P ASSER DOULOUREUX
 




Disclaimer: Les personnages ne sont pas ma propriété, etc, etc, etc ….

Note de l'auteur: Cet épisode viendra se placer après l'épisode où les scénaristes de la série voudront bien faire sortit Joy et Largo ensemble. Contrairement à plusieurs auteur de fan fics qui ont fait sortir Largo et Joy ensemble, moi j'ai mis en scène une des étapes de leur relation. Ce n'a pas été très facile, vu que ils sont encore loin de se dire qu'ils s'aiment dans la série, et que leur relation aurait pu évoluer autrement ("Suspicion" par Joy).
Merci à Samia, Wendy et Nini d'avoir bien voulu tester ma fanfic.


Chapitre I
Joy était allongée sur son lit, elle venait d'ouvrir les yeux. Comme les rideaux avaient été tirés, la lumière l'aveuglait un peu. Elle enleva les mèches rebelles de devant ses yeux, s'étira et quelques articulations craquèrent. Quand elle se retourna, son masque de jeune femme endormie et complètement groggy, tomba pour laisser place à un merveilleux sourire et de yeux pleins de joie.
Elle était heureuse, tout simplement heureuse. Son bonheur était complet. Elle avait des amis formidables, un job que peut de femmes pouvaient se vanter de faire, un patron sans pareil, et…… même……
Largo _ Tu es déjà réveillée ? Tu as bien dormi ?
Il la prit dans ses bras pour ne plus jamais vouloir la laisser partir. Depuis déjà deux mois, ils sortaient ensemble. Ils étaient l'un sur l'autre 24H sur 24H. Au bunker, dans le bureau de Largo, ils étaient tout ce qu'il y avait de plus professionnel sauf pendant les petits moments d'absence de Simon et Kerensky. Seul ces deux là et une employée qui était entrée sans frapper étaient au courant et même si parfois Simon ne pouvait s'empêcher de plaisanter sur le sujet, ou Kerensky de faire des remarques à double sens comme à son habitude, rien n'avait encore été ébruité, et dés qu'une rumeur circulait, Largo et Joy s'empressaient de la démentir par un bel accrochage en public. Une fois, ils avaient passé toute une nuit à imaginer le sujet le plus plausible pour que leur dispute ait l'air réaliste. Personne ne s'était douté que tout avait été prévu 24H à l'avance. Et même Cardignac en avait perdu son Latin. Ils vivaient leur bonheur à cent à l'heure. Et les réunions n'étaient plus du tout ennuyeuses aux yeux de Largo, maintenant qu'il avait qu'il avait un passionnant sujet d'étude dans la tête à la place des perpétuelles attaques verbales de Cardignac.
Joy _ Comme un loir, et toi ?
Largo _ Quand je suis à tes côtés, j'ai du mal à penser à dormir…
Joy _ Largo !!!!!!!!
Largo _ Je te prépare un petit déjeuné ?
Joy _ Oui, c'est gentil, mais il faut absolument se dépêcher, on devrait déjà être au boulot depuis une demi-heure.
Quelqu'un sonna à la porte, ce qui fit sursauter nos deux tourtereaux.
Largo _ Ca va, j'y vais.
Joy, qui était très pudique, trouva étrange que Largo ne se soucie pas de sa trois-quart nudité. En effet, il portait comme seul habit un caleçon. Mais bon, après tout, ça devait encore être le papy du dessus qui venait encore se plaindre du bruit, alors….

Quand il ouvrit la porte, la surprise était de taille. Largo ne savait vraiment plus où se mettre, pratiquement nu, dans l'appartement de Joy, et devant lui, dans l'encadrement de la porte, fronçant les sourcils, John Sullivan le regardait.
Joy _ Largo ? Qui c'était ?
Elle avait enfilé un peignoir, mais il était ouvert et on voyait clairement qu'elle portait un caraco. Dés qu'elle vit John Sullivan dans l'entrée, elle ferma son peignoir en vitesse, et fusilla Largo du regard, un regard qui voulait clairement dire " tu as vu dans quelle tenue nous sommes, cette fois, c'est la fin des haricots, si on n'avait réussi à tout cacher jusque là maintenant, c'est foutu. "
John _ A, désolé, je ne savais pas…. Mes félicitations. Euh…. Joy, un homme qui dit être votre ami et qui parle italien, est entrain de pester dans le bunker, et n'arrête pas de vous réclamer.
Dans la tête de Joy tout se bousculait, des amis qui parlaient italien, elle avait Kerensky, oui bien sûr, ça ne pouvait être que lui….. Non, John connaissait Kerensky, et il lui aurait dit si ça avait été lui…
Joy _ John…. C'est Kerensky N'est ce pas ?
John _ Non Joy, je pensais que vous sauriez, mais non.
Joy _ Bon merci John, j'arrive tout de suite. Dites-lui que je serais bientôt là.
John _ Bien….Mais comment on lui dit tout ça ?
Joy _ Si c'est bien à la personne à laquelle je pense, elle comprend très bien l'anglais mais s'il persiste, ou si je me suis trompée, demandez à Kerenski, il parle très bien l'italien.
Chapitre II
Joy arriva devant la porte du bunker. Elle appuya sur la poignée, mais ne poussa pas la porte. De tout son être de toute son âme, elle espéra que se ne sera pas lui. Tout allait si bien dans sa vie ses derniers temps, elle ne voulait vraiment pas que ça change.

Quand elle poussa la portes, ses craintes devinrent réalité.

Un jeune homme de 28, 29 ans, la regardait.
Il avait les cheveux en bataille, et un regard à la foie sombre et pénétrant. Il portait un ample manteau en cuir noir qui lui arrivait au-dessus du genou. Sa chemise, sans être forcément de couleur noire, était de sombre. Le col était légèrement entrouvert, un détail qui laissait transparaître sa sensualité et contrastait avec la rigueur de son manteau. Son pantalon, noir et caché sous son manteau, se fondait parfaitement dans la silhouette du jeune homme ténébreux. La coupe du pantalon en cuir était très classique, et associé à une ceinture ancienne. Comme chaussures, il avait des brodequins à lacets, un model très masculin qui soulignait sa virilité. Il fallait bien l'avouer, le nouveau venu était très séduisant.

Joy, quant à elle était complètement déboussolée. Elle ne semblait plus rien comprendre. Comment pouvait il être ici ? Comment avait il sut où elle était ? Que lui voulait il ? Toutes ces questions se bousculaient dans sa tête.
Depuis son entrée dans le bunker, elle n'avait pas bougé, tous ses membres étaient restés figés. Elle était immobile, tétanisée. Largo l'avait rarement vu dans cet état, aussi, il la prit dans ces bras. Sans vraiment le vouloir, elle se dégagea de son étreinte, s'avança vers le nouveau venu, prononça quelques mots en italien et tous deux s'en allèrent.
D'un même mouvement, Simon et Largo se retournèrent vers Kerensky.

Kerensky _ haussant les épaules Elle n'a pas dit où elle allait.
Chapitre III
Joy et l'homme qui l'accompagnait, n'étaient pas allés très loin, quand le jeune homme s'approcha d'elle et l'embrassa. Joy, elle, n'avait pas bougé, elle s'était laisser faire ; elle ne lui rendit pas son baiser pour autant, mais n'avait rien fait pour l'en empêcher.

Largo, qui avait suivit Joy, s'arrêta à dix mètres d'eux. Il avait assisté à la scène. Il n'en croyait pas ses yeux. Il ne voulait pas y croire. Une larme perla sur sa joue.

Joy s'aperçu de sa présence, et se retourna en sa direction. Maintenant, ils se regardaient dans les yeux. Tout avait basculé, le temps s'était arrêté. Joy comprit qu'elle l'avait déçu, qu'avec ce baiser elle avait mis sérieusement leur relation en péril… Peut être était-ce même déjà trop tard.

Largo tourna les talons et se dirigea dans la direction opposée. Triste. Triste comme il ne l'avait jamais était. Une grande partie de lui-même avait été ébranlée.
Joy avait couru après lui et le rattrapa.

Joy _ Largo !!!!!!!!!!!!!!!!!
Largo _ laisse-moi un peu de temps pour comprendre ce qui vient de se passer…….

Puis il partit en courrant, espérant qu'elle ne le suivrait pas. Joy s'apprêtait à la rejoindre une nouvelle fois quand elle croisa le regard noir de Simon. Lui aussi avait assisté à la scène, et suivant l'exemple de Largo, il lui tourna lui aussi le dos.
Elle resta seule, seul avec cet homme qu'elle venait d'embrasser.

Homme _ Qui était-ce ?

Cette question, joy la redoutait. Jamais elle n'aurait cru douter de la réponse. Mais depuis quelques heures, tout avait basculé, son passé était revenu la hanter. Elle baissa la tête, déjà honteuse de la réponse qu'elle s'apprêtait à donner.

Joy _ C'est un ami…..
Chapitre IV
Il était 11H du soir, ça faisait 2H déjà que Joy attendait Largo dans son appartement. Assise sur le canapé de son amant, elle se préparait à tout lui avouer, les raisons de son infidélité et son passé commun avec Paolo l'homme qu'elle avait embrassé.
Trois heures passèrent, toujours personne. Cette fois, elle était vraiment inquiète, et la fatigue commençait à la gagner. Une heure plus tard elle s'était endormie sur le sofa.

Le lendemain, le réveil se mit en route, et la radio passait les dix meilleurs titres des Pink Floyd, ce qui eut pour résultat de la mettre en rogne ; puis elle regarda autour d'elle et s'aperçut que Largo n'était pas rentré de la nuit. Que lui était il arrivé ? Avait il était attaqué ?

Puis une lueur d'espoir se fit voir dans le regard de Joy….
Peut être avait il dormi chez Simon ?
Elle sortit en trombe de l'appartement de Largo et courut jusqu'à celui de Simon. Elle débarqua dans son le salon, et lui demanda précipitamment :

Joy _ Largo à dormi ici ?
Simon _ Non… Pourquoi ?
Joy _ il n'est pas rentré cette nuit…
Simon _ Tiens, tu m'étonnes.
Joy _ Arrête Simon, il ne s'agit pas de ça, il lui est peut être arrivé quelque chose…
Simon _ Si tu veux mon avis, il a dut se trouver une belle blonde qui a du le consoler, comme tu as fait avec gars.
Joy _ Je vais voir Kerensky…
Simon _ C'est ça, lui aussi il pourra peut être te consoler…

Joy se retourne et lui met une bonne gifle…..Simon ne l'avait jamais vu dans cet état, elle l'avait frappé, et cette fois elle n'était pas sous l'emprise d'une drogue !!!!!!!

Joy _ Arrête !!!! Tu ne sais rien de moi, rien de mon passé. Alors garde tes réflexions pour toi. Et si tu vois Largo, appelle-moi !!!
Simon _ Bon, bon, y a pas de quoi s'énerver…
Joy _ prenant une voie à peine adoucie Merci Simon

Joy s'empressa d'aller dans le bunker pour y retrouver Kerensky. Elle lui avait passé un coup de téléphone pour lui demander de faire des recherches sur l'endroit où se trouvait Largo

Joy _ Alors, du nouveau ?
Kerensky _ Oui, il a téléphoné avec son portable, ce qui a émit un signal qui m'a permis de le localiser. Au fait, pourquoi tu as besoin de savoir ça ?
Joy _ Je te l'ai déjà dit, c'est privé….
Kerensky _ Alors tu attendras son retour au bunker pour lui poser des questions
Joy _ Kerensky, j'en n'ai besoin….

Simon entra dans le bunker, et fusilla Joy du regard. Il ne se risqua à rien d'autre car leur petite dispute de tout à l'heure avait été assez musclée à son goût.

Simon _ Ce qu'elle ne veut pas dire, c'est qu'elle a trompé Largo et qu'elle va lui présenter des excuses. C'est bien ça Joy ?
Joy _ Merci Simon
Kerensky _ Ah, dans ce cas, il est au 258, boulevard George Washington.
Joy _ J'y vais.

Arrivée devant l'appartement, elle frappa à la porte. Les quelques secondes d'attentes avant qu'on lui ouvre la porte lui étaient insupportables. Quand enfin la porte s'ouvrit, elle s'attendait à voir Largo, mais non…….

Une belle blonde aux lèvres pulpeuses et de magnifiques yeux bleus lui souriait.

Femme _ Qu'est ce que vous voulez ?
Joy _ complètement furibonde par sa découverte Entrer…
Femme _ Non, vous ne pouvez pas !!!
Joy _ Bien sûr que si…..

Quand elle arriva dans le salon, elle vit deux verres, un avec une marque de rouge à lèvre, ainsi qu'une bouteille de vin rouge.
Joy s'emballa. Elle courut jusqu'à la chambre et découvrit, à son plus grand désarroi que la chambre était dans un désordre pas possible, ainsi qu'un lit complètement défait. Joy n'en pouvait plus, elle en avait assez vu. Largo l'avait trompé, comme elle l'avait trompé. Elle compris soudain le choc et la douleur qu'il avait du ressentir en la voyant embrasser Paolo. Elle était impuissante, le mal avait déjà était fait. Elle sentit les larmes monter…. Elle se retourna vers la femme et lui demanda le plus fermement possible.

Joy _ Où est Largo ?
Femme _ Il est partit-il y a environ dix minutes. Vous devez être Joy ?
Joy _ Oui, c'est exact….. Elle avança en direction de la porte.
Femme _ Attendez, ce n'est pas ce que vous croyez….

Mais il était trop tard, Joy était déjà partie.
Elle rentra à son appartement et téléphona à Kerensky.

Joy _ Je prends trois jours de congé, je suis fatiguée, j'ai mal à la tête et au cœur, je dois couver quelque chose.
Kerensky _ D'accord, je le dirais à Largo… Au fait, tu l'as vu ?

Elle avait déjà raccroché ! Ce qu'elle avait dit à Kerensky était vrai, en plus de souffrir et de s'en vouloir pour avoir trompé Largo, ce qui l'avait poussé dans les bras de cette blonde, elle avait des nausées, un mal de crane épouvantable et mal au ventre.
Chapitre V
Un jour plus tard, quelqu'un frappa à la porte, elle alla ouvrir et se retrouva nez à nez avec Kerensky.

Kerensky _ Salut !!! Je peux entrer ?
Joy _ Oui, ne te gêne pas, fait comme chez toi…
Kerensky _ Merci… C'est sympa chez toi….
Joy _ Qu'est-ce que tu veux ?
Kerensky _ Que tu parles à Largo….. Les histoires d'amour c'est pas mon truc, mais à ne plus vouloir vous voir vous en êtes malades.
Joy _ Ca, ça m'étonnerais.
Kerensky _ Ecoute, organisez une soirée, et dites vous ce que vous avez sur le cœur…
Joy _Merci, j'y penserais.
Kerensky _ Bon, je retourne bosser.

Le soir Joy avait tout préparé, elle s'était enfin décidée à inviter Largo pour qu'ils puissent parler. Largo frappe à la porte et entre.

Largo _ Salut….
Joy _ Bonsoir….Tu veux boire quelque chose ?
Largo _ Oui, merci. Tu ne prends rien ?
Joy _ Non, je ne me sens pas très bien en ce moment.

Un long silence s'abattu dans la pièce. Mais au bout de quelques instant, Largo brisa le silence :

Largo _ Qui c'était ?
Joy _ Il s'appelle Paolo Artessi, c'est un ancien traducteur italien de la C.I.A.
Largo _ pourquoi as tu fais ça ? Tu n'avais pas tout ce que tu voulais avec moi ?
Joy _ En fait, c'est bien plus compliqué que ça…..
Largo _ J'ai tout mon temps.
Joy _ Du temps de la C.I.A, nous étions amant, mais il est tombé malade, un cancer des poumons…..Il est partit dans un hôpital spécialisé, et je n'ai plus jamais entendu parler de lui…. Malgré mes recherches je n'ai pas pu savoir dans quel hôpital il était allé….Je ne l'ai revu pour la première fois qu'il y à deux jours en même temps que toi.
Largo _ Tu l'as aimé ?
Joy _ Oui, plus que tout au monde, j'aurais donné ma vie sans hésiter pour lui. Il a été mon premier grand amour, il m'a aidé à supporter les exigences de mon père, les coups durs à la C.I.A, il était toujours là quand j'avais besoin de lui.
Largo _ Tu l'aime encore ?
Joy se raidit, elle savait que cette question viendrait, et c'était celle quelle avait le moins envie d'entendre. Elle ne détourna pas le regard, consciente que ça l'aurait blessé.
Mais elle devait la vérité à Largo.
Joy _ Je ne sais plus trop où j'en suis…
Largo _ Ca explique pourquoi tu l'as laissé t'embrasser dans la rue, l'autre jour….
Joy _ Parce que toi, te jeter dans les bras de cette blonde, c'était beaucoup mieux ? Il y a une grande différence entre embrasser et coucher avec quelqu'un.
Largo _ Mais de quoi tu parles….
Joy _ Arrête, je sais très bien que tu as couché avec elle, je voulais te parler, je suis allée chez elle, mais tu étais déjà repartit, heureusement, sinon, je ne sais pas ce que j'aurais fait.
Largo _ Mais tu divagues, il ne s'est rien passé entre nous, je suis simplement allé la voir…
Joy _ et elle t'a consolé à sa manière !!!!!!!!! Merci, mais c'est déjà assez dur, je n'ai pas besoin de détails.
Largo _ Mais non Joy, qu'est ce que tu racontes…..

Quelqu'un frappe à la porte, Joy, toujours pas calmée :

Joy _ Entrez !!!!!!!!!

Paolo entre, et s'approche de Joy :

Paolo _ Il y a un problème, Il t'ennuie ?
Largo _ Alors c'est vous son amant…..
Avant que son rival ait pu répondre, Largo, pris d'une crise de jalousie, lui mit un coup de poing dans le ventre. Paolo, reprend ses esprits et riposte par un violent coup de poing dans la figure. Largo mis les mains sur son nez et recula de quelques pas, mais Paolo revint à la charge, il allait recommencer, mais Joy s'interposa entre les deux hommes, ce qui les força à s'arrêter.

Joy _ STOP !!!!!!!!!!!!! Toi Largo, rentre chez toi, soigne-toi, et nous reprendrons cette petite discussion demain. Toi Paolo, reste là, nous devons parler….. Mais avant qu'elle ait pu terminer sa phrase, elle fut prise d'un vertige et tomba dans les pommes.
Chapitre VI
Quand elle se réveilla, elle s'aperçut qu'elle se trouvait à l'hôpital. Elle ouvrit les yeux et se trouva nez à nez avec une infirmière :

Infirmière _ Ah, vous vous réveillez Melle Arden….
Joy _ Qu'est ce que je fais ici, où est Largo ?
Infirmière _ Largo ? Alors c'est lui le futur papa ?
Joy _ Je vous demande pardon ?
Infirmière _ Oui, vous êtes enceinte de deux semaines et demi. Vous allez devenir maman….
Joy _ Oh mon Dieu….
Infirmière _ Je préviens le futur papa ?
Joy _ Non, je vais le faire moi-même, mais pas tout de suite…….

Joy se tut, et après quelques longues secondes de réflexion, elle dit avec le plus d'assurance possible :

Joy _ Je ne crois pas que je vais le garder…..
Infirmière _ Réfléchissez bien Madame, c'est une lourde décision….
Joy _ Merci, mais c'est déjà tout décidé.
Infirmière _ Pour les femmes qui veulent se faire avorter, elles sont obligées d'attendre quelques jours avant de donner leur décision, donc c'est valable aussi pour vous.
Joy _ D'accord. Quand est ce que je peux sortir d'ici ?
Infirmière _ Maintenant si vous le désirez, mais faites attention, vous allez avoir des vertiges et des nausées, et les efforts physiques, ne sont pas recommandés.

Quand Joy sortit et qu'elle vu Largo et Paolo assis dans la salle d'attente, elle ne put s'empêcher de douter. Elle aimait Largo, mais lui l'aimait il encore ? Et puis il avait couché avec cette blonde, pourrait elle lui pardonner ?
Et d'un autre côté, il y avait Paolo, elle éprouvait de forts sentiments à son égard, mais pas aussi forts que ceux qu'elle portait à Largo. Elle en était sûre maintenant……. Mais elle s'en était aperçue trop tard, elle avait brisé toutes les chances qu'elle avait d'avoir un avenir heureux avec Largo, et c'est pour ça qu'elle ne voulait pas garder cet enfant.

Largo, lui malgré sa dispute avec Joy, ne pouvait s'empêcher d'être fort inquiet à son sujet. Il l'aimait, rien ne pouvait changer ça. Certes, elle l'avait trompé, mais il était quand même près à lui pardonner. Et même si pour son bonheur il devait la laisser faire sa vie avec ce Paolo, il était près à laisser tomber. Il l'aimait, c'est tout ce qui comptait à ses yeux.

Largo _ Tu vas mieux ?
Joy _ Oui, merci. Ecoute, je dois….
Largo _ mélancolique Oui, je sais, tu dois parler, je rentre chez moi…..
Joy _ Largo !!!! Merci…..

Il se retourna, maintenant il la regardait dans les yeux. Jamais elle ne saurait quel contrôle sur lui-même il dut exercer pour briser la tension en lâchant :

Largo _ J'y vais….

Joy se retourna vers Paolo, et lui dit :

Joy _ Allons chez moi, il faut que nous parlions
Chapitre VII
Dans son salon, Joy et Paolo discutaient depuis déjà vingt bonnes minutes

Joy _ Tu sais, depuis que tu es tombé malade, je n'ai plus de nouvelles de toi, et maintenant que tu es guéri par je ne sais quel miracle, tu débarques dans ma vie , mais depuis tout ce temps, moi j'ai continué à vivre, tu m'as laissé tomber du jour au lendemain, et ça a été très dur pour moi de surmonter cette épreuve, mais j'y suis arrivée, je m'en suis sortie. Tout allait pour le mieux pour moi, Largo et moi sortions ensemble, j'étais heureuse et puis tu es arrivé, et je me suis mise à douter, mais maintenant, tout est très claire, j'aime Largo…. Je suis désolée, mais c'est la vérité, je l'aime…..
Paolo _ Je comprends, j'aurais dû m'en douter…. Et maintenant tout est foutu entre vous à cause de Moi…
Joy _J'en ai bien peur….
Paolo _ Tu sais, il vaudrait mieux pour toi ainsi que pour moi, que je sorte définitivement de ta vie.

Joy baissa la tête, elle savait que c'était la meilleure décision à prendre, mais elle ne voulait pas l'entendre.
Paolo se lève, effleure les lèvres de Joy et sort. C'était fini, il était partit, jamais elle ne le reverrait. Et puis elle pensa à l'enfant, elle devait s'en séparer, Largo ne voudrait plus d'elle, et elle n'était pas prête à élever cet enfant seule….
Chapitre VIII
Deux jours plus tard, Joy était retournée au travail, elle frappa à la porte de Largo.

Largo _ Entrez !!!
Joy était bien trop perdu dans ses pensées pour avoir entendu Largo. Lui, voyant que personne n'entrait, il alla ouvrir, ce qui eut pour effet de sortir Joy de ses pensées.

Joy _ Je ne te dérange pas ?
Largo _ Non entre….. Tu sais, à propos de ce qui c'est passé ses derniers jours…..
Joy _ Paolo est partit….
Largo _ Tu l'aimes ?
Joy _ Non, je m'en suis rendu compte trop tard, mais les sentiment que j'avais pour lui, à l'époque ont changé. Elle lui tourna le dos et se décida enfin à poser une question a laquelle il lui devait une réponse…. Même si celle-ci l'effrayait….. Et toi, tu l'aimes ta blonde ?
Largo _ Monica ? Non, et je n'ai pas couché avec elle, c'était une pur invention de ta part…. elle a seulement été ma confidente, j'avais besoin de parler à quelqu'un qui sache tenir sa langue.
Joy _ Largo, je……
Il fallait qu'elle lui dise, elle lui devait la vérité…. Après tout il était le père de son enfant…. Cette révélation ne changerait pas les choses entre eux, elle en était consciente, peut-être même allait-il ne plus jamais vouloir la revoir….. Mais le fardeau était trop lourd à porter seule, il fallait qu'elle se confie…..
Joy _ Largo, je suis enceinte de toi……. Mais ne te fais pas d'illusion, tu n'auras pas à t'en occuper, ni à aller jusqu'au tribunal pour la garde de l'enfant car….. Je vais me faire avorter……
Largo _ son visage était totalement décomposé, on venait de lui transpercer le cœur Mais…… pourquoi ?????
Joy _ Largo, je ne veux pas d'une famille déchirée, je ne me sens pas capable de l'élever seule, je ne veux pas être une mauvaise mère, j'ai trop enduré de souffrances dans mon enfance pour faire la même erreur avec mon enfant……

Maintenant, elle pleurait à chaudes larmes.

Largo _ Joy, je t'aime, je ne veux pas que tu me quittes, je t'en prie, ne parts pas, je tiens trop à toi…..
Joy _ Tu es sincère ?
Largo _ Je te l'ai déjà dis Joy, je t'aime, je ne veux pas que tu me quitte. Cette enfant, il est de moi ? Joy, je ne veux pas que tu avortes, après tout c'est une partie de nous deux. Je veux créer une famille…. Ma propre famille…… Tu sais, j'ai toujours rêvé d'être papa….. Tu ne nous verrais pas en parents ?

Maintenant, ils pleuraient tous les deux, mais cette fois, de joie.

Joy _ Nous parents ? Tu es sûr que tu es prêt ?
Largo _ Oui, j'en suis sûr.
Joy _ Je t'aime
Largo _ Idem….

Qui prit l'initiative de ce baiser, ils n'auraient su le dire. Et quand leurs lèvres se rencontrèrent, ils gémirent tous les deux…
Leurs bras s'enlacèrent, se caressèrent, s'étreignirent ; leurs doigts coururent le long de leurs épaules et dans leurs cheveux. Le baiser se fit plus profond ; était-ce toujours le même ?
Joy se blottit contre Largo qui penchait la tête vers elle, consumé par sa passion. Incapable de formuler une pensée cohérente, il n'était plus que désir.

Tout était redevenu normal à une exception près, Largo et Joy allaient devenir parents…..

FIN