappa à la prote de l'appart de Simon. N'obtenant aucune réponse, il entra. Des vêtements étaient éparpillés partout. Largo était affalé dans son canapé.
-Largo ? appela Kerenski. Qu'est-ce que tu fais ?
La russe alla s'asseoir à côté de son ami.
-Georgie… soupira Largo. J'aurais jamais du faire ça. Je suis désolé.
-De quoi tu parles ? demanda le russe qui ne comprenait pas.
-Non, rien laisse tomber.
-Il faut y aller.
Le russe hésita un instant. Un enterrement était un adieu et Largo n'était pas prêt à cet adieu. Mais il le fallait.
-Je… J'arrive. Je vais juste me changer. Tu n'as qu'à aller chercher Joy. Je vous rejoint là-bas.
-Ok.
Le russe accepta mais il savait que c'était une mauvaise idée. Il sortit quand même. Largo se leva et décrocha le téléphone. Il composa un numéro et attendit.
-C'est moi… On arrive…
Il raccrocha et alla prendre une douche. Il s'habilla et descendit au parking prendre sa voiture. Lorsqu'il arriva là-bas, il vit Joy parlait à Kerenski. Il s'approcha. Joy se tourna vers lui.
-Salut, dit-elle tout simplement.
-Ca va toi ?(spéciale Zomby et Esméralda.) demanda Largo.
-J'ai été mieux.
Largo prit Joy dans ses bras pendant quelques secondes.
-On ferait mieux d'y aller, suggéra le russe.
-Tu as raison, acquiesça Largo.
Ils montèrent dans la voiture.
Cimetière de Woodsboro, 14h30
Cette journée était si belle. Comment pouvait-on être aussi triste par un tel soleil ? Les trois jeunes gens se placèrent près du cercueil. Les invités arrivèrent. Il y avait John et quelques personnes que Simon avait connues. Diana et Jack n'étaient pas venus. Georgie avait encore essayé de retrouver Vanessa. En vain… Le père Maurice arriva. Il commença un petit discours puis donna la parole à Largo. Le jeune homme leva la tête. A l'ombre d'un arbre, un homme regardait l'enterrement.
-Joy, Georgie, murmura Largo. Il est là.
Joy leva la tête et aperçut Shinigami. Celui-ci était en train de prendre un objet dans sa poche.
-Tout le monde à terre, cria la jeune femme.
En effet, Shinigami venait de sortir un Beretta 9 mm. Les trois amis se séparèrent. Le tueur essaya de viser Largo. Il reçut un coup sur la tête et tomba à terre. Il se retourna vers la jeune femme derrière lui et eut un sourire sadique (Digne de vos pires cauchemars ! Digne de Jack pour Zanne !^___^)
-Alors on est triste qu'il soit mort ? demanda-t-il.
-Oh, mais je suis pas mort, répliqua une voix derrière lui.
Joy leva la tête et vit Simon debout n face d'elle, tout sourire.
-Eh oui ! je trouve que c'était pas mal, t'es tombé dans le panneau, continua Simon.
Shinigami se releva et voulu s'enfuir mais Joy le rattrapa. Elle se mit à le frapper de toute la rage qu'il y avait en elle.
-Pourquoi ? Pourquoi tu les as tuées ? Qu'est-ce que ça t'a apporté ? Le pouvoir ? L'argent ?
-Le… Le plai… sir, répondit le tueur le souffle court.
Il eut un sourire narquois avant de se reprendre un coup de pied dans le ventre. Apparemment sa réponse n'avait pas plu à la jeune femme. Elle s'acharna sur l'homme qui pourrissait sa vie depuis qu'elle avait 16 ans en le rouant de coup de pieds. Des larmes coulaient sur les joues de Joy. Elle n'arrêtait pas de hurler. Elle n'entendit pas Simon l'appelait.
-Joy… Arrête… Les flics sont là. Ils vont s'en occuper.
-Tu les as tués… Tu les as…
Les cris de la jeune femme se perdirent dans ses pleurs. Elle éclata (Oh Molly, Molly, si je t'embrasse pas je vais exploser… Chiche… Heu… Désolée, petite anecdote !^___^) en sanglots. Simon posa ses mains sur ses épaules et la prit dans ses bras. Joy se laissa faire. Elle pleura dans les bras de Simon.
-Chut… Ca va aller… Je suis là…
Au bout de quelques minutes, le jeune femme se calma. Elle resta cependant dans les bras de Simon. Elle entendit les flics embarquaient Matt Coss, alias Shinigami.
-Tu ne te débarrasseras pas de moi. Je te hanterais comme seules la mort le ferait, menaça le tueur.
Joyu se retira de l'étreinte de Simon :
-Ce sera moi qui te hantera, répliqua Joy.
Les policiers partirent avec le tueur.
-Attendez une minute, dit Joy en se retournant. Qu'est-ce que tu fais là, Simon ? Tu étais mort ?! C'est quoi ce bordel ?
Joy était incrédule. Et vu la tête de Kerenski, il n'en savait pas plus.
-Ton plan, lui répondit Largo.
-Joy… On s'était dit que… commença Simon.
-La ferme. Je… Comment avez vous pu ?
La jeune femme partit en courant. Le russe alla la rejoindre.
-Joy, attend… Arrête-toi, cri Georgie.
La jeune femme s'exécuta.
-Ne leur en veux pas, conseilla le russe posément.
-QUOI ?! Ne me dis pas que tu est avec eux.
-Joy, il ne s'agit pas d'être d'un côté ou de l'autre. Comprend Largo. Tu crois que ça a été facil pour lui, il a du dire que son meilleur ami était mort et il a du nous mentir.
-Je ne lui en veux pas pour nous avoir menti, mais… La jeune femme commençait à pleurer. Mais, en nous disant ça, il nous a fait souffrir… Il M'a fait souffrir… Il… J'ai souffert comme jamais je n'avais souffert avant… J'ai…
Elle ne put en dire plus. Le russe la prit dans ses bras.
-Je sais… Je sais… Cette douleur, je l'ai ressentie comme toi, aussi…
Pendant ce temps, de l'autre côté du cimetière
-Ca va aller ? demanda Largo à son ami.
-Ouais, faut juste que je ne bouge pas trop.
Simon grimaça de douleur.
-Toi, tu vas retourner à l'hôpital. Et pas de discussion.
-Super ! grogna l'ex-voleur. Tu sais ce que je déteste le plus là-bas ?
-La nourriture ? suggéra Largo.
-Comment tu le sais ? s'étonna faussement Simon.
Les deux amis reprirent la direction de la voiture de Largo.
-Tu crois qu'elle va nous en vouloir longtemps ? demanda Simon.
-A toi non… Mais j'ai pas vraiment envie d'en parler ?
Largo conduisit Simon à l'hosto.
Une semaine passa. Joy avait pris des vacances pour ne plus voir Largo. Le jeune homme souffrait de son absence. La vie au Groupe W avait repris son cours entre les rendez-vous d'affaire et les réunions du conseil d'administration. Cependant, chaque jour il allait voir Simon. Son ami demandait des nouvelles du Groupe, de Joy et de Kerenski et aussi des éclairs au chocolat (non Zanne, ce n'est pas moi qui parle !^___^). Il n'aimait pas trop la nourriture de l'hôpital. Cependant, le jeune PDG soupçonnait son ami de recevoir la visite de Joy puisqu'il avait retrouver un paquet de beignets à la fraise de chez Mister Donuts. Largo était descendu deux fois au Bunker pour y trouver Kerenski mais le russe n'y était jamais. Il se mit alors à penser que le russe le faisait exprès. Le lundi matin, Largo se leva de bonne heure. Il avait bien dormi. Sans doute grâce au fait que Joy revenait aujourd'hui. Il pourrait enfin se faire pardonner. Ou tout du moins essayer. Il se dirigea vers la salle de bain et prit un bonne douche bien chaude.
Le bunker, 9h00
Lorsque Largo ouvrit la porte, Il vit Kerenski pianotait sur son ordinateur et Joy astiquait son Smith&Wesson.
-Salut, lança-t-il d'un ton qui se voulait enjoué.
-Bonjour, lui répondit Kerenski sans lever les yeux de son ordinateur ce qui était habituel. Mais ce qui n'était pas habituel, c'était son ton. On aurait dit qu'il y avait de la rancœur dans sa voix. Largo le comprenait et ne lui en voulait pas.
Joy, elle, ne répondit pas. Elle se contenta juste d'envoyer un regard noir à son patron. Celui ci s'en aperçut. Il s'assit sur une chaise et le silence s'installe dans le bunker interrompu pas le pianotement des touches du clavier. Chacun se sentait mal à l'aise et personne n'osait parler. Largo se lança enfin.
-Ecoutez, je sais que vous m'en voulez… commença-t-il.
-Oh pourquoi ? Parce que tu nous a ment, que tu nous a dit que Simon était mort alors que c'était faux, que tu n'as pas eu confiance en nous ? l'interrompit Joy.
-Et je vous comprend, termina Largo. Mais, après tout c'était ton idée Joy.
-Non, mon idée était de faire croire à Shinigami que Simon était mort pour qu'il vienne à son enterrement et qu'on le coince là-bas. Ce n'était pas de faire croire à tout le monde que Simon était mort et que toi seul soit au courant, rectifia la jeune femme, avec de la colère dans sa voix.
-Je ne voulais pas… Je… Dans le restau, l'hôpital m'a appelé en disant que Simon voulait absolument sortir. Il voulait que je vienne lui faire entendre raison. Le médecin m'a dit qu'il était sorti d'affaire mais qu'il voulait le garder en observation. Je savais que si je vous le disais à vous ou John ou qui que ce soit d'autre, notre plan tomberait à l'eau. Alors je suis allé à l'hôpital, j'ai expliqué le plan à Simon et le médecin a accepté de le laisser sortir le temps qu'on attrape Shinigami si Simon acceptait de revenir l'hôpital après. Quand vous êtes arrivés, je voulais vous dire que Simon n'était pas vraiment mort mais…
-Mais quoi ? demanda le russe.
-J'en sais rien… Je… Je sais que j'aurais du mais… Quelque chose m'en empêchait… Je suis désolé.
-Ah oui ? Et ben pas autant que nous ! répliqua Joy avant de sortir du bunker. J'ai besoin d'air.
-Je suis désolé, répéta Largo.
-Je sais, dit Kerenski. Et je te pardonne. Mais pour Joy, c'est un autre problème. Elle a souffert plus que moi. Sans vouloir dire que j'ai pas souffert. Même si j'ai de la peine à l'avouer, je considère Simon comme un véritable ami. Tu devrais peut-être aller la voir.
-Oui, tu as raison.
Largo se leva pour aller rejoindre la jeune femme et avant de sortir, il se retourna :
-Georgi… Merci, moi aussi je te considère comme un ami.
-Dépêche-toi d'aller la rejoindre, répondit simplement Kerenski.
Le jeune PDG sortit. Pour aller retrouver Joy, il pensa tout d'abord à aller sur le balcon mais il se dit que c'était trop évident. Il alla donc dans le parc en face du groupe.
Parc Kennedy, 9h30
Il fit le tour du parc sans trouver la jeune femme. Il allait renoncer quand il la vit assise sur une balançoire. Il s'approcha par derrière.
-Que veux-tu ? demanda Joy sur un ton des plus sec.
-M'excuser.
-Je crois que tu l'as déjà fait.
-Oui, mais tu n'as pas accepté mes excuses. Joy, soupira le jeune homme. Je suis sincèrement désolé.
-Mais j'en doute pas, répliqua Joy, mais déjà son ton se faisait plus doux.
-Ecoute-moi s'il te plait. Je t'assure que je ne voulais pas… Je n'ai jamais voulu que vous soufriez… Que tu souffres… Je voulais vous le dire, je t'assure.
-Alors pourquoi tu ne l'as pas fait ? demanda plus doucement la jeune femme qui s'était retournée.
-J'en sais rien… Parce que j'ai était un imbécile.
-Oui, ça tu peux le dire, répliqua Joy.
Ils restèrent comme ça pendant plusieurs minutes, largo s'était rapproché de la balançoire et tenait les deux cordes. Ils étaient si proches mais en même temps si loin. Joy plongea son regard dans celui du jeune homme. Quand elle regardait ses yeux, elle voulait se perdre dans l'azur de son regard. Le jeune homme se pencha et embrassa la jeune femme, plus que surprise. Tout son être lui criait de se dégager mais son cœur lui disait de se laisser aller. Soudain, la sonnerie du portable de Largo retentit. Ils se dégagèrent de l'étreinte de l'autre et se regardèrent. Joy se sentit rougir. Elle détourna le regard. Largo décrocha.
-Allô ?… Oui… Ah oui ?… Super… Vous êtes sur… Tant mieux… Oui, j'arrive… A tout de suite.
Le jeune homme raccrocha.
-Qui était-ce ? Sullivan ?
-Non, c'était l'hôpital. Apparemment Simon peut sortir. Le docteur Carlyle m'a demandé de venir le chercher. Tu viens ? proposa Largo à la jeune femme.
-Oui bien sur, on préviens Kerenski avant au cas où il voudrait venir.
-Oui, bonne idée. Et Joy ?… Tu ne m'en veux pas ?
-Non, plus maintenant, répondit la jeune femme avec un sourire malicieux.
Largo fut étonné par ce sourire et ne vit pas le sens caché de sa réponse.
Hôpital St-Jones, 10h30
Les trios amis se dirigèrent vers la chambre de Simon. En entrant, ils virent qu'il avait déjà fait ses affaires et s'était rhabillé.
-Eh ben, tu perd pas de temps ç e que je vois, lança Largo.
-Reste allongé pendant deux semaines et on verra si tu es pressé de partir. En plus la nourriture, ici, est immonde. D'ailleurs, merci pour tes éclairs au chocolat Larg' et vous deux, merci pour vos beignets, répondit Simon.
-Alors là, je le savais, dit Largo.
Tout le monde se tourna vers lui.
-Que vous lui avez rapporté des beignets, expliqua Largo.
Ses amis éclatèrent de rire.
-Bon, on devrait peut-être y aller. J'ai signé tous les papiers.
-Pour une fois, le taquina Kerenski.
-Très drôle.
Kerenski et Largo sortirent. Joy et Simon restèrent derrière eux. Simon passa un bras autour des épaules de la jeune femme.
-Alors, que s'est-il passé pendant que je n'était pas là ? demanda Simon.
-De quoi tu parles ?
-Oh arrête, j'ai bien vu comment tu regardais Largo. Il y a cette petite lueur dans tes yeux.
-Tu es sur que tu ne l'as pas inventé cette petite lueur comme tu dis, rétorqua Joy en se dégageant de l'étreinte de Simon.
-Pourquoi tu ne veux pas me le dire ?
-Parce qu'il n'y a rien à dire… Et arrête de m'énerver.
-Ouh… Attention, Joy est de retour…
-C'est ça cause toujours, dit la jeune femme avant de rejoindre les deux autres.
Simon resta seul en arrière.
-Je suis sur qu'il y eu un truc… Eh, attendez-moi… On se fait un restau ce soir ? proposa Simon.
Ses trois amis éclatèrent de rire. Le Simon qu'ils avaient toujours connu était de retour et le vie allait enfin reprendre son cours normalement…
Restaurant " Chez Giovanni ", 22h30
-C'est pas vrai, me dit pas que tu as encore faim ? s'écria Largo.
-J'ai du me payer de la purée et de la compote de pomme pendant deux semaines alors, si j'ai encore faim.
-Oui, n'empêche que là, c'est quand même le troisième dessert que t'enfile plus les deux pizzas et sans parler du buffet à volonté, fit remarquer Joy.
-Et alors ? Je ne vois pas où est le problème.
Le repas s'était passé à merveille entre les éclats de rire et les pitreries de Simon. Le jeune femme avait l'air de s'être parfaitement bien remis de son agression à part peut-être les quelques hématomes sur son visage. Au bout d'une demi-heure et du quatrième dessert, les quatre amis repartirent enfin au Groupe W. Une fois sur le parking, Kerenski se dirigea vers sa voiture. Il se retourna et lança à Simon :
-Content de te revoir camarade.
Puis il partit.
-Dites, j'ai bien entendu, il a dit qu'il était content de me revoir ? Ca c'est cool… Heu… Rendez-nous Kerenski.
Largo et Joy rirent.
-Bon, moi je vais me coucher, parce que je suis crevé, annonça Simon. A demain vous deux.
-A demain Simon, répondirent-ils.
Une fois Simon parti, Largo se tourna vers Joy.
-C'était une bonne soirée, tu ne trouves pas ?
-Si, c'était super. Et puis Simon a l'air de s'être bien remis. Tant mieux.
-Oui, tu as raison. Tu sais Joy… Cette soirée aurait pu être mieux.
-Ah oui ? Comment ?
-Comme ça…
Largo se pencha vers Joy et l'embrassa. Joy n'essaya pas de se retirer de l'étreinte de Largo. Au contraire. Elle était heureuse. Simon ne lui en voulait pas, Shinigami était derrière les barreaux et elle était auprès de l'homme qu'elle aimait. " Mais es-tu ure qu'il t'aime Joy. C'est un coureur de jupons. " pensa quand même Joy.
-Joy, je voulais te le dire depuis longtemps… Je t'aime, murmura Largo.
Tous les soupçons qu'avait eu Joy jusque là s'envolèrent en entendant cette phrase… Ces mots qu'elle avait si souvent rêvé d'entendre.
-Je t'aie aussi, lui répondit la jeune femme.
Simon referma la porte du parking tout doucement… Il avait bien fait de rester pour les observer. Il était sur que quelque chose avait changé entre Largo e Joy et ses soupçons se sont confirmés. Ils s'étaient enfin décidés. Ca n'avait pas été une mince affaire. Le jeune homme était heureux pour ces deux amis. Il remonta cependant dans son appart en quatrième vitesse, ne voulant pas voir la réaction de Joy quand elle se serait aperçu qu'il les avait observés…
FIN
| J'espère que vous avez aimé. |
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