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| Note de l'auteur: Ce pourrais étre la suite de
"Regret" écrit par Joy dont voici les dernières lignes... |
Joy avança, forçant Largo à reculer et sans un regard, elle
avança droit devant. Largo la regarda disparaître. Que pouvait il faire ? Il aurait voulu la retenir mais il savait qu'il était fautif. Joy n'aurait plus confiance en lui, d'ailleurs il ne la reverrai sans doute plus. Une larme se mit à couler sur sa joue. Il avait été trop bête . Il n'aurait pas du lui donner une raison pour partir…
...
Que pouvait-il faire pour la reconquérir, regagner sa confiance ? Apparemment plus rien. Le mal était fait. Il aura juste fallut de quelques secondes. Quelques secondes qui lui ont coûté très cher, probablement la femme de sa vie.
Joy, de son côté, s'éloignait du bureau de Largo, les larmes aux yeux. Elle fonçait la tête baissée, pour que personne ne remarque son visage. Elle voulait quitter cet endroit le plus vite possible. Elle n'avait plus que cette image dans sa tête : Largo embrassant Maria. Plus elle y pensait plus elle lui faisait du mal. Elle ne regardait même plus devant elle. Ses yeux devenir bientôt trouble. Elle essayait de rejoindre le parking et de s'en aller de cet endroit qui la dégoûtait sur le moment. Alors qu'elle était dans le couloir, elle rencontra Simon.
S : Qu'est ce qui se passe Joy ? çà ne va pas ?
J : Il faut que je rentre, je suis crevée. Je vais dormir un peu. Je t'appelle tout à l'heure.
Et elle partit. Simon ne comprenait pas le comportement de Joy. Il remarqua qu'elle pleurait et portait un sac avec ses affaires. Qu'avait-elle ? Il décida donc d'aller voir Largo lui demander ce qui se passe.
Il frappa à sa porte mais personne ne répondit. Il recommença une deuxième fois, toujours sans réponse. Il ouvrit alors la porte.
S : Largo ? Tu es là ?
Il fit le tour de l'appartement et trouva Largo assit contre le mur tenant un cadre photo. Il leva sa tête à l'arrivé de Simon. Largo pleurait. Il n'avait jamais vu son ami comme çà depuis le terrible accident de Joy dans le hangar. Mais que leur arrive-t-il ?
S : Mais qu'est ce qui vous arrive ? J'ai croisé Joy dans les couloirs qui pleurait !
L : Je l'ai perdu, Simon. Et cette fois-ci pour de bon. Je ne pourrai jamais la récupérer. Elle me faisait confiance et je l'ai trompé. Mais qu'est ce qui m'arrive Simon ?
S : Qu'est ce qui s'est passé ?
L : Joy dormait. J'ai décidé d'aller faire un tour dans le parc. Maria m'a rejoint, on a parlé pendant quelques minutes et lorsque j'ai voulu partir, elle m'a embrasser. Quand je suis rentré, j'ai croisé Joy avec ses affaires. Elle a du tout voir…
S : c'est pour çà …
L : Quoi ?
S : Elle m'a dit qu'elle rentrait chez elle dormir un peu et je n'ai pas compris pourquoi elle ne voulait pas rester dans ton appart … maintenant je sais.
L : qu'est ce qu'il faut que je fasse ?
S : Malheureusement, je ne pense pas que tu puisses faire quelque chose. Elle m'a dit qu'elle m'appellerai ce soir, je vais voir ce qu'elle va me dire.
N°20 jusqu'à 1'11
Joy rentra dans son appartement. Elle ne pensa qu'à une seule chose : prendre un bon bain pour se décontracter. Elle coula l'eau et entra dans son bain. Elle s'endormait presque lorsque le téléphone sonna. Elle n'avait pas le courage de décrocher et de parler. Le répondeur se déclencha.
Répondeur : Vous êtes bien chez Joy Arden, je ne suis pas là pour le moment mais laisser moi un message.
Le bip retentit.
Une voix désespérée se fit entendre. Joy la reconnue immédiatement.
Voix : Joy ? c'est Largo. Décroches s'il te plaît il faut que je te parle. Je sais que tu es là. Joy, je t'en prie ! On ne peut pas se quitter comme çà ! Il faut qu'on discute ! Ecoute-moi Joy ! Laisse moi t'expliquer. Je te rappelle tout à l'heure.
Il alla raccrocher quand du son de sa voix, on entendit : " Joy, je t'aime ! " et il raccrocha.
Ce dernier mot avait troublé Joy.
J : Moi aussi je t'aime mais ce n'est plus possible…J'avais confiance en toi et tu m'as trompé.
Joy sortit de sa baignoire et enfila un peignoir. Elle attrapa le combiné du téléphone et composa un numéro. Elle patienta quelques secondes et entendit une voix : " Allo "
J : Simon, c'est Joy …
S : Comment tu vas ?
J : Pas très bien mais je ne suis pas là pour parler de çà.
S : qu'est ce qu'il y a ?
J'ai pris une décision et surtout ne dis rien c'est assez difficile comme çà. Je démissionne. Est ce que tu peux passer demain matin chercher ma démission ?
S : Oui mais pourquoi ?
J : Je ne veux pas croiser Largo … je ne t'ai pas appelé pour que tu me poses des questions ! Je m'en pose déjà assez…
S : Bien ! A quelle heure veux-tu que je passe ?
J : Vers 11 heures. J'ai rendez-vous chez le notaire après.
S : Très bien.
J : Simon ?
S : Oui ?
J : Pas de coup fourré ! Tu m'as compris !
S : Pour Largo …
Joy raccrocha au nez de son ami. Elle soupira. Cet appel avait été très éprouvant pour elle … Elle voulait maintenant quitter le groupe W au plus tôt.
De l'autre côté du téléphone, Simon avait mis l'ampli. Largo était à côté de lui et avait écouté toute la conversation.
L : Elle ne veut plus entendre parler de moi …
S : Elle a dit qu'elle se posait des questions, c'est plutôt bon signe …
L : Je ne sais pas. Simon, il faut que je lui parle … Je ne peux pas la laisser partir comme çà ! tu as entendu, elle va chez le notaire … aide-moi Simon…
S : Hélas, je ne sais pas quoi faire… Laisse passer du temps, peut-être que çà passera mais ne te fais pas d'illusions !
L : Je devrais peut-être la laisser partir. C'est peut-être mieux comme çà ! Je ne la mérite pas, elle doit trouvée quelqu'un qui saura la rendre heureuse …
Le lendemain matin, Simon était comme convenu à l'appartement de Joy. Elle lui ouvrit la porte.
J : Tu es seul ?
S : Oui ! Tu ne me fais pas confiance ?
J : Merci …
S : Pas de problème.
J : Entre .
S : Comment vas-tu ?
J : Pas très bien mais çà va passer, çà passe toujours.
S : Et si jamais çà ne passe pas, si jamais tu regrettais toute ta vie ce départ…
J : Simon, je n'ai pas le choix…
S : Bien sûr que si !
J : Comment veux-tu que je reste au Groupe W ? Je ne peux pas rester à côté de la personne en qui j'avais le plus confiance et qui tenait le plus pour moi alors que celle-ci m'a trompé…
S : Je comprends.
J : De toute façon, j'ai pris ma décision, j'ai trouvé un autre job dans la sécurité.
S : Tu retournes à la CIA ?
J : Jamais. Je pars cet après-midi pour l'Afrique ! ( je ne savais pas quoi choisir …) Tu remettras çà à Largo de ma part.
Elle lui confia une enveloppe avec sûrement sa démission.
J : Je suis désolé mais je dois te mettre à la porte parce qu'il faut que j'aille à un rendez-vous urgent.
S : C'est pas grave…
J : On garde le contact ?
S : Bien sûr …
J : Simon ?
S : Oui ?
J : çà va fait plaisir de te voir.
Simon franchit la porte et celle-ci se referma sur lui.
De retour au Groupe W, il se dirigea vers le bureau de Largo et entra. Largo était assis sur son fauteuil d'un air songeur.
L : Alors comment va-t-elle ?
S : Pas bien. Elle m'a dit qu'elle partait pour l'Afrique cet après-midi pour un nouveau poste. Elle m'a demandé de te remettre çà.
Simon lui donna l'enveloppe. Largo s'empressa de la décacheter et en sortie deux feuilles.
Sur la première, on pouvait lire sa démission. Largo s'arrêta net à la fin de sa lecture. Puis il passa à l'autre feuille.
N°21
" Largo, j'ai comprit pas mal de chose à la suite de cette expérience. Tu as été un véritable ami pour moi et même plus. Tu m'as accepté tel que j'étais et ne m'as pas jugé. Je t'en remercie. Ces années passées à tes côtés m'ont fait découvrir énormément de choses, des choses que je ne jugeait pas indispensable avant. Le plus important est que tu m'as fait découvrir l'amour, le vrai. J'ai passé toute la nuit à réfléchir et me suis rendu compte que nos personnalités sont complètement différentes et je ne pense pas que l'on aurait pu continuer comme çà. Je me suis aperçue, malheureusement trop tard, que tu aimes les femmes et que une ne te satisferais peut-être pas ! Je me trompe peut-être … Ne me juge pas. J'ai fait un choix et j'espère que tu vas le respecter. Peut-être nos destins nous ferons nous croiser un jour et je le souhaite mais pour le moment j'ai besoin de réfléchir. Il faut que je fasse le vide autour de moi. Je suis complètement perdue, déboussolée.
Merci pour toutes ces choses que tu m'as apporté. Saches que tu es sans doute la seule personne qui ne compte à ce jour pour moi …
Joy "
Largo venait de comprendre qu'il l'avait définitivement perdu. Mais il voulait lui donner sa réponse, lui parler, la voir pour une dernière fois.
L : A quelle heure part son avion ?
S : Largo, je ne sais pas si c'est une bonne idée.
L : Dis-le moi Simon, il faut que je la vois pour une dernière fois …
S : 14 heures.
L : J'y vais.
N°23
Largo fonça à l'aéroport. Arrivé là-bas, il se rendit compte que le vol de Joy embarquait. Il courut pour la rattraper. Arrivé dans la salle d'embarquement, il cria son nom "Joy ! " Elle se retourna. Joy avait reconnu sa voix. Elle était au milieu de la salle maintenant vide. Joy et Largo se fixait. Elle ne pouvait plus lâcher son regard. Une larme tomba sur sa joue. Une deuxième.
L : Joy, reste avec moi. Je t'aime…
Une hôtesse les interrompa.
H : Excuser moi Mademoiselle mais il faut embarquer…
J : Je ne t'oublierai jamais …
D'autres larmes coulèrent sur son visage. Puis elle se retourna et suivit l'hôtesse. Elle franchissa la porte d'embarquement sans se retourner. Si elle devait regarder Largo une dernière fois, elle craquerai. Joy ne pouvait pas. Elle prenait déjà tellement sur elle. Largo la regardait s'éloigner. Il la suivait du regard. Il resta immobile dans la salle d'embarquement vide puis vit l'avion de Joy décoller. Il était maintenant seul.
Quelques mois sont passés. Joy et Largo ont repris le cours de leurs vies indépendamment. Simon jouait encore les intermédiaires. Joy lui téléphonait régulièrement et posait quelques questions curieusement sur la nouvelle vie de Largo. Elle avait refait sa vie et dirigeait maintenant un groupe de cinq gardes du corps pour un ambassadeur. Il n'y avait pas la même ambiance que lorsqu'elle était au Groupe W et fait plutôt place à la concurrence. Elle comparait souvent ce métier à celui de la CIA : dur et froid. Simon essayait de lui remonter le moral mais il n'y avait rien à faire. De son côté, Largo était toujours à la tête du Groupe W et passait ses journées à travailler pour ne plus penser à elle. Il avait beau faire des efforts, il voyait toujours son sourire quand il fermait les yeux. Depuis son départ, il ne regardait plus aucune femme. Il avait perdu toute sa joie, sa vitalité d'autrefois. Joy, comme à son habitude, passa un coup de fil à Simon.
J : Simon ?
S : Joy !
J : Comment vas-tu ?
S : Bien et toi ?
J : çà pourrait aller mieux … je ne supporte plus ces machos.
S : Je ne te parle pas du boulot …
J : Ahhh… ( grand vide )
Simon relança la conversation.
S : Tu as rencontré quelqu'un depuis … tu sais !
J : Depuis Largo … Non.
S : au fait, je dois aller à un rendez-vous en Afrique dans deux jours. Où es-tu ? On peut peut-être se voir ?
J : Seul ou accompagné ?
S : Avec Largo …
J : Je suis désolé.
S : Mais pourquoi tu ne veux pas le revoir ?
J : N'insiste pas Simon !
S : Mais…
J : Tu veux que je raccroche ?
S : Non, je suis désolé d'avoir insisté …Tant pis. On aura peut-être une autre occasion …
J : Sûrement … Je dois te laisser, le boulot m'appelle !
S : D'accord ! A bientôt !
J : Au revoir !
Ils raccrochèrent en même temps.
Deux jours plus tard, Simon et Largo prenait l'avion avec Kerensky. Maria ne faisant plus partie de l'équipe après ce qui s'était passé, Largo avait demandé à Kerensky s'il pouvait la remplacé lors des déplacements, le temps de laisser Largo trouver une autre personne. Ils pensaient tous aller à une signature comme les autres. Arrivés à destination, ils rencontrèrent un des conseillers de l'ambassadeur.
C : Mr Winch ! Je suis heureux de vous rencontrer ! La signature aura lieu après la réception qu'a organisé Monsieur pour vous. Je vois que vous êtes bien accompagné … Néanmoins si vous avez des problèmes de sécurité notre ambassadeur a une excellente équipe …
L : Merci mais çà ira !
C : Si vous voulez bien accéder au salon.
Largo poussa une porte et rentra dans un grand salon. Il devait y avoir une centaine de personnes très importantes aux yeux de l'ambassadeur. Les 3 hommes se dirigèrent vers le bar pour prendre une coupe de Champagne.
S : Mmmm, il y a de belles femmes en Afrique …
L : Simon, tu ne peux pas arrêter de penser à çà ?
S : Je suis désolé, c'est plus fort que moi !
K : Voilà l'ambassadeur …
Largo se retourna. Il vit un homme de taille moyenne s'approcher de lui. Il était suivit de quelques gardes du corps.
A : Mr Winch ! Je suis heureux de vous rencontrer. On m'a tant parlé de vous …
L : Merci ! C'est un honneur pour moi de signer ce contrat avec vous.
A : Tout ce passe bien ?
L : C'est parfait ! Vous avez une équipe formidable. Il va falloir que vous me donniez des conseils …
A : Le tout est d'être organisé.
N°16
Tout à coup, un coup de feu retentit. Les personnes à l'intérieur de la salle étaient toutes terrorisées.
A : Que se passe-t-il ?
L'ambassadeur s'adressa à un des gardes du corps.
H : Je ne sais pas …
Il s'adressa à son oreillette.
H : Qu'est ce qu'on fait ? Très bien. Oui, on arrive.
L'homme s'adressa alors à celui qui venait de lui poser la question.
H : c'est une embuscade.
Tous les gardes du corps se dirigèrent donc vers la sortie.
Soudain une voix se fit entendre.
Voix : Ne vous inquiétez pas nous avons la situation en main ! Restez couché par terre et tout ce passera bien.
Largo avait reconnu cette voix depuis le premier mot. C'était une voix très familière qu'il ne pouvait pas oublier !
L : Joy ?
Et oui c'était bien elle … Elle n'avait pas changé. Elle était toujours aussi belle. Elle portait une belle robe pour l'occasion.
La femme était encore dans la salle et correspondait avec les autres gardes du corps à l'aide de son oreillette.
Elle donnait les ordres.
J : Marco, tu montes au premier tu auras un meilleur angle de tir. Patrick, la terrasse. Loïc, tu reviens dans la salle au cas où. Michel, tu restes où tu es et Pierre tu fais le tour de la maison. C'est comprit ? Allez, on se bouge ! ! ! Je reviens de vacances et tout est à refaire !
Largo était impressionné par son attitude. Elle avait gagné le respect et contrôlait parfaitement l'équipe qu'elle avait. Un des gardes du corps revint dans la salle et se dirigea vers Joy.
H : Il y en a environ quinze. Ils sont tous autour de la maison.
J : Bien. Tu restes là. Tu fais gaffe. Je vais rejoindre Patrick sur la terrasse.
Joy sortit alors une arme de son sac et la chargea. Elle sortit par la porte. Les coups de feu recommencèrent.
Largo ne bougeait plus. Il venait de revoir les capacité de Joy à gérer une équipe et n'en revenait pas.
L : Simon … je n'ai pas rêvé … c'était …
S : C'était bien Joy.
L : Mais …
S : Et oui, elle a changé …
Largo était stupéfait. Il le fut encore plus quand il vit Joy revenir. Elle courait à travers la salle.
J : Marco ? Marco, répond ? Merde ! quelqu'un a vu Marco ? c'est pas vrai !
Joy prit l'escalier et monta au premier. Elle redescendit.
J : C'est bon c'était juste un problème d'oreillette !
Elle s'adressait encore aux autres.
J : Il en reste combien ? C'est bon j'arrive.
On entendit alors un bruit de voiture.
Revenaient-ils à la charge ou bien partaient-ils ? c'est bien la question que tout le monde se posait.
Le garde du corps s'adressa alors à la foule : " Vous pouvez vous relevez. Il n'y a plus aucun danger ... " Tout le monde applaudissait dans la salle. L'ambassadeur rejoignit Joy à l'extrémité de la porte.
A : Que s'est-il passé ?
J : Un groupe de terroriste a réussit à pénétrer dans la propriété. Ils étaient apparemment contre ce contrat et …
A : On aurait pu tous se faire tuer
J : Mais …
A : Il n'y a pas de mais. Vous devez remplir correctement votre métier. Une faute comme celle-ci ne doit pas se reproduire. C'est compris ? Réglez moi çà vite fait je ne veux plus en entendre parler !
J : Bien.
Largo qui avait écouté toute la conversation voulait intervenir mais Simon l'en avait empêché. " Il doit régler çà tous seuls. Tu n'as pas à intervenir … " Joy n'avait toujours pas remarquer sa présence dans la salle. Elle en sortit vite fait pour rejoindre les policiers dehors.
L : Je devrai peut-être aller la voir ?
S : Oui.
Il s'apprêtait à sortir quand l'ambassadeur lui barra le passage.
A : Je suis désolé pour ce qui s'est passé.
L : Ce n'est rien. Je commence à en avoir l'habitude. Si vous voulez bien m'excuser, je vais sortir deux minutes.
Largo franchit la porte. Il aperçu Joy en train de parler avec un policier. Il s'approcha d'elle. Elle avait l'air assez énervé.
L : Joy ?
J : Deux minutes !
Elle lui répondit d'un ton sec et pensait sûrement avoir à faire à un de ses hommes. Elle parlait avec le policier.
J : Voyez çà avec mes hommes. Il faut que je retourne à l'intérieur.
Elle se retourna d'un mouvement brusque.
J : Qu'est ce qu'il …
Joy venait de reconnaître la personne à qui elle s'adressait. Elle n'avait pas prêté attention au son de sa voix.
J : Largo …
Joy devenu aussi blanche que si elle venait de voir un fantôme. Elle balbutia quelques mots.
J : Qu'est ce que …
L : Je suis là pour le contrat. Content de te revoir ! Comment vas-tu ?
J : … Bien …
Joy n'en revenait toujours pas de sa présence.
L : Tu as été très efficace tout à l'heure …
J : çà n'aurait dû jamais arrivé…
L : Mais…
J : Je n'ai pas le droit à l'erreur, plus maintenant. Ce n'est plus pareil Largo… Je ne fonctionne plus pareil ! Excuse-moi mais je dois aller voir quelqu'un à l'intérieur …
N°7 1'02 à 1'46
Elle rentra et laissa seul Largo dehors. Elle fit le tour de la salle d'un regard. Elle le cherchait. Mais où est-il ? Ah le voilà ! Elle s'avança vers lui.
S : Joy, comment vas-tu ?
J : Tu te fous de ma gueule ! ! !
Joy empoigna Simon et le plaqua contre un mur.
S : Calme-toi Joy ! Reste zen !
J : comment veux-tu ? Tu m'avais promis ! Je te faisais confiance !
Largo rentra dans la salle dernière elle. Il s'approcha de Simon en mauvaise posture.
J : Les seules personnes à qui je fais confiance me trompent. Où est ce que je dois aller pour qu'on ne me fasse plus de mal ? l'Afrique n'est pas assez loin ?
Largo, qui avait tout entendu, s'arrêta net. Il baissa la tête. Il se rappela que si Joy était dans cet état c'était de sa faute. Simon et Joy parlaient tellement fort que toutes les conversations s'étaient stoppées. Ils étaient fixés par toute la salle et ne l'avaient pas remarqué.
A : Melle Arden ? Que faites-vous ? Venez par ici !
L'ambassadeur l'emmena vers un endroit tranquille.
A : Votre comportement est inacceptable. Rentrez chez vous je ne veux plus vous voir aujourd'hui !
J : Mais…
A : Je ne veux pas savoir ! Je veux vous voir demain à 9h00 dans mon bureau. Il faut régler ce problème.
J : Très bien.
La foule s'écarta pour laisser passer Joy. Elle lança à Simon un regard noir. Elle sortit dehors et rejoignit sa voiture. Largo la regardait partir au loin. Il ne comprenait pas son comportement. Il demanda son adresse au conseiller qu'il avait vu auparavant. Il la lui donna et Largo sauta dans une voiture.
Arrivé devant l'appartement de Joy, il prit une grande bouffée d'air avant de sonner.
L : Joy c'est moi ! Ouvre-moi, je sais que tu es là !
Pas de réponse.
L : Tant pis je passerai la nuit à attendre que tu m'ouvres.
Il regarda en l'air et remarqua que Joy avait un balcon. Par chance, elle avait choisi le premier étage. Il essaya d'escalader la gouttière mais tomba par terre. Il avait fait tellement de bruit que Joy ouvrit la porte.
J : Tu n'as rien de cassé ?
L : Non, c'est bon. Je vais juste avoir une petite bosse. Tu ne te rends pas compte de ce qu'il faut faire pour entrer chez un garde du corps.
Elle sourit. Lorgo n'avait pas vu ce sourire depuis des mois maintenant.
J : Monte, on va voir ta bosse …
Joy le fit entrer chez elle.
J : Assis-toi sur le canapé, je vais chercher de la glace.
N°14
Largo fit un petit tour du salon avant de rejoindre le canapé. Il remarqua une photo sur une étagère. Elle avait été prise lors d'un voyage qu'elle avait effectué avec lui, Simon et Kerensky. Largo était contente de savoir qu'elle avait conservé cette photo. Joy s'approcha pour voir ce qu'il faisait.
L : Tu l'as gardé.
Joy prit le cadre et le posa à l'envers sur une table. Elle était redevenue glaciale.
J : Montres-moi ta bosse, je vais mettre de la glace.
Il lui montra quelque chose derrière le crâne. Elle s'approcha de lui et posa de la glace sur sa plaie. Joy était tout près de Largo. Il pouvait sentir son parfum. Il se rappelait de cette odeur. Joy s'en rendit compte et se recula brusquement de lui. Elle s'assit de l'autre côté du canapé.
L : Je crois qu'il faut qu'on parle et on aurait dû le faire, il y a des mois.
J : Les circonstances n'étaient pas celles que j'imaginais trouver un jour.
L : Je sais.
J : Je suis désolé pour l'accueil tout à l'heure. Je ne m'attendais pas à te voir ici.
L : Moi non plus d'ailleurs.
J : Mais Simon savait …
L : Je crois qu'il ne savait rien. On savait juste que tu travaillais en Afrique mais rien de plus.
J : Une coïncidence alors ?
L : Non, Joy. Le destin !
Largo se souvenait de sa lettre.
(grand vide )
J et L en même tps : Tu sais …
J : Vas-y …
L : Non, toi !
J : Ces mois passés ici m'ont fait beaucoup réfléchir. Cette séparation a été très dur pour moi. Je n'imaginais pas pouvoir ressentir çà un jour. Je me croyais plus solide. Je pensais que j'étais indestructible. Que depuis la CIA, aucun trait de mon caractère n'avait changé. C'est dur à dire mais tu m'as fait découvrir quelque chose mais je te l'ai déjà dit ou plutôt écrit. Ce dernier regard à l'aéroport a été fatal pour moi. Je me suis rendue compte que c'était la première fois que je pleurais pour un homme.
L : J'en suis désolé… !
J : Laisse-moi finir sinon je n'y arriverai jamais ! J'ai compris quelque chose qui bloquait dans ma tête, que je n'arrivais pas à admettre : Je t'aimais. Maintenant les choses ont changé. Tu les as faites changer. Je ne sais pas ce qu'on serai devenu si cela avait continué entre nous. Peut-être une formidable histoire d'amour ou peut-être une histoire courte. Maintenant tu as ta vie à New York et moi ici, quoi que à mon avis je n'aurais plus de job demain…
L : Ma vie à New York ? Tu veux que je te dise où elle est en est ? Je vais être sincère avec toi. Je travaille toute la journée pour ne plus penser à toi mais je n'y arrive pas parce qu'à chaque fois que je lève les yeux je te vois, je vois ton sourire. Et quand je dors, le peu que je dorme, je rêve à toi. Et çà tous les jours depuis des mois. Je pense à toi nuit et jour. Ton image m'obsède. Je ne rêvais que d'une chose : te revoir, te retrouver, pouvoir caresser ce visage. Je voulais que ce qui s'était passé dans ce parc, ce soir là, ne soit qu'un cauchemar. Et tous les matins, je redécouvre la réalité. Je me réveille seul, je descends seul au Bunker, je passe ma vie seul. Bien sûr, il y a Simon et Kerensky, mais ce n'est pas pareil. Je n'ai plus d'amie à qui me confier, je suis seul. Je n'ai pas regardé ou touché une femme depuis ton départ …Tu disais que je t'ai fais découvrir l'amour… Tu m'as ouvert les yeux sur la réalité. Tu m'as fait comprendre que tellement de choses … Tu m'as aussi appris l'amour. Avant ce mot n'avait pas beaucoup de sens à mes yeux. Je pensais pas que c'était un mot pour moi, pas un mot qui rentrerai dans mon vocabulaire … Je vais te dire quelque chose Joy. Je t'ai déjà dit " Je t'aime " auparavant, et bien je te le redit maintenant : " je t'aime ". Je sais maintenant que ce mot ne sera dit qu'à une seule personne et cette personne c'est toi.
J : Largo …
Joy avait les larmes aux yeux. Elle ne savait plus quoi faire. Elle voulait lui sauter dessus, l'embrasser mais elle ne pensait plus qu'à ce baiser dans le parc.
J : Et Maria …
L : Maria ? Elle a quitté le Groupe W après ton départ.
J : Qui assure ta sécurité ?
L : Simon et Kerensky. Mais je suis toujours à la recherche de quelqu'un.
J : Largo tu sais que je sauterai sur l'opportunité, mais …
L : Qu'est ce qui t'en empêches ?
J : Toi Largo !
L : Moi ?
J : Si je retourne travailler à tes côtés, je ne le supporterai pas. Je sais que si je reviens, je retomberai dans tes bras…
L : Je sais que ce que je t'ai fait beaucoup souffrir … Je vais peut-être être méchant mais çà m'a appris beaucoup de choses. J'ai changé Joy. J'ai changé …
J : Je ne demande qu'à te croire … Laisse-moi du temps Largo. Le temps d'effacer ce qui s'est passé. S'il te plaît.
L : D'accord. Mais je ne veux plus te perdre.
Elle raccompagna Largo à la porte sans dire un mot. Il lui dit au revoir d'un signe de la main et s'en alla dans sa voiture, au loin …
Le lendemain matin, Joy se rendit à son rendez-vous, comme prévu, avec l'ambassadeur. Elle était à l'heure. Quand elle arriva devant la porte de son bureau, elle frappa. " Un instant … vous pouvez entrer. " fit une voix de l'autre côté. Joy ouvrit la porte et entra.
J : Vous vouliez me voir ?
A : Oui, asseyez-vous !
Joy s'approcha et s'assit sur un fauteuil. Elle remarqua la présence de Largo. Il était face à la fenêtre et regardait le jardin. Il se retourna doucement et fit regarda Joy s'asseoir. Il avait une grise mine.
A : Pas la peine de vous présenter, je suppose.
J : Non… Bonjour !
L : Bonjour …
Largo s'adressa à l'ambassadeur :
L : Je vais sortir si vous le voulez bien.
A : Très bien...Commençons alors si vous le voulez bien Mlle Arden !
L'ambassadeur s'adressa à Joy. Largo avait quitté la salle.
A : J'ai longuement discuté avec Mr Winch de ce qui s'est passé hier soir et il m'a dit qu'il admirait vos compétences à gérer l'action et vos prises de risques. J'ai appris que vous avez travaillé pour lui pendant quelques années ...
J : Effectivement !
A : Un de ses agents nous a assuré que cette embuscade ne pouvait pas être évitée.
J : Elle aurait sûrement pu l'être avec plus de vigilance ! Mais je ne vois pas où vous voulez en venir…
A : Mr Winch a prit votre défense et m'a fait réaliser que je ne trouverai pas de meilleure garde du corps que vous. Vous pouvez donc rester dans notre équipe mais que ce genre d' " accident " soit évité dans le futur.
J : Très bien.
A : Juste une question !
J : Oui ?
A : Pourquoi avez-vous quitté son équipe ? Vous y avez l'air bien d'après ce qu'il m'a dit !
J : … Pour des raisons personnelles dont je ne veux pas parler !
A : Très bien. Votre équipe vous attend pour un briefing.
Joy sortit de la salle et se rendit avec les membres de son équipe.
N°10
J : Marco ! Ne nous refait plus le coup de l'oreillette ! Comment veux-tu organiser correctement les choses ?
Largo entra dans la salle et interrompa Joy
L : Mlle Arden, je peux vous parler ?
J : Bien sûr ! Vous pouvez m'attendre dehors, j'en ai pour deux minutes.
L : Très bien !
Largo ressortit de la salle comme il en était venu. Joy le retrouva dehors quelques minutes après.
J : Ah je déteste donner des ordres comme çà ! Ce n'est pas un métier pour moi !
L : Tu le fais très bien !
J : Merci ! Qu'est ce que tu veux ?
L : Savoir comment s'est passé ton " rendez-vous " de tout à l'heure ?
J : Très bien et je t'en remercie. Sans ton intervention, je serai déjà à la porte. J'ai une dette en vers toi !
L : Tu rigoles avec tout ce que tu as fait pour moi !
J : Ne parlons plus du passé Largo. Comment va ta bosse ?
L : Douloureuse mais je survivrai ! Et toi, comment tu vas ?
J : Depuis hier soir ? J'ai fait le bilan de pas mal de choses. Il faut que j'aille voir Simon, je crois…
Joy essaya de s'éloigner de se sujet comme elle le pouvait …
L : S'il a émergé de sa soirée d'hier soir …
J : Je crois qu'il s'est trouvé une belle blonde !
L : Je préfère les brunes …
Cette dernière parole fit parcourir un frisson dans le corps de Joy.
J : Bon je te laisse. A tout à l'heure peut-être.
L : Tu ne travailles pas aujourd'hui ?
J : Non, j'ai pris ma journée avec tout ce qui m'est tombée dessus hier, j'en ai bien besoin !
Elle commença à s'éloigner. Largo la regardait s'en aller quand tout à coup elle se retourna.
J : Depuis quand tu m'appelles Mlle Arden ?
L : Je ne voulais pas rabaisser ton autorité.
Elle se mit à rire .
J : Tu ne m'as jamais appelé comme çà !
Elle s'éloigna.
N°13
Arrivée à l'hôtel, Joy se dirigea vers la réception.
J : La chambre de Simon Ovronnaz s'il vous plaît !
Simon était juste derrière lui.
S : Joy ?
Joy se retourna. Simon fit alors un bond en arrière.
J : Ne t'inquiètes pas je ne vais pas te frapper ! Mais hier soir j'aurai pu y aller plus fort !
S : Tu parles … je ne t'ai pas montré de quoi je suis capable !
Simon et Joy rigolèrent.
J : Assez rit ! Je crois qu'il faut qu'on règle deux ou trois choses.
Simon et Joy s'éloignèrent vers le salon.
N°12
Le soir :
Joy avait passé la journée entière avec Largo et Simon. Elle n'avait pas encore vu Kerensky et ne risquait pas de le voir vu qu'il était rentré à New York. John l'avait chargé d'une mission ce qui ne l'enchantait pas ! Simon et Joy avait discuté pendant au moins une heure et s'étaient finalement réconciliés.
Largo la raccompagna chez elle. Sur le seuil de sa porte :
J : J'ai passé une excellente journée !
L : Moi aussi ! çà fait du bien de se retrouver !
J : Oui, je ne l'aurai pas imaginé comme çà. J'ai faillit foutre mon poing dans la tête de Simon !
Les deux amis rigolèrent. Tout à coup, Largo s'arrêta.
L : J'ai eu un coup de fil de John. Il faut que je rentre.
J : Ton avion part quand ?
L : Demain matin à 10h00.
J : Déjà ?
L : J'aurai préféré rester ici…
J : Bon je suppose qu'il faut se faire les adieux ici !
L : Oui …Je voulais te dire que quoi qu'il se passe, je ne changerai aucun mot de se que j'ai dit hier soir. Tout ce que j'ai pu te dire durant ces deux jours, je le maintien et le maintiendrai toujours. Mais faut-il faire quelque chose contre le destin ?
Joy repensa aux derniers mots qu'elle avait écrit à Largo avant de quitter New York.
L : On garde le contact ?
J : Bien sûr !
L : Et la prochaine fois que tu passes à New York…
J : Je ne t'oublie pas. Ne t'inquiètes pas.
L : Je ne vaux pas te reperdre une seconde fois.
J : Moi non plus.
Largo s'approcha de Joy et la serra dans ses bras.
L : Bon, je ferai mieux de partir sinon, je ne vais pas pouvoir te quitter.
J : Tu dis au revoir à Simon pour moi !
L : çà sera fait.
Largo se retourna et fit quelques pas.
J : Largo ?
Il se retourna à l'appel de son nom. Joy le regarda une dernière fois et s'avança vers lui. Arrivé près de lui elle l'embrassa.
L : Comment est ce que je dois interpréter çà ?
J : On va dire un baiser d'adieu !
Largo lui fit un léger sourire et se recula jusqu'à sa voiture.
Le lendemain matin. Largo et Simon décollèrent comme prévu et regagnèrent New York. Arrivé là-bas, il rendirent une petite visite à Kerensky.
K : Elle n'est pas revenue ?
L : Non. Sa vie est là-bas maintenant et je crois que c'est mieux comme çà.
S : Le plus important c'est que vous soyez réconcilié.
L : C'est vrai mais elle me manque déjà. Ces deux jours passés avec elle ont été merveilleux.
Deux jours plus tard, quelqu'un frappa à la porte de Largo.
L : Entrez !
Largo était assit sur son fauteuil. Il était en train de regarder par la fenêtre.
S : Qu'est ce que tu fais ?
L : Pas grand chose ! d'un air songeur.
Simon s'approcha de lui.
S : Tu es encore en train de penser à elle ! Elle est en Afrique maintenant ! Elle a une nouvelle vie ! Il faut que tu te ressaisisses !
L : Tu as raison.
S : Au fait j'ai trouvé quelqu'un pour le poste de garde du corps. Elle n'a plus de job et travaille dans la sécurité.
L : Simon ce n'est pas le moment !
S : Ce n'est jamais le moment ! Elle est derrière la porte je la fait entrer et je te laisse avec elle. Tu me diras ce que tu en penses après.
L : Simon !
S : A tout à l'heure…
N°12
A la jeune femme :
S : Entrez …
Simon ferma la porte derrière lui.
L : Je ne sais pas ce que Simon vous a dit mais je ne cherche plus de garde du corps. Il n'y en a qu'une qui compte pour moi, et personne d'autre ne pourra la remplacer. Je suis désolé.
(grand vide)
Voix féminine : Dommage. Je rentre chez moi alors.
Largo écarquilla les yeux. Il avait reconnu cette voix. C'était Joy. Il se retourna alors d'un mouvement brusque avec son fauteuil.
Il se trouva nez à nez avec la femme qu'il aimait.
J : Si le poste n'est plus à prendre …
L : Joy … Qu'est ce que tu fais là ?
J : Comme Simon la très bien dit, j'ai démissionné et suis à la recherche d'un emploi mais …
L : Tu rigoles….
J : Ce job est à toi et le sera toujours !
L : Pourquoi tu es revenue ici ?
J : Un jour, j'ai quitté l'homme que j'aimais parce qu'il m'a trompé. J'ai cru que fuir était la meilleure solution. Quand je l'ai revu quelques mois après, tout à changer. Je me suis rendue compte que mon amour pour cet homme ne pourrait jamais changer quoi que je fasse, que c'était le destin. Alors j'ai décidé de prendre l'avion et tu connais la suite.
Largo se leva de son fauteuil et se dirigea vers la jeune femme.
L : On recommence tout à zéro alors ?
J : Plus de garde du corps ?
L : Plus de garde du corps !
J : Que moi ?
L : Que toi !
J : Alors il faut que je réfléchisse …
L : Combien de temps ?
J : çà y est j'ai finit.
L : Alors qu'est ce que tu as choisit ?
J : Tu le sauras peut-être un jour.
J : Juste un truc. Toutes mes affaires sont restées en Afrique. Çà te dérange si je m'installe un peu chez toi ?
L : Tout ce que tu voudras.
J : Vraiment tout ?
L : Tout ce que tu veux.
J : Alors, je veux une augmentation, un pouvoir de décision plus grand, un peu plus de respect…
L : C'est tout ?
J : Non ! Et le plus important !
L : Quoi ?
J : et je te veux-toi !
Largo dégagea un léger sourire, s'approcha d'elle et l'embrassa.
J : Voilà ! Tu as une réponse à ta question !
Joy l'embrassa.
FIN
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