E NLEVEMENT
 




Note de l'auteur: J'espère que je mériterai votre confiance. Je tiens à vous prévenir, cette fanfic n'est pas largojoyesque (faut changer un peu). Voilà, si vous voulez quand même lire, allez-y!


Bunker, 17 heures
" Largo, je sors ce soir, ça te dit de venir avec moi ? proposa Simon à Largo.
_Non, j'ai du travail, répondit Largo. John m'a donné des papiers à signer et il faut que j'examine une affaire importante.
_Comme tu veux ! Kerensky ? Je suppose que c'est même pas la peine de te demander ?
_Exactement. Je préfère rester au bunker.
_Et toi Joy ? Tu m'accompagnes ? demanda Simon en se tournant vers elle.
_Ca va pas ? s'écria Joy. Tu vas encore passer ta soirée à reluquer les filles. Qu'est-ce que je vais faire pendant ce temps-là, moi ?
_Bon ben puisque tout le monde m'abandonne, j'irai seul ! conclut Simon.
_Au fait, tu comptes aller où ? demanda Largo.
_Sûrement dans un bar à New York et après en boîte, expliqua Simon. Pourquoi ?
_Comme ça, pour savoir, répondit Largo.
_Qu'est-ce qu'il reste à faire aujourd'hui ? questionna Simon.
_Pas grand chose. On vient d'embaucher deux hommes chargés de la surveillance. Tu peux toujours vérifier qu'ils n'ont rien de louche, proposa Kerensky.
_Ok, je m'en charge, acquiesça Simon en s'installant devant un ordinateur. "
Le silence se fit. On n'entendait plus que le bruit des claviers. Tous étaient concentrés sur leur travail.
Deux heures plus tard
" Bon, je vais y aller, dit Simon. Travaillez bien !
_Lâcheur ! plaisanta Largo. Au fait, t'as trouvé quelque chose sur les deux gars ?
_Non, répondit Simon, ils ont l'air tout à fait ok. "
Simon sortit du bunker et se dirigea vers un bar pas très loin du groupe W. Il chercha une table libre et s'y installa. Il commanda une tequila frappée. Il était en train d'observer une jolie brune assise à quelque tables de lui quand il fut interrompu :
" Puis-je m'asseoir à votre table ? demanda une jeune femme.
En l'apercevant, Simon oublia tout de suite la brune : il avait devant lui une grande blonde avec de beaux yeux bleus (vive les clichés ! !). Une vraie beauté !
_Mais… bien sûr, bégaya-t-il. Je m'appelle Simon, et vous ?
_Vanessa.
_Joli nom, complimenta Simon (quel faux-cul ! !). Que voulez-vous boire ?
_Un panaché, répondit Vanessa.
Simon s'empressa d'en commander un à une serveuse.
_Que fait une aussi jolie femme que vous seule ? demanda-t-il.
_Je cherche de la compagnie, et je crois que je suis bien tombée ! "
La femme ne le quittait pas des yeux et Simon en perdait tous ses moyens. La serveuse arriva avec la boisson. Simon, en voulant verser le panaché dans un verre, fit un geste maladroit et le contenu de la bouteille arriva malencontreusement sur la robe de Vanessa. Il rougit jusqu'aux oreilles et bafouilla quelques excuses.
" C'est malin ! s'écria la jeune femme. Ma robe est toute tâchée maintenant ! Enfin, c'est pas grave, ça arrive à tout le monde. Mais je ne peux pas rester comme ça, il faut que j'aille me changer. Je vais appeler un taxi pour qu'il me reconduise chez moi.
_Si vous voulez, je peux vous raccompagner, j'ai une voiture, proposa Simon (Décidément il perd pas le nord celui-là !).
_Volontiers, acquiesça Vanessa. "
Ils sortirent du café et montèrent dans la voiture. Simon s'appliqua à rouler vite, mais bien. Ils arrivèrent bientôt devant l'immeuble où habitait jeune femme. Il était d'allure plutôt modeste. Ils entrèrent dans son appartement.
" Attends deux minutes, dit Vanessa, je vais à la salle de bain et je reviens. "
Simon s'adossa contre un mur en tournant le dos à la salle de bain (Ca vous étonne ? En fait, il y a un miroir juste en face de lui, lol !). Peu de temps après, Simon entrevit Vanessa qui s'avançait vers lui. Il sentit un mouchoir se presser contre son visage, puis plus rien, le noir complet.
Bunker, le lendemain matin, 9 heures
Largo entra dans le bunker où se trouvait déjà Kerensky et Joy.
" Simon n'est pas encore là ? demanda-t-il.
_Tu sais, répondit Joy en souriant, s'il est sorti hier soir, ça m'étonnerait qu'il émerge avant midi ! !
_T'as raison, approuva Largo. "
Ils travaillèrent en silence, chacun sur un ordinateur, pendant 2 heures et demie. Puis, Largo rompit le silence :
" Qu'est-ce qu'il fout, Simon ! Ca commence à bien faire, il pourrait mettre un réveil quand même ! Je monte le secouer !
_Verse lui un seau d'eau sur la tête s'il refuse de se lever, conseilla Kerensky. C'est radical !
_Ca m'étonnerait qu'il apprécie, remarqua Largo en riant. "
Largo se dirigea vers l'appart de Simon. Il toqua à la porte, puis voyant que personne ne répondait, il ouvrit la porte avec le double des clefs que lui avait confié un jour Simon. Il pénétra dans la chambre et s'arrêta net : le lit était vide et même pas défait. Où est-il passé ? se demanda Largo. Il redescendit au bunker.
" Alors ? demanda Kerensky. Ca a marché ?
_Il n'est pas dans son lit, dit Largo un peu inquiet, et il n'y a sûrement pas dormi de la nuit !
_Il est peut-être chez une charmante jeune femme qu'il aura rencontrée par là, proposa Joy, un sourire aux lèvres. Appelle-le donc sur son portable.
Largo s'exécuta.
_Il l'a éteint ! Ca ne lui ressemble pas. D'habitude, il le laisse toujours allumé !
_C'est bizarre, approuva Joy. Tu crois qu'il lui est arrivé quelque chose ?
_Je ne sais pas, mais ça se pourrait bien, répondit Largo de plus en plus inquiet.
_Pourtant il sait se défendre quand même ! fit remarquer Joy.
_Je crois qu'on devrait quand même essayer de le localiser, dit Kerensky, pour que, s'il a eu un problème, on puisse intervenir rapidement.
_Comment on va faire ? questionna Largo.
_Tu sais pas dans quel bar il allait ? demanda Joy.
_Non, il ne l'a pas dit, répondit Largo.
_Bon, ben on va devoir se taper un par un tous les bars où vous avez l'habitude d'aller et demander s'ils n'ont pas vu Simon, dit Kerensky en essayant de paraître joyeux. Tu nous fais une liste ?
Largo griffonna sur un papier une liste d'une quinzaine de bars.
_Rien que ça ! s'écria Joy en jetant un coup d'œil sur la feuille. Vous pourriez pas vous contenter d'un bar au lieu de les collectionner ?
_D'après Simon, en changeant souvent de bars, on a plus de chance de faire des nouvelles rencontres ! expliqua Largo.
_C'est malin ça, répliqua Kerensky. Mais j'espère que Simon n'est pas tout simplement en train de se la couler douce !
A ce moment, le téléphone sonna. Largo décrocha :
_Largo Winch.
_M. Winch, j'ai le regret de vous informer que nous détenons votre ami Simon.
_Comment ? Qui êtes vous ? s'écria Largo.
_Vous avez parfaitement entendu. Votre ami est entre nos mains.
_Que voulez-vous ? demanda froidement Largo. Dix mille dollars ?
_Non, je veux juste vos parts du groupe W, c'est tout.
_Hein, mais vous êtes malade ! Vous ne contrôlerez jamais mon groupe, il en est hors de question ! s'emporta Largo, rouge de colère.
_Vous avez jusqu'à demain soir pour vous décider. Il va de soi que si vous refusiez, nous serions obligés de tuer votre ami. Réfléchissez bien. L'amitié n'est-elle pas plus forte que tout ? Rappelez vous, vous étiez heureux avec Simon avant d'hériter de ce groupe. Pourquoi ne pas recommencer comme avant ? Je vous recontacterai demain soir. Bonne journée, M. Winch ! "
Joy et Kerensky avaient tout entendu grâce au haut-parleur.
_J'ai essayé de localiser l'appel, annonça Kerensky, mais impossible de déterminer d'où il provient. Ils doivent utiliser un logiciel très performant qui permet de masquer son origine.
_Qu'est-ce qu'on va faire alors ? questionna Largo. Je ne peux tout de même pas donner mes parts à cette personne !
_Je crois que nous devrions revenir à notre plan premier, dit Joy, celui de faire la tournée des bars. Il faut retrouver Simon.
_Oui, mais ils risquent de s'en prendre à lui s'ils s'aperçoivent qu'on le recherche ! objecta Largo.
_Je ne pense pas qu'ils lui fassent du mal avant demain soir, dit Joy. Ils ont besoin de lui comme monnaie d'échange.
_Tu as peut-être raison, admit Largo. Vous avez une idée de l'identité des ravisseurs ?
_Il s'agit sûrement de la Commission Adriatique, dit Kerensky. Cela fait longtemps qu'ils veulent s'emparer du groupe W. Bon, on se partage les bars pour aller plus vite? "
Dans New York
Les trois amis s'étaient séparés et vérifiaient chaque bar de la liste de Largo. Joy en était à son troisième.
" Bonjour, je cherche un ami. Ils ne seraient pas venu ici hier soir ? demanda-t-elle à une serveuse en lui tendant une photo de Simon.
_Non, je ne crois pas, désolé. Je vais demander à mes collègues.
Elle revint quelques minutes plus tard :
_Personne ne l'a vu.
_Tant pis. Merci. Au revoir. "
Largo de son côté n'avait guère plus de chance. Georgi, quant à lui, visitait son dernier bar.
" Bonjour. Cet homme était-il là hier soir ? La serveuse examina le photo :
_Oui, je m'en souviens, il est arrivé vers 19h30. Kerensky poussa un soupir de soulagement , il commençait à désespérer.
_Il était seul ? demanda-t-il.
_Oui, mais ensuite une jeune femme s'est assis à sa table. Elle a commandé un panaché et le jeune homme lui a renversé le verre sur sa robe. Puis, ils sont partis, la jeune femme voulait se changer, je crois. En d'autres circonstances, Kerensky aurait ri de la maladresse de Simon, mais là ce n'était pas le moment.
_Vous pouvez me décrire la femme ?
_Elle était jeune, avec des cheveux blonds jusqu'aux épaules. Kerensky soupira. Des filles comme ça, il y en avait des milliers à New York !
_Je crois que je peux vous aider, annonça une voix derrière lui. Kerensky se retourna et aperçut un homme assez âgé qui buvait un verre, affalé sur le comptoir. J'étais là hier soir, et la fille dont vous parliez, je l'ai déjà vu. Et comme elle me plaît bien, je l'ai photographié. Je fais ça à chaque fois qu'une femme me tape dans l'œil.
_C'est vrai ? Vous avez sa photo ? Kerensky n'en revenait pas. Vous pouvez me la prêter ?
_Ouais, à vous aussi elle plaît bien ? Je veux bien vous la passer, mais vous me la rendrez hein ?
_Pas de problème, répondit Kerensky en prenant la photo que lui tendait l'homme.
_Attendez, je vous marque mon adresse au dos. Voilà.
_Merci beaucoup, dit Kerensky en donnant à l'homme un billet de cent dollars.
L'homme le prit précipitamment en s'écriant :
_A ce prix-là, vous pouvez la garder finalement la photo ! "
Georgi sortit du bar tout content et téléphona à Joy et à Largo pour qu'ils rentrent au bunker
Bunker, 16 heures
Lorsque Kerensky pénétra dans le bunker, Largo et Joy étaient déjà là.
" Alors ? lui demandèrent-ils d'une seule voix.
_Il est allé dans un café, une jeune femme s'est assis à sa table et comme Simon lui a renversé son panaché sur sa robe, ils sont allés à son appart, expliqua Kerensky.
_Je suis sûre qu'il l'a fait exprès, remarqua Joy amusée. Puis, redevenant sérieuse :
Et comment on va la retrouver cette femme ? Et on n'est pas sûrs qu'elle est quelque chose à voir avec l'enlèvement de Simon.
_Non, mais c'est la seule piste qu'on a, dit Kerensky. Et… j'ai sa photo ! !
_Comment ? Tu l'as eu où ? s'écria Largo surpris.
_C'est un gars au bar qui me l'a donnée. Il photographie toutes les jolies demoiselles !
_Ca, c'est un coup de chance ! s'exclama Largo. Montre la photo, Kerensky.
_Pas mal du tout, reconnut Largo admiratif. Je comprends pourquoi Simon l'a raccompagnée à son appart ! Joy lui lança un regard noir, mais il ne le remarqua pas.
_Grâce à cette photo, je vais pouvoir retrouver son nom, annonça Georgi. Et ensuite, je pense que je pourrai savoir où elle habite. Enfin, si elle n'utilise pas un faux nom !
Kerensky remit ses lunettes sur son nez et se pencha sur son ordinateur. Pendant ce temps, Largo parlait avec Joy :
_J'ai peur qu'il ne lui arrive du mal, Joy !
_Ne t'inquiète pas Largo, on va le retrouver, le rassura Joy en le regardant tendrement.
_Je ne supporte pas l'idée qu'il pourrait lui arriver quelque chose. Je me dis qu'après tout, je ferais mieux d'abandonner mes parts du groupe et recommencer à vivre comme avant, avec Simon. On était si tranquille, on n'avait aucun soucis ! En entendant ses paroles, Joy sentit son cœur se serrer : et elle ? Largo l'oubliait ? Elle ne comptait donc pas pour lui ?
_Largo, tu n'es pas heureux à la tête du groupe W ? lui demanda-t-elle doucement.
_Si bien sûr, mais je ne veux pas perdre Simon, je me sentirais trop coupable. C'est moi qui l'ai entraîné ici !
_Arrête de culpabiliser Largo. Et tu ne vas pas commencer à te décourager ! Tu ne veux quand même pas que le groupe W tombe entre les mains de la Commission Adriatique ou d'un autre organisme malfaisant ?
_Tu as raison, Joy, comme toujours. On va le retrouver. Il faut qu'on le retrouve !
Largo s'approcha de Joy et lui déposa un léger baiser sur les lèvres (J'ai pas pu m'en empêcher !) :
_Merci de m'avoir redonné courage. Joy le regarda, surprise par ce baiser.
_Désolé de vous interrompre, fit Kerensky, mais je viens de trouver le nom de la femme : Mary Cackel. Et elle a un appartement à New York. On y va ?
_Oui, approuva Largo. On part tout de suite. "
Appartement de Mary Cackel, 17 heures
Peu de temps après, ils arrivèrent devant un immeuble. Ils montèrent l'escalier et s'immobilisèrent devant la porte de l'appartement de la femme.
" Qu'est-ce qu'on fait ? demanda Joy. On toque ? On attend qu'elle ouvre, et on lui saute dessus ?
_Et si elle est innocente ? objecta Largo.
_C'est un risque à courir, dit Joy en frappant. Elle attendit quelques secondes et comme personne ne répondait, elle retoqua. Toujours pas de réponse.
_Bon, c'est dommage que Simon ne soit pas là pour ouvrir la porte, remarqua Kerensky.
_Tu sais, dit Joy en sortant une petite boîte de sa poche, moi aussi j'ai appris à crocheter les serrures. "
Trois secondes après, la porte s'ouvrit et elle entra. Les trois amis commencèrent à fouiller l'appartement dans l'espoir d'y trouver des indices. Tout à coup, Joy s'écria :
" Regardez, il y a un chiffon dans la poubelle et il sent le chloroforme. Cette femme y est donc bien pour quelque chose. Mais maintenant, pour savoir où elle a emmené Simon…
_Je prends des empreintes, annonça Kerensky. Si quelqu'un est venu chercher Simon, il a dû laisser des empreintes, on pourra donc peut-être savoir qui c'est en les examinant.
_Bonne idée, approuva Largo.
_Voilà, c'est fait, dit Kerensky. On s'en va ?
_Oui, avant que le femme ne revienne, même si j'aimerais bien la voir en vrai… plaisanta Largo. Si Joy avait eu des mitraillettes à la place des yeux, Largo aurait été tué sur le coup !
_Dépêchons-nous, coupa sèchement Joy.
Kerensky glissa à l'oreille de Largo :
_Tu l'as fait exprès, non ?
_Oui, avoua Largo, j'adore la faire enrager ! Elle est si belle quand elle s'énerve ! "
Bunker, 18h30
" Je viens d'analyser les empreintes, il n'y a que celles de Mary et de Simon. C'est elle qui a dû conduire Simon dans un autre lieu.
_Ca ne nous arrange pas ça, remarqua Largo soucieux.
_Je crois que nous devrions retourner à son appartement et l'interroger, annonça Joy.
_Oui, de toute façon, on n'a pas trop le choix, admit Largo. "
Appartement de Mary Cackel , 19 heures
" Je crois qu'elle est rentrée, j'entends du bruit, annonça Joy. On applique le plan que j'avais proposé tout à l'heure ?
_Vas-y, toque, lui répondit Largo.
Peu de temps après, la porte s'ouvrit et la jeune femme apparut. Largo la menaça de son arme et la repoussa à l'intérieur en la suivant. Kerensky entra le dernier et referma la porte derrière lui.
" Mais qu'est-ce que vous me voulez ? questionna la jeune femme.
_Où est Simon ? demanda calmement Largo.
_Je ne vois pas de quoi vous voulez parler.
_Arrêtez de mentir. Je sais que Simon est venu là – nous avons trouvé ses empreintes – et que vous l'avez endormi. Et maintenant je veux savoir OU IL EST PASSE ! termina Largo en criant.
La jeune femme ne répondit pas.
_Attends, je m'en occupe, annonça Kerensky. Il s'approcha calmement de Mary et la regarda droit dans les yeux. La femme baissa les yeux. Il lui releva la tête et replongea son regard dans le sien.
_Arrêtez de me regarder comme ça ! implora Mary apeurée. On m'a dit de faire ça, je ne sais pas pourquoi. On m'a payé pour le séduire, l'emmener ici, le chloroformer et le conduire chez une autre personne, je ne sais rien de plus.
Largo et Joy regardèrent admiratifs le Russe.
_Comment tu as fait ? demanda Joy.
_Secret ! décréta Kerensky. Tu n'avais qu'à faire partie du KGB au lieu de la CIA.
_Et vous l'avez emmenée où ? demanda Largo à la jeune femme.
Mary ne répondit pas.
_Je crois que je vais encore être obligé de m'en charger ! annonça Kerensky en se rapprochant de Mary.
_Non non, s'écria la jeune femme. Je vais vous donner l'adresse, pas de problème. Elle la nota sur le papier que lui tendit Kerensky.
_Et voilà ! dit celui-ci tout fier de lui. En route.
_Et on fait quoi d'elle ? demanda Largo en désignant Mary.
_On l'emmène avec nous et on la dépose au commissariat le plus proche, proposa Joy.
_Ouais, c'est ce qu'on va faire, approuva Kerensky. A moins que je ne la garde avec moi, ajouta-t-il en la regardant.
_Pitié ! cria la jeune femme en s'adressant à Largo. Ne me laissez pas seule avec lui !
Les trois amis s'esclaffèrent et se dirigèrent vers la sortie.
_Déposez-moi au bunker, demanda Kerensky. Je crois que je vais y rester. On ne sait jamais, si les ravisseurs rappellent et qu'ils ne trouvent personne, ils vont trouver ça louche.
_Tu as raison, acquiesça Joy. "
Après avoir fait un crochet par le poste de police puis par le groupe W, Largo et Joy roulèrent pendant une heure et arrivèrent à l'adresse indiquée.
Maison un peu en dehors de New York, 19h50
" Alors, tu te réveilles ! dit une voix d'homme.
_Hey ! Où je suis ? demanda Simon. Que s'est-il passé ?
_Tais-toi, ordonna l'homme. On t'a enlevé. Si tout se passe bien et si ton ami milliardaire nous donne ce qu'on veut, il ne t'arrivera rien.
Le téléphone sonna et l'homme décrocha.
" Quoi ? non, c'est pas possible. T'as raison, tout compte fait, ça peut être un bon coup. Viens me rejoindre discrètement. T'as intérêt que ça marche, sinon je ne donne pas cher de ta peau !
Il raccrocha.
_Qu'est-ce que c'était ? demanda Simon.
_On t'a dit de te la fermer ! T'es sourd ? Tu veux qu'on te rendorme ? menaça l'homme.
_Non, non, ça ira, je me tais. "
L'homme reprit le téléphone et composa un numéro.
Maison un peu en dehors de New York, 21h30
" C'est ici, annonça Largo en garant sa voiture. Et maintenant ?
_Je propose que tu passes par l'entrée principale pendant que moi, je cherche s'il n'y a pas une autre entrée, dit Joy.
_Ok, ça marche.
Largo se dirigea vers la porte tandis que Joy faisait discrètement le tour de la maison. Il n'eut pas de difficultés à entrer car la porte était ouverte. Il se faufila à l'intérieur. Tout à coup, il vit une ombre derrière un mur. Il s'approcha et posa le canon de son flingue sur la tempe de la personne. C'était Joy.
_Hé, depuis quand tu menaces tes amis ? s'écria celle-ci.
_T'as vu quelqu'un ? demanda Largo.
_Non personne, mais il y a une porte qui a l'air de descendre à la cave. On y va ?
_Oui, je te suis. "
Joy entrouvrit prudemment la porte et descendit les escaliers, suivie de près par Largo. Arrivés en bas, ils ne virent aucune lumière. Ils continuèrent à avancer et arrivèrent devant une nouvelle porte. Joy colla son oreille contre la porte et comme elle n'entendait rien, elle pressa sur la poignée. La porte s'ouvrit sans bruit. Tout était sombre à l'intérieur. Joy se décida à appuyer sur l'interrupteur car ils auraient du mal à trouver des indices dans le noir. La lumière se fit.
" Plus un geste ! cria une voix. Jetez vos armes !
Largo et Joy aperçurent avec stupeur une groupe de 4 personnes les tenant en joue. Dans un coin gisait Simon inconscient. Ils s'exécutèrent.
_Mais, c'est Mary ! s'écria Joy en reconnaissant la jeune femme. Comment a-t-elle pu ?
_J'ai réussi à m'évader, expliqua celle-ci. Les policiers m'ont sous-estimée. J'ai tout de suite téléphoner à Jack pour le prévenir. Il m'a dit de rappliquer et on est tous descendus dans la cave pour vous attendre !
_Bon, et maintenant, annonça le dénommé Jack. M. Winch, vous n'avez plus qu'à signer ce papier attestant que vous me léguez la totalité de vos parts.
Largo aperçut Joy qui essayait d'approcher discrètement sa main de l'endroit où était son flingue de rechange. Il lui vint une idée.
_Jamais ! cria-t-il.
_Vous refusez ? demanda Jack. Parfait ! Abattez la jeune femme, ordonna-t-il à l'intention des deux homme armés.
_Attendez ! cria Largo. Je suis sûre que tous ici préfèreraient mourir plutôt que de voir le groupe W entre vos mains. Mais avant de mourir, je veux juste une faveur.
_Laquelle ? questionna Jack sur la défensive.
_J'aimerais juste pouvoir embrasser mon amie une dernière fois. C'est la seule chose que je vous demande.
Jack allait refuser mais Mary intervint :
_Laisse-les, Jack, c'est si touchant.
_Bon si vous voulez, grommela Jack, mais faites vite.
Joy regardait Largo d'un air très surpris. Elle se demandait ce qu'il lui prenait et se disait surtout que c'était pas trop le moment. Mais Largo la regarda avec insistance et elle comprit ce qu'il voulait tenter.
Elle s'approcha donc de Largo, passa ses mains autour de son cou et posa se lèvres sur les siennes. Pendant ce temps, tout en l'embrassant, Largo caressait le dos de Joy en se rapprochant de plus en plus de la ceinture, à l'endroit où était le flingue de Joy. Au moment où il allait sans saisir, il entendit quelqu'un hurler derrière son dos :
_Plus un geste ! tandis que les deux gardes armés s'effondraient. Il se retourna brusquement : c'était Kerensky. Il tenait en joue Jack et Mary.
_Comment as-tu su ? demanda Largo surpris.
_La police m'a téléphoné pour me dire que la femme s'était évadée et j'ai tout de suite rappliqué ici pressentant que vous alliez avoir des ennuis. Je suis arrivé juste à temps, non ? Encore que je me le demande : Vous n'aviez pas l'air de vous en faire !
_Détrompe-toi Kerensky, lui dit Largo en montrant le pistolet qu'il avait réussi à attraper. Regarde, on s'en serait peut-être sortis quand même.
_Non, j'y crois pas ! s'esclaffa Kerensky. Vous m'épaterez toujours !
Largo s'approcha de Simon.
_Ca va ! Il est juste sonné, annonça-t-il. Tiens d'ailleurs, il se réveille.
En effet, Simon ouvrait les yeux.
_Qu'est-ce que je suis content de vous voir, les amis !
_Nous aussi, tu nous as fait très peur, dit Largo. Allez viens, on rentre. Kerensky ? Tu te charges de ces deux zigotos ?
_Pas de problème ! et crois-moi ils ne vont pas s'échapper cette fois ! "
Bunker, 23 heures
Largo et Joy s'apprêtaient à aller se coucher quand Joy dit à Largo.
" La prochaine fois, t'essayeras de trouver un autre moyen !
_T'as raison, dit Largo pensif.
_Pourquoi ? demanda Joy, un peu vexée quand même car finalement ça lui avait bien plu.
Le visage de Largo s'éclaira d'un grand sourire :
_J'avais sous-estimé ton pouvoir de séduction et j'ai bien failli oublier que je devais prendre ton flingue !
Joy se sentit rougir mais elle haussa les épaules et sortit du bunker. Largo la regarda s'en aller en souriant et murmura :
_Tu peux toujours faire l'indifférente, petite Joy, mais quelque chose me dit que tu vas te rappeler ce baiser toute la nuit ! "


FIN
Et voilà! Ca vous a plu???