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| Note de l'auteur: Résurrection, nouvelle version... Je n'ai pas le script original sous les yeux, je citerai juste certain passages de
"résurrection". L'histoire commence au moment ou Largo dit "méchamment" a Joy dans son bureau : "tu sais ou es la porte". |
...
-oui, je sais. Au revoir Mr Winch. Joy, plus énervée que jamais, fait brusquement demi-tour pour sortir du bureau de son patron.
Simon et Largo se regardent avec étonnement; ils ne l'ont jamais vu dans cet état : le regard noir, et la voix si froide. Le Suisse s'élance à la suite de la jeune femme après une minute de réflexion silencieuse, ou Diana affiche un petit sourire sous sa cape. Il arrive vers Joy alors que la porte de l'ascenseur se referme, et celle-ci soupire en le voyant se faufiler a côté d'elle.
-Qu'est ce qui te prend joy? Avant qu'elle ne puisse répondre : Oui, je sais, il se conduit en ordure avec toi ces temps ci, mais, il est tracassé...
-Je parts. Voyant le regard interrogatif de simon elle poursuit : Je démissionne. Tu pourras en informer Largo quand tu le verras...
-Joy ! Je sais que tu souffre a cause de lui, mais tu peux pas nous laisser tomber, moi et Kerensky ! En soufflant cette phrase, d'un ton apeuré, Simon dévoile a son amie combien elle est importante pour la cohésion du groupe.
Elle soupire, et a du mal a retenir ses larmes:
-Tu sais simon , tu avais raison , j'étais jalouse. Mais on s'habitue au pire, j'aurai pu surmonter Diana comme j'ai surmontée les autres... mais là, c'est autre chose, c'est une amitié fondée sur quelque chose que je pensais indestructible que Largo a brisé ce soir. Elle baissa les yeux... Il ne m'écoute plus... Une larme perla sur sa joue ( cette phrase, c'est pour qqun qui se reconnaitra } ).
Simon essuie de son pouce les yeux de la jeune femme, qui se montre soudain gênée de la situation. Lui profite de ce moment d'intimité, car il n'a pas souvent l'occasion de se retrouver seule avec elle. En la regardant ne serait ce qu'une seule fois dans les yeux, il comprend l'étendue de la tristesse qu'elle refoule, il comprend aussi que malgré tous les airs qu'elle se donne, elle est faible, blessée.
L'ascenseur s'ouvre soudainement sur le garage du groupe W. La, Joy referme cette porte qu'elle avait involontairement ouverte a Simon. Elle se dirige alors vers son véhicule, quand il la retiens. Il la sert doucement contre lui, se demandant ce qu'il ressent vraiment pour cette femme inaccessible, puis lui embrasse tendrement le front :
-téléphone moi vite beauté...
-Ne t'inquiète pas simon, j'ai pas l'intention de rompre le contact...
elle lui fait un clin d'œil, ajouté a un petit sourire, puis rentre dans sa voiture, et part chez elle alors que Simon remonte chez Largo...
Quand il arrive devant l'appartement, il faut beaucoup de courage à Simon pour toquer a la porte : il en est arrivé à considérer leur petit groupe comme sa famille, et de voir partir Joy à cause de Diana lui est insupportable, il n'a aucune envie de la voir dans les bras de Largo.
Il entre quand Largo lui en donne la permission. Lui et Diana sont
assis, côtes à côtes, dans le canapé.
-Largo, mauvaise nouvelle. Il regarde Diana, qui elle même regarde ses pieds... Joy m'a demander de te faire part de sa démission...
Le milliardaire, touché au cœur, ne sait quoi répondre. Il soupire, puis pose sa main sur sa bouche.
Atterré pas sa réaction, ou plutôt par sa non-réaction, Simon s'apprête a lui crier quelque chose, il ne sait pas quoi, mais il veut l'engueuler, pour lui faire prendre conscience de la situation. Si Diana n'était pas là ! peste t'il, contre lui-même... La sonnerie du téléphone interrompt toute conversation.
ici, je devrai mettre les dialogues de l'episode, quand Nério
telephone a Largo.
Largo repose le combiné, la bouche ouverte, le regard vide. C'était... c'était Nério, il faut qu'on y aille, il est a l'aéroport de Montréal !
-Mais, Joy!
-Pas le tant d'aller la chercher! Largo enfile sa veste en courant hors de son appartement, bientôt suivit pas Simon, qui se demande si son ami a écouté la petite conversation qu'ils ont eu avant le coup de téléphone.
Aéroport de Montréal.
Simon et Largo entre ensemble dans le hangar indiqué par Nério. Celui-ci, caché derrière une caisse s'avance vers eux, ému de revoir son fils, qui parait beaucoup plus mur, plus assuré que la dernière fois qu'ils se sont vus.
Largo lui aussi , est ému. Il regarde son père, mais ne peut s'empêcher de scruter les environs, de peur que tout ceci ne soit qu'un traquenard. Il pense aussi a Joy : sa démission ? Ce n'est pas possible, elle a sans doute dit ça sous le coup de la colère. Il se dit qu'il faudra qu'il s'excuse.
Soudain, alors qu'il n'est plus séparé de son père que de quelques mètres, un camion déboule dans le hangar. Simon et Largo sautent en arrière pour l'éviter, et l'engin se gare devant eux. Largo sort une arme et commence à contourner le camion. Il entend vaguement Simon, qui lui crie quelque chose, mais il n'écoute pas, il veut sauver Nério, il a tellement de questions. Le camion redémarre alors juste quand Largo arrive de l'autre coté, pour voir un homme tirer son père à l'arrière du véhicule.
Pris d'une soudaine rage, il s'élance et fait feu, sans voir un des hommes du camion passer son bras par la fenêtre, et faire feu, lui aussi. Simon s'élance a son tour, bouscule Largo sur le coté, et s'effondre, blessé. Quand le milliardaire se relève, il met du temps à comprendre, a comprendre que son ami lui a sauvé la vie, une fois de plus , mais en donnant la sienne. Il s'assit a coté de lui, et avec des gestes brusques, essaye de trouver un pouls. Il vit! Il respire encore, faiblement, mais il respire! alors d'une autre main, il sort son portable, et appelle une ambulance.
-tiens bon Simon , tiens le coup, ils vont vite arrivé, ça va aller.
Une larme coule sur le visage de Largo, alors que Simon, inconscient,
continue de perdre son sang, petit à petit, et du même coup, la vie...
hôpital de Montréal
Quand Joy arrive a l'hôpital, prévenue de l'accident par Largo, elle le trouve dans la salle d'attente, penché, les mains sur le visage. Affronter l'opération délicate de Simon est déjà une épreuve plus que douloureuse pour elle, mais si en plus elle doit affronter Largo... Elle hésite à se montrer, quand le milliardaire se tourne vers elle, les yeux rouges, le teint pâle.
-Largo. Commence t'elle d'une voix chaude et réconfortante pour lui. C'est de ma faute, si j'étais restée...
-oui, mais c'est de ma faute si tu es partie. Alors c'est vrai, tu démissionnes?
-On a pas besoin de parler de ça maintenant...
-Je suis seule. Simon est entre la vie et la mort, toi et Kerensky êtes partis...
Il a essayé de le joindre après avoir téléphoné a joy, mais il n'a eu que son répondeur, qui annonçait sa démission.
-Kerensky... D'un coté, je peux le comprendre... Elle se mord la lèvre, consciente d'avoir blessé Largo. Pardon... ne t'inquiète pas, Simon est entre de bonnes mains...
-J'ai tout perdu, je croyais être le plus fort, j'ai cru prendre les bonnes décisions, et regarde où tout ça me mène...
Ne sachant comment le réconforter, Joy l'attire contre elle, et commence à le bercer tout doucement en lui caressant les cheveux. Largo se serre contre elle, trop heureux de pouvoir se laisser aller, pour ne plus penser a rien. Il se rend compte qu'encore une fois, Joy est là pour lui, alors qu'il s'est conduit avec elle assez durement les derniers temps.
Il relève un peu la tête, pour lui parler, mais elle pose un doigt sur sa bouche :
-Chuuuut...
Elle ne veut pas que le temps passe, elle veut rester contre lui, il est chaud, il pleure, et il est lui-même, Diana n'est pas la pour lui dicter sa conduite. De plus, elle aussi a besoin de réconfort, et elle sent son corps s'apaiser, ses muscles se détendre du stress, et des peurs de la journée. Bien sur, elle pense a Simon, mais elle sait qu'elle ne peut rien faire. Elle sent le visage de Largo qui remonte imperceptiblement en caressant son cou. Elle sent son souffle sur sa joue. Dans un geste de réconfort, Joy se penche vers lui, et applique doucement ses lèvres sur les siennes. Elle ne pense a rien en faisant cela; ni a ce que cela implique, ni a la réaction de Largo...Il l'embrasse de plus en plus passionnément, de telle sorte qu'elle ne fait plus attention à rien. Ce n'est plus Largo qui pleure dans les bras de Joy, mais Joy qui se noie dans ceux de Largo. Quand enfin ils se séparent, dans un souffle chaud de bonheur, Joy aperçoit Diana, a l'autre bout du couloir, qui, le visage ruisselant de larmes, se dirige en pleurs vers la sortie... Il a du l'appeler, se dit elle en prenant soudainement conscience de ses actes... Intrigué par le regard de joy, Largo se retourne, mais Diana est déjà partie.
-Ne bouge pas, je reviens... Joy se lève, et se dirige d'un pas rapide vers la sortie qu'à prit Diana. Elle la rattrape alors que celle-ci ouvre la porte de sa voiture, les doigts tremblants.
-Attends Diana! C'est pas ce que tu crois!
-C'est jamais ce qu'on croit... dit elle d'un ton ironiquement méchant ( oula!!! celui la je le resortirai, il est joliment dit } ) Mais, tu devrais être contente, tu l'as eu...
Effectivement, Joy ne sait pas pourquoi elle veut réconforter Diana, mais les larmes qui coulent sur son visage la fait culpabiliser.
-Je... Il avait besoin d'être réconforté, et moi aussi, il s'est trouvé qu'on était les deux à côté, et...
Diana l'interrompt :
-Tu sais aussi bien que moi qu'il y a autre chose...
-Pour moi oui ! Mais lui... J'ai cru qu'il m'aimait à un moment, mais j'étais dans l'erreur...
-Alors pourquoi pense t-il toujours à toi? Vas le rejoindre.
Diana monte dans son véhicule, et laisse Joy sur le parking, les larmes aux yeux...
-Mr Winch?
Un médecin s'est approché de Largo.
-Comment va t'il ?
-Nous avons stoppé l'hémorragie, mais malheureusement, votre ami est dans le coma...
Largo encaisse le coup difficilement, puis résolu, demande :
-Je peux le voir?
-oui, mais pas très longtemps, il lui faut du calme. Par contre, quand il ira mieux, il faudra le soutenir énormément pour qu'il sorte du coma.
Largo acquiesce, puis se dirige vers la chambre que le médecin lui a indiqué. Il aimerait que Joy ne soit pas partie, pour continuer à affronter cela avec elle.
Simon est allongé sur le lit, serein, entouré de toute sorte de machines que Largo s'efforce de ne pas voir. Il s'approche lentement de la fenêtre, et s'assoit sur la seule chaise de la chambre.
-Bien alors mon vieux? Ca te ressemble pas de dormir alors que tu es entouré de plein de superbes infirmières! Il sent une boule dans sa gorge, et se tait, incapable de continuer à parler de cette manière à son meilleur ami.
A ce moment la, Joy entre doucement dans la chambre, et contourne la chaise ou Largo est assis, pour poser ses deux mains sur les épaules du jeune milliardaire. Celui-ci prend une main de Joy dans les siennes.
-Je ne les jamais vu si silencieux...
Joy soupire.
-Il est fort, il se réveillera. Ca prendra peut être du temps, mais si tu es là, il y arrivera.
-Il aura besoin de nous tous... Cette fois, je ne vous abandonnerai pas.
Joy repense à ce baiser échangé dans la salle d'attente, et retire brusquement sa main.
-On devrait y aller, essayer de retrouver Kerensky. Le médecin a dit que pour l'instant, il a besoin de repos.
-Oui, tu as raison Joy, encore une fois...
Il se lève, et sourit misérablement à Joy, qui le regarde d'un air interrogateur. Quand il vient juste de sortir de la salle, celle-ci s'approche de Simon, et comme il lui a fait quelques heures auparavant, elle l'embrasse tendrement sur le front.
-Bonne nuit Simon...
Puis elle sort à son tour, pour rejoindre Largo...
Après avoir donner un ordre de transfert à l'hopital pour que Simon soit à NewYork, Ils se rendent directement à l'aéroport. Dans la voiture, Joy reste sillencieuse, et Largo ne se decide à rompre le silence qu'en montant dans son jet privée.
-Alors tu restes?
-Ce n'est pas le moment de parler de ca : Simon est mon ami, et tant que celui qui lui a tiré dessus n'est pas derrière les barreaux, on reste ensemble. On cherche a diviser notre groupe, et c'est presque réussi. Je ne leur laisserai pas le plaisir de gagner, Largo. Elle le regarde et soupire : Pour la suite, j'aviserai le moment venu.
L'ambiance du voyage de Montréal au groupe W est très tendu. Ils pensent tout deux à leur ami : ils imaginent mal Simon ne pas se réveiller, mais ils ont peur. Et un peu égoistement, ils pensent à ce baiser échanger. Souvent, ils regardent l'autre, et comprenent qu'ils sont sur la même longueur d'onde. Ils n'ont pas besoin de parole pour se comprendre : ce qu'ils pourraient dire ne serait que mensonge.
Joy la première aborde le sujet :
-Tout à l'heure, dans la salle d'attente... Sa voix tremble un peu, et Largo le remarque. Il aprehende ce qu'elle va lui dire : Je ne voulais pas, on a devier... Je voulais juste te réconforter. Elle dit cette dernière phrase un peu brusquement.
Il a comprit que ce qu'elle vient de dire est faux, mais elle ne peut pas le dire autrement. Elle ressent quelque chose de fort pour lui, mais ne veut pas, ne peut pas aller plus loin.
-Oui... chuchute t'il, plus pour lui même.
Arrivée au bunker, Largo lui fait écouter le message qu'à laisser Kerensky :
message de K. dans "resurection"
-C'est quoi cette histoire de photo?
-Quand on est parti à Montréal avec Simon, On a recu un fax anonyme dans le jet : une photo qui represente Jagger et Kerensky entrain de discuter...
-Decidement, le traitre est quelqu'un de proche, sans doute quelqu'un qui travail ici.
Le plus rapidement possible, Largo reprend :
-En tout cas, on élimine tout de suite toi, Simon, et... Kerensky. J'ai confiance en lui...
-Tu peux aussi éliminer Diana... Joy ne sait toujours pas pourquoi elle la protège, mais elle tient à être sincère avec Largo : au fond d'elle, elle est persuadée que ce n'est pas la mère de Jack qui a fait le coup.
Largo se glisse derrière Joy, pose sa main sur son épaule, et lui murmure :
-merci... Il reprend, un peu plus fort : mais on l'écarte quand même de l'affaire, on ne sait jamais.
Joy va enfin s'assoir devant son ardinateur, qu'elle allume.
-Kerensky m'avait donner son adresse e-mail perso une fois. On ne sait jamais, comme tu dis...
Une fois qu'elle a fini d'ecrire son message, elle se tourne vers Largo ;
-On peut toujours aller voir à son appart...
-Tu sais ou il habite? Le jeune homme ouvre de grands yeux : c'est un exploit d'arracher une seule information à Kerensky sur sa vie privée.
-Je suis douée pour faire avouer tout plein de trucs aux gens. Répond elle avec un léger sourire énigmatique.
Elle se lève, suivit de près de Largo, puis ressort de la tour W.
Kerensky, affalé sur son canapé, pianote son mot de passe pour sa cyber boite au lettre. Tiens, se dit il, un message de la C.I.A… :
"kerensky, Simon est à l'hopital, dans le coma, j'ai demissioné, Largo est seul, mais nous avons besoin de toi pour trouver qui nous a fait ca.
s'il te plait camarade..."
Il affiche un sourire ironique en se demandant s'il répond gentillement ou s'il envoye un virus dans les ordinateurs du groupe. Il relit finalement le court message de Joy, et murmure, pour lui seul :"tu me prends par les sentiments joy...". Il reste sur la dernière phrase : "s'il te plait camarade..."
Il allait chercher une nouvelle bouteille de vodka, quand la sonnerie retentit ( au faite, ca fait autre chose que retentir une sonnerie? ). Prudemment, il s'approche de la porte, une main sur le desert eagle qu'il porte à la ceinture. Kerensky regarde par l'oeil de boeuf : c'est Joy et Largo, evidemment, il aurait du s'en douter...
Il ouvre la porte, et reste debout sur le palier, sans faire mine de les laisser entrer.
-Tu as reçu mon mail?
Il est surpris de voir ses deux "camarades" dans cet état. Ils ont des cernes sur leur yeux rougis. Il se demande si Largo a pleuré.
-Je ne peux rien faire pour vous...
-Kerensky, on a tous été abusé...
Il coupe la parole à Joy :
-Non, pas moi... Qu'est ce que vous me voulez?
-De l'aide, on est venu chercher de l'aide. On a aucune piste. Cette fois, Largo prend la parole
-Je m'excuse sincerement... je veux retrouver l'ordure qui a mis Simon dans cet état!
Kerensky soupire, puis reprend :
-Je n'en sait pas plus que vous, j'ai réellement -enfin je croyais- tué Jagger il y a 6 ans, et cette photo date du temps ou on état "associés". Enfin, disons qu'on a fait des affaires ensemble... Mais il a voulu me doubler en denoncant mees magouilles, alors j'ai du...
-Je veux pas en savoir plus! Le coupe Joy
-tu as tord, c'est une magnifique histoire... Mais, quoi qu'il en soit, je ne sais pas ce qu'il vient faire dans cette histoire...
-Tu trouves qu'il ferait beau dans la commission adriatique? Demande Largo.
-C'est un solitaire, comme moi, mais pour assouvir ses besoins de destruction grobiliste*, il ferait n'importe quoi! Je te téléphone si je trouve une trace de lui quelque part, parce que cette affaire me concerne personnellement.
-Merci. Largo hoche la tête, et fait demi-tour pour rejoindre la voiture.
-Joy?
La jeune femme qui suivait Largo se retourne et regarde le russe.
-On reste en contact.
Elle sourit d'un air nostalgique quand il prononce cette phrase, car c'est exactement ce que lui a demandé Simon hier, avant son accident.
A peine arrivé au building du groupe W, Joy et Largo croise John, l'air anxieux.
-Je vous cherchais. Il est arrivé quelque chose. Largo lui fait signe de continuer : Le corps du sosie de Nério à disparu, la morgue vient de m'appeler.
-Quoi! Mais... comment!
-Ce n'est pas tout : on m'a volé la copie du dossier d'autopsie.
-Largo, ceux qui ont fait ca vont comprendre que ce n'est pas l'original. On cherche à dissimuler les preuves qui attestent que Nério est en vie!
-On va en profiter Joy, suis-moi! Elle le regarde monter dans l'ascenseur en froncant les sourcils, puis, le suit, curieuse.
La porte de l'appartement de Largo s'ouvre doucement. Une silhouette féminine entre prudemment, et se dirige sans hésiter vers le bureau, plongé dans le noir. Joy a eu l'idée de fermer tout les volets pour ne pas se faire remarquer du voleur. Quand à Largo, il est partit bruyamment de l'immeuble en faisant semblant de s'engeuler avec John pour que tout le monde remarque son départ. Joy sort de derrière les grands rideaux de la baie vitrée, et s'approche du voleur, qui fouille dans les tiroirs.
-On ne bouge plus! Retournez-vous, et mettez les mains sur la tête!
Marissa fait alors lentement volte-face, et se retrouve devans la garde du corps, l'arme au poing.
-M...Marissa?
-Je vais tout vous expliquer, je vous le jure, ne tirer pas!
Elle tremble, et a des larmes aux yeux. Soit elle joue très bien la comédie, soit elle est innocente se dit Joy. Celle-ci sort son portable, et tout en demandant à Largo de monter, elle allume les lumières.
-Asseyez-vous la! dit-elle en designant un fauteuil a la secretaire, qui s'execute immediatement.
Quelques minutes plus tard, Largo entre dans l'appartement, et regarde Marissa avec surprise.
-Mr Winch, on m'a obligé, je vais vous expliquer!
-Oui, aller y, j'en ai marre d'attendre...
Joy range son arme, et croise les bras.
-Un homme m'a menacé de me tuer si je ne volait pas un dossier pour lui, celui de l'otaupsie de monsieur Alan Swint... Largo l'interrompt
-Est ce que cet homme ressemble à ca ? il lui montre la photo de Kerensky et Jagger.
-... Elle hésite, puis confirme : oui, c'est bien lui. Il m'a dit qu'il me tuerais si... Elle eut un léger frisson.
-Ne vous inquitez pas Marissa, Nous allons vous mettre sous surveillance, et il ne pourra rien vous faire.
-Merci Mr Winch. Je suis vraiment désolé...
Joy la regarde, puis en froncant les sourcils :
-Est ce que vous avez fait autre chose pour lui?
-Non, C'était la première fois que je le voyais.
-et comment vous a t'il contacté?
-Il m'attendais devant chez moi, au début, j'ai cru que c'était quelqu'un qui avait trop bu, ou...Elle n'acheve pas sa phrase.
Joy doute encore de sa responsabilité de l'histoire, mais elle attend que Largo la fasse sortir pour lui parler de ses soupcons.
-Tu penses qu'elle ment? Cette suggestion avait l'air de faire plutot rire le jeune homme.
-Non, enfin, je ne sais pas, on sait jamais... ( decidement, ils l'aiment cette phrase } )
-Et maintenant, on fait quoi?
-Tu devrais dormir, et moi aussi d'ailleurs, on en a grand besoin…
-Tu as raison, je rentre chez moi… Elle commence à prendre la direction de la sortie, quand Largo la retient :
-Tu n'as qu'à rester ici, et prendre mon lit. Je me contenterai du canapé. Voyant son regard intrigée, il reprend : Tu en as pour plus d'une heure à faire l'aller-retour jusquà chez toi…
-Oui, tu as raison… Bonne nuit Largo. Elle lui sourit timidement, et fait demi-tour, pour aller dans sa chambre.
Le lendemain, Joy se réveille doucement au son de la musique (largo song evidemment } ) : Largo doit déjà être levé. Elle se lève à son tour, et enfile le peignoir de son hôte, accroché à la porte de la chambre. Quand elle entre dans le salon, Il est assis sur la terrasse, devant une table recouverte de croissants, jus de fruits, et diverses confitures. Elle part le rejoindre, et s'assit en face de lui.
-Bonjour. Elle a une voix encore endormit, et elle ne remarque pas quand Largo la regarde des pieds à la tête avec un grand sourire :
-Tu as dévalisé mon armoire…
Elle le regarde, d'un air interrogateur.
-Mon peignoir deux fois trop grand pour toi, et un tee-shirt…
Joy regarde le haut qui depose du peignoir, et se souvient qu'elle lui a efffectivement empreinté un tee-shirt pour dormir.
-Excuse-moi, mais j'avais pas prévu que je ne dormirais pas chez moi…
-Et tu es une de ces personnes qui refusent de dormir sans pyjama… Ils se regardent un instant en souriant, puis entament leur petit déjeuner.
-On va voir Simon ce matin? Finit par demander Joy, qui aprehendait de poser la question.
-Oui, on y va…
Un peu plus tard, quand ils se sont préparés, Joy et Largo descendent de l'appartement, quand celui-ci reçoit un coup de téléphone :
-Oui… Qui êtes vous?…Non, attendez, qu'est ce que vous avez fait? … Non, ne raccrochez pas !
Les yeux hagards, il range son portable, et donne des explications à Joy, impatiente.
-Une menace anonyme qui ne présage rien de bon : un homme m'a dit d'aller voir chez Marissa, ils ont dus réussir à entrer malgré les agents de sécurité…
-Bon, allons-y, il n'est peut être pas trop tard…
Joy a téléphoné à la sécurité en sortant la voiture du garage, pour leur demander l'adresse de Marissa. Puis ils se sont rendus chez elle le plus vite possible. Elle habite dans un quartier d'habitattions, ou les villas s'étalent à perte de vue.
Joy se gare en face de celle qui les interesse, puis sort de la voiture en même temps que Largo. Elle lui lance une arme, alors qu'elle sort la sienne.
-Tu vas voir s'il y a une porte de derrière, moi, je m'occupe de l'entrée principale! Largo fait la moue. Il sait qu'elle fait ça pour qu'il soit moins appliqué au danger. Mais il ne proteste pas, et s'élance.
Joy s'apporche de la porte d'entrée : elle remarque tout de suite la poignée fracturée. Elle ouvre doucement la porte, restée ouverte, et penetre à pas de chat dans la maison. Silence. Elle longe un couloir, jusqu'à la première porte à droite : le salon. La pièce est vide, mais Joy entend soudain un bruit de plancher qui craque à l'étage. Elle fait tout de suite demi-tour, et commence à monter lentement les escaliers, dans le couloir. KRRRACK. Joy sursaute quand elle même fait pleurer le bois. Elle jette un coup d'oeill : les escaliers donnent sur un couloir vide. Elle s'aproche, et, tremblante, ouvre la premiere porte à droite ; elle sait que ceux qui ont Nério sont capable de tout.
Elle referme la porte derrière elle, quand elle apercoit Marissa, à terre, dans une mare de sang. A côté d'elle un chat miaule en faisant les cents pas .La gorge serrée, elle essaye de prendre son pouls, mais la femme est morte. Joy la retourne, et fait une grimace quand elle voit qu'elle a été égorgée.
A ce moment la, elle entend quelqu'un qui monte les escaliers. Elle se poste à côté de la porte et attend. La personne entre dans la pièce d'en face, ressort, puis se prépare à entrer la ou est Joy. Celle-ci tend son pistolet, prete a faire feu.
Largo entre dans la pièce…
-Tu m'as fait peur !
-Baisse ton arme! Tu as peut etre oubliée que j'étais dans la maison? Ironise Largo, encore sous le choc : se faire braquer par un desert eagle, ce n'est pas drole tout les jours!
-Excuse moi… Marissa… Elle hésite. a été égorgée.
Largo jète un coup d'oeil rapide vers le corps de cette dernière, puis sort de la pièce pour appeler la police.
-Désolé Kenresky… Murmure Joy avant de partir à son tour de la maison.
Après le long interrogatoire de la police, Joy et Largo décident d'enfin aller voir Simon. Ils ont du mal à se remettre de la mort de Marissa, mais ils pensent de tout cœur pouvoir aider leur ami à se réveiller.
Joy entre la première. Evidemment, Simon n'a pas bouger ; il dort calmement. Elle s'assit avec précaution sur son lit, et lui prend la main :
-Salut beau gosse… Ce sont les premiers mots qui lui viennent à l'esprit, car il l'appelait parfois "poupée", pour la taquiner.
Largo, lui, reste derrière la jeune femme. Il n'arrive pas à lui parler. Joy lui prend alors la main, et la met dans celle de Simon.
-Je te laisse avec lui…
Elle sort, et se dirige vers le distributeur de boisson, pour prendre un café. Elle profite d'être seule pour essayer de trier tout ce qui est entré dans sa tête ces deux derniers jours, pour séparer "travail", et "personnel". Elle a beau chercher, elle ne voit pas comment retrouver Nério, et son agresseur. Ils n'ont pas assez d'indices, et aucune piste, sauf si Kerensky peut trouver quelque chose sur Jagger.
Elle pense aussi à Marissa, et à Simon. Il a beaucoup de chances de se rétablir, mais s'il ne s'en remet pas, elle n'arrive même pas à imaginer la suite des événements : Largo, Le bunker…
Largo : un autre problème qui lui vient à l'esprit. Elle sait qu'elle est très attirée par lui, mais, peut etre n'est ce qu'une attirance physique? Elle ne sait pas, elle se cache la vérité, et n'arrive pas à lire au fond de son cœur, qui, au fil du temps, s'est barricadé pour resister aux blessures que les hommes ont pu lui infliger.
Au bout d'une demi heure, Largo ressort, moralement épuisé. Ils restent encore une bonne heure dans la chambre de Simon, après avoir bu un café en silence, puis, retournent chez le milliardaire.
Les jours suivants, Joy et Largo rendent souvent visite à Simon, pendant que Kerensky continue ses recherches. Il a beau vérifier partout, aucune trace de Jagger, de plus, le numéro depuis lequel on a appelé Largo est celui d'une cabine.
Il se refugie dans le travail, car il ne veut pas penser à Marissa, il ne veut pas faire son deuil : il n'en a pas le courage…
A l'hopital, Simon va mieux, et les médecins sont optimistes : il ne devrait plus rester longtemps dans le coma. Le milliardaire passe le plus de temps possible vers son ami, ainsi que Joy. Celle-ci est un peu gênée de la situation, car Largo se montre plus proche d'elle qu'il ne la jamais été. Mais elle ne peut pas le lui reprocher, d'abord parce qu'il a besoin d'elle, ensuite car quelque part, elle est heureuse.
Au bout de huit jours, Simon se decide à revenir à la réalité. Il bouge d'abord un peu, puis, au bout de quelques heures, il ouvre les yeux. Il voit le plafond blanc, puis, en tournant la tête, il aperçoit Joy. C'est alors que tout lui revient en tête : sa demission, le coup de téléphone, puis la fusillade au hangard.
-Joy?
La jeune fille sursaute : elle ne l'avait pas vu se reveiller, car elle était plongée dans ses pensées.
-Simon!!! Bienvenue parmi nous. Elle afiche un si grand sourire, que son ami en a chaud au cœur.
-Merci… Il reflechit : Pourquoi, j'ai failli vous quitter?
-Tu sorts de huit jours de coma … Je vais chercher Largo, il devait me ramener un soda.
Elle sort de la pièce sous le regard éberlué de Simon. Huit jours!!! Mais alors, que sont devenues Alexandra, Marise et les autres? Il essaye de se relever dans son lit, mais il est trop patraque, et abandonne assez vite.
Peu de temps après, Largo arrive en trombe dans la chambre, un grand sourire aux lèvres.
-He ben mon vieux! C'est quoi ces manières de pas m'attendre pour se reveiller!
-Oui ohhh… Il y avait cette infirmière que j'ai vu en rêve… Il prend la main de Largo : Pour une fois, je suis ravie de te voir!
Celui-ci lui donne un gentil coup de poing dans l'épaule, et commence à rigoler.
Joy est heureuse de les voir comme ça; encore plus soudé que deux frères.
Ils passent toute l'après-midi à rigoler, à discuter de ce que Simon a manqué… Il sont parfois plus sérieux, quand ils abordent le sujet de Nério, mais rien de peut effacer la joie qu'ils ont de se retrouver.
-On choisi ses amis, contraiement à sa famille… dit Largo, en bon philosophe.
-N'est ce pas joy… Simon se decide enfin à aborder le sujet de sa démission.
-Effectivement, mais les collègues ne font que rarement de bons amis… Elle soupire, regarde à nouveau les deux hommes dans les yeux, puis dit, en sortant de la chambre : Ca dépendra de toi Largo…
Ils la regardent partir, puis recommencent à discuter :
-J'espere que je saurai la faire rester…
Plus tard, Largo sort de l'hopital avec la résolution d'aller parler à Joy. Simon l'en a convaincu, car il sait que Largo n'est pas amoureux de Diana, qui est retournée chez elle la semaine dernière, mais de son garde du corps.
Quand il arrive chez celle-ci, il hésite, mais finit par sonner d'un doigt tremblant.
Joy ouvre la porte. Elle est vêtue d'un jogging, et d'une paire de baskette.
-Tu tombes mal, j'allais courir, mais… Elle le regarde, et remarque son air plus que décu. Bon, entre…
Il rejoint alors Joy qui s'assoit sur un canapé :
-Tu voulais me dire un quelque chose je supose pour débarquer chez moi à …Elle regarde sa montre : 22h30.
-Oui… Il la regarde, et ne peut dire un mot de plus ; cette fille lui fait peur. Je…
Elle lui fait signe de s'asseoir, et s'execute, sur le même canapé qu'elle.
-Je…
-Tu?
-Tu…
-Je?
Elle le regarde, surprise
-Jeuuuu? Exprime toi Largo…
-Tu m'aides pas vraiment . Il se rapproche d'elle, et lui prend la main. Joy, je… Il sourit et baisse la tête quand elle lui fait signe de continuer. Le plus simple, c'est de dire… Il soupire, puis, voyant qu'il n'arriverait pas à lui dévoiler ses sentiments, il pose sa main sur sa nuque et l'attire vers lui.
Elle fait d'abord mine de resister, de tourner la tête, mais Largo la force doucement à accepter ce baiser. Et comme joy se laisse aller, ce baiser devient de plus en plus passioné. Largo ne pense plus ni à son père, ni à Simon, il pense "Joy" : son corps, ses mains qui le carressent… Elle le caresse? Oui, c'est vrai. Il est étonné quand elle glisse sa main sous son tee-shirt, pour toucher son dos, puis sa poitrine. Lui même commence à aller plus loin qu'un simple baiser. Il n'arrive pas à croire à la réaction de Joy.
Elle s'est totalement abandonnée. Elle à envie de lui depuis longtemps, cette attirance physique qui la ronge devient de plus en plus présente, et elle frissone à chaque fois que leur peau rentre en contact. Mais c'est quand il fait mine de lui retirer son tee-shirt qu'elle prend conscience de ce qu'ils font, de ce qu'ils vont faire.
-Non Largo… Elle s'éloigne de lui, mais reste sur le canapé. Je suis… désolée… Elle se mordille la lèvre, et attendant de voir sa réaction, mais il a baissé la tête, et il attend.
Elle commence à se lever quand elle voit une larme rouler sur sa joue. Elle se rassoit, et l'attire de nouveau contre elle, mais plutôt comme le ferait une mère. Elle ne l'avait jamais vu pleurer en plus d'un an, mais avec toute cette histoire, Simon… Il est completement déstabilisée. Alors, attendrie et gênée, elle lui dit :
-Tu peux rester ici si tu veux…
Le lendemain, quand Largo se réveille, dans le canapé, Joy a déjà mangé, elle est toute prête. Elle essaye de se montrer détendue, comme si rien ne c'était passé la veille.
-Bonjour. Tu veux quoi pour ton petit déjeuner?
Largo, gêné :
-heu… je ne sais pas… un verre de lait.
Elle lui fait signe de s'asseoir, et revient avec ce qu'il lui a demandé. Son portable sonne quand il commence à boire.
-Oui Kerensky? … C'est vraiment sûr? … OK on arrive immédiatemment.
-Qu'est ce qu'il y a ? Demande alors Joy, les sourcils froncés. Il a retrouvé la trace de Jagger?
Voyant que Largo acquiesse, elle court se préparer, et deux minutes plus tard, ils foncent dans sa voiture jusqu'à groupe W.
-Voyez-vous, Jagger a fait la bêtise d'utiliser une seule fois un de ses vieux pseudonyme, et grâce à ca, j'ai pu le pister de l'aéroport de Montréal jusqu'en Ohio. Il y a 90% de chance que ce soit lui, et c'est le mieux que je puisse faire. Il est en ce moment dans une vieille ferme. Le genre de grande baraque abandonnée ou personne ne va, donc, ca colle.
-Super Kerensky t'es un chef!
Celui-ci se retourne et regarde Joy : elle n'est même pas ironique! Se dit-il. Il a du se passer quelque chose…
-Bon, on a un plan? Demande Largo.
-Je vais organiser des équipes : on ne peut pas y aller à deux. Le problème, c'est qu'on ne tiendras pas à beaucoup dans le jet…
-Je veux les 6 meilleurs… Ca devrait suffir, parce qu'on a l'avantage de la surprise…
Plus tard, dans le jet, Largo regarde Joy donner des ordres aux six hommes qu'elle a choisi. Ils ont tous une carrure impressionnante, mais ils lui obeissent tous à la lettre. Quand elle revient s'asseoir vers Largo, il lui murmure, le regard brillant :
-T'u m'impressiones…
-C'est mon boulot… Elle esquisse un grand sourire. Et puis, ils savent tous de quoi je suis capable, alors ils ont confiance en moi, c'est ce qui fait tout. Tu n'es pas trop anxieux Largo ?
-J'ai passé ces derniers jours à stressés comme un malade, pour mon père, Simon, et … toi.
Elle soupire, puis lui prend la main en le ragardant droit dans les yeux :
-Largo, ca ne peut pas marcher, et tu le sais. Ca nous detruirais, nous, ou plutot ce qu'il y a en ce moment entre nous.
-Il n'y a pas que ca ; j'ai l'impression que tu as peur.
-Oui tu as raison, j'ai peur. Tu n'es pas assez mûr Largo… Je sais que je vais devoir vivre des choses trop difficile si…
-Alors j'attendrai, mais j'ai compris ce que tu ressentais Joy, et je ne te lacherai pas… Il fait un grand sourire à la jeune femme pour la detendre, et il obtient ce qu'il cherchait, elle rigole un peu, puis se tourne, et se blottit sous sa couverture.
Arrivés à Indianapolis, ils louent deux 4X4, et, grace aux directives de Kerensky, avec qui ils ont en contact audio permanent grâce à des casques munis de micro, ils prennent la route menant sans doute à Nério.
Après une bonne heure de chemin, Joy ralentit l'allure, ils aprochent de la ferme. Elle prend alors un petit chemin qui s'enfonce dans la campagne, et se gare sur la bordure d'un champ.
Comme ils avaient prévus de le faire dans l'avion, Largo Joy et deux autres hommes partent d'un côté, et la deuxième équipe de l'autre.
En continuant le chemin, ils arrivent vite en vue de la ferme, composée d'une grande cour entourée de quatres bâtiments. Seul celui qui avait du servir pour les habitations n'est pas trop abimé, et silenceusement, ils se dirigent vers la porte d'entrée. Une voiture est garée dans la cour, mais aucun bruit ne se fait entendre.
Alors que le groupe allait franchir le portail, resté ouvert, Joy freine brusquement, et montre un homme, caché par le mur d'enceinte, entrain de faire les cents pas. Elle prend alors le fusil, en bandoulière dans son dos, et vise le garde. Il s'effondre peu après, touché par une fléchette anéstésiante.
Ils s'engoufrent alors dans l'enclos, et courent jusqu'à la porte du batiment qui les interresse en longeant les murs. Joy crochette la porte après avoir vérifié qu'elle était fermée, puis entre dans un grincement. La pièce est presque vide : une grande table en bois fait face à une vieille armoire branlante. Le groupe se dirige vers la porte ouverte, qui donne sur un couloir. Soudain, un coup de feu retentit, et Joy cours dans la direction de la détonation, suivit par Largo, et les deux agents de sécurité. Ils tournent à droite dans le couloir, et monte les escaliers à toute vitesse. Joy est bien consciente qu'elle se lance à l'aveuglette dans la gueule du loup, mais elle voudrait éviter qu'il n'y est des blessés, ou même des morts dans son équipe.
A l'étage, ils tombent nez-à-nez avec trois hommes en costard, l'arme au poing. Ils sont surpris, et le temps qu'ils se retournent, tous ont pris des balles dans le corps. Ils s'effondrent, mais au moment ou il est touché, un des hommes répliquent, et tire, au hasard. La balle effleure alors le bras de Joy, toujours devant les aurtres.
Elle grimace, presse sa main sur sa blessure, et s'élance dans une des pièce ou on entend encore des bruits de lutte. Largo veut la retenir, mais il comprend que sa plaie n'est pas dangereuse.
Dans la premiere salle, deux des agents de sécurité de Largo ont déjà fait le travail, et ils rejoignent le petit groupe, lorsque une voix retentit du fond du couloir :
-Mr Winch, si vous tenez à la vie de votre père, je vous demande de venir m'écouter!
Joy comprend que Jagger est dans la derniere pièce, à gauche. Elle fait signe à Largo d'y aller, tandis qu'elle s'engouffre dans l'avant dernière chambre, et ouvre doucement la fenêtre.
Le millirdaire, confiant, va rejoindre Jagger. Celui-ci est debout derrière Nério, qui paraît inconscient. Il pointe son pistolet sur sa tempe.
-Vous allez nous laisser partir calmement, sinons, je le liquide…
-Et comment voulez-vous vous échapper? Mes hommes vous suivrons, et vous devrez bien dormir à un moment ou à un autre…
-Vous preferez que votre père meurt?
-C'est une question interressante… Vous le tuerez de toute façon, mais pas maintenant, sinon… Largo cherche à meubler la conversation, pour laisser à joy le temps d'agir. Malheureusement, la fenetre est fermée.
-Allez Winch, laissez moi partir, ce ne serait pas raisonnable!
Largo remarque que Joy, grace au bandeau de mur, qui longe le premier étage, à réussit à atteindre la pièce ou ils se trouvent. Elle sort son arme en se tenant à la rembarde, vise, et tire.
Jagger tombe, une balle dans la tête, bousculant Nério avec lui. Joy, elle, emportée par le recul de son arme, et par les bouts de verre qui volent en éclats, se retrouve accrochée au bord de la fenêtre par une main, qui commence à glisser…
Largo se precipite d'abord vers elle, ouvre ca qu'il reste de la fenetre, et attrape son bras.
-Tiens bon Joy, un petit effort!
En combinant leur force, Joy arrive à remonter. Elle à recu des debris de verre, mais rien de très grave. Une fois qu'il s'en est assuré, Largo se précipite vers son père, toujours inconscient.
Un hopital de New-York.
Largo, Simon, et Joy, couverte de pansements (lol), sont assis dans le bureau du docteur Lucie Knight.
-Donc, vous dites qu'il se souvient de tout ce qu'il a appris, comme parler, ecrire, manger, etc, mais qu'il a perdu la mémoire de tous ses souvenirs?
-Oui Mr Winch, je suis vraiment désolé. Votre père a subbit de lourds chocs psychologiques. Mais il y a encore un espoir pour que tout lui reviennent petit à petit, un jour…
-Je vous remercie, Docteur … Il regarde son badge. Knight.
Elle acquiesse, compatissante, et les raccompage jusqu'à la chambre de Nério.
Dans le couloir, Joy prend la main de Largo :
-Il s'est renfermé, parce qu'ils lui ont sans doute injectés beaucoup de drogue, de calmant… ca peut presque être comparé à un lavage de cerveau… Il faut que tu sois fort Largo…
-J'avais tant de questions… Alors tu restes?
-Je reste, mais ce n'est pas un oui définitif Largo, ca dependra de toi…
-Alors tu vas rester longtemps…
Il lui serre fort la main, heureux de leur nouvelle compréhension, heureux de l'aide qu'elle va lui apporter pour affronter ce qui l'attend.
Joy et Simon le laissent entrer seul dans la chambre, et s'assoient dans le couloir, un peu anxieux.
Largo entre, regarde son père droit dans les yeux. Son père… Il en a les larmes aux yeux. C'est seulement maintenant qu'il regrette tout ce qu'il a pu dire sur lui : il avait sans doute ses raisons…
-Bonjour papa.
FIN
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