P ROMENONS-NOUS DANS LES BOIS (part 2)
 




Le soir venu (le dernier soir car ils partent le lendemain)       
Tout le monde était épuisé, chacun rangeait sa serviette de bain qui séchait au soleil, certains s'allongeaient dans l'herbe pour se reposer un peu… d'autres squattaient les tentes des autres…

F : Mike sort de là !
Mike : …mais…
F : sort de cette tente ou alors laisse la ouverte !
Mike : mais on faisaient rien de mal !
F : j'espère pour toi ! … on est partis à 15 on ne reviendra pas à 16 !

Mike sortit de la tente de sa copine

F : allez, fait pas cette tête ! tu as tout le temps devant toi !

Mais il partit avec ses camarades

Le repas se passa bien, mis à part pour Largo qui se retrouva coincé entre les trois jeunes filles… il ne pouvait pas partir… mais il trouva un prétexte

L : … je doit aller me faire désinfecté ça ou Joy ne va pas apprécier !

Puis il se dirigea vers Joy qui servait les haricots

Marine : je te l'avais dit !
Jamie : la ferme !

Plus tard dans la soirée, quand tout le monde était tranquillement avachi par terre, Joy alla faire un tour en foret pour s'assurer que tout allait bien (chassez le naturel il revient au galop !) mais un bruit étrange l'inquiéta. Elle s'approcha pour voir un homme qui tenait la petite Mathilde. Directement, elle se souvint que cette petite était en perpétuel danger et couru vers l'homme qui traînait la petite, il lui avait mis un baillons pour ne pas qu'elle crie.

J : lâchez là !

L'homme se retourna et posa Mathilde sur le sol… des larmes coulaient sur ses joues

H : ne vous mêlez pas de ça !
J : ha ouais ! et c'est toi qui va m'en empêcher peut être ?

Mathilde disait " non " de la tête, suppliant Joy de ne pas s'en mêler car elle risquait de se faire mal. Mais Joy s'approcha encore. Elle regarda le type droit dans les yeux.

J : alors ? on s'en prend aux enfants ??? vous devriez avoir honte !
H : occupez vous de vos affaires ! c'est ma fille !
J : justement ! vous ne devriez pas la rendre malheureuse !
H : elle sera heureuse avec moi !
J : tien dont ??… et vous lui avez demander son avis peut être ?
H : je suis son père ! c'est à moi de prendre les décisions !

Il essaya de la frapper, mais Joy esquiva et cogna à son tour. Les bruits de la lutte attirèrent les curieux qui arrivèrent pour voir ce qui se passait. Simon alla directement s'occuper de Mathilde et la libéra de son bâillon tandis qu'il la consolait du mieux qu'il pu. A ce moment, Joy administra son dernier coup et l'homme tomba à terre

L : tout va bien ?
J : …ouais !

Elle alla ensuite vers Mathilde

J : …tout est fini… ça va aller maintenant
Kyle : c'est qui ce mec ?
F : …allez, retournez tous au camps !

Les jeunes partirent petit à petit. Mathilde fut emmenée par Simon qui le la lâchait pas après le traumatisme qu'elle veniat de subir.

F : je n'arrive pas à croire que cette ordure soit venu jusque ici !
L : joy l'a arrêté à temps
J : je regrette juste que Mathilde ai eu à vivre ça…
F : en tout cas merci à toi… le pire aurais pu arriver
J : … qu'est ce qu'on fait de lui ?
F : je vais faire appeler une patrouille de garde forestier… ils sont armés et ils ont l'habitude des bêtes dangereuses
L : ok…en attendant on l'attache à un arbre !
J : laisse moi faire ! j'en meurt d'envie !

Elle l'attache si fort qu'il avait presque du mal à respirer… mais était-ce si grave ?
Puis tout le monde repartit au camp… Mathilde avait fini par s'endormir tant elle avait pleuré, d'autres qui avaient étés présents racontèrent comment Joy avait mis KO le grand balaise, ils en auraient des trucs à raconter en rentrant !
Vers les 21h, les gardes forestiers arrivèrent et prirent l'homme avec eux pour le ramener en ville ou il sera mis en cellule et incarcéré.

La nuit tomba rapidement et le froid se fit de plus en plus présent. Le temps sembla changer ce qui laissait Franck pensif

L : que ce passe-t-il ?
F : … je soupçonner un orage pour la nuit… ça sent les marrais et le ciel a tourné
L : … on doit s'inquiéter ?
F : on va planter des pommes sur les piquet.. on ne sait jamais… mais il ne devrait pas être trop violent sinon la police locale nous aurait rapatriée
L : ok, je vais informer les autres et on se met à la tache tout de suite

Tout le monde planta des demie-portions de pomme sur les barres métalliques. Une fois que tout fut fait, ils sentirent les premières gouttes de pluie arriver…

F : bon, tout le monde à l'intérieur ! la veillée est finie ! désolé ! … ne faites pas n'importe quoi surtout et ne soyez pas effrayés
Kyle : on en a connu d'autres des orages ! … pour qui il nous prend ?
Jamie (qui était près de Largo) : … comme c'est romantique !!!!

Joy regarda Largo d'un air " ben dit donc ! " en haussant les sourcils… puis partit avec un sourire amusé devant la gène de son ami

F : allez on se dépêche !

Les gouttes de pluie étaient plus grosses encore, et tout le monde rentrait dans sa tente

F : MIKE ! j'ai dit dans TA tente ! … non mais ! …Marine pareil !

Tout le mondé était rentré

F : allez, à demain vous tous ! on se lève à l'aube pour avoir le temps de tout ranger avant de partir, dormez bien !
L : bonne nuit !

Mais ils durent courir vite à leur tentes pour ne pas se faire trop mouillés


Toile de tente de Largo et de Simon       
L : fait gaffes tu en fout partout !
S : j'y peu rien si il y a de la boue dehors !
L : laisse tes chaussures à l'entrée !
S : t'es fou ! tu sais combine elles m'on coûtées ?
L : je t'en offrirais une nouvelle paire en rentrant mais laisse les à l'entrée !

Simon s'exécuta

S : pousse toi tu prend toute la place !
L : c'est toi avec tes trois pulls… y en a partout !
S : mais non ! ça nous tien chaud au moins !
L (grognant) : haaa et arrête de bouger !
S : c'est toi qui remue !

Par un mauvais mouvement, un des arcs de la toile de tente igloo s'enleva et la tente s'effondra sous eux

L : MAIS QU'EST CE QUE T'AS FAIT ?????
S : c'est toi !
L : ho que non !!
S : …largo ???
L : QUOI ?
S : … c'est humide ?
L : …HO MERDE !

La toile étant en contact avec le doublure, les gouttes d'eau s'infiltraient à l'intérieur. De la main, il sentie une flaque (si si ça le fait !… et c'est pas super agréable quand il fait 5 degrés dehors ! lol)

L :… BRAVO !
S : arrête de crier ! c'est autant ta faute que la mienne !

Largo trouva la sortie

L : bon, on va devoir courir, tu vas avec Franck, moi je vais avec Joy
S : et pourquoi c'est toi qui irais avec Joy ?

Largo le regarda

S : … ok…
L : à un, deux… trois !

Ils sortirent le plus vite possible de leur toile et coururent à travers le camps boueux. Largo arriva à hauteur de la tente de Joy et l'ouvra directement

CE QUI SUIT EST DECONSEILLE AUX NON LARGOJOYISTES !!! (y en pour long)

J : mais…????
L : laisse moi entrer !
J : qu'est ce que tu fou là ?

Il entra… ou plutôt il se jeta dedans

L : Simon à démonté notre tente… c'est ça ou on allait se noyer !
J : et ou il est ?
L : avec Franck
J : …tu es trempé ! tu en met partout !

Largo enleva son pull et ses chaussures

L : va falloir partager !
J : quoi ?
L : le duvet !
J : alors là tu rêve !
L : tu préfères que je meurt de froid ?
J : c'est une option comme une autre !
L : …

Elle soupira d'une manière excédée et se décida à ouvrir le duvet en entier pour leur servir de couette. Largo se réchauffa les mains en les frottants et se mis rapidement sous le duvet.

J : c'est pas une raison pour prendre toute la place !
L : … c'est ta pharmacie ! elle prend la moitié d'un espace à elle toute seule !
J : et arrête de crier !
L : c'est toi qui cri !
J : mais non !
L : … qu'est ce que t'es de mauvaise humeur en pleine nuit toi !
J : parce que tu crois que je me réjouis à l'idée de me geler toute la nuit ???
L : ce n'est que pour UNE nuit ! … et il fait déjà un peu moins froid non ?
J : bien sur ! ça dégage de la chaleur de crier !
L : et ben crions !
J : fait gaffe ou je reprend mon duvet !
L : t'as pas intérêt !
J : pourquoi ? parce que c'est toi le patron ?
L : …ouais !
J (en colère) : …
L : … tu as une lampe de poche ?
J : pourquoi ?
L : au cas ou…

Elle lui tendis une lampe et il l'alluma

L : …
J : …quoi ?
L : …tu dors dans cette tenue ?

Elle portait un short et un débardeur

J : au cas ou tu ne le saurais pas, les duvets sont fait de façon à laisser circuler l'air et permettre le dégagement de chaleur ! moins tu portes de vêtement, plus tu as chaud ! (ça c'est vraiment vrai !)
L : si c'est une tactique pour que j'enlève mon pantalon elle est mauvaise !

Joy ne semblais pas avoir apprécier la remarque et se redressa pour mettre un pull

L : je plaisantais !
J : de toute façon maintenant que le sac est ouvert ça ne fonctionne plus !
L : peut être mais ça fonctionne aussi quand…
J : ne compte pas sur moi pour te servir de chauffage !
L : …c'est une option comme une autre

Il se servait de ses propres mots contre elle maintenant !
Au bout d'un moment, de silence…Largo se mis à rire

J : quoi ?
L : j'imagine la tête de Simon… il doit sûrement luter avec les casseroles, le matériel et Franck !
J : il a accepter le retour à la nature non ?

Un autre moment silencieux passa

L : c'est agréable…
J : quoi ?
L : j'aime bien entendre la pluie tomber sur la toile
J : … c'est vrai que ça doit te change de ton appart… c'est limite si tu n'es pas au dessus des nuages ! (bizarrement)… largo ??
L : ouais ?
J : … c'est quoi ce truc le long de ma jambe ???
L : pas moi !

Elle sursauta et s'assit très vite

J : passe moi la lampe !!!!!
L : …
J : passe moi la lampe je te dis ! y a un truc là dedans !

Il trouva la lampe et la lui tendis, elle l'alluma et regarda sous la couverture

L : qu'est ce que tu cherches ?

Joy ne lui répondis pas mais écrasa un truc avec le dos de la lampe

J : …juste … juste une grosse araignée…

Mais Largo commença à rire

J : ce n'est pas drôle !
L : Joy a peur d'une araignée ! faudra que je dise ça à Simon !
J : je te le conseille pas ! … et puis c'est de ta faute après tout ! si j'avais gardé mon duvet pour moi ça ne serait jamais arrivé
L : … de quoi ? l'arachnicide ?
J : …
L : pauvre bête ! elle avait juste envi de se promener !
J : ben elle avait cas aller ailleurs que sur moi !
L (riant toujours) : …c'est ce qui arrive à tous les hommes qui t'approchent ?

Mais Joy ne semblait pas l'avoir pris aussi bien et se contenta de se calmer pour éteindre la lampe et se coucher

L : désolé…
J : bonne nuit Largo !
L : je voulais pas te blesser en disant ça
J (se retournant vers lui) : ce n'est pas le cas crois moi ! …maintenant il est tard alors je te dis bonne nuit car demain on se lève à l'aube !
L : …tu as raison
J : comme toujours non ?
L : … bonne nuit

Elle se re-retourna pour se coucher enfin, se blottissant dans le peu de duvet qu'elle avait et essaya de garder la chaleur à l'intérieur. Ils commençaient à s'endormire peu à peu, bercés par le bruit de la pluie qui tombait et jouait une petite mélodie agréable…

Au cours de la nuit, la pluie n'avais pas cessée et le froid se faisait de plus en plus présent, n'étant pas vraiment réveillé, Largo se dirigea naturellement vers une source de chaleur, il s'en rapprochait peu à peu jusqu'à se trouver tout contre Joy, derrière elle, et se sentit déjà un peu mieux.
Ayant oublier où et SURTOUT avec qui il se trouvait, il se sentait bien et passa son bras autour du corps endormi tout contre lui, cherchant toujours plus de chaleur, il se blottit et enfouis sa tête dans le coup de la jeune femme, resserrant son étreinte. Dans son demi-rêve, Joy se sentait parfaitement bien et détendue tout d'un coup. Elle appréciait ce contact doux et la chaleur qui se dégageait du corps de son ami sans se douter de se qui se passait.
La main de Largo s'aventura sur le ventre de Joy, plaçant sa main contre sa peau. Mais les cheveux de la jeune femme lui chatouillaient le nez, et il commença à bouger, la réveillant par la même occasion.

J : …

Joy ne réagissait pas très vite mais trouva qu'un présence près d'elle alors qu'elle dormais était assez inhabituel… elle ouvrit les yeux pour voir Largo toujours endormi, sa tête toute proche de la sienne… " comment réagir ???? " surtout sans qu'il ne s'en aperçoive… la main de Largo semblait ne pas en rester là, il caressait sa peau de ses doigts qu'il faisait jouer machinalement sur son ventre. Joy se crispa légèrement et se demandait comment le pousser sans qu'il se réveille… mission impossible… elle ne se sentie pas très bien… comme à chaque fois qu'elle était proche de lui d'ailleurs, mais cette fois elle était totalement paniquée.

L : …mmmm

Elle s'arrêta de respirer en haussant les sourcils… quel genre de rêve il faisait bon sang ?????

J (pour elle même) : … restons calme…

Largo n'avais pas l'air de cet avis et s'approcha encore alors qu'elle croyait qu'a cette distance ils ne pouvaient pas être plus proche. Un frisson la parcourue quand Largo respira dans son cou… et sentir son souffle chaud ne lui déplaisait pas… mais c'était extrêmement gênant quand même !!!! elle essaya de bouger mais y renonça quand elle cru qu'il allait se réveillé… pas la peine non plus d'essayer de dormir et de faire comme si tout allait bien, car bien sur elle n'y arriverait pas !
Une nouvelle vague de panique la gagna quand elle sentie les lèvres de largo contre son cou… il ne s'était pas contenté de les poser là, il allait et venait de haut en bas dans de petits baisers tendres. Un autre frisson la traversa, lui faisant plier le cou sous un nouvel assaut ce qui eu pour effet de le réveiller un peu, mais pas complètement

L : …Joy ?….
J : …(il faut que je dorme, il faut que je dorme !)
L : …Joy ?… qu'est ce que tu fais dans mon lit… ??

Mais il ne desserrait pas ses bras et n'arrêta pas les mouvements de ses doigts… comme s'il faisait un rêve… alors pourquoi s'arrêterait-il dans ce cas ?? il la serra plus fort dans ses bras car il avait encore un peu froid

L : …j'ai laissé la fenêtre ouverte ? …

Largo se réveilla un peu plus alors, il regardait le corps de Joy contre lui en se disait qu'il ne fallait pas qu'il se réveille… en regardant de plus près, il vit les yeux de Joy cligner un peu et s'ouvrir en regardant droit devant elle, elle respirait lentement mais profondément. Ne se doutant toujours de rien, il continua ses baisers le long de son cou. Puis il compris ! … il était dans une toile de tente et embrassait Joy alors qu'elle était consciente !!!! Joy sentit qu'il avait compris quand ses bras relâchèrent la pression qu'ils exercèrent sur elle… il la regarda de nouveau sans pour autant reprendre sa place d'origine

L : ……Joy ?

Il savait ! … alors à quoi bon faire encore semblant ?

J : …largo ?
L : … je suis très mal à l'aise là…
J : … pas autant que moi depuis dix minutes
L : excuse moi
J : y a pas d'mal… au moins je ne t'aurais pas tué par le froid c'est déjà ça
L : … ben… il fait froid…
J : ha bon ?

Pour sa part elle avait super chaud…

L : la pluie n'a pas cessée ?
J : si tu l'entend c'est qu'elle est là
L : … oui… tu as raison… je peu te poser une question ?
J : essaye toujours
L : … ma main te dérange ?
J : … ????
L (ne lui laissant pas le temps de répondre) : … non parce qu'il fait vraiment froid et… mais maintenant elle est chaude mais si… enfin tu me comprend ou je ferai mieux de me taire ??
J : … tu ferais mieux de te taire !

Mais Largo n'enleva pas sa main… elle ne le lui avait pas demandé de toute façon ! et il n'était pas capable de réfléchir par lui même

L : je peu te poser une autre question ?
J : …si elle est comme la précédente oublis la
L : …non… c'est … je voulais savoir si… enfin on m'a dit un jour que je parlais en dormant alors j'espère que je n'ai rien dit qui…
J : tu n'as rien dit !
L : … cool !
J : … écoute largo, il est tard et…
L : oui oui, demain on se lève tôt…

Ils ne dirent plus un mot, mais tous deux bougèrent un peu et se rendirent compte que leurs jambes étaient les unes contres les autres. Largo ne chercha pas à s'en défaire et appréciait le contact de sa peau contre la sienne, il se dit que de toute façon ils étaient en train de lutter contre le froid alors si il bougeait ça ferait un vide glacial. Ils refermèrent tous deux les yeux pensant que l'autre finirait pas s'endormir… .
Au bout de longues minutes, Largo recommença machinalement à faire danser son pouce sur le ventre de Joy quand il sentit le frisson passé jusqu'à lui. sans dire un mot, il la regardait essayer de ne pas réagir et se pencha sur son épaule pour la sentir toute proche de lui. Joy qui ne resta pas insensible à ses caresses bougea dans un petit gémissement qui ressemblait plus à un soupir étouffé. Quand elle ouvrit les yeux elle croisa le regard de Largo dans la faible lumière, sentant comme précédemment son souffle contre elle.
Comme elle était incapable d'agir normalement, elle ne le repoussa pas… Il le pris comme un " oui " de sa part, il se pencha vers elle en essayant de l'allonger sur le dos tandis que sa main entourait ses hanches. Et dans une lenteur extrême il se pencha vers elle et l'embrassa doucement.
D'abord timide, il n'avait sentit aucun refus et avait même plus que l'impression d'elle se joignait à lui sans lutter davantage alors que ses lèvres le prenait aussi d'assaut. Il s'éloigna un peu d'elle pour la regarder, et quand leur regard se croisa, il y avait de la peur… mais ils avaient étés trop loin pour reculer… si il s'écartait d'elle, rien ne serait plus comme avant alors qu'il tenais à elle bien plus qu'à tout…
Il se pencha vers elle et l'embrassa de nouveau.
Leurs corps froids s'électrisa sous leurs mains qui ne savaient plus vraiment ou elles se trouvaient, ils les laissaient aller à leur aise sur la peau de l'autre. Leur baisers devinrent de plus en plus passionnés et incontrôlables tant et si bien qu'ils firent pas ôter les vêtements qui les séparaient encore, ne sachant pas si ils pourraient les retrouver un jour, mais s'était le dernier de leur soucis pour le moment.
Sans un mot, il continuèrent leurs assauts jusqu'à tard dans la nuit, heureusement que la pluie avait fait en sorte de ne pas trahir leurs activités nocturnes surtout avec du monde autour d'eux !
Quand ils furent à bout de force, Largo s'allongea de fatigue sur Joy, ils étaient incapables de bouger ou même de continuer à rester éveillés et s'endormirent comme ça… emmitouflés dans un duvet qui pouvait presque se refermer…


Au petit matin, Simon sortit le premier de sa tente… la nuit qu'il avait passé était sûrement la pire de son existence ! … il avait encore la marque de l'éponge à gratter sur la joue quand il se leva péniblement.
Le ciel était rayonnant… il consulta sa montre… 8h… c'est encore un peu tôt alors que tout le monde n'a pas du fermer l'œil à cause de la pluie.
Il en profita pour se dégourdir un peu et surtout, ranger les dégâts de leur tente qui avait sombrée telle le Titanic dans un terrain vague… leurs affaires étaient trempées !
Franck se leva quelques minutes plus tard. Son naturel optimisme revins quand il vu Simon égoutter son pull en le frappant contre un arbre qui ne lui avait pourtant pas fait de mal.

F : bonjour !????

Ça sonnait plus comme une question

S : j'ai l'impression de revivre l'inondation de 78 !
F : les autres dorment encore ?
S : ouais ! d'ailleurs Monsieur Largo va ranger SES affaires !

Il se dirigea vers la toile de tente et l'ouvrit sans concession

S : …heu…non finalement c'est pas grave…
L (pas réveillé) : …Simon ????
S : …je pense que c'est pas le premier mot que tu devrais dire en te levant ce matin… mais oui ! c'est moi… finalement reste couché c'est pas important !

Puis il referma la toile avec un sourire qui fit comprendre à Franck se qui se passait… finalement ! cette journée n'avait pas l'air si mal partie pour tout le monde !

Dans la tente, le réveil se fit lentement. Après leur petit réveil éclair, Largo se contenta juste de se rendormir. Il caressait le bras de Joy qu'il tenait toujours dans ses bras

J : …mmmm
L : …bonjour

Joy le regarda et lui sourit

L : bien dormie ?
J : …le sol est un peu dur mais je crois que tu n'as pas eu ce problème…

Largo s'écarta un peu pour la laisser se réveiller, sans pourtant la quitter d'une seconde. Il se regardèrent et il l'embrassa à nouveau

L : … ça c'est une journée qui commence bien !
J : … je dois l'avouer

Ils s'embrassèrent encore une fois

J : je pense qu'il faudrait qu'on y aille ou tes groupies vont vraiment finir par me détester !
L : … tu es sure ?
J : oui, levons nous avant que tout le camp ne remue autour… et… il me semble avoir entendu la voie de Simon.. ???
L : oui, il a débarqué ! … j'aurais du m'y attendre, c'est toujours lui qui vient me réveiller !
J : bon alors je pense qu'on va vraiment se lever…laisse moi l'abatte discrètement… je n'ai pas mon arme mais je pense pouvoir en venir à bout facilement.
L : …
J : ok, je le laisse vivre pour le moment…
L : je lui parlerais, ne t'en fait pas !

Après des étirements obligatoire à causes de courbatures… ils finirent par retrouver leurs affaires respectives et sortirent de la toile.

L : salut !
S (cachant faussement un fou rire) : salut !
F : …bien dormi ?
L : … Simon que voulais tu au juste ?
S : que tu ranges tes affaires ! je ne dois pas être le seul à tout faire vu que c'est aussi ta faute !
L : …ok

Largo alla aider Simon tandis que Joy s'occupa de la sienne et Franck rangea le matériel. Ils devaient avoir finis avant la levée générale.

L (trouvant un pull mouillé) : Simon je voulais te dire… pour ce que tu as vu tout à l'heure… c'est pas ce que tu crois !
S : tu ne l'aidais pas à remettre ses verres de contacts ?
L : bon ok c'est exactement ce que tu crois… mais j'aimerais que tu n'en parles pas à tout va et que tu évites les allusions douteuses avec Joy…
S : quoi ???? tu veux me priver du plus beau cadeau que tu ne m'auras jamais fait de ta vie ??
L : écoute… on en a pas encore vraiment parlés tous les deux… et tant que je n'ai pas son opinion…quoique ça à l'air de ne pas la mettre trop mal à l'aise pour le moment, tu connais Joy et tu sais aussi que…
S : t'en fait pas Largo ! … je t'ai déjà planté sur un coup ??? non ! alors avec Joy c'est encore moins mon intention crois moi !
L : …merci !
S : de rien ! c'est pas pour rien qu'on est potes ! … par contre là je crois que c'est à toi de plier le reste ! après tout de nous deux c'est toi qui a passé la meilleure nuit !
L : ok, je te dois bien ça !

Simon alla réveiller tout le monde pendant ce temps. Et Largo rassura Joy d'un regard.


Mike : ha ! on va revoir la civilisation ! je vais pouvoir recharger mon portable !
F : essaye au moins d'apprécier la nature ! … Pricilia tu te dépêche un peu ??? c'est pas en la regardant que ta tente va se plier !!!

Tout était presque fini, le petit groupe allait lever le camps mais avant ça ils allaient manger sur place au bord du lac pour avoir l'après midi de marche.

L'ambiance était bonne, Franck charriait gentiment et les jeunes se prêtaient volontiers à son jeu, Simon était fort aussi à ce jeu là ! … Il ne fut pas surpris de ne pas voir les deux autres participer, ils se regardaient tout le temps et avaient du mal à se concentrer. Mais rien ne devait paraître.
Le repas était presque fini et trois des jeunes avaient du tout ranger pendant que les autres profitèrent d'une dernière sieste (ils avaient jeter leurs emballage dans le lac alors ça se comprend !)
Largo chercha Joy du regard mais ne la trouva pas, il fit un petit tour pour aller à sa rencontre quand il la trouva derrière un arbre, assez loin du groupe.

L : hey ! …que fais-tu ?

Il se plaça derrière elle en l'enlaçant. Il avait un peu hésiter mais si il ne voulais pas la laisser partir c'était la seule solution.

J : je regarde juste la foret ! …Laetitia a raison de dire que c'est magnifique
L : reste avec moi !
J : … ?????

Sa phrase était des plus inattendue mais il l'avait sur le bout des lèvres et il sentait qu'il devait le lui dire.

L : …excuse moi… mais j'ai peur que tu ne partes et ça, j'en ai aucune envie !… je ne voulais pas tourner autour du pot car c'est ma plus grande angoisse… pas seulement depuis hier
J : …je … je ne compte aller nulle part !
L : … en fait je pense que ce que je voulais te dire c'était que je ne regrettais rien… et que j'espérais que toi non plus
J : je ne regrette rien Largo… j'appréhende c'est différent
L : … je comprend… mais tu n'as pas à t'inquiéter, crois moi !

Elle sourit

L : et puis je ne serais que plus attentif encore à tes remarques sur ma sécurité !
J : … je veux juste que tout soit clair… je m'excuse si je suis un peu directe, mais je tien à garder mon Job et à rester professionnelle dans mon travail, je ne veux pas qu'on ne me prenne plus au sérieux… j'ai déjà eu du mal à arriver ou je suis…
L : je comprend parfaitement et j'approuve ton raisonnement, tu es très pro et je suis sur que tout ce passera bien

Elle l'embrassa rapidement avant de s'écarter un peu de lui

J : on devrait y retourner avant que l'un d'eux ne débarque
L : je suis bien ici avec toi…
J : moi aussi mais nous aurons tout le temps un peu plus tard…
L : …mmmm… je crois que je suis pressé de rentré tout d'un coup !


Toute la petite troupe partie vaillamment à travers la foret, portant caisses et autres matériels qui avaient étés utilisés, ils semblaient tous plus ou moins pressés, certains ce plaisaient bien…en tout cas plus que chez eux ! mais le temps se raccourcit terriblement et ils arrivèrent aux " au revoirs "… ils s'arrêtèrent en bordure de foret pour que Franck puisse leur faire un petit débriefing

F : bon ! les jeunes ! … je suis plutôt content de vous ! et ouais ! comme quoi tout arrive ! … Je tien à préciser que j'étais ravi de ne pas avoir à aller à l'hôpital pour une fois, ni d'avoir eu à en renvoyer un de vous ! … je suis fier de vous !
S : fait gaffe ils vont se mettre à pleurer !
Jason : mais ouais c'est ça !
F : allez ! maintenant tout le monde y va ! et on oubli pas de nous dire au revoir quand même !

Tout le monde alla vers le grand terrain ou attendait les cars et ou certains groupes étaient déjà présents. La mère de Mathilde arriva en courant vers sa fille pour la prendre dans ses bras… Simon l'avais assez bien consolée et elle avait l'air plutôt bien. Franck alla parler avec elle de ce qui s'était passé pendant que les autres se dirent au revoir, n'oubliant aucun des accompagnateurs… surtout Jamie qui tenait une dernière fois sa chance, mais Largo avait du raccourcir l'entrevue pour aider Simon qui s'était pris les pieds dans la matériel en le transportant dans la voiture de Franck (vous voyez ! parfois il tombe à pic !)

Tous les jeunes partirent peu à peu avec les cars ou avec leurs parents… ça faisait un gros vide tout d'un coup quand les quatre amis restèrent seuls… tous face à la route devant eux

F :…voilà…
S : … ils sont partis…
J : … je les aimaient bien finalement !
L (passant son bras autour des hanches de joy) : …si on rentrait ?????

Et ouais, il avait un truc en tête !!! et ça avait l'air urgent !


Le mot de la fin !       
Après avoir tout rassemblé, tout le petit monde alla chez Franck pour passé la soirée et la nuit puisqu'il les invita chez lui. Mindy les avaient accueillit avec un grand sourire et surtout un bon repas bien chaud. Toute la soirée, ils n'avaient cessé de raconter à l'épouse les aventures du petit camp, les moments de joies comme les plus grandes frayeurs avec l'arrivée du père de Mathilde… tout se passait bien mais la soirée ne dura pas… tous très fatigués, ils allèrent très vite se coucher plus ou moins seuls, et ne passèrent pas la fin de soirée à se regarder dans le blanc des yeux !

Fin