U NE VIELLE AMIE (part 2)
 




Ils se mirent donc en route vers l'hôpital, quand ils arrivèrent Joy, Simon et Largo arrêtèrent leur conversation et se tournèrent vers Sammy et Georgie.

Sa : Qu'est ce qui passe, pourquoi vous me regardez avec des têtes pareilles, Joy je crois que tu leur as parlé de choses qui ne les regardaient pas.

J : ….

Sa : Ne me dis pas le contraire tu sais que je sens ces choses là, je vous ai laissé seules pour que vous discutiez de ce qui s'étaient passer durant ces derniers jours et pas pour que tu leur racontes ma vie. A voir leurs airs tristes je suis sure que tu leur as parlé d'elle.

J : Pour commencer " elle " a un prénom elle s'appelait Emma je sais bien que tu n'as plus prononcé son nom depuis sa mort mais ce n'est pas une raison pour me parler sur ce ton.

K : Là je suis largué est ce que quelqu'un pourrait m'expliquer ? ?

Sa : Non ça ne te regarde pas ! ! !

J : Ecoutez les gars, vous pouvez nous laisser on a besoin de rester seule pour discuter un peu.

Sa : Je n'ai plus rien à te dire, je suis juste venue pour t'aider et toi tu déballe toute ma vie à des inconnus.

L : Je crois qu'on va vous laisser, Simon, Georgie venez on va aller parler un peu dehors.

Les trois hommes sortirent de la chambre laissant Sammy et Joy face à face.


Dans le couloir de l'hôpital :   
L : Alors Georgie tu es revenu, ça me fait vraiment plaisir tu sais. Et je voudrais te dire que je suis vraiment désolé et j'espère que tu pourras me pardonner. Je n'ai pas été très juste avec toi comme avec les autres.

K : Ce n'est pas à toi que j'en veux, j'ai bien vu que Joy et Simon t'avaient un peu forcé la main. Je n'en veux pas non plus à Joy car c'est dans sa nature d'être méfiante mais par contre pour Simon je ne lui trouve pas d'excuses.

S : Je sais, je me suis comporté comme un idiot. Je voulais vous prouver que j'étais capable de vous dirigez que je n'étais pas seulement le vulgaire voleur qui restait au sein du groupe W parce qu'il est le meilleur ami du PDG. Cette histoire m'est un peu montée à la tête, et puis il y a eu cette photo que j'ai reçu. Je te fais mes plus plates excuses, tu ne veux quand même pas que je me mette à genoux.

K : pourquoi pas…. Non je plaisante. Alors parlez de ce que vous avez appris sur Samantha.

L : Tu ne vas pas me dire que tu n'as rien trouvé sur elle, tu as bien du faire des recherches sur elle après votre rencontre.

K : Qui t'a parlé de cette histoire ? ?

S : C'est Samantha elle-même qui nous en a un peu parlé mais Joy nous en a dit un peu plus qu'elle.

K : Pour tout vous dire j'ai bien essayé de rechercher qui elle était, après tout elle a failli me tuer mais je n'ai pas réussi à ouvrir son dossier c'est une vraie forteresse. On dirai qu'elle n'existe pas, je ne sais pas qui a crée les codes qui le protège mais ce n'est certainement pas quelqu'un de la CIA car j'ai toujours réussi à percer leur défenses.

S : C'est peut être elle-même qui l'a fait, elle m'a l'air très douée avec un ordinateur entre les mains.

K : Si c'est elle il faudrait penser à lui demander de nous aider à renforcer notre système informatique avant qu'elle ne parte.

L : Qu'elle parte ? ? De quoi tu parles ?

K : Je t'explique tout si tu me dis ce que vous savez sur Samantha.

Simon et Largo lui racontèrent ce que Joy leur avait dit sur Samantha et en contre partie Georgie leur expliqua le début de plan qu'il avait élaboré avec elle.


Pendant ce temps dans la chambre de Joy :    
J : Arrête de faire la tête, ils devaient savoir qui tu es sinon j'aurais perdu leur confiance définitivement.

Sa : Je croyais que tu n'avais plus confiance en eux.

J : Oui mais on s'est expliqué et on ne laissera plus personne se mettre entre nous.

Sa : Mais pourquoi leur avoir parlé d'elle …. Enfin d'Emma ça ne les regarde pas.

J : Je suis désolée mais c'est venu tout seul dans la conversation, ne t'inquiète pas ils ne t'ennuieront pas avec cette histoire. Et comme ça ils ont vu que tu as aussi un cœur, ça t'éviteras de sortir ta carapace avec eux.

Sa : Je ne sais pas comment tu fais mais je n'arrive jamais à rester en colère contre toi, tu trouves toujours le moyen de me radoucir.
Alors maintenant raconte-moi tout ce que tu leur as dit ça m'éviteras de le mentir s'ils me posent des questions trop personnelles.

Joy lui répéta ce qu'elle avait dit aux autres.

Sa : heureusement que je suis arrivé ou tu leur donnais aussi mes mensurations !

J : Ne t'inquiète pas pour ça je crois que Simon les connaît déjà vu les yeux qu'il te fait quand il te regarde.

Sa : De toute manière je ne suis pas là pour m'amuser, je t'aide à te débarrasser de cette commission et je sors de ta vie car quand j'en aurais fini avec eux ils seront après moi et il vaut mieux que je ne sois pas trop près de toi.

J : De quoi tu parles, il est hors de question que tu prennes tous ces risques pour moi, tu ne sais pas de quoi ils sont capables c'est trop dangereux.

Sa : Depuis le temps qu'on se connaît tu devrais savoir que ce n'est pas la peine de discuter avec moi.

J : je sais bien mais…

Sa : il n'y a pas de mais !

J : Explique-moi au moins ton plan.

Sa : Je vais le faire dès que les autres seront là ça m'éviteras de me répéter.
Sur ce elle sortit appeler les autres.

Sa : vous pouvez revenir on a des choses sérieuses à mettre au point.

Ils rentrèrent tous dans la chambre et fermèrent la porte derrière eux.

Sa : Bon maintenant je vais vous expliquer ce que l'on va faire. Tout d'abord nous allons quitter Montréal pour un endroit plus calme.

S : Tu sais où nous pouvons aller.
Sa : Oui je possède une petite maison très calme dans un petit village en France où nous seront en sécurité le temps que Joy se rétablisse.
Pendant ce temps là Georgie va retourner au Groupe W et rechercher qui a pu pirater le système informatique du groupe. Quand il aura fini, il nous rejoindra.

L : Et comment allons nous quitter Montréal sans nous faire remarquer avec tous ces vautours de la télévision qui nous tournent autour.

Sa : Pour la télévision je m'en occupe, je vais leur faire croire que nous allons rapatrier Joy à New York pour qu'elle y soit soigné. Ils seront tous sur l'aéroport en train d'attendre que vous repartiez vers New York mais c'est Georgie qui prendra le jet pour rentrer.
Pendant ce temps nous partirons vers la ville la plus proche d'où nous prendrons un avion direction la France.

J : Tu as toujours eu des idées redoutables pour berner les gens je ne sais pas comment tu fais.

Sa : J'ai pris exemple sur ton père, voyons c'est le plus grand manipulateur que je connaisse.

K : Et quand j'aurais trouvé la taupe qu'allons nous faire.

Sa : On va se servir d'elle pour remonter jusqu'à celui qui tire les ficelles et j'espère jusqu'au livre.

L : Et ensuite si nous avons ce livre ? ?

Sa : Si tout ce passe bien je fais faire le maximum de dégâts au sein de cette commission et je disparais avec le livre. Ils seront bien trop occupés avec moi et ils laisseront le groupe W et donc vous tranquille.

J : Mais tu ne vas pas pouvoir fuir éternellement, je pensais que tu voulais m'aider à nous débarrasser de la commission.

Sa : J'ai bien compris que cette organisation est bien trop puissante pour être détruite, je vais juste me contenter de l'éloigner de toi.

J : Tu n'as pas le droit de prendre tous ces risques pour moi.

Sa : Tu sais bien que depuis la mort d'Emma je n'ai plus que toi comme famille, tu es ma seule raison de vivre, s'il t'arrivait quelque chose je ne le supporterais pas.
J : Et tu es prête à te sacrifier pour moi !

Sa : Ne le considère pas comme un sacrifice je ne vais pas les laisser me tuer si facilement.

L : Je ne crois pas qu'elle parlait de votre mort mais plutôt de sacrifier toute votre vie privée.

Sa : Et vous croyez vraiment que j'ai une vie privée avec la CIA, je suis à la tête de cette unité depuis l'âge de 15 ans, je n'ai pas pu me construire une vraie vie à côté, je suis toujours en mission quelque part dans le monde. Vous voyez ça ne changera absolument rien pour moi.

L : Et moi qui me plaignais de ne pas être assez libre de mes mouvements avec la commission sur le dos.

Sa : Assez discuter maintenant, mettons notre plan à exécution. Je vais parler au médecin et faire tous les papiers nécessaires pour la sortie de Joy.

Vous, Largo, organisez une conférence de presse pour annoncer votre retour à New York. Simon vous vous occupez de réserver des billets d'avions sous de faux nom, Georgie quant à vous essayer de nous fabriquer de faux passeports il y a tout le matériel nécessaire dans ma chambre d'hôtel.

Il se séparèrent tous pour préparer leur départ laissant Joy se reposer car elle aurait besoin de forces pour supporter le voyage.


Après avoir longuement discuté avec le médecin celui ci lui remis une décharge à faire signer à Joy afin que celle ci puisse quitter l'hôpital.
Pendant ce temps Largo avait contacté les services de presse afin d'organiser la conférence de presse. Il se préparait à rencontrer les journalistes quand son téléphone sonna :

L : Largo Winch, j'écoute.

Su : Largo ici John Sullivan j'appelle pour avoir des nouvelles de Joy, je suis désolé de ne pas avoir téléphoné plus tôt mais j'étais bloqué avec le conseil d'administration qui me harcèle depuis qu'ils ont appris la fusillade.

L : Joy va mieux, ses jours ne sont plus en danger mais j'allais justement vous téléphoner pour vous demander un grand service. Il va falloir que vous vous occupiez quelques temps du groupe à ma place car je ne vais pas encore rentrer à New York.

Su : Ah bon ! Mais où allez-vous ??? Et qui va s'occuper de votre sécurité pendant ce temps ?

L : Ne vous inquiétez pas une vieille connaissance de Joy va s'occuper de nous, elle nous emmène justement dans un lieu sûre mais j'ignore totalement où il se trouve.

Su : Comment allez vous faire pour quitter le Canada sans que la presse s'en aperçoive ?

L : C'est vrai j'allais oublier de vous en parler, ne tenez surtout pas compte des nouvelles que vont rapporter les journaux dans les jours avenir, je vais délibérément leur mentir.

Su : C'est d'accord mais essayé de revenir le plus vite possible si vous ne tenez pas à vous faire écharper par le conseil à votre retour. Que dois je leur dire pour les faire patienter ?

L : Nous allons attendre le temps nécessaire à la guérison de Joy avant de rentrer pour New York, dites leur que vous ne savez pas où je suis mais que je vous ai donné carte blanche pour prendre les décisions sur toutes les affaires du groupe W en cours. John, encore une chose Georgie va rentrer afin de renforcer notre système informatique car il semblerait que quelqu'un ai réussi à le pirater.

Su : Comment est ce possible je croyais qu'il était impossible de le pirater ?

L : Il semblerait que quelqu'un y soit arrivé sinon comment les hommes de mains de la commission auraient pu savoir que nous allions à Montréal.

Su : Bien, je ferais mon possible mais faites attention à vous Largo et embrassez Joy pour moi.

L : Je n'y manquerait pas, mais encore une chose ne dites rien à Diana. Elle peut rester dans mon appartement durant mon absence avec son fils. Si elle vous pose des questions dites lui que je lui expliquerais tout à mon retour.

Su : C'est entendu, au revoir.

" Largo tu es prêt à te jeter dans la fausse aux lions " dit Simon qui venait de revenir de l'aéroport.

L : oui je suis prêt, tu as nos billets ?

S : Oui il ne manque plus que les passeports.

Hall d'hôtel :

Largo venait de finir d'expliquer aux journalistes qu'il repartait demain avec le reste de son équipe pour New York pour y faire soigner son garde du corps.
Bien sure les journalistes lui avait poser énormément de questions au sujet de la fusillade et de l'état de santé de son garde du corps. Il avait essayé d'y répondre en restant quand même le plus vague possible, il leur avait raconter que la fusillade était en fait une tentative d'enlèvement qui avait été déjoué grâce à l'efficacité de son équipe de protection rapprochée.
Les journalistes présents avaient avalé l'histoire sans trop protester trop content d'avoir quelque chose à publier.

Quand tous les journalistes eurent quitter l'hôtel, Largo appela Samantha pour la prévenir que la voie était libre et qu'elle pouvait les rejoindre avec Joy.

Samantha et Joy quittèrent l'hôpital et rejoignirent le reste de l'équipe à l'hôtel.
Le trajet se fit dans le silence car Joy s'était endormie à l'arrière de la voiture.
En arrivant à l'hôtel Samantha aida Joy à se changer et refit son bandage. Elle alla ensuite rejoindre Largo, Simon et Kerensky dans leur chambre.

Sa : Tout est prêt ?

K : Oui j'ai fini les passeports avec ton matériel ça été un jeu d'enfant.

Sa : Bien alors je propose que nous allions tous dormir car demain nous attends une journée chargée.

L : Je ne vais pas me faire prier car je suis épuisé.

S : Moi je ne suis pas vraiment fatigué, Samantha ça vous dirait de descendre au bar pour boire un verre.

Sa : Je n'ai pas le temps de m'amuser et de plus je ne bois jamais.

S : Je vois que vous êtes comme Joy, vous ne savez pas vous éclater.

Sa : Bon les garçons je vous laisse, je vais veiller sur Joy.

Largo attendit que Samantha soit sortie pour ajouter : " Simon je crois que tu as perdu ton charme légendaire ".

S (vexé) : Non pas du tout c'est juste que tous ces agents de la CIA sont frigides.

K : Je ne dirais pas comme toi Simon, ce n'est pas parce qu'une fille te résiste qu'elle a forcément un cœur de pierre.

S : Et comment tu peux savoir ça ??

K : Tout simplement, parce qu'après la mission qui nous a mis face à face, je l'ai suivi car je n'arrivait pas à avoir accès à son dossier.

L : Tu l'as suivi, pourquoi ??

K : Elle m'a épargné, pourtant rien ne l'en empêchait j'étais à sa merci, elle avait son arme pointé sur ma tête mais elle n'a pas tiré. J'ai aussi entendu Joy lui dire que c'était les ordres et qu'elle devait me tuer mais Samantha m'a regardé dans les yeux et elle a baissé son arme. J'ai compris qu'elle venait de désobéir à un ordre, ça m'a intrigué et j'ai voulu faire mon enquête sur elle.

S : Alors qu'as tu appris ??

K : Pas grand chose mais j'ai remarqué qu'elle était comme toi et Largo.

S : Ce qui veut dire ??

K : Eh bien, je l'ai suivi plusieurs soirs de suite et elle ne rentrait jamais chez elle avec le même homme.

L : Je n'aurais jamais cru ça d'elle, c'est impossible.

S : Tu oublies quelque chose c'est qu'elle venait de perdre sa meilleure amie, elle avait peut être besoin d'être consoler.

K : C'est une hypothèse mais je pense qu'il n'y a qu'une seule personne qui sache vraiment ce qu'il en ai.

L : Cette personne ne peut être que Joy.

S (pour détendre un peu l'atmosphère) : La vie est mal faite pourquoi est ce que je n'étais pas là, j'aurais pu la consoler moi.

L : Tu ne pense vraiment qu'à ça, moi je vais me coucher.

Le lendemain tout notre petit groupe se retrouva au restaurant de l'hôtel afin d'y prendre un petit déjeuner avant de mettre leur plan à exécution.
Pendant tous le repas Simon n'avait pas cessé de fixer Samantha, celle ci se pencha et murmura à Joy : " tu es sure de m'avoir rapporter tout ce que tu leur as dit "

J (sur le même ton) : Oui bien sure pourquoi cette question ?

Sa : Simon n'arrête pas de me fixer

J : C'est normal Simon est…… comment je pourrais t'expliquer…. Simon est en quelque sorte ton double au masculin.

Sa : Ce qui veux dire …

J : Qu'il n'est jamais avec le même fille et je pense qu'il aimerait bien t'ajouter à son tableau de chasse.

Sa : Dans d'autres circonstances je me serais bien amusée avec lui mais là je n'ai pas vraiment le temps.

Cette dernière phrase déclencha un fou rire chez Joy.
L : Qu'est ce qui te fait rire comme ça

J : rien, rien
L : ce n'est pas rien sinon tu ne rirai pas comme ça.

J : C'est juste ce que viens de me dire Sammy

L : Et qu'est ce qu'elle t'a dit pour te mettre dans un état pareil ?

J : Je t'expliquerais plus tard

Sa : Non tu ne vas pas recommencer, c'était une discussion privé.

Joy, voyant l'air interrogatif de Largo, lui fit un signe de tête. Largo compris qu'il saurait finalement le fin mot de cette histoire.
Le reste du repas se fit dans le calme.
Ils montèrent ensuite finir leurs bagages.


Hall de l'hôtel    
Sa : Si tous le monde est prêt nous pouvons nous mettre en route.

L : J'ai encore une question, comment allons nous faire pour rentrer en contact avec Georgie ?

K : Nous allons créer avec Samantha une ligne protéger entre nos deux ordinateurs.

Sa : Je mettrais au travail dès notre arrivée. Cette fois ci il faut y aller.

K : Faites attention à vous.

Sa : Ne t'inquiètes pas je serais une vrai mère poule.

Sur ces mots ils se mirent tous en route.
Quand Georgie arriva à l'aéroport Mirabelle de Montréal où le jet était resté stationné depuis la fusillade. Il se trouva face à une horde de curieux et de journalistes qui espéraient voir Largo et son garde du corps.
Il réussi quand même à se frayer un chemin jusqu'au jet, à l'intérieur il appela Largo qui lui confirma qu'ils étaient arrivés sans encombre à l'aéroport et qu'ils allaient bientôt décoller.
Le voyage se déroula dans le calme Simon et Largo discutait des choses et d'autres alors que Samantha et Joy dormaient.
L'avion se posa plusieurs heures plus tard à l'aéroport Roissy Charles de Gaules près de Paris.

L : Où allons nous maintenant ??

Sa : nous allons récupérer mon pick up sur le parking de l'aéroport puis direction la bourgogne (j'ai pas pu m'en empêcher c'est ma terre natale).

L : On y sera dans combien de temps

Sa : Dans environ 1h30 à 2h suivant la circulation.

Sur la route

J : Je tiens encore à te remercier car je sais que ça ne va pas être facile pour toi de retourner là bas.

S : Tu sais où nous allons Joy ??

J : Bien sure nous allions souvent nous reposer dans cet endroit avec Samantha et Emma. Mais ça fait bien longtemps que nous n'y sommes pas retourner, je ne sais pas dans quel état nous allons retrouver la maison.

Sa : Ne t'inquiète pas j'avais engagé quelqu'un pour l'entretenir durant mon absence.

L : Samantha depuis combien de temps n'êtes vous pas retourner chez vous.

Sa : Depuis l'enterrement d'Emma ce qui doit faire un peu plus de 5 ans.

S : Et vous payez quelqu'un depuis 5 ans pour entretenir une maison où ne mettez plus les pieds, la CIA doit mieux payer que ce que je pensais.

Sa : C'est un héritage de mes parents, j'ai réussi à retrouver mes parents grâce à mon extrait de naissance. En faisant mes recherches j'ai rencontré le notaire chargé d'administrer leurs biens.
Il m'a dit qu'il me cherchait depuis leur mort, la vie est quand même bizarre car c'est le père de Joy qui m'a trouvé en premier. Si ce notaire m'avait retrouvé avant lui j'aurai grandi dans un pensionnat et je serais à la tête de groupe tout comme vous Largo. Mais au lieu de ça je suis devenu un agent secret mais j'ai tout de même héritée des leurs parts du groupe ainsi que de la maison ce qui me permet de vivre confortablement.

L : Et qui étaient vos parents ??

Sa : Je dois dire que je ne souviens absolument pas d'eux mais je sais que mon père était à la tête d'une multinationale très puissante en Irlande, ma mère quand à elle était française. Elle a grandi dans une famille aisée puis à rencontré mon père, s'est marié et a travaillé au sein de sa multinationale, elle s'occupait de gérer son image publique.

S : Je vois d'où vous viens ce caractère, moitié irlandaise moitié française, quel mélange détonnant.

Sa : Je ne vous le fais pas dire je me demande lequel des mes deux côtés est le pire.

L : Je peux vous poser une question Samantha ?

Sa : Allez-y toujours mais je ne vous promets pas de répondre mais on peut se tutoyer maintenant.

L : D'accord, pourquoi ne pas avoir repris la succession de ton père.

Sa : Ce n'est pas si simple je ne peux pas quitter la CIA aussi facilement.

S : Joy l'a bien fait, elle.

J : Simon a raison si j'ai pu partir tu peux aussi le faire.

Sa : Non justement je ne peux pas partir comme tu l'as fait.

J : Et pourquoi ?

Sa : Il y a certaines choses que tu ignores concernant ton départ.

J : Qu'est ce que tu veux dire ?

Sa : Nous en parlerons en privé si tu le veux bien et plus tard quand tu seras rétabli, je ne veux pas t'énerver pour l'instant.

J :Pourquoi tu dis ça, je ne vois pas pourquoi je m'énerverais ?

Sa : Je te connais, tu vas apprendre quelque chose qui ne va pas te plaire.

J : Je ne vois pas ce que mon départ de la CIA puisse cacher de si déplaisant. Tu en as trop dis maintenant je veux savoir.

Sa : Très bien puisque tu insistes, tu as pu quitter la CIA sans problème car j'ai passé un marché avec ton père.

J : Quel genre de marché ?

Sa : Eh bien quand ton père a appris que tu voulais quitter la CIA, il m'a convoqué pour me demander de te convaincre de rester. Je lui ai dit qu'il en étais hors de question puisque c'était moi qui t'avais incité à partir. Je lui ai aussi dit que j'avais l'intention de démissionner moi aussi. Ton père m'a dit qu'il ne te laisserai pas quitté l'agence comme ça, qu'il t'en empêcherait. J'ai essayé de lui expliquer qu'il ne pouvait rien y faire, il a alors ajouté qu'il modifierait ton dossier pour que tu ne puisses jamais retrouver un autre travail et que tu sois obligée de revenir à l'agence.
L : Quel pourri je n'en crois pas mes oreilles !

J : Oui mais je ne vois pas quel marché il a pu te proposer.

Sa : Il m'a dit que le seul moyen pour toi de quitter l'agence était que moi j'y reste. Il a osé me dire que j'avais plus de valeur que toi pour l'agence.

J : Si j'ai bien compris, tu as sacrifié le reste de ta vie pour moi, tu ne supportais plus toi aussi cette ambiance surtout après la mort d'Emma.

Sa : Il le fallait, tu étais de plus en plus malheureuse après cette histoire avec Donovan.

Cette nouvelle plongea notre groupe dans le silence tout le reste du trajet.

Neuvième partie

Leur arrivée fut remarquée par un groupe d'enfants qui connaissaient parfaitement la voiture de Sammy.

Enfant : Hey !! Regardez c'est Sammy, elle est revenue. Vite on va prévenir ma mère.

S : Eh bien, tu es connue par ici !!

Sa : C'est un petit village, tout le monde se connaît mais je suis étonnée que ces enfants se souviennent de moi après 5 ans.

J : Ce n'est pas étonnant, tu étais la seule adulte qui s'amusait avec eux, tu as du beaucoup leur manquer.

Sa : Je ne pense pas la dernière fois que nous sommes venus ici je n'étais pas de très bonne compagnie.

S : pourquoi ??

L (qui avais compris que Sammy ne voulais pas aborder le sujet) : Simon !!! Je crois que ça ne nous regarde pas. Changeons de sujet.
Nous sommes bientôt arrivés chez vous.

Sa : Oui et comme nous avons été repérés, je n'aurais même pas à récupérer mes clefs chez la personne qui s'occupe de ma maison.


Devant la maison de Samantha    
Sa : On est arrivé.

S : Elle est magnifique cette maison !!!
Samantha possédait une maison assez spacieuse comme on en trouve dans nos campagnes, assez simple mais tellement accueillante, bref un endroit où l'on se sent bien.

Sa : Venez nous allons voir si Isabelle est dans le coin, elle doit être venue à notre rencontre avec les clefs de la maison.

Samantha avait vu juste encore une fois Isabelle les attendait à l'intérieur de la maison.

I : Contente de vous revoir, je me suis occupée de votre maison comme vous me l'avez demandé. Mais vous auriez du me prévenir de votre retour j'aurais fait quelques courses et rempli le réfrigérateur.

Sa : Ce n'est pas grave et mon retour s'est décidé très vite.

I : Encore une chose, je laissé la chambre dans l'état où vous l'avez laissé comme vous me l'aviez demandé.

Sa : merci je m'en occuperais plus tard. Où avais-je la tête j'oublie mes bonnes manières, Isabelle tu te souviens de Joy mais laisse moi te présenter Largo et Simon qui sont des amis de Joy.

I : Enchantée de faire votre connaissance.

L et S : Nous aussi.

J : Je suis heureuse de te revoir, tu m'as manqué.

I : Il faudra qu'on rattrape le temps perdu.

Sa : Bien sure laisse-moi le temps de tout remettre en ordre et je t'invite avec ta petite famille.

I : C'est d'accord fait moi signe.

Sa : De toute manière le village est tellement petit qu'on se recroisera d'ici là.

I : Oui c'est vrai, je vous laisse maintenant vous installez.

Isabelle quitta la maison.

S : On va avoir un petit problème, j'ai de quoi me changer ainsi que Joy car on a laissé quelques vêtements ici mais je ne rien pour vous, désolé.

L : On a plus qu'à faire du shopping

J : Vous allez avoir un peu de mal il n'y a pas beaucoup de boutiques ici.

Sa : De toute manière il faut que j'aille en ville, il faut que je récupère du matériel informatique. Celui que j'ai ici date de 5 ans et il faut que le remette à niveau pour établir une ligne sécurisée avec le bunker. Alors qui vient avec moi ???

S : Moi j'aime bien faire les boutiques.

J : Dit plutôt que tu vas draguer…

S : Non pas du tout, alors on part quand ???

Sa : Dans une heure ou deux je vais nous chercher quelque chose pour dîner dans la boutique du coin et je reviens. Vous n'avez qu'à choisir une chambre et vous reposez un peu.
Bon je vous laisse et soyez sages les enfants ajouta -t-elle pour plaisanter.

Après son départ
L : On dirait qu'elle est plus détendue depuis qu'on est arrivé.

J : C'est vrai elle peut relâcher sa surveillance car on est en sécurité ici on ne risque rien. La commission ne nous retrouvera pas.

S : Qu'est ce qui te permet de l'affirmer ???

J : Premièrement c'est Sammy en personne qui s'est occupé de codé son dossier à la CIA donc ils ne pourront pas y avoir accès. Deuxièmement au pire s'ils trouvent un génie de l'informatique qui puisse avoir accès à son dossier elle sera immédiatement au courant car elle a installé un programme qui lui signal toute intrusion. Et pour finir même si la commission retrouve son nom ils ne feront pas le rapprochement avec cet endroit car il n'est mentionné nul part le nom de ces parents et cette maison appartenait à sa mère et Sammy n'a pas encore fait changer le titre de propriété aux dernières nouvelles.

L : Donc on va pouvoir se reposer un peu, elle a eu une bonne idée en nous emmenant ici.

S : Bon alors si on suivait ses conseils et qu'on se trouvait chacun une chambre.

J : Moi je vais retourner dans la mienne au premier mais il reste encore 5 chambres sans compter celle de Sammy qui est aussi au premier. Vous ne pourrez pas vous tromper c'est celle où il y a le plus de matériel informatique.

S : Toutes les chambres sont à l'étage ?

J : Oui c'était une petite auberge avant que la famille de sa mère la rachète. Allez suivez-moi tous les deux je vais vous montrer les chambres.

L : On te suit.
Ils montèrent tous les trois, Joy retrouva sa chambre et remarqua que rien n'avait changé. Largo choisit une chambre dont la vue donnait sur le jardin qui était magnifique lui aussi. Simon entra dans une chambre mais en ressortit immédiatement.

S : Dis-moi Joy je croyais que cette Isabelle devait s'occuper de l'entretient mais elle a du oublier cette pièce, c'est une vraie pagaille ici on dirait qu'un ouragan est passé par ici.

J : Je suis au courant l'ouragan en question c'était Sammy.

L : Qu'est ce qui s'est passé ??

J : Je sais que ça ne va pas lui plaire mais comme on va vivre dans cette maison tous ensemble il vaut mieux que vous soyez au courant. Voilà après la mort d'Emma nous sommes revenus ici car c'était ses dernières volontés. Elle est inhumée dans le cimetière du village, je pense d'ailleurs qu'elle va aller se recueillir sur sa tombe sinon elle nous aurait proposer de l'accompagner. Enfin pour en revenir à cette chambre c'était celle d'Emma, quand on est revenu ici après son enterrement, je ne sais pas ce qui lui a pris mais Sammy était là dans la chambre d'Emma quand tout un coup elle s'est mise à tout envoyer à travers de la pièce. Je n'ai pas réussi à la calmer et elle a passé le reste de la journée dans cette chambre à pleurer toutes les larmes de son corps.

L : Ce moment a du être très difficile pour toi, je veux dire de la voir dans cet état et ne rien pouvoir faire.

J : Oui mais je crois qu'elle avait besoin d'extérioriser sa douleur et sa peine, mais elle a tenu à tout remettre en ordre c'est pour cela qu'elle a demandé à Isabelle de ne pas entrer dans la chambre d'Emma. Même s'il lui reste de mauvais souvenir de cet endroit je sais que c'est ici qu'elle se sent le mieux.

L : Simon ne lui dit pas que tu es entré dans cette pièce, si elle veut qu'on soit au courant elle nous en parlera.

S : Mais pour qui tu me prends, je sais avoir du tact quand je veux.

Sur ces mots chacun regagna sa chambre afin de se reposer avant d'aller se faire une petite séance de shopping.

Deux heures plus tard Samantha les rejoignit avec de quoi manger avant de partir.

Sa : Comme il sera tard quand nous rentrerons je me suis permis de réserver une table dans un restaurant par téléphone.

J : J'espère que tu as réservé dans ce petit restaurant où nous allions quand nous étions plus jeunes.

Sa : Bien sure, allez, on se met en route car les boutiques seront fermées avant qu'on soit arrivé.

S : Moi je suis prêt à vous suivre n'importe où !!

Sa : (sans relever la remarque de Simon) Tout le monde en voiture.


Le trajet fut plus calme que le précédent, Joy et Samantha parlaient avec enthousiasme des bons moments qu'elles avaient passés dans ce coin du pays. A la surprise de Joy, Samantha évoquait plus facilement ses souvenirs avec Emma. Largo et Simon écoutaient avec attention la discussion des deux femmes, Largo quand à lui était ravi de voir Joy si pleine de vie et d'apprendre des anecdotes sur elle. Il avait l'impression de découvrir une autre femme mais ça ne lui déplaisait pas bien au contraire.
Arrivés en ville Samantha les emmena directement chercher le matériel dont elle avait besoin puis les suivit pendant les séances d'essayage de Largo et Simon. Cette journée se termina par un dîner au restaurant avant que notre groupe ne regagne leur demeure afin d'y prendre une longue nuit de repos.

Le lendemain Samantha s'occupa de remettre en route son système informatique tandis que Joy fit découvrir les beautés de ce charmant petit village à Largo et Simon. Largo était heureux de se promener avec ses amis malgré les circonstances.

Part 3