E NTRE LA VIE ET LA MORT
 




...
" joy, tu dois pas mourir ... " Largo pleurait. Il la tenait dans ses bras. Il se sentit tout à coup complètement vide : il réalisa à quel point ça lui faisait mal. Mal de devoir supporter la douleur d'un amour inavoué, mal d'être impuissant face à la souffrance Joy, mal enfin de ne pas avoir été touché par les balles qui lui étaient destinées.
Simon se tenait à côté de lui, choqué, à tel point qu'il n'entendit d'abord pas les ambulances et la police arriver.
Des ambulancier accoururent vers Joy. Simon revint à la réalité et s'écarta un peu pour les laisser tenter de la sauver, s'ils le pouvaient encore.
" Que s'est-il passé ? ,leur demanda un des ambulanciers.
- Elle a reçu plusieurs balles, mais on ne sais pas exactement où. , répondit Simon, Largo étant trop choqué pour pouvoir parler.
- Ok, on la pose sur la civière, à 3... 1...2...3.
- On a un pouls très faible...
- Passez-moi deux ampoules d'adré ....
- Je vous en prie ne la laissez pas mourir... "
Simon se rapprocha de Largo, tandis que les ambulanciers la conduisaient dans l'ambulance.
" T'en fait pas largo, ils vont la sauver... Monte dans l'ambulance avec eux, je vous suit avec la voiture. "
Simon essayait de montrer qu'il avait confiance, mais en réalité, c'était tout le contraire. Largo monta dans l'ambulance. Les minutes qui passèrent jusqu'à ce qu'ils arrivent à l'hôpital le plus proche lui parurent interminables. Ils n'entendait même pas ce que disaient les personnes qui s'occupaient de Joy. Il lui tenait la main, comme pour lui donner toute son énergie et la regardait. Il vit défiler devant ses yeux les rares moments d'intimité qu'ils avaient partagés. Joy ne pouvait pas mourir, elle était forte. Il lui avait dit : ce n'est qu'une égratignure, elle allait s'en remettre, il voulait le croire...
Quand ils arrivèrent aux urgences, Largo dut rester dans la salle d'attente. Simon le rejoignit quelques minutes plus tard.
" Largo ! ! ! Comment va-t-elle ?
- Je ne sais pas, les médecins s'occupent d'elle.
- T'en fait pas, elle va s'en remettre "
Malgré sa tristesse et son inquiétude, il eut un sourire quand son ami prononça cette phrase qu'il se répétait sans cesse depuis qu'il était monté dans l'ambulance.
Ils attendaient depuis une demi-heure, Largo assis en train de revoir la scène défiler encore et encore devant ses yeux, et Simon parcourant la salle d'attente étonnamment presque déserte en long et en large. Soudain, Simon alla s'asseoir près de son ami et lui dit :
" Largo... j'ai une mauvaise nouvelle.
- Laquelle ? , demanda l'intéressé, qui se disait que rien de pire ne pouvait lui arriver.
- Pendant la fusillade, Joy m'a dit d'appeler Kerensky à l'aide. Il avait laissé un message sur le répondeur du bunker disant qu'il démissionnait. Il nous a vus et entendus quand nous étions dans le jet. Il démissionne et dit que notre manque de confiance ne mérite rien de plus. Il a quand même fait une recherché pour savoir d'où provenait la photo, et figure toi qu'elle a été envoyée depuis le fax de mon appartement.
- Oh... Mon Dieu....ils ont réussit !
- Réussit quoi ?
- A nous diviser : ils savent que sans Kerensky nous aurons plus de difficultés à obtenir des renseignements...
- ... et que sans Joy nous sommes beaucoup moins efficaces et que deviendra beaucoup plus vulnérable !
- Comment ça ? ! ? tu sais très bien que c'était moi qui était visé !
- Ecoute Largo : ce que je vais te dire ne te fera pas plaisir du tout et sache qu'à moi aussi ça fait beaucoup de peine, ... mais avoue qu'il y a des choses étranges. Je vais voir Diana et comme par hasard elle a en sa possession en photo de Nerio vivant. Elle arrive à New York avec Jack. Te fait craquer... résultat : tu te retrouves éloigné de Joy, qui se sent sur la touche et devient de plus en plus jalouse... je ne sais pas pour toi, mais ,moi, je n'aime pas trop ce genre de coïncidences ! ... en plus, tu as vu comment Diana lui a parlé l'autre soir ?
- Tu es en train de me dire qu'une de mes amies les plus proches se serait associée à la commission dans le but de me faire du mal ? ! ?
- Ce n'est encore qu'une théorie, et croit-moi, j'aimerait qu'elle soit fausse. Mais sache que sa venue à fait du mal à Joy.
- Pour toi Joy serait jalouse ? Mais de quoi ?
- Bon sang, Largo ! Il y a vraiment des fois où je me demande si tu n'es pas aveugle !... "
Simon n'eut pas le temps de finir sa phrase : un médecin arrivait et largo se leva d'un bond :
" Docteur comment va-t-elle ?
- Elle est vivante ... , Largo est Simon poussèrent un soupir de soulagement,
... mais je ne vous cache pas que je suis très inquiet à son sujet : elle a reçu deux balles dans le ventre et une dans le haut de la cuisse. Elle a plongé dans le coma. On ne sait pas quand elle en sortira ni même si elle va survivre : son état est très instable. Les prochaines 48 heures seront déterminantes : si elle passe ce cap, alors elle aura de bonnes chances s'en sortir.
- D'accord. peut-on aller la voir ?
- Bien sûr, la présence d'amis lui fera le plus grand bien. Parlez-lui.
- Merci docteur ", Largo serra lui serra la main. Puis entra dans la chambre de Joy suivit de Simon.
Ils découvrirent Joy entourée de machines : elle était intubée, les battements de son cœur étaient sous monitoring et il y avait d'autres machines que Largo ne connaissait pas. Il pris une chaise et s'assit près d'elle. Simon resta debout. Ils restèrent silencieux pendant une quinzaine de minutes. Ce fut Simon qui rompit ce silence :
" Largo, je vais appeler Sullivan pour le mettre au courant : je crois qu'on peut lui faire confiance. Je lui dirait d'envoyer deux agent pour veiller à ta sécurité et à celle de Joy.
- D'accord.
- Ensuite, je crois que je devrais retourner à New York pour retrouver Kerensky et nous excuser. On a besoin de lui...
- Vas-y.

Largo ne savait même pas depuis combien de temps Simon était parti. Il était toujours assis près de Joy. Il lui tenait la main, la lui caressait tendrement. Comme dans l'ambulance, il aurait voulu lui transmettre son énergie, mais en même temps, elle lui paraissait si fragile. Joy qui d'habitude était si forte, et qui, allongée dans ce lit d'hôpital semblait si faible.
Largo se mit à penser à toutes ces choses qu'il n'avait pas eu le temps de lui dire. Il se rendit compte qu'il avait agit comme un imbécile ces derniers jours : Joy et lui étaient devenus si proches... Simon avait raison : il avait fallu que Diana arrive pour qu'il la délaisse complètement...Il repensa à ce qui s'était passé l'autre soir quand ils étaient tous dans son bureau : jamais il n'avait parlé ainsi à joy ; Elle ne l'avait pas montré, mais il réalisait maintenant qu'il l'avait profondément blessée. Comment avait-il pu se conduire ainsi alors que dans la même pièce quelques jours avant ils avaient partagé un de ces rares moments d'intimité qu'il savourait tant. Il eut un petit sourire en se rappelant le malaise de joy quand il lui avait demandé si elle n'avait pas changé de parfum !
Quand il l'avait croisée dans les couloirs, il aurait du insister pour qu'elle lui dise ce qui n'allait pas, il aurait du s'excuser...
Et maintenant, Joy était dans le coma et il ne pouvait rien faire si ce n'est avoir des regrets.
Il se mit à lui parler :
" Joy, c'est moi, Largo... Le médecin a dit que te parler te ferait du bien...le problème c'est que je ne sais pas quoi te dire... Tu ne nous a pas habitués à te voir comme ça. Il faut que tu tiennes bon, hein, Joy ? ! ? ... Tu dois pas nous laisser... j'ai besoin de toi... ", il avait murmuré ces mots, tandis que des larmes coulaient sur ses joues. Il pleura pendant un long moment, la tête posé sur le lit tenant sa main près de sa bouche. Il l'embrassait.
" je suis désolé, c'est ma faute, comme toujours, j'aurais du t'écouter... S'il te plait , ne me laisse pas... Si tu t'en vas, qui passera son temps à se chamailler avec Simon ? Qui me remettra à ma place quand je suis sur le point de faire des bêtises ?... accroche-toi joy, je t'en supplie... "
Exténué, Largo, finit par s'endormir ainsi.
Il fut réveiller environ une heure et demi plus tard par son téléphone cellulaire, qu'il n'avait pas éteint, malgré l'interdiction de les utiliser dans les hôpitaux.
" Allo ?
- largo, c'est moi ! Comment va Joy ?
- son état n'a pas évolué, Simon ! Ce n'est ni bon, ni mauvais signe !
- Je sors de chez Kerensky : on a discuté, je me suis excusé et je l'ai convaincu de revenir. Ca n'a pas été facile, comme tu peux l'imaginer, mais j'ai tenu bon et ça a marché !
- Qu'allez-vous faire maintenant ?
- On rentre au bunker pour démasquer la taupe !
- D'accord, appelez-moi dès que vous avez du nouveau ! "
Il raccrocha.
Dès que Kerensky eut réparé les dégâts qu'il avait faits, Simon et lui se mirent au travail.
Kerensky prit l'initiative de regarder les enregistrements vidéos du jour pris dans le couloir menant à l'appartement de Simon peut avant l'envoi du fax.
Il furent tous les deux surpris de voir Maryssa y arriver une enveloppe à la main. Elle attendit deux minutes, puis Diana arriva. Maryssa lui remit l'enveloppe qu'elle prit puis rentra dans l'appartement de Simon. Les deux hommes étaient médusés :
" Comment ce fait-il que Maryssa ait donné la photo à Diana : elle aurait pu l'envoyer elle-même !
- En fait, non : seule Diana avait accès à mon appartement ! ", répondit Simon.
- On doit prévenir Largo et arrêter Diana et Maryssa "
Quand Largo fut prévenu, il eut l'impression de s'enfoncer encore plus dans le vide ! Comment diana avait-elle pu le trahir ainsi ?
Un foule de question lui vinrent à l'esprit. il ne savait plus que faire...
Il passa les deux jours qui suivirent auprès de Joy. Elle avait passé le cap des quarante huit heures et son état s'était un peu amélioré, d'après ce que les médecins lui avaient dit. Les deux traîtres avaient été arrêtées et c'était Simon qui était chargé de s'occuper du petit Jack, en attendant que la situation se clarifie. Lui et Kerensky n'avaient pas encore découvert où Nerio été prisonnier.
Largo avait insisté pour rester auprès de Joy, malgré les conseils des médecins. L'infirmière qui s'occupait de Joy, touchée par la détresse de Largo (et peut-être aussi par son charme), lui avait fait venir un petit lit de la chambre, afin qu'il puisse se reposer sans la quitter.
Euh ... la suite au prochain épisode ! je commence à avoir des crampes dans les doigts !

Puisque vous aimez bien ma fanfic, en voilà la suite ! ! !
Je risque de ne pas pouvoir vous envoyer la suite avant le 24/08 : je pars chez ma marraine à Londres !
Son Internet est bloqué ! si c'est réparé, je vous ferait parvenir la suite plus tôt, of course, mais en plus petits bouts !
Bisous à tous et bonne lecture !
Marie
Cela faisait huit jours que Joy était dans le coma. Huit jours que Largo avait passés à son chevet, guettant le moindre signe de son amie.
Simon avait insisté pour qu'il rentre chez lui pour se changer les idées, mais il avait carégoriquement refusé. Il avait tout de même réussit à obtenir qu'il aille voir Sullivan, prétextant qu'il devait lui parler de choses importantes concernant les affaires.
Quand Largo arriva dans l'ascenseur qui montait à l'étage du bureau de Sullivan, il fut surpris d'y trouver Kerensky qui tenait le petit jack dans ses bras.
" Salut Largo ! De retour à la maison ? !, ?
- pas pour longtemps : je dois juste aller voir Sullivan, prendre quelques affaires et je repars à l'hôpital.
- Tu devrais te reposer : tu n'as pas à t'en faire ils te préviendront s'il se passe quelque chose...
- Du nouveau en ce qui concerne mon père ?
- Rien : la commission tient à se faire discrète ces temps-ci.... Au fait, tu n'as même pas dit bonjour au petit Jack !
- C'est toi qui t'en occupes pendant que Simon est à l'hôpital ? ! ?
- Qu'est-ce que tu veux, je m'adapte... Il est mignon pour un bébé capitaliste !
Largo prit jack dans ses bras :
- Alors, bonhomme ! comment ça va ?... il a de la chance, il n'a à se soucier de rien !
- Oh ! ne vas pas croire ça ! il a une horloge dans le ventre ce gamin : on ne peut pas avoir 10 minutes de retard pour ses repas sinon il pique sa crise ! c'est à te faire regretter d'être dans la même pièce que lui ! ! !
Largo sourit , pour la première fois depuis des jours. Kerensky en nounou, ça valait son pesant d'or !
- Et diana ?
- Elle est toujours en détention. Elle a avoué t'avoir trahit sous la menace : il avaient dit qu'ils tueraient Jack si elle ne coopérait pas . Elle a utilisé le coup de fil auquel elle avait droit pour me demander comment il allait... Ils vont sûrement la relâcher bientôt.
- Tant mieux ! Je ne veux pas que Jack soit séparé d'elle...
Largo passa une bonne heure dans le bureau de Sullivan à discuter de choses et d'autres. Apparemment, le conseil s'était un peu calmé et s'était presque habitué à l'absence de Winch aux réunions.
Quand il revint à l'hôpital, il trouva Simon et un médecin à la porte de la chambre de Joy.
- Qu'est-ce qui se passe ? , demanda Largo paniqué,
- Rien de grave, rassurez-vous. C'est même le contraire : elle sort peu à peu du coma ! c'est incroyable : il n'y avait eu aucune amélioration depuis de jours et la voilà presque prête à se réveiller...
Largo n'écouta pas la suite : il entra dans la chambre de joy et s'assis sur le bord de son lit. Elle avait été ex tubée et avait repris quelques couleurs.
- Joy... c'est moi. Le médecin vient de me dire que tu vas bientôt te réveiller. ... tu sais que tu m'as fichu une de ces trouilles ! ! ! joy, il faut que tu te réveilles ! tu mes manques... je réalise que sans toi le monde n'est plus le même...
Il avait du mal à réaliser ce qu'il disait... il ne s'était jamais rendu compte à quel point il l'aimait.
Assis dans le fauteuil près de son lit, il s'endormit la tête près de la main de Joy, qu'il tenait dans la sienne.
Tout à coup, Joy referma sa main dans celle de largo. Celui-ci se réveilla en sursaut :
- Joy ? ! ?
Elle bougea encore sa main, que Largo caressait... Elle ouvrit lentement les yeux.
- Largo ?
Il était fou de joie : il se mit à pleurer comme jamais auparavant et l'embrasa sur la joue.(ben, oui seulement sur la joue, vous étés drôles vous ! faudrait pas l'empêcher de respirer, joy, elle vient juste de se réveiller !!!)

La suite au prochain épisode ! ! !