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| Note de l'auteur: A deux ou trois endroits, je précise les musiques pour ceux qui ont l'album de Largo Winch ( bien que certaines musiques n'ont rien
à voir avec cet album…) |
Centre Hospitalier Universitaire de New York.
Largo Winch était assis dans la salle d'attente des urgences. Une larme perla sur sa joue, et tomba sur sa main, encore couverte du sang de Joy. Joy. Ce nom résonna longuement dans sa tête. Joy Joy Joy. Joy la garde du corps, Joy l'ex agent de la C.I.A., Joy l'amie, Joy la martyre…
Il fut interrompu dans ses sombres pensées par Simon, qui revenait du distributeur de boisson. Sans un mot, son vieil ami lui tendit un gobelet de café brûlant. Le milliardaire ne fut pas importuné par la chaleur, car la blessure de son cœur recouvrait totalement toute douleur physique.
-Largo… Tu t'es rendu compte de certaines choses n'est ce pas ?
Celui-ci ne prit pas la peine de répondre, car l'interne qui s'occupait de Joy se présenta à l'autre bout du couloir. Les deux amis se précipitèrent vers lui. Le médecin paraissait exténué.
-Dites-moi qu'elle est vivante docteur ! s'empressa de questionner Largo.
-Oui, elle vit, mais elle a subit d'important dommage : la balle a crée une hémorragie. De plus, elle était en arrêt respiratoire quand on nous l'a emmenée… Mais elle est solide, est devrait s'en sortir sans trop de problèmes.
-On peut la voir ? demanda Simon, une lueur d'espoir dans le regard.
-Oui, il lui faudra un soutien moral, mais essayer de vous calmer. Chambre 26, premier étage.
L'étage des grands blessés, pensa Largo.
Ils se rendirent vers leur amie le plus vite possible. La tension dans l'air était presque palpable.
Simon ouvrit doucement la porte, et son cœur se pinça à la vue de Joy, inerte. Il avait toujours connu la jeune fille comme quelqu'un de dure, dynamique, intouchable… Et la femme qu'il regardait était tout le contraire : faible, vulnérable. Il se retourna, et pu lire la même douleur dans le regard de son ami.
Largo s'approcha doucement du lit, se pencha, et effleura les cheveux de la blessée, comme il l'avait fait, peut de temps auparavant, lorsqu'elle était sur pied. Il resta plusieurs minutes ainsi, à la regarder en silence, tandis que Simon s'était assis, face à la fenêtre. C'était trop éprouvant pour lui.
Ce fut Largo qui rompit le silence :
-Je peux pas rester comme ça ; à rien faire… Il faut absolument qu'on trouve la taupe, car je ne pense vraiment pas que se soit Kerensky. Simon lui avait fait entendre le message laissé par l'ex agent du K.G.B lorsqu'ils étaient dans la salle d'attente.
Il se leva, et sortit de la salle sans avoir le courage de regarder Joy une dernière fois. Simon le suivit précipitamment. Une fois dans le couloir, il le retint par le bras :
-Tu l'abandonnes encore une fois, après ce que tu lui a fait subir ? Elle a besoin de toi Largo, et ça, tu le sais !
-Je lui serrai plus utile en découvrant à cause de qui elle est dans cette état.
Largo se dégagea, et repartit vers la sortie.
-Et je lui dirai quoi à son réveil ? Demanda alors Simon d'une voix méprisante. Que tu es aller te consoler dans les bras de Diana, ou que tu es aller te faire tuer en rendant son sacrifice inutile ?
Exaspérer, Il revint vers Joy, s'assit à coté d'elle pour lui prendre la main. "Moi je ne te laisserai pas, beauté" murmura t'il à l'oreille de son amie.
Appartement de Largo Winch (10-Sandriam )
Largo était assis devant son bureau, dans son appartement. Il se dit soudain que ce n'était peut être pas son appartement, peut être était-ce encore celui de Nerio…
Il essayait en vain de se concentrer sur les maigres indices qu'ils avaient, mais toute son attention était portée sur deux personne : Joy, Nerio… Joy…
Simon avait raison lorsqu'il avait dit à son ami qu'il avait compris des choses… Et il avait fallut que Joy soit mortellement blessée pour cela… Son cœur avait arrêté de battre pour lui, pour le sauver, mais en quoi méritait il ça !
Il se retourna brusquement en entendant le bruit de la porte. C'était Diana.
-Tu aurais pu me prévenir Largo, je me suis fait un sang d'encre… Elle n'avait pas l'air convaincu de ses propres paroles.
-Je suis désolé, mais ne t'inquiète pas, maintenant elle est entre de bonnes mains. Le jeune milliardaire pensait tellement à Joy qu'il n'avait pas bien interprété la phrase de Diana
-Je parlais de toi…
-Moi, je vais très bien, ainsi que Simon, c'est plutôt pour … Elle l'interrompit :
-oui mais c'est toi que j'aime !
Elle s'approcha lentement, et s'assit sur le coin du bureau.
Largo ferma les yeux, il revit Joy, comme à son habitude, s'asseoir exactement au même endroit.
-J'ai beaucoup de choses à faire tu sais, il y a une taupe, et il faut que je découvre ce salaud.
-Donc c'est un garçon. Bonne nuit.
Elle ne lui laissa pas le temps de répondre : elle lui donna un baiser sur la joue, puis elle rejoignit son appartement.
Centre Hospitalier Universitaire de New York.
Simon était toujours au chevet de Joy. Deux heures après le départ de Largo, elle dormait encore.
Il était en colère. Après tout ce qu'elle avait fait pour lui, et avec tout ce qu'elle ressentait pour lui, largo aurait dut rester, et Simon ne comprenait pas sa réaction. Décidément, pensait-il, elle ne nous mérite pas…
Quand il sentit son portable vibrer, il sortit doucement de la chambre.
-Simon, c'est Kerensky. Avant tout commentaires de ta part, je ne téléphone pas pour m'excuser, ni pour réintégrer le groupe.
-Alors accouche qu'est ce que tu veux. Il avait eu une voix froide qu'il regrettait déjà.
-J'ai appris au info qu'il y avait eu de la casse à l'aéroport, et qu'il y a plusieurs morts. Je sais que vous étiez là-bas, alors je voulais m'assurer que…
-Joy a reçu une balle. Elle a failli mourir, mais maintenant, elle respire… Il hésita avant de reprendre. Kerensky je sais que tu as pris ta décision, mais pour Joy, aide nous à trouver la taupe;
-Je ne sais pas. Je vais faire des recherches, et je vous communiquerez les choses intéressantes.
-Merci.
-Pour Joy…
Il raccrocha avant Simon. Celui-ci regrettait beaucoup ce qui s'était passé entre eux, avant sa démission. Mais il pensa aussi que l'ex agent du K.G.B. n'était peut être pas si distant d'eux, il avait téléphoné pour avoir de nouvelles…
Appartement de Largo Winch.
Largo était sur le balcon qui dominait la ville. Un jour, Joy lui avait confié que c'était un des endroits ou elle préférait se rendre.
Ses pensées se mélangeaient ; il pensait toujours à son père, était-ce bien lui ? Oui, il en était sur, il l'avait "senti".
Il entendit que l'on toquait à la porte, c'était Kerensky. La surprise était de taille, mais voir cet homme entrer lui redonna de l'espoir, car ils avaient plus de chance de résoudre cette affaire s'il était présent.
-Re Bonjour Largo… Je ne travaille plus pour toi comme tu le sais, mais je viens t'apporter un peu d'aide… A charge de revanche.
-Déjà, je te présente toutes mes excuses, je suis sincère, ensuite, merci pour ton aide, je suis perdu. Et Joy…
-Je suis au courant. Vous ne savez plus avancer sans elle ou moi, toi et Simon.
-Oui, Largo esquissa un léger sourire en pensant que c'était les deux être qui se disputaient le plus qui arrivaient à faire des miracles en combinant leur savoir. Tu as du nouveau ?
-Des empreintes sur la porte et le fax de chez Simon qui ne sont pas les siennes. Elles ne sont pas répertoriées sur les fichiers du NAPD ou du FBI, et évidemment, ce ne sont ni les miennes ni les tiennes ni celles de Joy… Il fit une grimace. Ca va pas être du gâteau !
-C'est forcement quelqu'un qui nous connaît, ou qui peut avoir accès à des dossiers privés. Des demain, tous les membres du conseil et tout le personnel devront mettre le doigt dans l'encre !
-J'imagines déjà les réactions de Cardignac ou de Del Ferril…
-Ils peuvent bien gagner un nouveau procès, je m'en fout, ils ont faillis tuer Joy, et ils ont mon père !
-ok pas de problème ! On peut rien faire ce soir alors tu devrais… Non j'ai rien dit.
Kerensky prit le chemin inverse. Il avait décidé de se saouler dans un bar russe, mais il fallait mieux ne pas avoir la gueule de bois le lendemain.
Centre Hospitalier Universitaire de New York, le lendemain matin.
Joy émergeait tout doucement de son sommeil. La première chose qu'il vit fut Simon, endormi sur une chaise, à côté d'elle. La première chose à laquelle elle pensa fut Largo.
-Largo !!! Elle cria presque, et Simon se réveilla en sursaut.
-Tu vas bien ?
-mmmmhh… Mal à l'épaule, et … Partout ! Ou est Largo ?
-Il… Il est à la recherche de celui ou celle qui nous a trahi. Mais ne t'occupes pas de lui, il faut que tu restes calme et que tu te reposes.
Joy fit mine de se relever. Prise d'une violente douleur à l'épaule, elle dut se rallonger
-Il va avoir besoin de moi, aides moi à me relever. Elle paraissait sérieuse, et Simon la regarda avec des gros yeux avant de répliquer :
-Joy, regarde moi ! Il parlait d'une voix impérative que la jeune fille n'avait jamais entendu chez lui. Tu as failli mourir, tu as arrêter de respirer, et ton cœur a cessé de battre, tout ça pour protéger un type qui n'est même pas la à ton réveil !
Joy regarda Simon avec de grands yeux. Elle comprit vite qu'ils avaient dut se disputer pour qu'il lui en veuille autant.
Elle ferma les yeux et soupira.
-Je suis contente que tu sois près de moi, mais j'aimerais bien être un peu seule s'il te plait.
-oui, je suis désolé. Je vais tout de même prévenir le médecin, il pourra calmer ta douleur. Simon commençait à sortir quand elle le rappela, lui faisant signe de revenir. Quand il fut près d'elle, elle le tira vers elle, et l'embrassa sur le front.
-Merci Simon, je n'oublierai pas que tu as été la pour moi.
Il soupira en la regardant droit dans les yeux, et sortit.
Joy pensait a Largo. Elle n'avait en effet pas hésité à risquer sa vie pour lui, parce que c'était son job, mais aussi parce qu'elle l'aimait. Elle n'osait pas vraiment se l'avouer, mais depuis que Diana était de retour dans la vie de son patron, elle avait mis les choses au clair dans sa tête. C'est bête, songea t'elle, il faut que je me rende compte que je l'aime au même moment ou je dois me résigner à le perdre !
Un peu plus tard, un médecin vint lui faire un compte rendu de son état de santé -bilan, d'ailleurs, assez positif-, et lui administrer un calmant, qui, en plus d'atténuer la douleur, physique et morale, eu la propriété de l'endormir à nouveau.
Siège du groupe W, New York, au même moment.
Dans un coin de la grande salle du conseil, Cardignac et Del ferril discutaient en regardant méchamment Largo. A l'autre bout de sa salle, celui-ci expliquait à Sullivan à quoi rimait toutes ces mesures : Un agent de la sécurité ainsi que Kerensky relevaient les empreintes digitales de tout les membres du groupe.
-Je sais que cela ne plait à personne, John, mais c'est indispensable. Il y a 95% de chances que le traître soit quelqu'un de très proche de moi, ou de Simon, quelqu'un qui peut avoir accès à des informations confidentielles.
-Très bien… J'imagine que vous voulez mes empreintes aussi…
-Tout le monde John. Excusez moi.
Largo se dirigea vers Marissa, qui venait d'entrer pour apporter un fax à Michel Cardignac.
-Bonjour Marissa, je suis désolé, mais je vais vous demandez de passer le même test que tout les autres…
Elle le regarda d'un air apeurée, et fut soulagée quand Kerensky intervint :
-Qu'est ce que tu fais Largo, c'est évident qu'elle n'a rien à voir la dedans !
-Alors ça ne lui coutera rien de faire le test… Il l'interrompit
-Largo ! Puis il se tourna vers Marissa, celle-ci commençait à reculer, prise de panique. Marissa !
Elle se retourna brutalement, et se mit à courir vers l'ascenseur. Voyant qu'il n'était pas à cette étage, et que Kerensky s'était élancé à sa poursuite, elle continua à foncer droit devant elle, jusqu'au bureau de Cardignac. La, bloquée, elle se retourna, et, dos à la fenêtre, attendit que son poursuivant arrive.
Il se stoppa à l'entrée de la pièce, et la regarda droit dans les yeux.
-Non, pas vous Marissa, ce n'est pas possible. Elle pouvait lire une déception si forte dans ses yeux qu'une larme perla sur sa joue. Elle l'essuya d'un revers de manche, et le regarda une dernière fois, le regard perdu.
-Pardon…
Avant qu'il n'ai pu faire quoi que ce soit, elle s'était retournée, et avait plongé dans l'ouverture béante de la fenêtre…
Quand Largo arriva au bunker, ll vit Kerensky, assis sur les marches, devant la porte, les mains sur les yeux.
Il s'assit à son tour à côté de lui, et d'une voix douce, lui annonça ce qu'il avait trouvé :
-Les empreintes correspondent… Et on a retrouvé des fichiers dans son ordinateur qui portent à croire qu'elle n'était pas seule dans le coup… Apparemment, une autre "elle" aide la commission. Je suis désolé Kerensky. Il regarda un moment son ami qui n'avait pas bouger, puis continua : Joy est réveillée, je vais la voir… Si tu as besoin de moi, n'hésites pas.
-Attends moi, je viens avec toi.
Il avait relever la tête, et Largo crut voir qu'il avait verser quelques larmes. Il fut à la fois étonné et un peu gêné de voir cet homme, toujours si impassible, dans cet état.
Centre Hospitalier Universitaire de New York
-Salut Joy ! Largo était entré sans aucun bruit dans la chambre de la jeune fille. Elle se retourna, surprise dans sa contemplation du ciel à travers la fenêtre, et regarda Largo. Il arborait un sourire timide.
-Bonjour…
-Je sais que j'aurais du venir plus tôt, mais avec Kerensky, on a découvert que Marissa était la taupe. Mais apparemment, elle n'était pas seule… Comment va ton épaule ?
-Douloureuse… ( bah oui, histoire de faire allusion à l'épisode "vengeance" :o} ) Elle esquissa un léger sourire, et tourna à nouveau la tête vers la fenêtre. J'en ai déjà marre d'être enfermée ici, et je suppose que je vais rester encore un bout de temps…
-Je suis désolé Joy…
-De quoi ? C'est mon métier.
-Je ne parle pas que de ça… J'ai vraiment été nul avec toi ces derniers jours. Et quand tu… Dans mes bras, tu ne respirais plus. J'ai vraiment cru que je t'avais perdu, et je me suis dis qu'après tout ce que tu avais subit à cause de moi, après tout les services que tu m'as rendu, et même pour ta présence, tout simplement, je ne t'avais jamais remercié, et que je ne pourrais jamais plus le faire… Alors sincèrement Joy, merci.
Il baissa les yeux. Une larme perla sur sa joue. Il essaya de la cacher, mais la jeune femme s'en était rendu compte. Elle lui fit signe de s'approcher, et il s'assit à côté d'elle, sur le lit. Elle lui caressa tendrement la joue, et essuya ses pleures.
-Pour ce qui est des services, c'était mon boulot, t'es sensé me remercier avec ma paie. Cette remarque les fit sourire, mais ces sourires s'estompèrent bien vite. Mais pour ce qui est du reste, c'est vrai que tu m'as fait très mal, peut etre plus mal que cette balle, et je t'en veux. Mais ce qui est fait est fait, on ne revient pas sur le passé.
-Tu as raison, c'est le pressent qui compte, et je compte bien en profiter pour passer plus de temps avec toi, et tenter de me faire pardonner…
Joy soupira, elle ne savait pas s'il avait bien comprit les sentiments qu'elle ressentait pour lui. Que voulait dire cette déclaration ? Qu'ils étaient amis, ou qu'ils souhaitaient que leur relation change ? Et qu'en était-il avec Diana ? Mais elle n'aborda pas la question, car elle n'était pas vraiment sur de ce qu'elle voulait elle même…
-Je vais voir ce que font les autres, je reviens, ne bouge pas…
-Oui papa… tu voudrais que j'aille ou ?
Il se retourna surpris, et capta la regard de Joy. Elle plaisantait comme si rien ne s'était passé… Il sentit une boule dans sa gorge, et de nouvelles larmes lui venirent aux yeux. Il sortit de la chambre sans rien répliquer.
Quand il rejoignit ses amis, Largo trouva Kerensky entrain de parler à Simon. Il l'avait mis au courant de la situation actuelle. Simon paraissait sincèrement navré pour l'ex membre du K.G.B., qui avait eu du mal a cacher ses sentiments.
Soudain, le portable de Largo sonna : c'était Diana.
-Largo, il faut que tu viennes tout de suite au port, au hangar 17, c'est à propos de Nerio !
-Mais…
-Ne discute pas, et viens seul, c'est important.
Il raconta ce que lui avait dit Diana au deux autres, puis ils sortirent du bâtiment.
-Largo, c'est peut être un piège, on va te couvrir ! Cria Simon à son ami alors qu'il s'apprêtait à se rendre seul au rendez-vous.
Il parut embarrassé
-Non, j'ai confiance en elle.
Quand sa voiture fut hors de vue, Simon et Kerensky se regardèrent. D'un commun accord silencieux, ils filèrent Largo jusqu'au port.
Port de New York, hangar 17.
Largo avait garé sa voiture un peu plus loin. Il s'avança d'un pas prudent dans le grand bâtiment de tôle. Il n'y avait aucune lumière à l'intérieur, et l'ambiance inquiétante ne faisait qu'accentuer la prudence du jeune homme.
Il dégaina son revolver quand il vit une silhouette sortir de l'ombre. C'était Diana. Rassuré, il rangea son arme.
-Ou est mon père ? Tu l'as vu ?
-Il est la Largo, il est derrière. Elle montra d'un geste des caisses, au fond du hangar.
Soudain, Un crie retentit, c'était Simon qui hurla :
-Largo !!!!
Un coup de feu vibra à l'extérieur. Il se précipita, et vit son ami, qui, encore une fois, venait de lui sauver la vie ; un homme était à terre, mort. Il avait une arme au poing.
-C'était un piège Largo, méfions nous. Celui-ci ne prit pas le temps de faire aucune remarque à Simon sur la raison de sa présence.
Ils se retournèrent ensemble, pour voir Diana, en larme, s'approcher d'eux :
-Je n'ai pas eu le choix, je te le jure, ils m'ont menacés, ils ont menacés Jack…
-Nerio ? Ou est-il ! Il hurlait presque.
-Je te l'ai dit, a l'int…
Diana ne put finir sa phrase, un coup de feu résonna dans le hangar. Largo se précipita, mais au moment d'entrer, Cardignac sortit en trombe, un desert eagle encore fumant à la main.
-Largo… Comme d'habitude, vous avez tout gaché… Mais cette fois ci, après avoir tuer pour la deuxième fois le père, je vais tuer le fils… Il s'apprêta à se resservir de son arme, mais Kerensky intervint : Il tua Cardignac d'un coup de fusil à pompe. Celui-ci s'écroula sur le sol, mort sur le coup.
Deux heures plus tard, une fois que la police fut arrivé, Largo put s'approcher de Diana, seule dans un coin sombre.
-Largo, je suis désolé, par ma faute, ton père est mort, mais il menacait Jack, depuis le départ…
-comment ca depuis le départ ? Largo se sentait fatigué, abattu, mais il voulait des réponses.
-On m'avait donné la photo pour que tu veuilles retrouver Nerio, Toi, drogué, tu devait signer les papiers pour rendre son empire à Nerio, et lui, complètement manié par la commission , avec toute les drogues qu'ils lui auraient administrés, aurait du dirigé le groupe avec Cardignac à sa droite. Il aurait eu le groupe de façon plus… Subtil. Elle eu une grimace de dégout à ce mot. Largo… Elle s'approcha de lui, et lui prit la main. Je suis désolé…
-Je sais. Je comprends.
Elle approcha son visage du sien, mais avant de pouvoir l'embrasser, il la repoussa.
-Mais tu dois savoir que nous avons fait une erreur. Ce n'est pas toi que j'aime. Tout est fini entre nous…
Un cimetière, New York.
Peu de personne était au courant de toute l'histoire, et donc peu de personne s'était rendue au véritable enterrement de Nerio Winch.
Joy avait tenu à venir malgré l'avis du médecin. Il y avait aussi Simon, John, et bien sur, Largo.
Celui-ci avait la mine sombre. Il avait l'impression d'avoir loupé une seconde chance qu'on lui avait offert. Il n'arrêtait pas de penser qu'un an durant, il aurait pu apprendre à connaître son père, il aurait eu tellement de question à lui poser ! Mais il avait cru, comme tout le monde, qu'il était mort. Mort, comme aujourd'hui.
Un rayon de soleil se fraya soudainement un chemin parmi les nuages gris, et éclaira la scène. Joy du discrètement s'abriter le visage de sa main, car la lumière l'aveuglait presque. Elle regarda Largo, il avait la tête baisser, les mains croiser, les bras pendants… Elle l'avait rarement vu dans un tel état, mais elle se doutait que perdre deux fois son père, même si l'on ne lui porte pas une grande estime, est quelque chose d'extrement douloureux.
Cet fois ci, l'enterrement se déroula sans incident, et Largo put lancer la poignée de terre symbolique sur le cercueil.
Il avait tellement de regrets…
Appartement de Largo Winch, New York.
Simon et Joy avait raccompagné Largo à son appartement, mais le suisse ( je sais plus si il est suisse, mais bon, on va dire…) n'avait pas désiré rester quand son ami lui avait proposé de boire quelque chose. Il avait préféré les laisser seuls…
Joy s'était assise dans un fauteuil, et sa blessure la lançait de plus en plus, mais elle essayait de cacher sa douleur à Largo. Lui, un verre à la main, contemplait la vue de New York depuis le 57° ( ze sais plus si c'est 57 ou 58 :o} ) étage.
Depuis plusieurs minutes, l'appartement était plongé dans un profond silence. Aucun des deux ne se décidait à parler, car ce silence disait tout.
Largo fini par allumer sa chaîne stéréo, pour lancer un cd.
Me & Mrs Jones de Billy Paul.
-Arrête, je pleure dès que j'entends cette chanson. Joy avait un sourire un peu triste aux lèvres.
-Ah non, sinon je vais m'y mettre aussi ! Lui aussi se mit à sourire en regardant cette femme qu'il admirait tant flancher juste pour un morceau de musique.
-Pleurons ensemble mon frère ! Elle avait pris une vois grandiloquente de gourou. Elle rajouta, plus sérieusement :
-Ca va ? Non, forcement, non, tu viens de perdre ton père… Ce que je veux dire, c'est que quoi qu'il arrive, tu peux compter sur moi.
Elle le fixa droit dans les yeux, et continua :
-Je ne sais pas pourquoi je te dis ca, puisque tu as déjà suffisamment de personne pour te réconforter… Elle se mordit les lèvres, regrettant déjà ses paroles, mais elle ne pouvait s'empêcher de penser à Diana. Elle savait qu'elle venait de blesser profondément Largo.
-Je m'excuse, tu n'as pas besoin d'entendre ca, je vais te laisser…
Elle commença à se lever, mais Largo la retint dans le fauteuil.
-J'ai peut etre perdu mon père, mais j'ai retrouver le femme que j'aime…
-c'est pour ca que je m'en vais, je peux pas rester à ton service dans ces conditions. Je croyais que je pourrait Largo, mais c'est trop dure de la voir dans tes bras…
-Joy, c'est de toi que je parle !
Elle avait ouvert de grands yeux, et du se retenir de pleurer. Elle ouvrit la bouche à plusieurs reprises, pour parler, mais aucun son ne parvint à sortir de ses lèvres. Elle n'entendait même plus le slow langoureux qui passait en boucle.
Soudain, Largo se laissa tomber à ses genoux, et posa sa tête sur ses cuisses. Elle passa se bras autours de sa poitrine, et le souleva un peu. Elle vit qu'il pleurait, alors elle l'attira contre elle, et le serra fort dans ses bras, lui embrassant tendrement le front.
Largo se redressa au bout d'un long moment, et tendrement, attira Joy à lui. Elle aussi s'était mise à pleurer silencieusement. Il lui releva doucement le menton, et joignit ses lèvres aux siennes. Leur baiser d'abord timide se fit de plus en plus passionné, j'usqu'à ce qu'ils s'abandonnent totalement à l'étreinte de l'autre.
La musique continuait son cours, plongent ces deux êtres dans un monde à part, un monde meilleur, mais qui s'estompe un jour, comme la musique prend fin.
FIN
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