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USPICIONS Nina (part 2) |
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Appartement de largo, 10h40
Largo signait des papiers quand Simon arriva. Il fut d'abord étonné de le voir levé de si bon heure mais quand il vu l'ai énervé de Simon, il ne chercha même pas à plaisanter la dessus.
- Je démissionne.
- Qu - quoi ? Largo avait des yeux ahuris. Que se passait il dans la tête de son ami pour qu'il ..
- Largo j'en ai marre. Marre de toi, marre d'ici ! Je démissionne !
- Mais ..
- Tu vas me demander pourquoi ? hein c'est ca ! Pourquoi ?
Simon ne lui laissait pas le temps d'en placer une. Il était comme un lion, prêt à sauter sur sa proie.
- Ca y est tu t'es calmé ?
Largo venait de redéclencher la tempête. Certains mots n'étaient vraiment pas à dire quand Simon était dan cet état là, mais Largo manquait desfois de tact, surtout à 10 heures du matin !
- J'ai réfléchi toute la nuit et j'en peux plus. J'en ai marre de ce job, marre de cette ville ! Je démissionne je te dis ! Simon s'emportait rarement ainsi mais dès qu'il était lancé, il ne s'arrêtait plus ! De plus, il n'apportait aucun élément pouvant faire comprendre à Largo les raisons de cette décision.
- Et donne moi une bonne raison à ..
- Une bonne raison ! Tu veux une bonne raison ! La seule fille que je voulais ! Tu entends la seuls fille que je voulais, tu me l'as piquée, en voilà une de bonne raison ! Simon était lancé.
- Quoi ?
- T'as parfaitement compris !
- Tu démissionnes pour .. pour une fille ??!!
- Non pas pour une fille, pour cette fille ! et si je démissionne c'est que j'en ai marre de toi, monsieur perfection !
Jamais une bagarre entre Largo et Simon n'avait été si intense. Simon était sur le point d'exploser et Largo allait s'énerver d'une minute à l'autre. Ils avaient tellement haussé le ton qu'on les entendait du fond du couloir.
- Ah oui ? Et quelle est donc cette merveilleuse fille qui m'a permis de découvrir que ce que je considerai comme un mai n'étais autre qu'un .. Il s'arrêta net. Une idée venait de traverser son esprit. La seule fille qu'il côtoyait en ce moment était Joy .. Se pourrait il que ..
- Un quoi ?? Vas y te gène pas!! Simon poussait Largo à bout.
- Me dis pas que c'est Joy !! Largo avait saisi Simon par le coup et l'avait cloué contre le mur, prêt à l'étrangler. Mais Simon l'avait déjà repoussé. Ils commençaient à se battre quand Joy arriva.
- Eh !! Oh, vous foutez quoi ?
Les deux garçons ne s'arrêtaient pas. Simon saignait déjà du nez quand à Largo il venait de se prendre un sacré coup dans le ventre. Joy essaya de s'interposer.
- Joy, laisse nous c'est pas tes affaires.
Simon lui avait parlé méchamment, et elle n'aimait pas qu'on la traite ainsi. Il n'y avait qu'un moyen de les arrêter et elle le savait bien. Elle sortit son arme. Les garçons, passionnés par leur combat ne remarquèrent rien.
- Bon les mecs vous avez intérêt à vous calmer !
Ils ne prirent pas compte de sa requête. Joy appuya sur la détente, un bruit sourd se fit entendre [ BANG comme diraient certains ]. Les deux garçons se retournèrent et la regardèrent affolés.
- Mais t'es complètement malade ! Largo n'en revenait pas !
- T'aurais pu nous blesser ou qui sait nous tuer .. Simon réagissait comme si tout était normal, que rien n'avait changé entre lui et Largo.
- Non mais je vous jure, les femmes .. Bon Largo, tu viens on va boire un café !
Largo leva le sourcil droit. La crise de Simon était passée, la démission n'avait plus lieu d'être ! Largo se dirigea vers la porte, accompagné de Simon.
- Hep hep hep ! Joy retint Simon par le bras. Faut que je te parle toi ...
Elle avait été surprise par la scène, une minute plus tôt, ils étaient prêts à s'entre-tuer et maintenant ils se tenaient bras dessus, bras dessous ! Ah ces mecs ...
Largo était sorti les laissant tous les deux seuls. Joy regarda attentivement Simon et ne tourna pas autour du pot.
- J'ai deux questions pour toi et t'as intérêt à y répondre. Elle savait que de Simon, elle pouvait obtenir tout ce qu'elle voulait. Alors déjà pourquoi vous vous battiez toi et Largo? Et ensuite Qu'est ce que t'as fait à Maria pour qu'elle soit dans cet état ? Vas y .. A toi la parole. Elle le regardait droit dans les yeux, consciente qu'il ne pourrait que capituler.
- ....
Son regard se fit plus insistant. Simon était plus résistant que d'habitude.
- Un truc de mecs ..
- Et tu crois que tu va m'avoir comme ca mon ptit Simon ?
Elle se rapprocha de lui. Il ne disait plus rien. Ce n'était pas la peine, il ne lui dirai rien. Elle se leva donc et se dirigea vers chez Maria, elle devait être prête ..
GroupeW, 13h
Simon rattrapa Largo dans le couloir. Il devait s'excuser, son attitude avait été plus qu'idiote.
- Largo, attends!
Largo n'avait même pas pris la peine de s'arrêter. Il fonçait vers le bunker.
- Je suis désolé Largo j'aurai pas du mais ..
Largo s'arrêta net. Les excuses avaient toujours du mal à sortir de la bouche de Simon. Pour une fois qu'il s'excusait, il n'allait tout de même pas le couper dans son élan !
- C'est que .. Je me suis énervé bêtement, j'ai cru que toi et ..
Largo lui lança un regard interrogateur. Il allait enfin savoir pourquoi son ami était si excité et énervé depuis hier, enfin du moins si Simon se décidai à terminer sa phrase !
- Maria, j'ai cru que .. enfin tu vois..
Ca y est Largo avait fait le lien .. Le problème majeur de la vie de Simon se résumait en un mot : femmes. S'il avait pris le temps, il aurait tout de suite compris ce qui justifiait cette colère.
- Seule Joy compte.
Largo venait de remettre les pendules à l'heure. Il ne savait pas à quoi jouait Simon mais il voulait que son ami sache à quel point une seule et unique femme l'intéressait.
- Je sais.. Et j'ai été bête de penser .. enfin que ..
- C'est bon pas besoin d'en dire plus ! Une fois de plus t'as agit avant de réfléchir, ca change pas bien de d'habitude...
Largo adorait mettre Simon en boite. Celui ci répondait toujours à ses attaques et cela l'amusait. Il redevint plus sérieux.
- Maria n'est pas intéressée par moi ..
- Ah oui ? Et comment tu peux le savoir ?
- Qu'est ce que vous avez fait hier soir ?
Simon n'avait pas compris pourquoi Largo avait changé brutalement de sujet. Mais il lui expliqua sa soirée tout de même après tout, les potes ca sert à ca !
- Et c'est tout ??!! Largo s'étonna que son ami ne soit pas allé plus loin .. Après tout il était un expert dans l'art de draguer les filles !
- Oui. Elle est pas comme .. Pas comme les autres!
Ils s'étaient arrêtés devant la porte du bunker. Largo l'ouvrit.
- Tu ne lui a rien montré de tes intentions ! Tu m'étonnes qu'elle soit dans un sale état ! Le grand Simon n'a daigné lui montré ses sentiments ! La pauvre a du croire qu'elle ne t'intéressai pas. Toutes les filles qui t'intéressent finissent dans ton lit alors ..
- Ah oui parce que toi ...
Largo et Simon commençaient à se taquiner. Ca aurait pu durer longtemps, les conquêtes ils en avaient eu beaucoup... Mais dès qu'ils aperçurent Kerensky, tous deux se turent.
- On a un problème..
- Vu la gueule que tu fais, n'importe qui l'aurais compris ..
Mais Simon s'arrêta. Yorgi n'était visiblement pas d'humeur à plaisanter, ce qui affola un peu Largo. Il pensa tout de suite à Joy .. Se pourrait il que ..
- Qu'est ce qui passe Yorgi ? Le ton de Largo trahissait son angoisse.
- Voyez par vous même..
Kerensky leur montra un papier. Simon s'en saisit.
- Qu'est ce que c'est ? demanda Largo visiblement impatient
- Du courrier pour toi .. Kerensky avait retrouvé son petit air habituel.
- Et depuis quand tu ouvres mon ..
Il venait de lire le contenu du papier, enfin du moins c'est ce qu'il avait essayé de faire. C'était du russe ou quelque chose de ce genre, il n'y comprenait rien. Devant le regard interrogateur de Largo, Kerensky se décida à s'expliquer.
- En gros c'est une menace de mort..
- Et elle vient de qui ?? le coupa Largo.
- C'est le langage codé du KGB.
- Quoi ? Simon et Largo avaient parlé d'une seule voix.
- Je ne peux pas affirmer que cela vienne du KGB, c'est peut être un ex membre.. La seule chose que je peux te dire c'est que tu est en danger Largo...
- Mais pourquoi ?? Largo était abasourdi parce qu'il venait d'entendre.
- La est la question.. Apparemment, il est à New York. C'est tout ce que j'ai pu savoir .. Pas d'empreintes, pas de possibilité de trouver qui a écrit cela..
- Mais .. Largo ne savait plus du tout ou il en était. Avoir la Commission à dos c'était déjà quelque chose mais le KGB en plus !!
- Largo, pour ta sécurité, je pense que tu ne devrai pas aller au bal annuel demain ..
- Yorgi, je ne peux pas. Je dois y aller. De toute façon, ils ne tenteront rien tout de suite. N'est ce pas ?
- Tu ne connais pas le KGB Largo ...
- Bon j'ai conseil d'administration dans .. oups ca a du commencer .. Je dois filer. Trouve ce que tu peux Yorgi!
Largo se retourna et fila vers la salle où se réunissait le Conseil. Une fois de plus, il allait être fraîchement accueilli ..
Appartement de Maria, 16h
Après avoir passé la matinée et le début d'après midi à faire les boutiques, les deux filles étaient enfin revenues, les bras chargés de paquets. Pendant ces quelques heures, elles avaient totalement oublié leur job et tout ce qu'il entraînai. Elles avaient juste fait les boutiques, comme n'importe quelles amies le feraient.
Maria posa ses paquets à terre, sortit ses clés et ouvrit la porte.
- Tu veux rentrer ?
Elle s'était retournée vers Joy, qui n'avait toujours pas perdu son magnifique sourire depuis ce matin.
- Non c'est bon .. Je crois que je vais aller faire un tour du coté du bunker pour voir ce qui se passe ..
Elle tournait déjà le dos quand Maria lui cria.
- Attends ! Je t'accompagne !
Bunker, 16h10
Quand Maria et Joy entrèrent, Simon et Yorgi étaient en plein travail. Dès qu'ils les aperçurent, ils levèrent le nez de leurs écrans et leur expliquèrent brièvement la situation.
Les filles, après avoir passé une après midi tout à fait normale se retrouvèrent à nouveau plongées dans leur monde, fait d'espions et d'assassins..
- Ca ne ressemble pas au KGB. Joy venait de donner son avis. Ayant travaillé à la CIA, elle était la mieux placé pour repérer ce genre de petits détails. Le KGB n'aurait jamais envoyé de lettre, il étaient plus discrets!
- Alors qui ? Kerensky aurait aimé trouver la réponse avant Joy, après tout c'était lui l'ex agent du KGB.
- Commission Adriatique peut être .. Maria n'était pas très sure d'elle, surtout qu'en donnant son avis, elle entrait sur le champ de bataille des deux ex agents.
- Sans doute. Du moins, ce quelqu'un a du faire partie du KGB, puisqu'il connaît le langage codé ..
- Oui mais ca ne nous mène pas bien loin ... Simon venait enfin de prendre la parole. Il n'aimait pas intervenir quand Joy et Yorgi rivalisaient ainsi. Joy le fusilla du regard. Elle n'avait sans doute pas aimé qu'on lui dise que sa réflexion ne servait à rien.
- Le type a voulu nous mener sur une fausse piste. Il veut qu'on cherche un agent du KGB actuel.
- Et donc si on veut le trouver il faut chercher dans les ex agents .. Joy et Kerensky, quand ils le voulaient, formaient une bonne équipe.
- Mais dans quel but ? Maria avait toujours le chic pour poser la question sans réponse, ce qui énervait Yorgi.
- Peut être fait il partie de la Commission .. Joy réfléchissait à haute voix
- Ou peut être a t il simplement une dent contre Largo .. Simon avait dit ca sur le ton de la rigolade, ce qui lui avait à nouveau valu deux regards noirs. Maria quand à elle, avait souri. Elle savait que s'entre-tuer ne ferait rien avancer ..
La liste des ex agents du KGB était longue .. Il leur aurait fallu du temps pour tous les passer en revue. Mais par chance, la plupart était morts ou en prison, ce qui limita la liste des suspects. Kerensky passa toute la nuit à travailler dessus, éliminant des agents au fur et à mesure. Pirater le site du KGB n'avait pas été un problème pour lui, mais trouver ce foutu agent lui serait plus dur .. Il en élimina encore deux, un qui venait d'être assassiné et un autre, qui était parti avant que le KGB ait mis en place ses messages codés.
Joy, Maria et Simon étaient partis depuis bientôt deux heures. Simon avait décidé de dormir chez Largo, au cas où et les deux filles étaient rentrées dans leurs appartements respectifs. Lui était resté la, à travailler. Il avait réussi à en éliminer la plupart, seuls 11 agents figuraient encore sur sa liste. Là, il ne pouvait plus rien faire .. Il avait éliminé tous ceux qu'il pouvait.. Il se décida donc à sortir le casier de chacun ainsi qu'une photo qui serait bien utile pour les repérer si jamais l'idée leur prenait de se pointer demain à la réception.. Il posa les feuilles qu'il tenait dans sa main, persuadé qu'un détail lui avait échappé.
Il ferma les yeux.. Qu'est ce que cela pouvait il bien être ??!! Les invitations !! Il fallait des invitations pour rentrer au bal.. Sans invitation, rien n'était possible. Il vérifia donc si des noms russes figuraient dans la liste des invités. Bien sur, les types avaient du être assez malins pour se trouver un pseudonyme ! Aucun nom russe ne figurait sur la liste. Il était 2 heures du matin. Il lui restait assez de temps pour vérifier le casier et les photos de chaque invité.
Bunker, 10h
Joy venait d'entrer. Elle n'avait pas vu que Kerensky dormait.
- Alors t'as trouvé quoi ?
Il leva le nez de son clavier et reprit les lunettes qu'il avait posé à coté de sa tasse à café.
- Je les tiens.
Joy émit un sifflement d'admiration. Yorgi était vraiment doué.
Il lui expliqua alors comment il avait procédé, de la recherche des ex agents du KGB , à l'étude des invitations. Elle le regardait d'un air admiratif.
- Et tu comptes faire quoi ?
- Bloquer leurs entrées et les interroger une fois qu'on les aura chopés.
- OK je m'en charge.
- Non, c'est bon .. Profitez de votre soirée! Les gars de la sécurité s'en chargeront et je surveillerai ca du coin de l'œil.
- T'es sur ? Joy hésitai. D'un coté, elle voulait profiter de cette soirée qui s'annonçait déjà merveilleuse. Mais de l'autre, elle ne voulait pas que Kerensky se tape tout le boulot. Ca ne serait pas très compliqué mais bon ..
- T'inquiète pas .. Si ca tourne mal, Maria et toi rappliquerez, c'est tout ce que je demande.
- D'accord. Merci.
Elle le regarda à nouveau. Il était confiant et serein.
- Va dire à Largo que tout va bien, que c'est réglé !
- Ok, j'y fonce.
Aussitôt dit, aussitôt fait. Joy se retrouva dans les couloirs du groupe W.
Appartement de Joy, 19h30
On frappa à la porte. Joy était en train de mettre les boucles d'oreilles qu'elle avait achetées la veille. D'une main, elle ouvrit la poignée. Quelle ne fut pas sa surprise d'apercevoir Largo dans l'entrebaillement.
- J'ai pensé qu'on aurait pu y aller ensemble ..
Il avait dit ca d'un ton charmeur qui aurait pu faire craquer n'importe quelle fille [ moi la première ] .
- Mais t'es complètement fou ! Ce n'était pas vraiment la réponse que Largo attendait. T'aurais pu te faire tuer! T'as pensé à la lettre de menaces !
- Calme toi Simon est venu avec moi.
D'un coup Joy s'était apaisée. Elle sourit.
- Toujours professionnelle à ce que je vois.. T'as besoin d'aide ? Il la voyait essayer en vain de mettre sa boucle d'oreille.
- Non c'est bon. J'y arriverai toute seule.
Il l'observa quelques secondes. Elle n'y arrivai toujours pas.
- Attends je vais t'aider..
Il s'approcha d'elle, ne lui laissant même pas le temps de refuser. Il pouvait sentir son souffle contre lui. Ils étaient si proches. Ca y est, la boucle d'oreille ornait l'oreille de Joy. Mais il ne bougea pas. Si près d'elle, il était bien. Il la regarda dans les yeux, s'approchant lentement. Elle non plus ne bougeait pas. Il se pencha pour l'embrasser. Ses lèvres touchèrent celles de Joy. Mais ce ne fut qu'un bref instant de bonheur. Joy se décolla de son étreinte et sans rien dire se dirigea vers sa salle de bain.
Quelques minutes plus tard, elle en sortit, maquillée et coiffée. Elle était encore plus belle qu'auparavant. De plus la robe qu'elle portait lui allait s bien ! C'était une robe toute simple, une robe bustier noir, fendue mais elle la mettait en valeur. Joy était toujours belle aux yeux de Largo mais la ...
- Vous faites quoi ? On vous attends !
Simon venait de passer la tête à travers la porte.
Salle de Bal, 20 h
Quand les trois amis arrivèrent, Maria était déjà la. Elle était radieuse. Ses cheveux remontées laissaient échapper quelques mèches rebelles qui tombaient si bien sur ses épaules. Sa robe grenat, mettait merveilleusement bien en valeur ses atouts et Simon ne mit pas une seconde pour le remarquer.
- Eh ! Elle s'approchait du petit groupe.
Joy sourit. Finalement, elle l'aimait bien cette petite Maria. Elle n'eut pas le temps de dire un mot, Largo allait commencer son discours. Il se dirigea vers le micro et raconta le bla bla habituel [ je vous passe les détails ]. Une fois fini, toute la salle applaudit et une musique se fit entendre. Largo prit Joy par le bras.
- Charmante demoiselle, auriez vous l'amabilité de m'accorder cette danse ?
Joy sourit, et Largo aimait tant la voir ainsi. Il la mena jusqu'à la piste et ils se mirent à danser. On ne voyait qu'eux. Le couple brillait par sa complicité, sa prestance et sa grâce.
- bon ben tu danses ?
Simon n'avait pas le même tact avec les femmes. Il regarda maria et la prit par la main.
- Ok.
Maria n'avait pas les talents de danseuse de Joy, mais elle dégageait un charme certain et Simon n'y était pas indifférent.
22h50
Maria en avait déjà marre de danser. Les valses et tout ca ne faisaient pas partie de son répertoire. Ca changeait des soirées qu'elle passait en discothèque !! Elle se décida donc à aller prendre l'air sur la terrasse. Le nombre d'invités était impressionnant. Elle avait eu beaucoup de mal à se frayer un chemin jusqu'à la sortie.
Dehors il ne faisait pas chaud. Elle se mit à trembler. Dans son Italie natale, le temps était quand même plus clément!
Elle entendit quelqu'un marcher derrière elle. Sans doute un invité.. Encore un ! De toute façon, il n'y avait que cela ici ! Elle sentit qu'on posait quelque chose sur ses épaules. Elle se retourna. Simon était la.
- J'ai eu peur que tu n'aies froid.
La veste que Simon lui avait donnée sentait bon son parfum. Elle se sentait bien.
- Alors ? Pourquoi tu t'isoles ?
- C'est pas vraiment mon style de musique si tu vois ce que je veux dire ...
Simon sourit à son tour.
- Moi non plus . Mais bon, les membres du conseil aimaient ca.
Ils se mirent tous deux à rire. Une fois calmés, plus un mot ne sortit de leur bouche. Ils regardaient New York, New York de nuit.
- Tu sais pour hier ..
Simon avait rompu le silence. Il avait besoin d'être fixé et c'est ce qu'il allait faire !
- Attends Simon je dois t'avouer quelque chose ..
Ils étaient tous les deux, un peu confus, hésitants à parler.
Ils entendirent un rire derrière eux. Joy et Largo venait de sortir prendre l'air également.
- Oups désolés.. On savait pas que c'était déjà pris.
Largo n'avait pas trop bu, mais il paraissait beaucoup plus joyeux que d'habitude. Sans doute, danser avec Joy l'avait mis dans cet état !
Les deux couples se fixèrent pendant un moment, sans échanger un mot. Puis Joy s'approcha de Largo et lui chuchota quelque chose à l'oreille. Ils rentrèrent après avoir salué Simon et Maria.
- On en était ou ? Simon parla tout de suite, il ne voulait pas qu'un silence s'installe entre eux.
- Je crois qu'on en était à ca ..
Maria s'était décidée. Après tout un refus ne la tuerai pas. Elle s'approcha lentement de Simon, comme si le moindre petit mouvement de travers pouvait tout gâcher. Ses lèvres frôlèrent celles de Simon une première fois. Pendant ces quelques secondes, elle n'avait pas lâché Simon des yeux. Et tout a coup, elle recula. Elle s'était mise à douter. Ce n'était pas la peine, pourquoi avait elle été si bête pour y croire ! Elle se retourna, elle ne voulait pas voir la réaction de Simon. Jouer les femmes fatales ne lui ressemblait pas, ce n'était pas elle. Elle, elle était tout le contraire, fragile et peu sure d'elle.
Simon ne comprenais pas la réaction qu'avait eu Maria. Il n'arrivait pas à l'expliquer. Il s'approcha d'elle lentement, puis la pris dans ses bras. Elle lui tournait le dos mais il pouvait sentir qu'elle n'allais pas vraiment bien. Il la tourna vers elle. Maintenant, il pouvait apercevoir son visage. La jeune fille pleurait. Simon posa sa main sur sa joue, essuyant les larmes qui coulaient des splendides yeux de la jeune fille. Il la serra contre lui, comme pour la protéger. Elle avait cessée de pleurer, mais il ne la lâcha pas, non il était bien avec elle. Elle leva la tête, regardant Simon de ses yeux encore mouillés. Leurs visages se touchaient presque tellement ils étaient proches, Il baissa un peu la tête. Ses lèvres touchaient maintenant celles de la jeune fille. Elle passa ses mains autour de son cou, et ils restèrent là, trop heureux de s'être enfin trouvés. A bout de souffle, ils se séparèrent.
23 h
- On aura tout vu !
Laro et Joy s'étaient assis en haut de l'escalier. Ils savaient qu'ils devaient laisser Maria et Simon, seuls. Du coup, fatigués de danser, ils avaient cherché un autre coin tranquille, pour se reposer et discuter un peu. Après avoir serré quelques mains, Largo avait finalement décidé de s'asseoir en haut de l'escalier principal en marbre. De là, ils surplombaient toute la salle de danse.
Largo souri. Joy était vraiment formidable, c'est une femme comme ca qu'il lui fallait.
Une femme monta les escaliers. Elle était assez belle, blonde aux cheveux longs et aux yeux d'un bleu pur. Elle fixait Largo. Joy fut étonné. A son passage Largo n'avait même pas détourné la tête.
- T'as une touche.
Il regarda Joy attentivement.
- Joy je t'ai déjà dis que tu étais la seule femme qui m'intéressai.
Il avait dit ca sans hésiter, comme un automatisme.
Il lui pris la main. Elle ne le repoussa pas. Il avait besoin de la sentir près de lui, de la toucher, de l'aimer.. Cela faisait déjà quelques mois qu'elle l'avait laissé et depuis il n'avait pas réussi à être à nouveau heureux. Il se pencha pour l'embrasser. Il avait besoin de la sentir près de lui. Elle posa sa main sur ses lèvres.
- Largo, du temps. J'ai besoin de temps...
- Mais ..
Il n'eut pas le temps d'en dire plus, le téléphone de Joy sonna. C'était Kerensky. Il n'avait toujours pas aperçu les deux ex agents du KGB. Il lui demandai de garder Largo près d'elle, de ne pas le quitter des yeux.
23h20
Kerensky était toujours devant la porte, discutant avec les agents de la sécurité pour faire passer le temps. Il venait de téléphoner à Joy, pour la prévenir, au cas où..
Il avait le dos tourné quand deux types arrivèrent. Ils étaient vraiment costauds et parlaient avec un léger accent russe. Ils donnèrent leurs invitations. Kerensky les reconnut tout de suite, c'étaient eux. Il n'eut pas de mal à les maîtriser. Une fois cela fait, il demanda aux types de la sécurité de prévenir Joy et Maria. Il resta donc seul avec ses deux prisonniers. Il ne pouvait pas les amener aux bunker, c'était trop dangereux. Il décida donc de les faire descendre au parking. A cette heure la, il était désert.
- Pour qui travaillez vous ?
Il avait assommé un des types, pour plus de sécurité. Il menaçait maintenant le deuxième de son arme.
- Je ne ferai pas ca si j'étais toi ..
- Ah oui et qu'est ce qui va m'en empêcher ? Il était prêt à appuyer sur la détente.
- Nous avons Nina... Il sourit. Un sourire sadique.
Suite: Déroute
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