S USPICIONS L'espoir fait vivre...
 




Note de l'auteur: Voila !! J'attends vos commentaires avec impatience... Joy qui se trouve un peu bcp sadique quand même, enfin vous verrez )
Bonne lecture..


Appartement de Largo, 23h
Joy était accoudée a la rambarde de la terrasse, contemplant la ville, si calme et si agitée à la fois .. Elle aimait se retrouver ici, bien que ces derniers temps, depuis ce jour où Largo l'avait trompée, elle n'était pas revenue admirer la ville qui s'endort .. Mais les choses avaient changées et ca, à son grand regret.. Déjà deux jours que Largo avait disparu.. Deux jours, si longs..
Elle avait échouée dans sa mission, et elle en était consciente.. Elle aurait tant aimé pouvoir le sauver, lui aussi, ce soir la .. Mais elle n'avais pas réussi.. Elle n'avait pas été assez forte..
Une larme perla sur sa joue.. Il lui manquait atrocement. Elle n'avait plus aucune certitude, elle ne savait pas s'il était encore vivant, si elle le reverrai.. La seule chose dont elle se rappelai, c'était son visage, son visage endormi dans la voiture qui l'emmenait loin d'elle.. Elle aurait du les arrêter..
Une seconde larme coula sur sa joue. Largo avait confiance en elle, et elle, elle n'avait pas été capable de le sauver.. Elle se mordit la lèvre, réprimant un sanglot. Il lui manquait tellement..
Au loin la ville s'éteignait petit à petit, et elle, elle restait la, impassible.. Cette vue, elle lui rappelai tellement Largo.. En étant ici, elle se saurait crue à ses cotés.. Cette sensation, c'était l'unique raison de sa présence ici.. En étant la, elle se rapprochait de Largo.. C'est d'ailleurs pour cela qu'elle avait fermé la porte vitrée.. Elle ne voulait pas être dérangée.. Elle voulait rester seule.. Seule avec cette ville dont la moindre lueur lui rappelai Largo..
Elle entendit des pas derrière elle, mais ne se retourna pas.. La secrétaire était déjà venue deux fois dans la soirée.. Ca devait encore être elle.. Elle entendit frapper contre la vitre, deux petits coups..
La seule chose qu'elle voulait, c'était être tranquille.. Mais malgré tout, on ne lui en laissait pas la possibilité !! Elle se retourna donc, prête à bondir sur cet intrus qui la dérangeait tant..
- Largo…
Il se tenait immobile, derrière la vitre. Elle n'arrivait pas à le croire.. Largo ici.. Il était la.. Son visage s'illumina.. Il était revenu, et il la contemplait de son regard doux et charmeur..
Il posa sa main sur la vitre, seul obstacle entre leur deux corps.
Joy ne savait que faire. Partagée entre le désir de lui sauter au cou et celui de rester professionnelle, elle hésitait à ouvrir la porte fenêtre.. Pour toute réponse, elle posa sa main contre celle de Largo.. Un frisson la parcouru..
Elle colla sa joue contre la vitre. Elle voulait se sentir près de lui, tout contre lui. Largo fit de même.
Joy était heureuse. Elle ne réfléchissait plus, elle en était incapable. La seule chose qui comptait c'est qu'elle l'avait enfin retrouvé.. elle ferma les yeux quelques instants, savourant ce moment..
Quand elle les ouvrit, elle leva la tête, voulant se plonger a nouveau dans le regard bleuté de Largo. Aucun mot n'aurait pu exprimer ce qu'elle ressentait ..
Sa main toujours posée sur la vitre, descendit en glissant jusqu'à atteindre la poignée, la poignée qui ouvrirait cette porte et qui laisserait place à ses sentiments.. Elle était décidée, elle l'aimait trop pour le repousser.. Elle ne pouvait plus se mentir, elle ne parviendrai pas à l'oublier !
Sa main droite était à présent posée sur la poignée. En un mouvement, elle abolirait les distances entre eux deux.. En un mouvement elle laissera libre cours à ses sentiments. Elle appuya. La porte ne s'ouvrait pas. Elle n'y arrivait pas. Elle regarda de nouveau Largo. Il levait un sourcil interrogatif.
Elle n'eut pas le temps de répondre à sa question.
La porte de l'appartement s'ouvrit, laissant place à Wiecowski. Elle n'eut pas le temps de réagir, un coup de feu venait de partir. Joy appuyait toujours en vain sur la poignée, cherchant à ouvrir cette porte par tous les moyens. Un second coup parti. Joy n'avait toujours pas levé les yeux. Elle devait ouvrir cette porte. Elle se sentait si impuissante.. Des larmes commençaient à couler sur ses joues.
D'un coup, la porte s'ouvrit. Elle n'en était pas soulagée pour autant. Wiecowski avait disparu. Largo quand à lui était à terre. Elle se pencha à ses cotés et prit sa main dans la sienne. Sa main froide serra celle de Joy pour la lâcher brusquement.. Joy leva la tête. Il ne respirait plus. Sanglotante, elle s'effondra sur le corps de Largo, posant sa tête sur le torse de son ami.
Appartement de Joy, 1h du mat
La jeune femme se réveilla brusquement, en pleurs. Des gouttes de sueur perlaient dans son dos. Ses mains demeuraient crispées sur ses draps. Elle tremblait de tout son être.
- Joy ?
La petite voix la sortie de son état cauchemardesque. C'était Nina.
- Je t'ai réveillée ?
- Non. Je peux pas dormir.
Joy regarda la petite. Déjà deux jours qu'elle s'occupait d'elle. Deux jours où elle passait ses nuits à se réveiller, après de rêves atroces.. Elle se demandait qui veillait réellement sur l'autre… Elle n'était réellement pas dans un meilleur état que la petite fille.
- Viens par la .
Elle la serra contre elle. Heureusement qu'elle était la. Sans elle, elle aurait déjà perdu espoir de puis trop longtemps..
- Je peux dormir avec toi ?
Cette proposition fit sourire Joy. Elle n'avait jamais été mère.. Elle ne savait pas ce que c'était. Mais un lien particulier s'était tissé entre Nina et elle. Elle serra la petite contre elle.
Hopital de NY, 10h
Comme à leur habitude depuis deux jours, Joy amenait Nina voir son père. Bien sur, son état n'était pas réconfortant, mais la petite fille souhaitait le voir. La balle avait touché Kerensky a quelques centimètres du cœur.. Il avait eu de la chance, mais il était dans le coma, et ca, Joy avait eu du mal à s'y faire. Voir le géant russe, allongé dans un lit, immobile.. Elle ne s'y attendait pas. Elle ne s'y faisait pas.
Toutes deux entrèrent dans la pièce ou dormait l'ex agent du KGB.. La petite fille serrait la main de Joy. Elle était forte, Joy l'admirait. Puis elle s'approcha lentement de son père pour s'asseoir a coté de lui. Joy resta à l'écart. C'était entre le père et sa fille, elle était de trop ..
A ce moment Simon et Maria entrèrent dans la pièce, main dans la main. Après " l'agression" ils s'étaient vite remis, heureusement pour Joy qui n'aurait pas su où donner de la tête sans eux ..
- Ca va ma belle ? Tu tiens le coup ?
Simon venait de poser une main réconfortante sur son épaule.
- Je fais ce que je peux..
Cela ne ressemblait pas à Joy de s'avouer perdue.. Mais aujourd'hui beaucoup de choses avaient changées..
Il la serra contre lui, en ami fidèle qu'il a toujours été.
- Si t'as besoin de quoique ce soit suis la..
Elle hocha de la tête.. Elle savait qu'elle pouvait compter sur lui.
Nina rejoignit le petit groupe, qui avait élu domicile dans le couloir pour ne pas trop déranger Kerensky ..
Le visage de Simon s'éclaira, il aimait les enfants et en vrai papa poule qu'il faisait, Nina n'était pas une exception ..
- Coucou toi !
Il la pris dans ses bras sous le regard attendri de Maria.
- Vous la surveillez ? J'aimerai aller voir ..
- Pas de problème Joy..
Maria avait répondu à la place de Simon qui était absorbé par ses occupations. Il se précipitait déjà dans le couloir en riant avec Nina.
Chambre de Kerensky, 10h20
Joy entra pour la seconde fois de la journée. Kerensky n'avait pas bougé. Cela ne l'étonnait pas ! Même devant son ordinateur, il ne bougeait guère.. A cette pensée, elle sourit. Elle s'approcha de lui et s'assit à la place qu'occupait la petite Nina quelques minutes auparavant.
Joy resta quelques minutes immobile, ne sachant que dire. Elle observait Yorgi, qui était d'un calme.. Le voir comme ca la laissait sans voix.. Elle posa sans main dans la sienne. Les contacts avec le russe étaient rares, très rares.. Jamais il ne l'avait pris dans ses bras, d'ailleurs elle ne lui en aurait pas laissé la possibilité.. Elle le regarda de nouveau et ouvrit la bouche. Elle devait lui parler..
- Yorgi ?
Comme si il allait lui répondre ! Elle se sentait idiote.. Mais pourtant elle continua, il avait besoin de savoir qu'elle était la elle aussi, qu'ils comptaient sur lui..
- Yorgi.. C'est moi Joy.. Elle sourit, la situation était vraiment ridicule.. Je voulais te dire que.. Enfin sache que Nina va bien .. Elle est adorable ta petite ! Elle réprima un sanglot. Ca doit te faire rire, hein ? Joy qui se met à pleurer.. C'est un scoop n'est ce pas ? La vérité c'est que .. que..
Elle sera la main de Kerensky plus fort dans la sienne..
- Largo.. J'ai peur pour lui.. Je ne sais pas ou il est, et je ne sais pas comment le trouver.. Tu es le seul à pouvoir nous aider ..
Elle le regardai avec des yeux implorants comme si cela avait pu tout changer.. Mais ce n'était pas le cas, Kerensky demeurait immobile, sans vie..
- S'il te plaît .. Nous laisse pas.. Je pensai pas te le dire un jour, mais on a besoin de toi..
Ses yeux s'embuaient, les larmes ne stoppaient pas.
- Mlle Arden ?
Elle ne l'avait pas entendu entrer..
- Mlle Arden, vous devez le laisser.. Mr Kerensky doit se reposer.
Elle regarda le médecin, hocha de la tête, récupéra son sac qu'elle avait posé à terre, sécha ses larmes et sorti dans le couloir.
Bunker, 13h
Simon, Maria et Joy restaient plantés dans le bunker. Ils ne trouvaient aucune solution pour retrouver Largo. Ils avaient beau chercher, rien ne leur venait à l'esprit.. Ils arrivaient même à se demander, s'ils avaient encore le droit d'espérer, après tout Largo était peut être mort ..
- Je vais prendre l'air.
Joy coupa net le silence qui s'était installé dans la salle. Dès que quelque chose allais mal, elle allait prendre l'air, sorte d'échappatoire à ses problèmes.. Elle quitta le bunker laissant les deux tourtereaux ensemble. Dès qu'elle allait mal, elle avait l'habitude de voir Largo arriver et la réconforter, mais la .. La il n'y avait personne..
Elle errait dans les couloirs du groupe quand son portable sonna.. Elle craignait ce qu'elle allait entendre, mais décrocha quand même.
- Joy, c'est simon, ramène toi vite on a du nouveau..
- O..
Simon avait raccroché sans lui laisser, même le temps de dire un mot. Elle se précipita vers le bunker.. Largo, ca devait être Largo.. Elle ne prit même pas la peine de regarder où elle allait, elle était trop pressée.. En arrivant au niveau de l'ascenseur, elle bouscula Cardignac qui se retrouva par terre, mais elle n'y prêta même pas attention.. Arrivée devant la porte, elle s'arrêta de courir et se mit à réfléchir.. Et si il était arrivé quelque chose à Largo ?? Elle hésita à ouvrir la porte, elle redoutait ce qui en suivrait ..
- Joy ?
Simon la fit sursauter. Il avait ouvert la porte brusquement, et avait lâché son café en la voyant la.. Un sourire se lisait sur son visage. Joy sourit à son tour.. Largo, ils avaient du retrouver Largo et il était vivant, ca devait être ca !!
- Joy, j'ai une bonne nouvelle ..
Joy faisait maintenant un sourire béat.. Malgré qu'il n'y avait plus rien entre eux, elle était réellement en manque, elle voulait le voir, le sentir près d'elle ..
- Kerensky est revenu à lui.. C'est génial..
Le sourire de Joy se dissipa.. Elle s'était faite de fausses idées.. Elle n'aurait pas du espérer, elle n'aurait pas du tomber amoureuse..
- Ah..
Ce petit ah trahissait sa déception, Simon le sentait bien. Il la regarda, mettant sa main sur son épaule. [ encore !! mais c une manie !! ]
- On retrouvera Largo.. Tu verras ..
Il remit une meche de cheveux de Joy qui tombait sur son visage derrière son oreille.. Elle le regarda gentiment. En d'autres circonstances, Simon aurait déjà été fusillé du regard par Joy.. Mais pas aujourd'hui. Elle se contenta de dire Merci. Un merci calme, doux..
Hopital de NY, 15h
- Papa !!!!!
Nina venait de rentrer en courant dans la chambre de son père. Joy, Simon et Maria avaient décidé de rester à l'écart, le retrouvailles père/filles se feraient sans eux.. Nina savait qu'elle ne devait pas fatiguer son père, elle ne restera pas longtemps .. Mais pour l'instant le spectacle qui s'offrait à leur yeux était magnifique.. Ils n'avaient jamais cru, jamais imaginé que Kerensky pouvait avoir une fille.. Et pourtant, c'était bien le cas .. Et avec elle, il se montrait attentionné et doux, plus de froideur, ni de distances, non avec sa fille, il était lui, lui l'homme, l'ex agent du KGB n'existait plus ..
Au bout de quelques minutes, la fillette referma la porte et vint se blottir contre Joy.
- Papa veux te voir..
Suite à cette phrase, Joy lança un regard interrogateur à Simon ..
- Ben me regarde pas comme ca ! Moi j'en sais rien !!
Joy se dirigea donc vers Yorgi.
- Alors il paraît que tu veux me voir ?
Yorgi était entouré de tuyaux et de machines en tout genre.. L'une d'elle produisait d'ailleurs un bip très stressant..
- Largo..
Il n'avait pas pu en dire plus. Sa voix montrait à quel point il était faible.
- Oui .. Largo quoi ? tu sais ou il est ?
Kerensky usa de la plupart de ses forces et hocha la tête. Il ouvrit la bouche mais aucun son ne sortit..
- Alors.. Dis moi !! comment ?
- Em…éteur
- Un émeuteur.. Ou ca ??
- Voi…voiture
- Voiture ? Il y a un émetteur sur la voiture ??
Pourquoi n'y avait elle pas pensé plutôt !! Un agent du KGB prend toujours ses précautions, et équiper sa voitures d'un micro émetteur, en fait partie !! Elle s'en voulait.. Largo risquait sa vie.. Elle aurait du s'en rendre compte, trouver la solution, avant !!
- Tu n'y est pour rien..
Kerensky avait compris ce qu'elle ressentait. Cette phrase l'avait épuisée, mais il devait la réconforter.. Si elle perdait espoir, Largo serait perdu..
- Joy..
Joy releva les yeux. Depuis quelques minutes, elle était totalement perdue dans ses pensées..
- Prends.. soin de Nina
Joy le regarda. Ses yeux se fermaient lentement. En un quart de secondes, elle avait compris que son ami ne lui demandai pas un service de courte durée..
- Non Yorgi .. Non tu n'as pas le droit de nous faire ca !! Faut que tu te battes !! Tu m'entends bats toi ..
Pour toute réponse, les yeux du géant russe venaient de se fermer. Joy quand à elle ne tenait plus. Elle aurait voulu le secouer, lui ordonner de vivre, mais il avait déjà fait son choix et il était trop têtu pour changer d'avis.
- Bats toi..
Ce soupir fut la dernière phrase de Joy. Elle sonnait comme un au revoir et Joy le savait. La machine se mit à faire un bruit strident. Kerensky mourrait.. Elle resta plantée la, incapable de réagir.. Il avait baissé les bras, lui qui garde toujours espoir, il avait baissé les bras. Les médecins accoururent dans la pièce. Elle entendit une voix au loin, " Mademoiselle, vous devez partir" . Elle n'avait pas réagi. Elle restait la.. Incapable de faire un geste. Un bras l'attira vers l'arrière, c'était Simon. Il était en pleurs. Maria derrière lui serrait la petite Nina contre elle. Simon la serra contre lui. Joy se laissa aller aux larmes elle aussi.
- Ils faut qu'on soit forts..
Simon avait soupiré cette phrase entre deux sanglots.. Forts ? Comment pouvaient ils être forts??
Les médecins sortirent de la chambre de Kerensky. Ils avaient une mine grave.
- Qu.. Il .. il est ..
Simon était trop sous le choc pour pouvoir aligner deux mots. Le médecin ouvrit la bouche, mais aucun son ne sortit. Une nouvelle comme celle ci.. On avait toujours beaucoup de mal à annoncer ce genre de choses..
- Alors..
Joy en larmes regardait le médecin, espérant que le mot mort ne sorte pas de sa bouche.
- Votre ami..
Au mot ami, les larmes de Simon redoublèrent.
- Votre ami est passé très proche de la mort.. Il est vivant mais nous ignorons si le cerveau a été touché ou non..
Joy le regarda intensément.
- Ce qui veut dire..
- Qu'il est peut être déjà mort, cerébralement parlant..
Joy et Simon accusèrent le choc.
- Cela va être dur, mais il faut que vous preniez une décision. Comme il n'a plus de famille, c'est a vous que revient le choix.
- Quel choix?
Simon stressait rien qu'a entendre le mot choix sortant de la bouche du médecin.
- Nous ne pouvons garantir qu'il en se réveillera un jour..
- Combien de chances?
Joy le coupa net. La souffrance lui avait fait prendre un ton sec.
- Il y a environ 10% de chances pour qu'il se réveille..
- Ah..
Joy venait de comprendre ce que le médecin allait lui demander..
Un bip se fit entendre. Le médecin regarda son bippeur puis releva la tête.
- Je n'ai pas beaucoup de temps à vous consacrer.. Mais il faut que vous preniez une décision.. J'attends votre réponse pour demain.. Vous avez sa vie entre vos mains..
Le médecin s'en alla. Simon, Maria et Joy s'assirent d'un seul coup, dépités. Nina se blotti dans les bras de Joy, pleurant à chaudes larmes..
Bunker, 18h
L'ambiance était morose. Maria était partie avec Nina au cinéma.. Elle n'espérait pas lui changer les idées, juste lui faire passer un bon moment.. Simon et Joy se regardaient dans le blanc des yeux.
- Alors qu'est ce qu'on va faire ? Simon aborda le sujet épineux..
- Yorgi le savait ..
- Savait quoi ? Simon ne comprenait rien à ce que Joy disait.. D'ailleurs, même si elle l'aurait invitée au ciné, il n'aurait rien compris.. La "mort" de Kerensky le laissait sous le choc..
- Yorgi savait qu'il allait mourir.. Il m'a dit de m'occuper de Nina.. Il a baissé les bras..
- Co.. comment ? Non Yorgi ne baisse jamais les bras..
- Il a baissé les bras Simon !! Il a cessé de se battre !! On ne peut plus rien pour lui.. Il est déjà mort !
Joy hurlait.. Des larmes coulaient le long de ses paumettes..
- Non .. non
Simon était totalement déboussolé.. Il ne comprenait plus rien. Les mots entraient par une oreille, semaient la zizanie en lui et repartaient précipitamment sans qu'il n'aie eu le temps de les comprendre..
- D'ailleurs je vois pas pourquoi on s'évertue à chercher Largo.. Lui aussi a du baisser les bras..
Joy était sous le choc. Elle ne se reconnaissait plus. En temps normal, cette phrase ne serai jamais sortie de sa bouche.. Elle n'aurait même pas effleuré sa pensée..
Simon s'approcha et la saisit par les épaules, la secouant..
- Ne dis pas ca ! Ne redis plus jamais ca !! Tu m'entends Largo est en vie ! Il est en vie !!
Joy se calma. Simon la lâcha.
- Largo a besoin de toi Joy.. Ne le lâche pas..
Elle leva les yeux. Simon était sérieux comme il ne l'avait jamais été..
- Il avait besoin de moi sur le parking.. J'ai pas été à la hauteur !
- Arrête Joy ! Tu as fait de ton mieux !! Maintenant faut qu'on le retrouve .. Voilà tout !!
Les yeux de Joy s'élargirent. Simon le remarqua.
- Quoi ?? Tu sais quelque chose ??
- Kerensky m'a parlé d'un émetteur..
- Un émetteur ?? Kerensky a un émetteur sur sa voiture mais à part ca je vois pas ..
Joy hocha la tête, un petit sourire en coin.
- Quoi ? Tu veux dire qu'ils ont SA voiture ??!!
Joy hocha de la tête à nouveau.
- Pourquoi on y a pas pensé plutôt ??
Joy ne pris même pas la peine de répondre et s'installa à l'ordinateur. Après une quarantaine de minutes de pianotements, elle releva la tête le sourire aux lèvres..
- Ca y est on les tiens..
- Alors qu'est ce qu'on attends ??
- Rien tu restes la..
- Co.. Comment.
Simon n'acceptait pas d'être mis à l'écart.. Mais en tant que chef de la sécurité, il acceptait encore moins que son employée lui donne des ordres [ non mais !! ]
- Simon tu restes la ..
- Attends tu rigoles.. Ils nous ont foutu KO, envoyé Kerensky à la morgue te tu veux te pointer la bas toute seule ??!!
- Oui.
Joy se dirigea vers la caisse ou se trouvait les armes et s'équipa.
- Et tu crois vraiment que je vais te laisser y aller seule ?
- Oui.
- Et explique moi ce que je fais en t'attendant ?? Je rejoins les filles au ciné peut être !!
- Si ca te tente !
- Joy ..
- Ecoute.. Déjà y a Nina, faut s'en occuper.. Ensuite si on est pas la, Maria va se faire du souci.. Après ils ont Largo.. A deux, on est moins discrets que seul.. Et pour finir ils ne sont plus que deux.. Tu crois réellement que je ne m'en sortirai pas !!
Joy venait de lui clouer le bec, elle le savait. Elle ouvrit la porte.
- Et ..
Simon n'eut pas le temps de finir sa phrase. La porte s'était refermée derrière Joy.
- Ah ses femmes..
Simon soupira et s'installa dans un fauteuil, près a faire un petit somme en attendant Maria.
Quelque part près de NY
[ même moi je sais pas encore ou ! ] , 20h
Joy venait d'arriver devant ce qui ressemblait à une usine désaffectée.. Elle ferma sa voiture à clé et s'avança près du bâtiment. Arrivée a quelques mètres, elle ralenti le pas, scrutant les environs. Rien en vue. Elle pouvait entrer. Lentement, elle poussa la porte, espérant ne pas se faire remarquer. A peine franchi la porte, elle senti un objet froid se poser sur sa tempe. Un pistolet. La personne qui la tenait en joue était prête à appuyer sur la détente.
- Nous t'attendions Joy..

Suite:
Seconde chance