T EMPETE
 




Disclaimer: les personnages ne m'appartiennent peut-être pas, mais c'est quand même ma fic !! non mais ! lol
Résumé : pas besoin de ça pour comprendre ma fic ! lol

Note de l'auteur: je ne sais plus trop comment est agencée la tour W. Pour des raisons de facilité (et non de fainéantise, j'vous l'jure !! lol), le penthouse, le bureau de Cardignac et la salle du conseil se trouvent au même étage ou à un étage voisin, en tout cas pas très loin. Je compte sur votre clémence et le magnifique pouvoir de votre imagination pour ne pas m'en tenir rigueur.

Il s'agit de ma toute première fic alors ne soyez pas trop durs…


Un matin
Après avoir frappé un coup à la porte, Joy entra dans le bureau de Largo, un dossier à la main. Elle avançait vers son patron, lorsqu'elle leva les yeux et rencontra le regard insistant du jeune homme. Il n'en fallut pas plus pour perturber notre chère garde du corps qui laissa le dossier s'échapper, les feuilles s'éparpillant librement sur le sol.

- oh, quelle maladroite je fais grommela-t-elle

- ça va Joy ?, s'inquiéta Largo, peu habitué à voir sa garde du corps faire preuve d'une quelconque maladresse

- oui oui ça va, répondit-t-elle un peu trop vite. S'en rendant compte elle tenta de cacher son agitation en s'agenouillant afin de reconstituer le dossier.

Il ne fallait surtout pas que Largo lui pose trop de questions car elle ne savait pas si elle réussirait à faire comme si de rien n'était et rester neutre. En effet, depuis un petit moment déjà, en fait depuis ce rêve qu'elle avait fait et qui était beaucoup plus suggestif que les autres, elle avait du mal à ne pas laisser transparaître son trouble. Et lorsque le jeune homme lui parlait ou simplement la regardait, elle avait toujours peur qu'il puisse se rendre compte de ses sentiments. Car il fallait bien l'avouer, elle n'était pas indifférente à son charme. Se pourrait-il qu'elle soit amoureuse ? De toutes façons, cette situation ne pouvait aller plus loin, il était son patron et elle sa garde du corps, leurs relations ne pouvaient et ne devaient donc pas dépasser le cadre professionnel. Et si elle laissait ses sentiments prendre le dessus elle ne pourrait rester concentrée et le protéger à chaque moment.

En fait, plus cela allait, et plus elle se rendait compte que cette situation était fausse, elle n'était qu'un imposteur, tout le monde était prêt à mettre sa vie entre ses mains tellement elle était considérée comme l'une des gardes du corps les plus réputés, faisant preuve d'un grand professionnalisme, d'un sang froid à toute épreuve, et cela était vrai…avant. Car maintenant, elle ne pouvait s'empêcher de trembler pour Largo, elle sentait bien qu'elle n'avait plus toutes les capacités requises pour protéger son patron efficacement, elle n'était plus fiable, et ça, tout le monde s'en rendrait compte à un moment ou à un autre. Peut-être valait-il mieux partir pendant qu'il en était encore temps, pendant qu'elle avait encore la confiance et l'estime de ses amis…

- Joy ? Joy ouh ouh…Largo tentait d'attirer son attention.

- quoi ? tu disais ?

- tu m'inquiètes Joy, tu n'as pas l'air dans ton assiette…
- je vais bien, le coupa-t-elle en se relevant

elle avait reconstitué le dossier tant bien que mal et se dirigea vers le bureau de Largo, où celui-ci était assis, afin de le déposer, lorsque l'on frappa à la porte.

- entrez !

- bonjour Largo, Joy, dit Sullivan en entrant.

- John ! que puis-je fa…

- salut tout le monde ! comme à son habitude Simon était entré sans frapper alors on s'amuse bien ?

- Simon…, Largo lui lança un regard de reproche mais ne put s'empêcher de sourire. Sans son ami, il ne sait pas ce qu'il serait devenu, il était toujours là pour lui remonter le moral, à lui ou aux autres membres de l'Intel Unit, même s'il semblait que Kerensky ne paraissait pas avoir le même humour…

- tiens Joy déjà au boulot ! Toujours là quand Largo a besoin de quelque chose !

Pour toute réponse il eut droit à un de ces regards légendaires de la jeune femme.

- je te laisse ce dossier Largo, reprit-elle. Essaie de le regarder assez vite.

- pas de problème.

Joy alla le poser sur le bureau, devant Largo, lorsque celui-ci fit un geste vers elle pour prendre ce fameux dossier. Mais au lieu de rencontrer un bout de papier, ses doigts trouvèrent quelque chose de beaucoup plus doux, la main de la jeune femme. Joy sursauta et voulut écarter sa main. Mais son mouvement un peu brusque fit renverser le verre de lait que Winch avait posé sur son bureau en arrivant ce matin, mouillant ainsi sa chemise et son pantalon.

- oh pardon…je…je suis désolée…

- c'est rien ne t'inquiète pas…

- bah Joy, qu'est-ce qui se passe ? c'est d'être aussi proche de Largo qui te met dans tous ces états !!

- tu dis vraiment n'importe quoi Simon !, s'énerva Joy en se retournant vers lui

- Joy…je disais ça pour plaisanter, se rattrapa l'ex-voleur tout penaud.

La garde du corps s'aperçut alors qu'elle avait réagit de façon disproportionnée à la blague de Simon, ce qui ne lui était jamais arrivée. D'habitude, elle se contentait d'un simple regard qui suffisait presque à faire rentrer sous terre le (petit !) Suisse. Ne sachant plus quelle attitude adopter, elle dit seulement :

- je crois que je vais retourner au bunker, Georgi doit avoir besoin de moi…
elle sortit de la pièce sans un mot, son regard fuyant les trois hommes présents dans la pièce.
Dans l'ascenseur
mais qu'est-ce que je vais faire ? … Allez ma fille reprends-toi !! se rappela-t-elle à l'ordre. Il n'a fait que te frôler la main !! t'es pathétique ! mais son rêve lui revint en mémoire…

…elle était sur le balcon du penthouse à regarder la ville, lorsqu'elle se décida à bouger et rentrer chez elle. Mais elle se retrouva face à Largo. Sans un mot il s'approcha. Il était tellement beau, sa chemise entrouverte, laissant deviné son torse musclé et bronzé. Joy se perdait dans le bleu de ses yeux, elle se noyait dans son regard. Le milliardaire posa une main sur sa taille et de l'autre approcha le visage de la jeune femme du sien. Leur lèvres se rencontrèrent en un baiser doux, presque chaste, puis les choses s'intensifièrent. Chacun cherchant une parcelle de peau à caresser, Largo laissa glisser sa main sous la jupe de Joy et trouva la douceur d'une peau satinée. La garde du corps avait une main sous la chemise de son futur amant et une autre dans ses cheveux. Ils continuaient à s'embrasser à en perde haleine…Il la souleva dans ses bras et alla directement jusqu'à sa chambre…

…cela avait eu l'air tellement réel. Joy s'était réveillée en sueur, presque en transe, les caresses et les baisers échangés paraissaient si vrais ! Non, vraiment il fallait qu'elle mette un terme à cette situation, car dès qu'elle voyait Largo, son rêve revenait au galop, et avec lui des émotions auxquelles elle ne pouvait se permettre de s'abandonner .
Bureau de Largo
- Je vais me changer et je reviens. Vous n'avez qu'à vous installez John.

Largo sortit laissant Sullivan et Simon seuls.

- Joy n'a pas l'air très bien en ce moment commença John, vous ne savez pas ce qui peut la préoccuper ?

- non répondit Ovronnaz, en fait je ne la trouve pas tellement changée, d'accord elle est un peu tendue et nerveuse, mais cela doit être dû aux menaces anonymes qu'a reçu Largo… Elle est juste un peu inquiète, finit-il peu convaincu.

- oui, je l'espère, car il faut dire que dans son métier on doit avoir l'esprit parfaitement clair…
Bunker
Joy entra, et sans un mot s'installa devant son ordinateur. Elle ne put retenir un petit soupir, ce qui eut pour effet d'attirer l'attention de Georgi. Il était rare que la jeune femme laisse quoi que ce soit transparaître concernant ses états d'âmes, et pourtant ce petit soupir en disait long.

- alors Joy, vas-tu enfin te décider à parler, attaqua le russe, ça fait un peu plus d'une semaine que tu es dans cet état. Qu'est-ce qui te préoccupe ?

- qu'est-ce qui te fait croire que je suis préoccupée ?! s'emporta Joy, je suis juste un peu fatiguée, j'ai le droit non ?!

- écoute, je voulais juste t'aider, mais si tu ne veux pas me parler ce n'est pas grave, mais il serait bon que tu te confies à quelqu'un. Tu dois bien avoir une amie, ça te ferait du bien, sinon ça va te ronger de l'intérieur et tu ne seras plus opérationnelle pour quoi que ce soit…

- merci pour tes conseils, même si je ne t'ai rien demandé, mais je t'assure que je vais très bien, et que je n'ai pas besoin d'aller me confier à qui que ce soit !! s'indigna la jeune femme qui n'aimait pas qu'on lui donne de conseils et encore moins que l'on s'occupe de sa vie privée….excuse-moi, reprit-elle radoucie en voyant le Russe se réfugier dans ses ordinateurs, je ne voulais pas être désagréable.

- ouais…
Bureau de Largo
Sullivan s'était assis en attendant Largo. Simon l'avait laissé sous prétexte qu'il avait un rendez-vous d'une importance capitale…

- désolé de vous avoir fait attendre John, déclara le jeune PDG en entrant. Alors allez-y je vous écoute.

- voilà…je sais que ça n'est pas vraiment le moment, la Winch compagnie a plusieurs dossiers urgents à traiter mais…

- allons John, venez-en au fait !

- je voudrais m'absenter quelques jours, deux semaines tout au plus.

- vous voulez dire que vous allez me laisser seul face à toutes ces énergumènes ?!

- Largo, j'ai confiance en vous, je sais que vous vous en sortirez très bien. De plus, votre équipe est là si vous avez le moindre problème…écoutez c'est très important pour moi, je dois me rendre en Irlande pour régler quelques affaires de famille…

- j'espère que ce n'est pas trop grave…très bien prenez le temps qu'il vous faudra, je me débrouillerai…vous n'avez qu'à prendre le jet, je vais prévenir Jerry, et ne tardez pas trop à quitter le pays, j'ai entendu dire qu'une tempête allait s'abattre sur New York ces jours-ci.
Le lendemain matin, couloir du groupe W
Joy arriva l'esprit préoccupé, Largo avait encore peuplé ses rêves, décidément il ne la quittait plus ! elle était tellement perdue dans ses pensée qu'elle ne vit pas la personne venant en sens contraire et lui rentra dedans. Mais celle-ci la retint avant qu'elle ne tombe.

- oh pardon…je…

Mais elle ne put continuer sa phrase… son visage n'était qu'à quelques centimètres de celui de Largo. Elle put sentir son souffle, son parfum qui l'enivrait…
Elle baissa les yeux, ne pouvant soutenir plus longtemps cette vision sans que son esprit ne s'emballe.

- bonjour Joy, lui dit le jeune homme dans un magnifique sourire. Décidément, si tu n'étais pas ma garde du corps, je penserais que tu m'en veux…

L'intéressée releva enfin la tête, prête à riposter, mais se sentit fondre devant ce regard aussi bleu. Puis elle remarqua que Largo ne l'avait toujours pas lâchée, elle était dans ses bras et une personne arrivant à ce moment aurait pu mal interpréter cette situation.

- quoi ?……mais non….pourquoi tu dis ça ?!…bon, c'est pas tout, mais il faut que je me mette au travail. A plus tard.

Et elle disparut aussi vite qu'elle le put, en essayant de paraître le plus naturel possible.
Dans la journée
Une tempête s'était levée, les autorités avaient déclenché le code d'alerte et conseillé à tous les new-yorkais de rester bien au chaud chez eux. En effet, la neige tombait si abondamment que la visibilité était presque nulle, et avait provoqué de nombreux accidents de la route plus ou moins graves.

- bon, je crois que chacun devrait rentrer chez soi, dit Largo pour clore la réunion du conseil, je ne pense pas que passer la nuit au groupe W enchanterait grand monde !

Sur ce, le jeune PDG quitta le conseil d'administration, dissimulant tant bien que mal sa joie de retrouver enfin sa liberté. Cette réunion lui avait paru interminable, et ce Cardignac qui ne manquait pas une occasion de le provoquer ou de le contredire, l'obligeant à faire preuve d'un self-contrôle à la limite de ses forces. Il se dirigea vers son appartement et fut surpris d'y trouver Joy assise, les jambes croisées, sur son bureau à moitié tournée vers la baie vitrée à parler au téléphone :

- …oui John, ne vous inquiétez pas, je suis sûre que Largo s'en sortira très bien...oui oui…je veillerai sur votre petit protégé…d'accord, reposez-vous bien, au revoir.

Ne s'étant pas aperçu de sa présence, Winch eut tout le loisir d'observer la jeune femme à son insu. Elle était vraiment belle…et très désirable. Il laissa son imagination vagabonder quelques instants… Puis il secoua la tête. Mais qu'est-ce qui lui prenait d'avoir de telles idées ! et à propos de Joy en plus ! Mais il ne put s'empêcher d'éprouver un réel bonheur de la retrouver ici dans son bureau, un bonheur d'une intensité qu'il n'aurait pas cru possible. Et il devait bien se rendre à l'évidence, cela faisait un petit moment déjà qu'il sentait que quelque chose le poussait irrésistiblement vers Joy.

La garde du corps venait de raccrocher, se levait et se retournait vers la porte pour partir lorsqu'elle l'aperçut et sursauta :

- Largo !…je…je ne t'avais pas entendu

- je sais…ne put-il s'empêcher de répondre dans un de ses sourires qui la faisaient craquer.

Celle-ci se laissa prendre au piège par son regard bleu azur. Au prix d'un effort surhumain, elle réussit à détourner les yeux et reprit un peu gênée :

- c'était John…au téléphone, il voulait s'assurer que tout se passait bien…il te passe le bonjour et m'a dit qu'il serait de retour d'ici une semaine.

- d'accord, merci…bon si tu n'as plus rien à faire tu devrais rentrer, j'ai donné la fin de la journée à tout le monde à cause de la tempête, et si tu ne veux pas rester bloquée ici toute la nuit, tu devrais y aller.

- d'accord, il me reste juste une petite recherche à faire et après j'y vais. Alors à demain.

- à demain.

Largo n'avait toujours pas bougé de sa place et se trouvait sur le seuil de la porte. Il ne libéra l'entrée qu'au dernier moment frôlant ainsi la jeune femme. Ils étaient si proches qu'il pouvait sentir son parfum. Quant à Joy, elle espérait de toute son âme que le jeune homme n'entendrait pas l'affolement des battements de son cœur.
Bunker
Joy entra dans la pièce et y trouva Kerensky et Simon au travail.

- alors Joy toujours là ? tu sais qu'à la météo ils ont annoncé la tempête du siècle ?! lui dit Simon

- oui je sais, je finis juste ça et j'y v…
une coupure de courant arrêta la jeune femme en plein milieu de sa phrase.

- oh non, mais qu'est-ce que ça veut dire ?! s'énerva Ovronnaz

- on dirait que la tempête n'a pas fini de faire des siennes dit Georgi pour toute explication, si jamais l'électricité ne revient pas on risque de passer la soirée dans le noir…heureusement que j'ai installé un générateur de secours, les portes et les ascenseurs sont encore en service, on ne sera pas bloqué ici.

- bah voilà une bonne nouvelle, parce que, ne le prenez pas mal, mais être enfermé avec vous deux, on sait jamais ce qui peut arriver ! plaisanta Simon

- bon qu'est-ce qu'on fait ? demanda Joy voyant que l'électricité ne se décidait pas à revenir, Largo est toujours dans son bureau, on devrait peut-être aller le rejoindre…

- ah Joy, toi au moins tu perds pas le nord ! se moqua l'ex-voleur

- je peux savoir ce que tu entends par là ?!
Simon n'eut pas le temps de répondre car la porte du bunker s'ouvrit sur une lumière aveuglante.

- hey Largo, baisse cette lampe, tu nous éblouis ! s'exclama-t-il

- désolé…je vois que vous êtes tous là…bon et bien bonne ou mauvaise nouvelle, tout dépend de votre humeur, nous sommes tous coincés ici pour un bout de temps. Je regardais les infos quand la coupure de courant a eu lieu. Ils disaient que plusieurs quartiers étaient privés d'électricité et qu'il était inutile d'essayer de sortir, avec le vent et la neige qu'il y a, on ne voit pas à un mètre devant soi.

- bon bah on fait quoi alors ? demanda Simon, on pourrait aller à ton appart, ce serait plus sympa !
Penthouse
Les quatre amis s'étaient installés confortablement et parlaient depuis un peu plus d'une heure à la lumière de lampes torches lorsqu'un bruit se fit entendre.

- qu'est-ce que c'était ? s'inquiéta Simon

- je ne sais pas, mais ça ne me dit rien qui vaille répondit le russe

- ouais à moi non plus, on devrait aller jeter un coup d'œil surenchérit le multimilliardaire

- d'accord acquiesça Simon, tu n'as qu'à aller avec Joy voir par là-bas, Kerensky et moi on va aller de l'autre côté, dit-il une fois arrivé à la porte.

Chaque équipe prit une lampe de poche et alla visiter les différentes pièces de l'étage d'où leur était parvenu le bruit.

Joy se sentait devenir de plus en plus nerveuse. En plus du fait de ne pas savoir ce qu'ils trouveraient sur leur chemin, il y avait aussi la perceptive de se retrouver seule avec Largo. Chose non négligeable lorsque l'on savait qu'ils n'avaient pour unique éclairage qu'une lampe de poche, de quoi créer une atmosphère plus que spéciale, presque intime. Ne baisse pas ta garde Joy, se rappela-t-elle à l'ordre, on est ici pour surprendre un cambrioleur, alors concentre-toi !

Ils se trouvaient dans la salle du conseil, lorsque la lampe de poche s'éteignit. Joy, qui était derrière Largo, ne le vit donc pas s'arrêter, surpris par cette panne impromptue, et lui rentra dedans. Déstabilisé par le choc le multimilliardaire tomba, emmenant dans sa chute la jeune femme qui se retrouva allongée sur lui.

- tout va bien Joy ? chuchota-t-il

- euh…oui oui ça va…et toi ?

- ça va aussi.

Ils prirent soudain conscience de la situation et voulurent se relever lorsqu'ils entendirent un craquement. Ils ne bougèrent plus et tendirent l'oreille. N'entendant rien, Joy décida de se relever mais sa main sur laquelle elle prit appui glissa et son visage se retrouva encore plus proche que précédemment de celui de Largo. Celui-ci n'hésita pas plus d'une seconde et fit disparaître le peu d'espace encore présent entre leurs lèvres. Ce fut un baiser doux et tendre tout d'abord, puis la passion et l'assouvissement d'un désir longtemps réprimé le rendirent plus intense.

Ils ne s'aperçurent pas tout de suite que la lumière était revenue. Mais lorsque, à bout de souffle, leurs lèvres se séparèrent, ce sont leurs yeux qui se rencontrèrent.

- je…je crois que l'on devrait chercher les autres, réussit à articuler la jeune femme

- Joy…attends, dit Largo en passant ses bras autour de cette dernière afin de l'empêcher de se relever. Puis il roula sur lui-même la faisant passer du même coup sous lui. Il l'embrassa à nouveau, puis il lui dit en l'enveloppant d'un doux regard :

- je t'aime Joy……maintenant on peut y aller !

Il l'aida à se remettre debout et il repartirent en direction du penthouse la main dans la main.

Ils y retrouvèrent leurs deux amis et…Cardignac !

- bah alors, mais qu'est-ce que vous faisiez ? on commençait à s'inqu…ah d'accord ! finit Simon en remarquant les mains de ses amis toujours entremêlées.

Joy réagit de suite, et lâcha la main du jeune milliardaire, puis pour se donner une contenance s'adressa au responsable de leur petite escapade :

- Cardignac, mais qu'est-ce que vous faites-là ? je croyais que Largo vous avait demandé de rentrer chez vous !

- euh, oui en effet, mais je voulais absolument remettre à jour quelques dossiers avant de partir, et puis il y a eu cette coupure. Au début, je me suis dit que ça n'allait pas durer longtemps, et au bout d'une heure, j'en ai eu assez de patienter, alors je suis sorti, mais comme je n'avais aucune lumière j'ai trébuché et fait tomber mon ordinateur lorsque j'ai voulu me rattraper.

- OH NON ! s'écria Simon, ça recommence !!

En effet, la pièce se retrouva une nouvelle fois plongée dans le noir.


La fin de soirée se prolongea assez tard dans la nuit lorsque l'électricité revint pour de bon cette fois.

- ah ! s'écria soulagé Cardignac, bon et bien ce n'est pas que je m'ennuie avec vous mais je vais rentrer chez moi. Si la lumière est revenue, c'est que la tempête s'est calmée…

- mais faites mon ami…ironisa Simon, n'ayez crainte, nous n'avions pas l'intention de vous retenir !

Michel s'éclipsa sous le rire des quatre amis.

- bon, se décida Kerensky, je crois que je vais suivre le même chemin. A demain !

- à demain ! répondirent les trois autres

- bon bah je sais pas vous, mais moi je tombe de sommeil dit Simon dans un bâillement plus ou moins forcé, alors bonne nuit, finit-il en adressant un clin d'œil aux deux amoureux.


Une fois seuls, Joy ne sut pas trop comment réagir. Le charme était rompu avec la lumière revenue. Fallait-il qu'elle fasse comme si de rien n'était ? mettre ça sur le compte de la panne de courant ?

Largo, lui, assistait en silence au combat intérieur que menait la jeune femme. Il ne savait trop comment réagir non plus. Maintenant que tout était revenu à la normale, qui dit que Joy ne le repousserait pas ?

Il se décida enfin à faire le premier pas. Il s'avança vers elle et lui prit les mains :

- alors Joy, que décides-tu ?

- à propos de quoi ? demanda-t-elle dans un petit sourire
Largo se pencha et l'embrassa.

- reste cette nuit…s'il te plaît…je voudrais seulement te retrouver là à mon réveil dans mes bras…lui chuchota-t-il à l'oreille, ses mains posées sur les hanches de la jeune femme. Il n'en fallut pas plus pour faire succomber la garde du corps.

Largo éteignit la lumière, et ils laissèrent l'obscurité les envelopper, s'abandonnant aux délices de l'amour.


FIN