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W
HO WHANT TO LIVE FOREVER |
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Disclaimer:Tous les personnages sont la propriété
exclusive des producteurs de la série TV Largo Winch.
| Note de l'auteur: Cet épisode risque de choquer certaines
âmes sensibles puisqu'il touche à la vie privée de Simon et offre une forme de réponse à
l'épisode "Affaires de famille". Il est également un clin d'œil à la bande dessinée
"L'héritier". Enfin, le titre réfère à la chanson homonyme de Queen qui fait un très bon
accompagnement. Pour terminer, je risque de choquer ceux qui apprécient Kerensky, je peins en effet une autre facette
de sa personnalité, souvent sous-entendue, jamais véritablement exploitée... La chaux de fonds, Suisse. |
...
" C'est elle ? "
L'homme interpellé jeta sa cigarette par la vitre de la voiture, prit les jumelles que lui tendait son voisin assis côté passager. La femme qui devait avoir une soixantaine d'années fermait la porte de l'immeuble. Elle portait une jupe plissée vert foncé, un chemisier rose pâle, un chapeau de paille sur la tête et un panier en osier à la main. Il démarra en trombe, pila juste à côté d'elle et tout alla très vite. Le panier et le chapeau tombèrent à terre alors que la pauvre femme était jetée sans ménagement à l'arrière de la voiture sombre, ses cris étouffés par la main du kidnappeur qui la bâillonnait et qui prit place à côté d'elle.
Siège du groupe W. Le Bunker.
L'attention de Kerensky fut attirée par un fax destiné à Simon. En d'autres occasions, il n'aurait pas été surpris, mais ces derniers temps, Simon recevait très peu de courrier, et surtout pas ce genre de contenu… Soyez le premier à venir vous régaler de nos charmes. En face de la gare, nous sommes là pour vous servir. Demandez notre numéro, pour obtenir la clé de notre cœur. Pour vous convaincre, venez… Cassy 215. Georgi tapota nerveusement sur la table. Quelque chose dans le ton du message le chiffonnait. Il décida d'en avoir le cœur net et après avoir recopié le fax et l'avoir remis sur la pile du courrier destiné à Simon, il sortit. Consignes automatiques. Face à la gare. Georgi s'en voulait presque d'avoir autant d'intuition. Non seulement, il s'était douté que quelque chose ne sonnait pas juste dans cette annonce, mais en plus il avait eu raison. Il était tombé sur les consignes automatiques, seul local juste en face de la gare, et le numéro qui figurait à côté du prénom lui avait donné l'envie de faire le test. Il avait numéroté 215, et avait constaté presque naturellement qu'un casier s'était ouvert. Il avait hésité à regarder le contenu du casier, mais les consignes de John Sullivan avaient été très claires. Il devait tout vérifier, tout ce qui lui semblait louche. A l'intérieur
du casier, il trouva une enveloppe, et dans celle ci, des photos, d'une femme déjà d'un certain âge, et un petit mot : " Si tu tiens à revoir ta mère vivante, sois disponible. " Georgi remit tout en place et se dissimula dans un renfoncement. Simon arriva quelques minutes plus tard, fit les mêmes gestes que l'ex agent du KGB et devint livide en voyant les photos. Une main sur son épaule le fit sursauter, et son premier geste fut de porter un coup en se retournant. Il fut bloqué fermement et il se retrouva nez à nez avec Georgi. " Il faut qu'on parle, camarade. " De retour au bunker, Simon s'affala sur une chaise. Georgi réussit à
joindre Largo et Joy qui les rejoignirent sans traîner. Devant la mine défaite
de Simon, Largo s'inquiéta, alors que Joy, toujours professionnelle se tourna
vers Georgi : " Ca avait l'air grave au téléphone, Georgi. "
En effet, ça l'est. Répondit le russe. Mais je crois que c'est à Simon de vous expliquer. Moi, je ne possède malheureusement pas tous les détails. Tous les regards se tournèrent vers Simon, rouge de colère. " Tu n'es qu'un sale fouineur Kerensky ! C'est ma vie ! "
- Peut-être, mais en attendant tu dépends du groupe W, et je suis prêt à parier ma chemise que tes petits soucis vont devenir ceux de Largo et les nôtres par la même occasion. Vaincu, Simon soupira. " OK, tu as sans doute raison. Largo, tu te souviens, un jour je t'ai parlé de ma famille. Ma mère nous a abandonnés Vanessa et moi après que mon père se soit tiré. Je n'ai jamais voulu la rechercher, mais Vanessa rêver de la rencontrer. Pour comprendre. Apparemment, ses recherches ont porté des fruits, elle m'a envoyé une lettre avec des photos. Je ne voulais rien savoir, alors je lui ai tout renvoyé. Je ne sais pas si elles ont eu des contacts et franchement, je m'en fous. " Joy avait l'air contrarié. " C'est dingue. Il suffit que j'entende le nom de Vanessa pour avoir la chair de poule. Cette fille apparaît et on se retrouve avec des tas de problèmes, c'est dingue ! "
- Eh ! Tu parles de ma petite sœur ! Alors un peu plus de respect s'il te plaît !
- Oh pardon !
- Ca suffit, intervint Largo. Dans un premier temps il faut contacter
Vanessa et lui demander plus de détails. Simon, dès que tu sais quelque chose, tu le transmets à Kerensky qui fera son enquête.
- Et moi, demanda Joy, qu'est ce que je fais ?
- Tu restes avec moi. Le premier qui trouve quelque chose prévient les autres.
- OK, répondirent en cœur Georgi et Simon. En voyant Simon prendre le téléphone, Georgi se leva :
" Ecoute Simon, il vaut mieux que tu sois seul pour téléphoner. Tu me tiendras au courant. En attendant, je vais voir Sullivan. Il paraît qu'il a des ennuis avec un virus.
Bureau de John Sullivan
Sullivan fut surpris de voir arriver Kerensky. Le russe s'assit face à lui sans y être invité. " Vous ne trouvez pas étrange que peu de temps après m'avoir demandé de faire une surveillance plus rapprochée de Largo, Simon et
Joy, la mère de Simon fait son apparition et semble en mauvaise posture. "
- Qu'est ce que vous voulez Kerensky ?
- Comprendre votre petit jeu, c'est tout.
- Vous n'avez pas à savoir.
Donc vous savez quelque chose…
Ecoutez Kerensky…
- Non, vous écoutez-moi. Largo m'a demandé de faire une enquête. Quand il va apprendre que vous en savez plus long et que vous ne voulez rien dire, il risque d'être fâché… si vous saisissez…
- Oui je vois. Mais vous vous trouvez devant une affaire vraiment sordide, je vous préviens.
- Je suis toute ouïe.
- Vanessa Ovronnaz a entamer des recherches pour retrouver sa mère. Evidemment, avec les moyens mis à sa disposition, cette garce a réussi à arriver à un résultat. Et elle a établi un contact. Elle a contacté Simon, mais il n'a rien voulu entendre. En désespoir de cause, elle est venue me trouver. J'ai tenu à rencontrer cette dame et
j'ai été convaincu. Vanessa était heureuse et il ne manquait que Simon pour que la famille soit réunie. Je ne suis pas un sentimental, mais grâce à Largo j'ai découvert l'importance de la famille. Grâce à lui, j'ai repris contact avec ma fille et de voir le bonheur de Maria et de Vanessa m'a donné envie de parachever leur bonheur. Et puis… John Sullivan hésita à poursuivre, il ouvrit son tiroir et sortit quelques photos qu'il déposa devant Georgi. Le russe ne réagit pas malgré l'horreur glacée. Reprenant courage, Sullivan poursuivit : " Maria a disparu. Mon voyage d'affaires d'il y a une semaine n'était qu'un prétexte pour rejoindre Vanessa. Ils ont retrouvé le corps de Maria dans cet état deux jours après sa disparition. Ils se sont acharnés sur elle avant de jeter son corps dans le ravin. Le plus horrible c'est que la seule partie de son corps qui n'aie pas été mutilée est son visage, comme si ses agresseurs avaient voulu qu'elle soit identifiée… Vanessa est inconsolable. Le pire c'est que sur l'agenda qui a été retrouvé auprès d'elle figurait un rendez-vous avec Simon. Elle est allée au devant de sa mort en croyant aller voir son fils. Ca me révolte, Kerensky…mais… "
- Vous ne voulez pas en parler à Simon ?
- Non. Vanessa et moi nous nous sommes mis d'accord.
- Je suis surpris d'une telle humanité de votre part…
- Faites moi grâce de vos remarques. Je ne le fais pas de gaieté de cœur, j'ai mes raisons. Et j'aimerais que vous m'aidiez à garder ce secret…
- Ca va être difficile. Simon a reçu des photos de sa mère et de charmantes menaces. La seule façon d'éviter qu'il ne fasse des actes disons regrettables pour notre intérêt à tous est de lui dire que sa mère est morte.
- Vous n'avez pas de cœur Georgi.
- Vous non plus Sullivan.
L'ex agent du KGB se leva et quitta la pièce.
Bureau de Largo Winch.
" Qu'est ce que tu penses de cette histoire ? " Le jeune homme regarda Joy : " Je ne sais pas trop. Ce qui me paraît bizarre c'est la conduite de Kerensky. Il fait un peu trop de zèle à mon goût. "
- Mais Simon a vraiment des soucis.
- C'est pour ça que je ne peux rien dire. Par contre, j'aimerais que tu te rencontres discrètement. Je me demande si au sein du groupe quelqu'un n'en sait pas plus long. Joy sourit : " Dans ce panier de crabes ?
Il y a de fortes chances. Bon je m'y mets. Et pour Simon ? "
- Je m'en occupe. Lorsque Georgi retourna au bunker, il découvrit un Simon complètement abattu. Le russe lui servit une tasse de café et s'assit à côté de lui. " Ca s'est mal passé ? Tu veux en parler ? "
- Vanessa dit que ce n'est pas notre mère. Qu'elle s'est réjouie trop vite. Que certaines dates ne correspondent pas. Elle a dit qu'elle continuait les recherches. Mais je ne sais pas, quelque chose dans sa voix me fat avoir des doutes. Je crois qu'elle me cache quelque chose.
- Elle est déçue, c'est normal. Elle voulait réunir sa famille et au moment où elle est près du but, tout lui échappe.
- Mais même… Georgi, s'il te plaît, est ce que tu pourrais te renseigner ? Histoire que…
Kerensky lui posa une main sur l'épaule : " Ca va, Simon, j'ai compris. Mais ne te fais pas trop d'illusions,
les déceptions font mal tu sais… " Simon lui fit " oui " de la tête sans grande conviction, et quitta la pièce.
Resté seul, Kerensky scanna la photo que lui avait laissé Simon. Presqu'aussitôt apparu une fiche qui identifiait la femme sous le nom de Maria Ovronnaz. Il contempla quelques instants cette identité, puis se mit à modifier toutes les données, ne conservant que quelques informations justes. A la fin, Maria Ovronnaz n'existait plus.
Il prit le téléphone et fit le numéro de John. " Veuillez prendre note que Maria Ovronnaz n'a
jamais été trouvée par Vanessa et que sa version des faits est la vraie. Donnez vous la peine de vérifier par vous-même. Je vous ai envoyé un mail. Et prévenez Vanessa. Moi je ne veux plus rien avoir à voir avec vos magouilles. " Il raccrocha. Et soupira en voyant le voyant allumé dans le bureau de Largo Winch.
" Ma petite Joy tu es loin d'être une experte… "
Bureau de Largo Winch.
" Je ne comprends pas ", fit Largo Winch en se tournant vers Joy tout aussi désemparée que lui. " A quel jeu jouent Kerensky et Sullivan ? " Ils n'avaient pas perd une miette de la conversation téléphonique
entre Sullivan et Kerensky. Joy tendit le téléphone à Largo. " On a fait l'erreur une fois, le connaissant, c'est encore un coup de Kerensky … Demande lui des explications. " Largo raccrocha. " Non je vais lui demander en face. Et tu viens avec moi. "
Le Bunker.
John Sullivan était à la porte, dans ses petits souliers. Kerensky riait sous cape. " Aller, entrez ! Ne restez pas sur le seuil. ! "
- Je voulais… enfin, merci. Je ne sais pas ce qui vous a fait changer d'avis.
- Vous n'allez pas me remercier longtemps. Largo a entendu notre conversation téléphonique. Et à mon avis il ne devrait pas tarder à arriver… Devant l'air ébahi de John Sullivan, Kerensky faillit éclater de rire. Il n'en eût pas le temps, Largo et Joy venaient d'entrer. " Georgi ? John ? Vous pouvez m'expliquer? "
- Bien sûr Largo !
- Bien sûr ! répéta John, qui se redressa.
- John et moi avons parié que le bâtiment pouvait être sous totale surveillance. Le but était de le prouver. J'ai donc envoyer un fax à Simon avec les photos, puis vérifier la réaction de Simon. Evidemment, il n'a pas cru bon nous avertir de l'arrivée d'un fax suspect. Ensuite, John toujours peu convaincu, vu le fiasco, m'a demandé de faire un test afin de tester la confiance que nous avions les uns envers les autres. D'où la conversation téléphonique. Et vous voyez John, ils sont venus, m'ont laissé le bénéfice du doute… Vous me devez donc un restaurant…
- Très bien, soupira John d'un air faussement vaincu. Je vous promets de ne plus jamais mettre vos compétences en doute…
- Voilà une bonne nouvelle !, s'écria Kerensky. Sullivan sortit du Bunker non sans rappeler à Largo sa réunion avec le Comité directeur. Dubitative, Joy le regarda partir puis attaqua Georgi. " C'est comme ça que tu comptes t'en tirer ? Tu sembles oublier un détail : Vanessa a retrouvé la trace de sa mère ! "
- Elle avait…, corrigea Simon en entrant. Au fait Kerensky, tu as des nouvelles ?
- Euh, oui, mais tu vas être déçu Simon…
- Montre. Simon se pencha au dessus de Georgi qui afficha les informations au sujet de Maria. La déception se lisait sur les traits de Simon à mesure qu'il lisait. " Alors ma p'tite sœur avait raison… ", murmura Simon.
- Je suis désolé Simon…
- Merci Georgi. Tu es un frère pour moi. Il tenta de sourire, mais il était crispé. " Ca va aller Simon. "
- Ouais Larg', j'ai l'habitude… Vanessa a dû être encore plus déçue que moi. Elle a rencontré cette femme, moi pas. Bon vous m'excuserez, j'ai besoin de rester seul. Ils le regardèrent partir mais aucun n'osa prendre la parole après son départ. Joy regardait Largo qui regardait ses chaussures. Quant à Kerensky, il regardait au plafond, perdu dans ses pensées. " Je voudrais pas être à sa place ", dit enfin Joy.
- Moi non plus, et pourtant, au moins il a toujours l'espoir de la retrouver, un peu comme toi, Largo ", continua Kerensky. Largo ne répondit rien et se dirigea vers la porte suivit de Joy.
FIN
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