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NE AUTRE SUITE DE RESSURETION |
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| Note de l'auteur: Soyez indulgents, c'est la première fois que je rédige une fictions aussi longue en français (finalement, le vocabulaire
technique du boulot, c'est plus facile que des sentiments ou des dialogues, croyez moi !!!). J'espère ne pas trahir
l'esprit des personnages. J'attends vos feedbacks avec impatience. |
Aéroport de Montréal Zone de transit n°3
"C'est trop tard, c'est ma faute, je l'ai tuée. Mais pourquoi je ne l'ai pas écoutée ? Quel con !!" ne cessait de se répéter Largo en serrant Joy dans ses bras.
Chaque fois que son regard croisait celui de Simon, il y voyait le reflet de son propre désespoir. Simon, l'éternel bouffon, amateur de bonnes blagues et de rigolade dans un tel état, c'était peut être la pire des confirmations : Joy les avait bel et bien lâché.
Pourtant, comme à travers une espèce de brouillard, Largo vit les ambulanciers s'avancer, les repousser, Simon et lui, sans ménagement et s'activer à toute vitesse autour de ce qu'il croyait être le corps sans vie de Joy.
Ambulancier1 : "Elle est en arrêt, je commence le massage, débrouillez vous pour clamper les plaies"
Ambulancier2 : "On peut pas, elle est en plein hémorragie, il y a tellement de sang que je ne les trouve même pas…"
Ambulancier1 : "Continuez le massage" dit il en se relevant
"Hé, vous connaissez son groupe sanguin ?" fit il en s'approchant de Largo et Simon. Ceux-ci se regardèrent hébétés. Son groupe sanguin… Ils en savaient finalement si peu sur elle. Ils secouèrent négativement la tête.
"Bon on va se débrouiller. Sheryl, appelez l'hôpital, dites leur de trouver tout ce qu'il peuvent comme O nég."
Pendant ce temps, le second ambulancier avait intubé Joy et était parvenu, avec l'aide du reste de l'équipe, à la stabiliser : son cœur était reparti mais elle perdait toujours beaucoup de sang.
Ambulancier1 : "A mon compte, on la soulève et on l'embarque. De toute façon, on ne pourra pas faire mieux ici. 1, 2, 3, Doucement."
Il firent passer le brancard dans l'ambulance et démarrèrent en trombe laissant là Largo, Simon, et la meute de policiers qui étaient arrivée sur les lieux.Après quelques secondes, Simon réagit le premier.
"Largo, on y va, on les suit" Le jeune homme ne bougeait pas comme pétrifié, l'air hagard. Seules les larmes qui coulaient sur ses joues attestaient qu'il était en vie. Simon le saisit par les épaules et le secoua.
"Bouges toi Largo, on y va. On sert à rien, ici !!"C'est ce moment que choisit un des policiers pour s'approcher
"Messieurs, j'aurais besoin de vos dépositions…" Avant qu'il puisse finir sa phrase, Simon s'était retourné, l'air hargneux. Cà y est, il avait enfin quelqu'un sur qui déverser sa colère et son angoisse.
"Mais vous voyez pas qu'il y a plus urgent : j'ai une amie dans une ambulance entre la vie et la mort et mon meilleur pote est devenue aussi vif que… qu'un… qu'une… écumoire Alors votre déposition, vous pouvez en faire des confettis ou n'importe quoi d'autre d'ailleurs, j'en ai rien à foutre !!!"
Devant l'air compréhensif et navré du flic, sa colère retomba comme un soufflé :
"Désolé," grommela-t-il ça ne va très fort. On peut pas voir ça plus tard ?"
"Si, si vous préférez, laissez moi un numéro où vous joindre."
Simon sortit de sa poche une carte de visite du groupe W et la lui tendit.
"Merci et bon courage" dit le policier en s'éloignant . Le flic partit, Simon attrapa Largo par le bras et le força à se lever. "Allez, cette fois, on fonce à l'hôpital… Largo, réagit, bon sang !"
Hôpital
Les ambulanciers se précipitèrent dans le service des urgences.
Médecin : "Qu'est ce qu'on a ?"
Ambulancier1 "Elle s'appelle Joy Arden, 25 à 30 ans. Blessée lors d'une fusillade. Plusieurs plaies par balles, au moins trois dont une au thorax et une à l'abdomen. Celle à l'épaule ne semble pas avoir touché l'artère sous-clavière. On a eu du mal à maîtriser l'hémorragie et elle a perdu beaucoup de sang. Quand on l'a récupérée, elle était en arrêt cardiaque depuis à peu près deux minutes. Dans l'ambulance, elle a fait deux arrêts respiratoires, on n'a pas vraiment pu la stabiliser et sa TA est très basse. En plus, en tombant, son crâne semble avoir heurté la dalle en béton mais on n'a pas vraiment eu le temps de s'en occuper."
Médecin : "OK, on s'en charge" et il disparut avec Joy dans l'une des salle de soin.
Les deux ambulanciers se regardèrent : "Quelle journée de merde, s'ils la récupèrent, ils auront mérité une médaille".
Salle de soins
Médecin1 : "Et bien, c'est pas brillant. On lui passe 1 mg d'atropine et 4 CC d'adré. Prévenez la chirurgie. Dès qu'elle est stable, on la passe au bloc."
Médecin2 : "Merde, le poumon gauche est perforé. Je ne vois pas si l'aorte est touchée."
Médecin1 : "Bon, une bonne nouvelle, j'ai réussi à stopper l'hémorragie abdominale. Il n'y a pas d'organe vital de touché. Pour moi, c'est OK."
Médecin2 : "Alors on la monte en chir. Carol, ils sont prévenus ?"
Carol : "Pas de problème, ils l'attendent".
Pendant ce temps, L et S étaient arrivés à l'hôpital et S faisait les 100 pas à l'accueil :
"Mais vous ne pouvez ni me dire ou elle est, ni ce qu elle a ? Rassurez moi, vous n'êtes pas paye quand même, pour ce job ????"
"Ecoutez, je sais seulement qu'elle est passée par les urgences et que maintenant elle est au bloc opératoire. Il faut attendre." Répéta aimablement la jeune femme de l'accueil, qui en temps normal, aurait eu droit à des avances de Simon.
"Attendre, attendre… Mais je rêve !!! Vous voyez pas qu'on n'en pleut plus d'attendre !!!"Vociféra Simon. Et il se remit à tourner en rond.
Plus tard…
Simon avait enfin fini par s'asseoir. Il avait vainement tenté de sortir L de son abattement.
"Tu veux un café"
Blanc
"Non, ça va" fit L sans même lever les yeux.
Quand le médecin arriva, les deux amis étaient plongés dans un silence pesant :
"Messieurs, Mademoiselle Arden est sortie du bloc…"
"Alors" réagit instantanément L.
"Et bien, je ne vous cacherais pas qu'on a eu du mal et q'elle est encore dans un état critique. Les prochaines heures vont être décisives."
"Qu'est ce qu'elle a ?" Articula L avec difficulté.
"Et bien, d'abord, elle a eu un poumon perforé par une balle. On a risqué l'embolie, mais il n'y a plus de risque majeur de ce côté. Par contre, elle a un traumatisme crânien important. En fait, pour faire simple, elle a un hématome intracrânien. Le sang comprime son cerveau."
"Qu'est ce que vous allez faire" demanda S.
"Pour le moment attendre. Il se peut que l'hématome disparaisse de lui même dans les prochains jours. Sinon, il faudra sans doute pratiquer une ponction pour le résorber."
"Est-ce qu'elle souffre ?"intervint Largo d'une voix faible.
"On l'a mise sous sédatif et apparemment, la douleur reste supportable. Quand elle se réveillera, on la mettra sans doute sous morphine."
"Et elle se réveillera quand ?" ajouta Simon soudain plein d'espoir.
"Aucune idée, ça va dépendre de l'évolution de sa pression intracrânienne."
Un grand blanc suivit cette sortie du médecin
"On peut la voir" réagit Simon.
"Je vous y emmène, suivez-moi" répondit le médecin.
Arrivés devant la chambre, le médecin les avertit :
"N'hésitez pas à lui parler, je ne peux pas vous assurer qu'elle vous entende mais dans le doute…"
Anxieux, les deux mis poussèrent la porte. Le choc qu'ils éprouvèrent en apercevant Joy est difficilement descriptible. Sa peau était tellement pâle qu'elle tranchait à peine sur le blanc des draps. Seuls le léger soulèvement de sa poitrine et le bip régulier du moniteur témoignaient que son cœur battait et qu'elle respirait.
"C'est pas Joy, c'est pas possible…Joy, elle est pleine de vie, toujours en mouvement. Elle rit, elle râle, mais elle réagit toujours !" Murmura Largo atterré.
Simon s'approcha du lit et prit la main de Joy dans les siennes.
"Tu sais que tu nous a fichu une sacrée trouille ? Refais jamais ça, hein, on va vieillir avant l'âge, nous…" fit il avec un sourire forcé.
Un silence pesant suivi.
Les deux hommes restèrent plusieurs heures auprès de Joy, attendant le passage du médecin. Simon essaya d'engager la conversation avec son ami.
"Tu sais, Largo, ça va aller. Elle est bien plus forte que nous. Et puis, elle va forcément se réveiller… Ne serait ce que pour t'engueuler pour ne pas lui avoir obéi quand elle t'a dit de partir !"
"Arrête ça Simon, on sait tout les deux que ça va pas." Rugit Largo. Et il sortit en claquant la prote.
"Pff, quelle plaie ce Largo des fois. T'as intérêt à vite te réveiller ma belle parce que je ne suis pas sur d'arriver à la supporter tout seul longtemps. Si encore j'avais Kerensky sous la main…" fit Simon à l'adresse de Joy en se levant.
Il embrassa tendrement la jeune femme sur la joue et reposa sa main qu'il n'avait pas lâché.
"Je reviens, attends moi pour te réveiller. Je suis sur que tu ne va déjà pas apprécier de te retrouver là. Si en plus tu t'y retrouves toute seule, t'es bien capable de te lever et de filer."
Il sortit dans le couloir à la recherche de Largo. Celui ci était sorti du bâtiment pour téléphoner. Quand Simon s'approcha, Largo parlait avec Dianna.
"Je vais me débrouiller… Ne t"inquiète pas…Mais non… Si, j'arrive dès que je peux… Moi aussi, je t'embrasse."
'tu vas rentrer à New- York ?"fit Simon surpris
"C'est quoi ce message de Kerensky ?" Rétorqua Largo sans prêter la moindre attention à la question de Simon.
"Ouais, ben, j'ai pas eu le temps de t'en parler. Il semblerait que notre manque de confiance ait brisé son petit cœur sensible d'ex agent du KGB." Fit Simon mi-amer, mi-coupable. Il sentait bien que, dans cette histoire, il n'était pas tout à fait blanc comme neige.
"je vais rentrer" dit Largo d'un ton plus que décidé. C'était sa première véritable affirmation depuis la fusillade et son regard semblait avoir retrouvé un semblant de vivacité.
"J'te d'mandes pardon ???" dit Simon estomaqué.
"Je pars pour NewYork tout de suite"
"Tu as la mémoire courte ou tu as pété un plomb ? Je te rappelle que Joy est là haut, deux étagez au dessus et qu'on ne sait même pas si elle va s'en tirer et tu veux partir ??!! Mais t'es dingues ou quoi ?" jeta S à la fois ahuri et en colère.
"Ecoute, il faut que je retrouves Nério, Diana et Jack on été menacés et il faut que je rattrape tes boulettes avec Kerensky" dit Largo qui commençait, lui aussi à s'énerver.
"Alors attends, je reprends point par point la somme des âneries que tu viens de me débiter. " Fit Simon d'un ton dangereusement calme.
"Premièrement, tu dois retrouver Nério, dis tu . je te signale que sans l'équipe, tu as 90% des chances d'y rester. Et dans ce cas, j'aime autant te dire que je préfère t'étrangler de mes mains ! merde, Joy a failli y laisser sa peau pour que tu gardes la tienne, tu veux que ça ne serve à rien ? ensuite, Dianna a été menacée. Et alors, elle ne peut pas être plus en sécurité que loin de toi et dans le building du groupe. Et puis, elle savait ce qu'elle risquait en te courant après…"
"Simon, je t'interd…'tenta Largo
"La ferme, tu me laisses finir" cracha Simon cette fois réellement hors de lui." C'est vrai, quoi, d, personne ne lui a demandé de revenir. D'ailleurs, tu n'as pas remarqué que tout va de travers depuis qu'elle est dans nos pattes ? et puis, pour Kerensky, je te signale que même si ça fait un moment que mes relations avec lui étaient tendues, je n'était pas le seul et on était tous les trois d'accord pour le mettre sur la touche. Alors maintenant, tu arrêtes deux secondes tes conneries, et on pense avant tout à Joy !!"
"A Joy, dis tu à oui, et tu crois que je vais supporter de rester là à la regarder sans rien pouvoir faire, sans même savoir si elle va s'en tirer. C'est au dessus de mes forces." Hurla Largo au comble de la colère.
"Va te faire foutre, Largo, tu n'es qu'un foutu égoïste et un lâche. Et ben, c'est ça rentre à New York retrouver ta pouf et fais toi trouer la peau par la commission. Moi je reste avec Joy. Elle au moins c'est une amie. Tu ne la mérites pas Largo et tu t'en rendras compte trop tard !!'
Simon tourna les talons et entra dans le bâtiment fou de rage "Quel crétin, ce Largo. Il ne se rend pas compte qu'il est en train de se couper de tous ses appuis. Et laisser tomber Joy comme ça, c'est pas possible. Je pensais qu'il la comprenait un peu mieux que ça quand même." Pensait-il en traversant les couloirs pour rejoindre la chambre de la jeune femme.
Toujours à la même place, Largo ressortit son portable
"Jerry…Préparez le jet… Je serais là dans une demi heure… Aucune importance… Et bien débrouillez vous !" Fit il d'un ton inhabituellement cassant.
Il se sentait particulièrement mal : ça arrivait rarement que Simon et lui se disputent violemment, même s'ils passaient leur temps à se chamailler. Et quand ça arrivait, comme ni l'un ni l'autre n'était très rancunier, c'était vite oublié. Mais là, c'était différent. Largo sentait que quelque chose s'était cassé. Il se sentait vraiment seul : entre Joy sur son lit d'hôpital (il essayait de repousser cette image qui le faisait se sentir terriblement coupable), Simon furieux et Kerensky disparu il ne savait pas où…En fait, cela faisait beaucoup pour une seule journée. Tout s'écroulait autour de lui. Finalement dans cette tourmente, seule Diana restait là, égale à elle même. Elle au moins, elle ne lui reprocherait rien : elle se contenterait de lui ouvrir ses bras. Il avait hâte d'être à New-York, de la serrer contre lui. A bien y réfléchir, il ne l'aimait pas, du moins pas plus qu'une amie très chère mais bon, cela suffirait. Elle apporterait un peu de stabilité à son présent un peu trop mouvementé.
Chambre de Joy
La jeune femme n'avait pas fait un seul mouvement. Simon poussa un long soupir et se rassit à côté d'elle. Il se souvint alors que le médecin avait conseillé de parler à Joy, alors il commença à monologuer. Il s'adressait à elle comme si elle pouvait lui répondre. En fait, le son de sa voix le faisait se sentir moins seul.
"Je ne sais vraiment pas ce que tu trouves à Largo. Depuis quelques temps, il se conduit comme le dernier des derniers, surtout avec toi. Il ne voit que l'autre idiote décérébrée. Il suffit qu'elle entre dans une pièce pour que se hormones lui dictent sa conduite… Bon, OK, j'arrête, je vois d'ici le regard noir et la remarque bien sentie auxquels j'aurais droit si tu pouvais parler.
Un court silence s'ensuivit.
"Quand même" reprit il "C'est bizarre ces fuites. Si on récapitule, on sait tous les deux que ce n'est aucune de nous quatre. Entre nous d'ailleurs, on s'est bien planté avec Kerensky. Ca ne peut pas être lui. Même si j'ai du mal à le cerner, je ne le crois pas de mèche avec la commission : il n'est motivé ni par le pouvoir ni par l'argent. Et puis… je crois qu'au fond, il se trouve bien avec nous, même s'il préférerait se faire arracher la langue plutôt que de l'admettre… Mais qui alors ? Diana ? Elle est pas très claire, mais je ne crois pas qu'elle voudrait se débarrasser de Largo, à vrai dire, elle aurait plutôt tendance à être un peu crampon ! Quelle poisse que tu ne puisses pas m'aider, tu as un sixième sens pour voir des complots partout, la ça nous serait bien utile…"Termina t il en regardant Joy avec tendresse.
Peu de temps après, Simon s'endormit, la main de Joy toujours dans la sienne.
Pendant ce temps, Largo était arrivé à NY. Il pénétra dan le building plongé dans ses pensées moroses, sans un regard pour le personnel de l'accueil, et prit la direction du bunker. Dans l'ascenseur, il retrouva Sullivan.
"Largo, vous êtes rentré seul ?" dit il surpris.
"Oui, Simon est resté à Montréal avec Joy. Elle a … elle a été blessée… gravement lors d'une fusillade à l'aéroport. La commission savait qu'on arrivait. Il y a eu une fuite."
"Et vous n'êtes pas resté ?" s'étonna Sullivan.
"Oh, vous n'allez pas vous y mettre aussi John. Je ne suis d'aucune utilité là bas."
"Très bien, très bien… Je suppose que je préside la réunion du conseil aujourd'hui ?"
"Oui, merci John. Je ne sais pas ce que je ferais si vous aussi b=vous me laissiez tomber !" répondit Largo radouci.
L'ascenseur s'arrêta et les deux hommes en sortirent. Sullivan pris la direction de la salle du conseil, prêt à affronter "la meute" et Largo poursuivit son chemin en direction du Bunker.
En passant la porte, il fut abasourdi pas le désordre qui régnait : café renversé, tables et chaises repoussés n'importe comment et surtout… la totalité des écrans NOIRS. Depuis l'installation de leur QG au bunker, ça n'était jamais arrivé. Il essaya de relancer le PC de Georgi et se rendit compte qu'il ne pouvait rien faire : le russe avait tout formaté.
"Ah, c'est comme ça, et bien, on va voir. Mon vieux Kerensky, crois moi, tu vas revenir arranger ça et me filer un coup de main où je te jure que je remets la guerre froide au goût du jour et que je te pourris le reste de la vie de la pire des façons !!" Menaça t il.
Il sortit en trombe du bunker et croisa Marissa à qui il ne prêta aucune attention. Celle ci semblait particulièrement surprise de la voir là.
Chambre de Joy
Le bruit de la porte qui s'ouvrait réveilla Simon. Il faut instantanément sur ses gardes : il était arrivé tellement de choses depuis quelques temps… Ce n'était que le médecin.
"M. Ovronnaz, l'heure des visites est passée, il faudrait partir.
"Ecoutez Docteur, Joy est toute seule ici, elle m'a dit une fois que si quelque chose lui arrivait, il n'y avait personne à prévenir alors, s'il vous plait laissez moi rester près d'elle". Demanda Simon.
"Bon, je vais arranger ça avec le personnel de garde. Elle a de la chance d'avoir un ami comme vous." Répondit le médecin.
"C'est à elle qu'il faudrait le dire. Je ne suis pas sue qu'elle en soit convaincue." Fit Simon un peu amer.
Le médecin fixait avec attention les appareils de surveillance qui entouraient Joy.
"Comment elle va ?" demanda S soudain inquiet.
"C'est assez surprenant, mais on dirait que ça s'arrange plutôt plus vite que prévu. Elle pourrait même se réveiller d'ici peu, en fait."
"C'est vrai ! Pfff, c'est bien la première bonne nouvelle de cette foutue journée." Fit S soulagé avec un grand sourire.
"Bon courage, et essayez de vous reposer, vous avez une sale tête. "ajouta le médecin en sortant.
"Merci docteur, je vais aller me repoudrer le nez et ça ira mieux."plaisanta S qui se sentait allégé d'un grand poids.
Il fut sur le point d'attraper son téléphone pour appeler Largo mais renonça. Après tout, puisqu'il était assez goujat pour laisser tomber J, il ne méritait pas qu'on lui donne de ses nouvelles.
Building du groupe W, quelque part…
Voix féminine à la limite de l'hystérie "Qu'est ce que Winch fait ici ? Comment ça raté, mais je fais quoi moi, maintenant ?? Je les connais, ils vont remonter jusqu'à moi…"
Devant chez Kerensky
"Georgi, je sais que tu es là. Ouvres bon sang, il faut que je te parle !! Ecoute, tu n'as même pas idée comme je peux être têtu, je te jure que je suis capable d'ameuter tout le quartier pendant le restant de la nuit et, tu peux me croire, c'en sera terminé de ta couverture de petit informaticien de banlieue sympa et sans histoires…"
Blanc
"Allez, Kerensky, on a été nuls je te l'accorde mais on sait tous les deux que la commission cherche à nous diviser, tu ne veux pas les laisser gagner quand même.."
Largo se mit à tambouriner sur la porte
"Mais ouvre, tête de cochon !!!"
La porte s'entrouvrit et laissa apparaître un Kerensky dans un assez sale état : apparemment, il avait décidé de se noyer dans la vodka.
"Qu'est ce que tu veux, Winch, m'arrêter pour haute trahison… T'as raison, remarque, mais c'était pas très compliqué : dans tous vos bons films américains, la menace c'est soit les russes soit les extra-terrestres, comme tu avais l'un des deux sous la main, t'as pas du hésiter longtemps…"
Largo entra et referma la prote derrière lui.
"Je suis navré, Georgi, vraiment désolé d'avoir pu douter de toi. Mais bon, on était tous largués. Tu veux bien qu'on voit ça plus tard, il y a plus urgent : il faut trouver la taupe, retrouver Nério et protéger Jack et Diana… ils ont été menacés"
Pendant ce temps Kerensky s'était affalé dans un fauteuil.
"Où sont les autres ?"
Largo baissa les yeux
"Joy a été blessée à l'aéroport et Simon est avec elle" lâcha t il dans un souffle.
Kerensky parut accuser le coup. Il avala une gorgée de vodka et dit
"Ben, merde, je ne pensais pas que ça pouvais lui arriver, à elle." Ce qui était chez lui la marque d'une intense stupeur et d'une violente émotion !!!!
"On parle d'autre chose tu veux" fit Largo agacé
Kerensky leva les yeux surpris mais changea de sujet.
"On commence par quoi ? "fit il en se redressant
"On rentre au Bunker. Je ne vois pas d'où viennent les fuites si ce n'est de là".
"On y va alors, avant que je ne change d'avis".
Chambre de Joy
Simon attendait patiemment, expérience toute nouvelle pour lui (!) que Joy se réveille. Il réfléchissait, une seule chose le préoccupait : qui est la taupe ?? Il avait beau retourner le problème dans tous les sens, la seule personne à qui il pensait, c'était Diana (*Atchoum*, LOL) Elle était la seule assez proche d'eux, enfin, surtout de l'un d'entre eux… pour faire autant de débats. D'un autre côté, il avait du mal à y croire : apparemment, ce qu'elle voulait c'était L, pas s'en débarrasser. Mais bon, avec les nanas, on ne peut jamais savoir…
Quand Joy se réveilla, la douleur était tellement violente qu'elle tenta de se replonger dans le sommeil…en vain. Alors elle ouvrit les yeux. Il lui fallut quelques secondes pour faire la mise au point mais elle reconnut presque instantanément Simon, la mine sombre, plongé dans ses pensées dans un fauteuil à côté de son lit. Au même instant, elle revit la scène : le hangar, la fusillade, Jagger, son propre plongeon pour protéger Largo, puis …rien, le trou noir. Elle referma les yeux.
"Oh, mon Dieu" pensa t elle, où est Largo ? Est ce que j'aurais raté Jagger …"
Elle gémit doucement. Chaque inspiration était une véritable lutte et lui brûlait la poitrine.
En entendant la jeune femme, Simon leva les yeux :
"Joy, c'est génial, alors, finie la sieste, Belle au Bois Dormant ?'" fit il tout joyeux.
"Largo ? " Demanda Joy d'une voix anxieuse bien qu'à peine audible en rouvrant les yeux.
Le sourire de S s'éteint, avant qu'il ne puisse dire un mot, J ajouta
"Oh non, ne me dis pas qu'il a été…" Elle ne peut terminer, anéantie par la souffrance, physique bien sure, mais mentale surtout : elle veniat de visualiser l'image de Largo, mort.
Elle entendait vaguement Simon qui répétait :
"Non, Joy, il va très bien, tu l'as protégé. Comme toujours tu as été parfaite. Il n'a rien. T'es la seule blessée dans cette sale histoire."
Les mots de S finirent par trouver leur chemin jusqu'au cerveau de Joy. De la, ils parvinrent à s'ordonner pour former des phrases cohérentes. Elle se sentit infiniment soulagé : au :moins, elle n'avait pas failli à sa mission.
"Comment tu te sens ?" reprit Simon
"J'ai…mal…"Souffla t elle des larmes dans les yeux.
"Je vais chercher le médecin tout de suite, bouge pas" s'empressa S en sortant de la pièce.
Malgré la douleur, les derniers mots de S arrachèrent un sourire à Joy : décidément, il ne changeait pas, toujours prêt à gaffer : "bouge pas", il en avait de bien bonnes, comme si elle avait le choix !!!
Elle ferma les yeux et la même question revint : Où est Largo? Elle tenta de se raisonner : à quoi bon chercher à savoir où il était alors qu'elle ne savait même pas où elle se trouvait ! Et puis, il était sain et sauf, c'était tout ce qui comptait…
Lorsque S revint avec le médecin de garde, la jeune femme s'était rendormie. Après un bref examen, le médecin déclara qu'elle allait aussi bien que possible. Il lui injecta un calmant et dit à Simon :
"Vous devriez aller dormir, votre fiancée ne se réveillera pas avant demain matin au plus tôt. Elle a vraiment besoin de récupérer."
Simon se sentit tout à coup épuisé : il n'eut ni le courage ni l'envie de se lancer dans des explications sur les liens qui les unissaient Joy et lui…'
"Merci, je crois que je vais suivre votre conseil, Docteur, à demain matin."
Après un dernier regard vers Joy, il sortit de la pièce en titubant de fatigue.
Hall du groupe W
Georgi et Largo arrivaient dans le hall, il était tard et, à l'exception de quelques irréductibles (gaulois, lol) il ne restait personne dans le building.
"Je te rejoins, Georgi, il faut que j'aille voir comment va Diana et essayer d'avoir des précisions sur ce qui s'est passé."
"Mmmoouuaiis" fit le russe avec une conviction qui frôlait le zéro. Et il tourna les talons.
Appart de Largo
Diana (désolée pour les allergiques, mais j aime bien pourrir un peu la vie aux gens, lol), elle tenait son fils dans ses bras. Le petit garçon dormait paisiblement. Elle, par contre, avait l'air tendu. A l'arrivée de Largo, elle posa le bébé sur le canapé et se précipita dans ses bras.
"J'ai cru que tu ne reviendrais jamais. Tu m'as manqué, tu vas bien, au moins ?"
"Ca va, ça va, je suis un peu déboussolé, mais ça va aller. Ecoute Diana ('tchoum) je n'ai pas beaucoup de temps, il faut que tu me dises ce qui s'est passé."
"Il faut vraiment qu'on en parle maintenant" murmura t elle d'une voix mielleuse dans son cou tandis que ses mains s'égaraient sous le pull du jeune homme. (aïe, pas taper, s'you plait, moi aussi je la hais…) Pendant un moment, il faillit céder : entre passer la nuit avec elle dans un lit ou avec Kerensky devant un écran, le choix semblait facile… Après quelques instants d'abandon, entre caresses et baisers, L finit par s'arracher à l'étreinte de la jeune femme.
"Pas maintenant Diana, il faut vraiment qu'on résolve nos problèmes. Raconte moi."
Masquant sa déception, Diana commença :
"Comme tu était parti, j'en ai profité pour aller me promener avec Jake. Je voulais l'emmener voir les écureuils dans Central Park. Pendant que je marchais dans la rue, un type m'a attrapé par le bras, j'ai voulu me débattre pour qu'il me lâche, mais il me menaçait avec un couteau. Il m'a dit "Continue à avancer normalement, on va avoir une petite discussion tous les deux". Il a ajouté "Tu diras à Winch que s'il souhaite que vos deux jolies têtes restent à leur place, il a intérêt à se faire oublier" et puis il m'a lâché et le temps que je me retourne, il avait disparu."
"Les salauds, quelle bande de lâches…" Fulminait Largo "Tu peux me décrire ce type".
"Et bien, il est arrivé derrière moi et je ne l'ai pas bien vu. Par contre, il n'avait pas l'air beaucoup plus grand que moi mais assez massif, le genre boule de muscle. Et puis, il avait un léger accent, peut être latino, mexicain sans doute."
"Bon, je descends au Bunker. Je vais voir avec Kerensky ce qu'on peut trouver. Toi ne t'inquiète pas, ici tu ne risque rien. Essaie de dormir" lui dit il avec un gentil sourire.
Après une caresse au petit Jake et un baiser à sa mère, il sortit. Diana parut instantanément plus détendue. Elle se mit à chantonner une berceuse en allant coucher son bébé…
FIN
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