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Disclaimer:Tous les personnages sont la propriété
exclusive des producteurs de la série TV Largo Winch.
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" Cette idée est stupide, Largo… "
Simon râlait sans discontinuer depuis le matin. Joy et Georgi ne disaient rien mais riaient sous cape devant l'air vexé du suisse. Ils venaient de procéder à l'enregistrement des bagages et retournaient au bar où les attendaient John Sullivan et un Michel Cardignac très renfrogné. Sullivan était tout sourire et en les voyant revenir il leva son verre à leur intention. Les quatre amis se rassirent à leur place et Cardignac attaqua.
" Quelle image voulez-vous donner à vosactionnaires, vous avez un jet privé, et non ! Il faut que vous voyagiez dans ce Boeing ! " Largo Winch se pencha très légèrement par dessus la table et lui fit son plus beau sourire : " La différence entre vous et moi Cardignac, c'est que vous voulez le profit uniquement. Moi je veux le profit ET la sécurité. Vous voulez savoir ce que penserons les actionnaires ?
Que le jeune coq qu'ils ont récupéré veille à leurs intérêts en s'investissant personnellement. "
John pouffa et Cardignac eut un geste d'humeur :
" Oh ça va John, n'en rajoutez pas. "
Joy haussa les épaules : " De toute façon ce n'est qu'un aller-retour, histoire de voir le service. "
Et ça te permettra de faire les soldes…
- Très drôle Kerensky, au fait tu survis loin de ton bunker chéri ?, rétorqua la garde du corps.
L'ex agent du Kgb ne daigna pas répondre et regarda les gens autour de lui. L'aéroport de New York était bondé, et le décollage était prévu dans une heure. " Sérieusement Largo, reprit John Sullivan, vous pensez réussir à convaincre les actionnaires d'investir dans une nouvelle compagnie aérienne ? "
- Ecoutez John, la Winchair a l'air fiable, et je souhaite investir dans
de bonnes sociétés. Celle dont Cardignac a proposé le rachat me semble intéressante
puisqu'elle ouvrira nos services à un plus large choix de destinations, néanmoins je veux m'assurer d'avoir pris la bonne décision. Vous me comprenez j'espère ? Il s'agit de la sécurité de milliers d'usagers qui est mise en jeu.
- Je vous suis Largo…simplement, je me demande si vous n'en faites pas un peu trop…
Simon toussota pour attirer l'attention. " Bon, je sais pas vous, mais je vais faire le tour des magasins dans le hall… Joy j'ai vu de superbes débardeurs qui t'iraient à ravir, et toi Kerensky, tu ferais bien de t'acheter une nouvelle paire de lunettes de soleil… "
Ayant saisi le message, les deux se levèrent parfaitement synchros et emboîtèrent le pas à Simon. Ils flânaient dans le hall, lorsque Joy remarqua l'air perturbé de Kerensky. Elle se rapprocha de lui, laissant Simon bavarder devant eux.
" Qu'est ce qu'il y a ? Depuis tout à l'heure, j'ai l'impression que tu es sur une autre planète. "
- J'ai l'impression que nous sommes surveillés. Ces deux types qui étaient à la table à côté de la nôtre. Il y en a un derrière nous…
- Attends, tu sais où tu es ? Dans un aéroport ! Ca signifie que tu verras toujours les mêmes personnes pendant un bout de temps pour la simple et bonne raison qu'ils attendent leur vol ! Alors pitié, arrête
la parano. Il lui lança un regard indéchiffrable et elle fit mine de s'intéresser au bavardage de Simon.
John et Michel leur firent signe de la main lorsqu'ils passèrent la porte en direction de la salle d'embarquement. Largo riait. " Franchement, regardez-les, on dirait nos parents venus nous accompagner pour le départ en colonie de vacances. Pour un peu ils seraient bras dessus, bras dessous. "
Joy sourit et Simon leur envoya un baiser de la main et éclata de rire en voyant l'air dégoûté de Cardignac.
" Enfin seuls ", soupira Largo. Il se laissa tomber sur une chaise et adressa un clin d'œil à Joy. " Non,
franchement, je ne comprends pas pourquoi Michel avait l'air si inquiet… un peu comme Kerensky en ce moment. Oh ! Allo Spoutnik ? " Le russe regardait autour de lui et ne prêtait aucune attention à Joy, Simon et Largo. Il se retourna. " Oui ? Tu disais ? "
Dis, ça a l'air de te contrarier notre petit voyage… Moi qui pensais que prendre l'air frais te ferait du bien…
- Justement Largo, c'est justement ça le problème, monsieur l'ex espion croit que nous sommes suivis…, se moqua Joy. L'annonce de l'embarquement sauva Georgi d'une remarque de la part de Largo, et ils se mirent dans la file. " Te voilà mêlé au prolétariat… "
Toi le russe raté épargne nous tes remarques, rétorqua Simon.
- C'est fini vous deux ? gronda Largo.
Simon ne répondit rien et fit un sourire ravageur à l'hôtesse qui prenait leur carte d'embarquement.
" Ne te plains pas Simon, nous sommes en première classe. "
- Ah quand même !
Joy et Georgi marchaient côte à côte dans le tube qui menait à l'avion.
" Alors ? Encore inquiet ? "
- Que nenni douce amie… Tu avais raison, je n'avais pas besoin de m'en faire… Et puis même s'ils prennent le même vol que nous, quelle importance ? Je suis en congé.
Joy fit mine de ne pas remarquer l'ironie contenue dans les paroles de Georgi. Simon entra le premier dans la cabine et poussa un sifflement admiratif : " Wouah ! C'est carrément génial ! " En effet la cabine était spacieuse et les fauteuils, luxueux. Mais surtout c'était le sourire de l'hôtesse de l'air qui avait fait fondre Simon qui s'empressa de se présenter. Joy se tourna vers Largo : " Alors ? Comment veux-tu que nous soyons placés ? "
Largo sourit : " Toi tu es ma garde du corps, tu seras donc à côté de moi, Georgi et Simon seront de l'autre côté
de l'allée… "
Kerensky jeta un regard noir à Simon et s'assit côté hublot. Simon avait Joy juste à côté de lui et Largo riait franchement devant l'air de petit garçon de son ami. Joy avait cessé de soupirer et regardait la cabine. Les premières classes étaient situées dans la queue de l'avion, et bénéficiaient d'un service personnalisé. Devant, les sièges étaient plus rapprochés, et les passagers montaient par le centre qui faisait office de séparation entre les deux classes et par une autre porte située à l'avant de l'avion. Joy remarqua les deux hommes que lui avait signalés Kerensky et elle croisa le regard du russe et comprit qu'il les avait remarqué aussi. Instinctivement, Joy vérifia qu'elle avait bien son arme. Parce qu'elle était la garde du corps de Largo Winch, la douane lui avait laissé son arme. Mais ni Largo, ni Simon et encore moins Kerensky n'avaient eu le droit d'en avoir une dans l'avion. " Mesdames et messieurs, le commandant Vogue et son équipage sont heureux de vous accueillir à bord du vol SEU 365 à destination de Los Angeles. Veuillez attachez vos ceintures s'il vous plaît, et vous plier aux indications des hôtesses. Nous vous souhaitons un bon voyage. " Le commandant avait l'air agréable et Joy en fut soulagé, elle avait senti le professionnalisme dans sa voix. Les hôtesses leur expliquèrent que faire en cas de problème pendant que l'avion roulait sur la piste.
Simon somnolait à moitié et Georgi était plongé dans sa lecture de Guerre et paix en version originale tandis que Joy et Largo s'échangeaient leur point de vue sur la façon de gérer la sécurité du groupe. De temps à autres, Georgi tournait les yeux vers eux d'un air de dire " moins fort, vous allez réveiller Simon… " et aussitôt ils baissaient d'un ton. Le cri d'une passagère leur fit lever les yeux et réveilla complètement Simon. Deux hommes étaient armés de pistolets mitrailleurs et menaçaient les passagers. L'un se dirigea vers eux, et un troisième, bien habillé se leva et se rendit dans le poste de pilotage. Joy regarda Georgi et le vit rester impassible comme à son habitude. Les deux terroristes étaient les deux hommes qu'il lui avait signalé dans l'aérogare. Celui qui les tenait en joue était grand, basané et visiblement ravi d'être là… " Debout vous quatre, et pas de bêtises. Toi la gonzesse tu te désarmes gentiment. Winch tu passes devant. " Joy eut juste le temps de voir revenir celui qui était allé dans la cabine de pilotage. Il avait des cheveux blanc mi-longs, vêtu d'un costume noir il prit le micro. " Mesdames et messieurs, ceci n'est pas un exercice. Notre nouvelle destination est Montreal. Veuillez je vous prie restez calme, et tout se passera bien. Quant à vous, monsieur Winch… " Les quatre se retournèrent. " J'espère que vous apprécierez notre sens de l'hospitalité. Et surtout, j'espère que vous aimez jouer à la roulette russe… " Il éclata de rire. Le terroriste les fit avancer jusqu'au fond de l'avion, puis descendre dans la soute à bagages. " Bon voyage ! ", leur dit-il avant de refermer la trappe. La lumière était jaune dans la soute, et les quatre étaient confinés dans un espace très restreint, les valises empilées et maintenues par des lanières, faisaient une sorte de dédale. Joy, Largo et Simon firent le tour de la soute, tandis que Kerensky s'était assis à même
le sol, son livre ouvert. Les trois regardèrent le russe. " Tu n'as rien de mieux à faire ? Ce serait peut être une bonne option de trouver un moyen de nous sortir d'ici. ", lui lança Simon.
Bien sûr Einstein, et comment comptes-tu t'y prendre ?, rétorqua Kerensky.
Certainement pas en bouquinant.
- Pour ton information, sache que je ne bouquine pas, au contraire. Les deux gus qui nous ont suivi sont des mercenaires espagnols, arrivés il y a une semaine à New York. Ils travaillent pour leur propre compte, mais j'ai réussi à trouver la copie d'un contrat qu'ils ont passé avec un certain Hans Pfell, manager de la Trans American airlines.
Largo sursauta. " Qu'est ce que tu as dit ? La TA ? mais c'est la compagnie que Cardignac a racheté ! "
- Exact, continua Kerensky, visiblement l'idée lui a déplu…
Mais comment tu as appris tout ça ?; demanda Joy.
- Tout simplement grâce à ceci.
Il retourna son livre. A l'intérieur du livre se trouvait ce qui ressemblait à un téléphone portable, en plus sophistiqué. " Ca fonctionne comme un téléphone portable, avec le WAP, en un peu plus sophistiqué, et je suis branché en direct sur le satellite du groupe W, qui me donne accès au bunker et donc, à mon ordinateur. "
- Ca veut dire qu'en étant ici c'est comme si tu étais dans le bunker ?,
lui demanda Simon impressionné.
Exactement. J'ai d'ailleurs déjà lancé un signal de détresse ainsi qu'un email à Sullivan. Si tout va bien, il devrait être au courant de nos soucis.
- Ce que je ne comprends pas, les interrompit Largo, c'est le but de la manœuvre. Pourquoi détourner un avion vers Montreal ?
Kerensky leva un sourcil et croisa le regard de Joy qui répondit : " Il s'en foutent de détourner l'avion. Ce
qu'ils espèrent c'est que tu changes d'avis sur la compagnie et que tu ne l'estimes pas assez fiable. "
J'irai même plus loin, poursuivit Georgi, ce n'est pas toi qu'ils espèrent convaincre, ce sont les actionnaires. Toi, tu seras sans doute désintégré avant la fin du voyage. Comme nous tous d'ailleurs.
- Quoi ???; s'exclamèrent en cœur Simon, Joy et Largo.
- Oui. La soute n'est pas pressurisée, elle bénéficie d'une pression minimale, mais à la moindre dépressurisation ce sera comme si vous faisiez de la plongée sous-marine et que vous remontiez à la surface d'un coup. D'où la roulette russe. Il y a une chance sur deux que nous rencontrions une zone de turbulences assez importante pour générer une dépressurisation.
Ils restèrent silencieux après cette explication. " Oh merde ", réussit à dire Simon. " Tu as un plan Georgi ? ", demanda Largo.
- Peut être. Je vais essayer de bloquer les commandes du pilote automatique sur la destination initiale. Les coordonnées sont enregistrées, le commandant a dû passer en mode manuel pour que l'avion change de direction.
Si j'arrive à reprogrammer le pilote automatique, il pourra faire ce qu'il veut, l'avion ira à Los Angeles.
Oui, mais ça ne change rien au problème des turbulences…
Non. Mais ça réduit les risques de surprise. Enfin j'espère.
- Qu'est ce qu'on peut faire en attendant ?, voulut savoir Joy.
Kerensky haussa les épaules : " Chacun ses compétences, moi c'est l'électronique, toi, l'action. Je ne peux pas
être au four et au moulin. "
OK, dit Simon, il faut essayer de retourner dans la cabine. Peut être que Largo pourrait essayer d'amadouer ce type là, Pfell…
Ca vaut le coup d'essayer.
- Pendant que largo retient son attention, nous on essaie de passer aussi
et on s'occupe des deux gorilles…
Joy acquiesça, mais Largo secoua la tête :
" Non, on remonte tous ou alors je ne marche pas. Je ne laisse pas Kerensky en bas, avec cette épée au dessus de nos têtes. " Le russe leva la tête : " Merci de ta sollicitude Largo, mais Simon a une bonne idée, moi je dois contrôler l'aivon, je ne pourrai pas me défendre, je suis plus en sécurité en bas, aussi étrange
que ça puisse paraître. " Largo capitula : " OK si tu es sûr de toi… Bon… Vous êtes prêts ? "
Ils acquiescèrent. Georgi s'enfonça dans l'ombre. Largo frappa violemment contre la trappe en criant.
L'un des terroristes la souleva et menaça Largo de son arme : " Quoi ? "
- J'estime avoir le droit de parler à votre meneur !
Il se tourna vers l'intérieur de l'avion, puis fit signe à Largo de monter. Joy cachée de l'autre côté de l'échelle,
au même niveau que son patron eût juste le temps de glisser un morceau de tissu qu'elle avait arraché de sa poche. Lorsque la trappe claqua, le tissu léger empêcha le loquet de bien se mettre en place. Elle descendit de l'échelle, ignora le regard narquois de Simon qui fit une remarque sur la proximité de Joy et son patron, puis monta sur l'échelle pour débloquer la trappe. Il la souleva un peu et regarda à l'intérieur de la cabine. Les hommes armés étaient au centre de l'avion, et risquaient de les voir. Largo n'était pas en vue, il devait certainement être dans la cabine de pilotage. L'ancien voleur fit part de ce qu'il avait vu à Joy et Kerensky qui s'estima satisfait, ainsi Largo pourrait vérifier que le pilote automatique s'était bien enclenché. Joy rejoignit Simon de l'autre côté de l'échelle. " Il faudrait que nous sortions quand ils ramènent Largo. Ils ne nous verraient pas tout de suite. "
Oui, mais Largo fera bouclier, objecta Simon.
- Attention, j'enclenche le pilote automatique !, les prévint Kerensky.
Brusquement, l'avion fit une brusque embardée qui envoya voler Kerensky dans les valises. Des cris résonnèrent dans la cabine, et Joy et Simon, accrochés à l'échelle n'hésitèrent qu'une fraction de seconde et déboulèrent dans la cabine. Simon se jeta sur le premier type qui venait à sa rencontre, déséquilibré par la manœuvre de l'avion et le désarma d'un crochet du droit. L'autre s'était déjà repris et avait mis Simon en joue. A cet instant, l'avion eût une seconde secousse, et Simon en profita pour se jeter dans les jambes du second terroriste. Joy arriva sur ses entre faits et le désarma sans problèmes. Elle échangea un regard avec Simon qui alla se renseigner auprès de l'hôtesse pour trouver de quoi les ligoter. L'avion frémit tout à coup, et une sirène se fit entendre. Les masques à oxygènes tombèrent automatiquement. Simon assomma les deux terroristes d'un coup de crosse sur la tête, et accompagné de Joy ils se précipitèrent vers la soute restée ouverte. " Kerensky ! ", appela Simon, angoissé.
- Ca va, ça va, pas la peine de hurler !
Le russe grimpa à l'échelle. Il les rejoignit dans la cabine et se frotta la tête. Simon ferma la trappe. " Tu vas bien ? "
Ouais j'ai juste volé dans les valises et ce n'était pas de la camelote, j'ai cru que j'allais me fracasser le crâne. Où est Largo ? Simon et Joy se regardèrent et Joy s'élança vers la cabine de pilotage au moment où Largo en sortait, souriant. " Salut, finalement c'était un excellent plan ! Bravo Simon. "
Où est Pfell ?; lui demanda Joy.
- Bof, il fait un gros dodo, il s'est assommé contre la paroi de la cabine dès la première secousse, j'ai expliqué la manœuvre de Kerensky au commandant de bord, il a deux mots à te dire à ce propos. Le russe sourit brièvement. Simon contemplait les deux terroristes au sol. Les passagers, passée la première surprise s'étaient mis à applaudir. Simon fit un clin d'œil à Largo. " Vas-y, fais leur un discours, c'est toi le
patron après tout… " Le jeune milliardaire éclata de rire et prit le micro que lui tendait une hôtesse de l'air.
" Mesdames et messieurs, comme vous avez pu le constater, la situation de crise type, telle qu'elle vous l'a été présentée ici, vous permet de constater à quel point la sécurité est un facteur important pour le Groupe W que je dirige… "
" Franchement, là vous exagérez ! "
- Ecoutez Cardignac, je vous assure je l'ignorais ! De retour à New York, Largo, Simon et Joy avaient eu la surprise de voir Sullivan et Cardignac en compagnie de toute la presse. " Comment vouliez-vous que je sache qui étaient ces types ? Et surtout qu'ils allaient prendre mon avion en otage ? " Cardignac fulminait. " Mais vous vous rendez compte l'image que les actionnaires vont avoir de vous !? " Largo riait franchement : " Mais mon cher Michel, celle d'un patron qui leur prouve que la sécurité est son affaire ! Nos actionnaires sont aussi des consommateurs, ils ont besoin de services de haute qualité, si nous sommes pas en mesure, nous, uns multinationale, de leur fournir des garanties, qui le sera ? " Un peu à l'écart, Joy et Kerensky faisaient mine de s'intéresser aux voyageurs. " Georgi, écoute… Je te dois des excuses… "
C'est bon. N'en parlons plus.
- Mais si je t'avais écouté…
Elle rencontra le regard de glace de Kerensky. " Ecoute, Joy. Nous avons eu tort tous les deux. C'est vrai je suis trop paranoïaque, et toi tu es trop sûre de toi, et tu sais d'où ça nous vient ? De notre entraînement. Tu as été entraînée dans un pays où les hommes sont sûrs d'eux et moi dans un pays où la peur du lendemain règne. On fait avec. Point. "
Merci Kerensky. Dorénavant je respecterai ton point de vue…
- Me voilà soulagé…
Joy lui lança un regard et fut rassurée en voyant l'éclat malicieux qui brillait dans ses yeux.
Simon les rejoignit. " He, les gars, ça y est Cardignac, Sullivan et Largo ont fini de se chamailler ! On rentre à la maison ! " Kerensky et Joy lui emboîtèrent le pas. Largo répondait aux questions des journalistes et parut soulagé en voyant son équipe venir à sa rescousse.
De retour au groupe W, ils se réunirent dans le Bunker et Largo soupira. " Voilà. Encore une fois, j'ai imposé ma décision au Conseil. "
Oui, mais, c'est grâce à ce type qui n'avait pas digéré le rachat. Finalement, son action s'est retournée contre lui… Et tu ne vas pas me dire que Cardignac était mécontent ! Il l'a eu son entreprise, sans parler da sa commission !
- Ouais. N'empêche… Il y a quand même un truc qui me tracasse. Kerensky, cette histoire de dépressurisation… c'est vrai ? Le russe haussa les épaules. " En fait c'est ma tante qui m'a raconté
ça. Elle avait emmené son chien pour un voyage et l'a mis dans une cage dans la soute. Quand elle est arrivée à destination, le chien s'était désintégré. Enfin ils ont retrouvé quelques morceaux bien sûr, mais… " Simon l'interrompit : " Enfin, nous on ne risquait rien. Le chien n'a pas la Winchair Attitude ! ", conclut-il en imitant Cardignac devant les flashs des journalistes.
FIN
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