J E T'AIME MOI NON PLUS (part 3)
 




Cafétéria du Groupe W
Dans les minutes qui suivirent
" _Je pense que maintenant nous devons parler, il y a deux jours je t'ai laissé car je me doutais que tu avais tes raisons, maintenant j'aimerai que tu me les exposes " exigea presque le jeune homme.

" _Je n'ai plus rien à te dire, je t'en prie laisses moi il faut que j'aille voir la police pour leur faire ma déposition" annonça elle.

" Mais ma lettre, tout ce qui s'est passé, expli ….. " il fut coupé dans son élan par Rick qui venait d'arriver.

" Bonjour Largo " déclara -t'il.

" Bonjour Rick " répondit Winch, puis Rick se tourna vers Joy et lui demanda :

"_Chérie tu es prête à affronter ces policiers et leurs mille questions ? " avant de s'adresser à nouveau à Largo :

" Je vous la ramène dans moins de deux heures" déclara- t'il.

" _D'accord, merci, Joy je serai sûrement dans la salle du conseil à ton retour alors attends moi dans mon bureau" fît savoir Winch .

" _Je t'y rejoindrai, si je ne m'y trouve pas je serai au Bunker car ce sera l'heure où Simon et Kerensky feront une escale et nous appelleront" conclut Joy .

Joy s'éloigna et vît Largo s'asseoir comme quelqu'un à qui on avait enlevé toute raison de se battre. Puis elle s'obligea à arrêter de penser comme cela et se convint que ce n'était qu'un autre moyen de l'amadouer comme d'ailleurs cette histoire de lettre .

Comme promis Largo ne parla pas d'eux. Il faut dire qu'il n'y eût aucune occasion ,il n'avait pas dû se retrouver seul avec Joy plus de deux fois et encore durant moins d'une minute pendant ces quinze jours. Simon et Kerensky, eux, avaient trouvée la villa de la confrérie mais cela avait pris un peu plus de temps que prévu, en fait deux maisons paraissaient très suspectes. Elles avaient de quoi l'être, les deux étaient la propriété de la Confrérie, l'une servait de coffre fort, de cachette et l'autre de lieu de rencontre. Ils avaient dû se résigner à n'attaquer qu'une d'entre elles car ils désiraient agir seuls et leur choix se porta sur celle dans laquelle se trouvaient les documents, ils avaient immédiatement averti Joy et Largo. Ils commençaient vraiment à s'impatienter. Ce dernier avait passé son temps dans des réunions quant à son garde du corps elle l'avait passé à essayer de fuir son patron et à se trouver un grand nombre d'occupations.
Dans la région de Palerme (Italie)
Seize jours après le départ de Simon et de Kerensky
" _Ce sont donc cela leurs petites maisons, je vois qu'on ne se refuse rien dans la Commission cela rapporte le crime" remarqua Largo.

Ce dernier paraissait un peu plus détendu mais on pouvait voir que son histoire ne s'était pas arrangée, et n'avait pas même progressée. Bien sûr lui et Joy parlaient mais ce n'était pas comme avant, il craignait justement que ce ne soit plus jamais comme avant.

" _Nous nous sommes dit la même chose en arrivant, il y a donc certains avantages à être des tueurs" riposta Simon .

" _Si vous avez fini de plaisanter, j'aimerai savoir ce que vous avez prévu de faire, quand allons nous attaquer ?" demanda Joy .

" _En fait je juge que nous devrions reporter notre assaut, je pense enfin avoir compris le fonctionnement de leurs unités. Depuis que nous sommes arrivés nous avons épié le moindre de leurs gestes et nous avons remarqué que tous les cinq jours ils changent la durée de leur inspection, les lieux visitées ainsi que le nombre de gardes. Il me semble qu'aujourd'hui ils recommencent le raisonnement de la première semaine où nous étions ici mais pour en être sûr nous allons devoir les traquer encore cinq jours ".expliqua Kerensky.

" _Mais s'ils décident de partir avant ou s'ils brûlent les papiers nous aurons beaucoup plus de mal à les démasquer " dit Joy avant de s'asseoir, elle avait senti un petit malaise
.
Personne n'avait rien remarqué, elle savait dissimuler, on lui avait appris cela à la CIA, et elle ne voulait pas faire voir qu'elle était fatiguée.

" _ Je pense qu'ils se sentent en sécurité et qu'ils n'ont aucune raison de s'inquiéter. En plus les propos de Largo lors de la conférence soulignaient clairement le fait que nous ne disposions d'aucun indice. Je suis certain que cela a dû les conforter dans leur idée de victoire", répondit Georgi.

" _Tu as sans doute raison finit-elle par conclure, je vais me coucher Simon tu me réveilles quand se sera notre tour de garde" demanda elle .

" _Aucun problème, bonne nuit tout le monde et gardez bien vos deux yeux ouverts "conseilla Simon à Largo et Kerensky qui commençaient la surveillance .

Ces cinq jours passèrent tranquillement, l'idée de Georgi s'était avérée exacte, ils s'étaient donc entendus d'un commun accord pour attaquer la nuit suivante. Joy avait fait une légère indigestion sans doute à cause des pâtes de Simon qui se considérait comme un véritable chef et leur en préparait pour ne pas dire tous les soirs. La jeune femme avait vomi plusieurs fois donc par souci tous les autres s'étaient rabattus sur les chips et les sandwichs
Dans la propriété de la Commission
Dans la nuit
" _Georgi et Simon vous passez par l'arrière, Joy et moi on essaie d'entrer par la porte principale, si la situation dégénère tout le monde se replie immédiatement et rendez vous dans le jet, ok ? "proposa Largo .

" _A vos ordres chef " blagua Simon avant d'aller rejoindre Kerensky qui avait déjà pris sa position dès que Largo avait exposé son plan.

" _On y va Joy tu vas bien au moins ? Si tu te sens mal on peut faire demi-tour et revenir un autre soir" suggéra Winch .

La jeune femme venait de vomir mais elle avait l'air de se sentir bien à présent alors elle ne voulut s'attarder sur le sujet

" _Tout va bien ça doit encore être les pâtes de Simon, je ne pense pas qu'elles soient encore totalement digérées. Tu n'as pas oublié qu'on en a mangé presque à tous les repas durant une semaine " lui dit-elle sur un ton qui était enfin un peu plus agréable .

Simon et Georgi s'étaient introduits dans le grand coffre de la Confrérie, Kerensky avait réussi à maîtriser leurs alarmes mais pour un moment seulement, ils virent une table sur laquelle était déposée une mallette, les documents se trouvaient sans doute à l'intérieur. Cela s'avéra juste dans les secondes qui suivirent. Par précaution le russe y déposa un émetteur. Pendant ce temps Largo et Joy avaient mis hors d'état de nuire quelques gorilles de la Confrérie, leur plan fonctionnait à merveille. Ovronnaz et Kerensky s'apprêtaient à sortir lorsqu'ils furent arrêtés par des hommes armés jusqu'au dents, ils s'écrièrent tous les deux :

" _Jetons nous sur le côté, il faut les mitrailler ", hurlaient-ils, ils faut briser cette fenêtre sinon nous allons être transpercés de partout .
" _Tirez leurs dessus jusqu'à ce qu'ils ne puissent plus bouger, faites couler tout leur sang !! " ordonna un des chefs de la sécurité de la Commission .

Toute la maison fût réveillée par les coups de feu, des dizaines et des dizaines de tueurs nés sortirent de partout. On ne voyait plus rien, des ordres venaient de toutes part, la tension était à son apogée. Des chiens de poursuites furent lâchés. La panique se fit sentir dans les deux camps, la Commission se demandait comment elle avait pu être démasquée et les membres de la Winch Team espéraient que chacun d'entre eux s'en sortirait.

" _Il faut sauter !! à force de tirer ils ont brisé toutes les vitres nous ne pouvons plus rien faire de toute manière, tu as vu leur nombre ! ! ! Il faut suivre ce que Largo a dit, allons rejoindre le jet !! et puis nous sommes presque à court de munitions "constata Simon .

" _Mais pour les papiers?!, je les ai laissés tomber, il faut les récupérer ! , c'est notre seule chance de mettre les adhérents de la Commission en prison !! " protesta Georgi .

On pouvait voir des gardes dans les moindres recoins, des coups de feu étaient tirés d'urbi et orbi, les hélicoptères avec à leur bord des membres de la Commission tentaient de s'échapper. Ludmilla aussi avait pris part à la fuite, Joy et Largo regardaient cela impuissants, le milliardaire regretta finalement de ne pas avoir amené la cavalerie. Ils continuaient à tuer des membres mais leur nombre était trop important. Ils essayèrent d'aller aider les deux autres mais c'était mission impossible, presque huit cent mètres les séparaient et ils seraient à découvert. Ils voulaient quand même passer pas les buissons et quelle ne fut pas leur surprise de voir Michel Cardignac tenter de s'enfuir dans une des voitures.

" _J'aurai dû me douter, ce malade, cela ne pouvait être que lui la taupe, il avait accès à la radio qui m'a permis d'appeler la police pour t'aider "dit Winch à la jeune femme.

" _Si je pouvais je le… "confia la jeune femme .

Mais elle fût interrompue par des silhouettes qui volèrent à travers une fenêtre. Ils reconnurent tous les deux Simon et Kerensky et accoururent vers eux.

" _Alors on ne vous a pas appris à passer par la porte ? " leur dit Largo qui malgré la situation essayait de détendre l'atmosphère .

" _On te l'expliquera plus tard mais sauvons nous d'ici car ils sont cent pour ne pas dire deux cent fois plus nombreux que nous, sans t'avouer que nous ne disposons plus d'armes, enfin plus de rechargées" répondit Simon .

Ils réussirent tant bien que mal à s'échapper, ils pouvaient voir derrière eux une vraie panique, tout le monde était à leur poursuite. En voyant que leur périmètre de recherches s'élargissait ils préférèrent ne pas traîner plus longtemps et se mirent à courir vers leur voiture garée un peu pus loin. Ils durent aider Simon qui s'était foulé la cheville en tombant.
Dans le Jet
Environs vingt cinq minutes plus tard
" _Nous avons perdu définitivement leur trace, et dire que nous étions si prêt du but !!, il aurait juste fallu un peu plus de chance, j'aurai aussi dû renvoyer cet imbécile de Cardignac depuis le début !! " déclara Largo en s'avouant vaincu .

" _En fait je dirai que nos amis sont en ce moment précis dans un avion, pour être plus précis dans un Boeing qui les mène vers Paris, d'après ce qu'ils ont dit à la tour de contrôle avant leur départ et d'après les informations qui me parviennent", exposa Kerensky .

" _Mais comment tu sais cela? Tu crois vraiment que c'est le moment de plaisanter ? " Demanda Joy qui n'arrivait pas à croire que le russe puisse dire tout cela sur un ton aussi détendu .

" _ Ce n'est absolument pas une blague, en arrivant dans le coffre fort j'ai par précaution placé un émetteur dans leur valise juste au cas où " leur expliqua tout simplement Kerensky, non mécontent de sa surprise .

" _Écoutez, nous allons à l'hôpital de New York, la jambe de Simon nécessite des soins s'il veut nous être utile, une nouvelle paire d'aile ne serait pas de trop non plus mais passons… et puis Joy aurait besoin de quelques cachets pour l'indigestion. Pour terminer tout le monde doit dormir un peu alors on repartira dans deux jours avec la cavalerie cette fois ci " conclut le milliardaire.
A l'hôpital
07 heures 47
" _Monsieur Ovronnaz, l'infirmière Anderson va s'occuper de vous dans un instant, allez dans la pièce quatre, quant à vous mademoiselle Arden suivez moi, je vous amène chez le docteur Plowman, il se chargera de vous faire l'ordonnance pour les médicament contre l'indigestion. Messieurs Winch et Kerensky vous pouvez rester dans la salle d'attente" déclara une infirmière au groupe .

" _Alors j'y vais mais ne partez pas, je ne peux pas conduire dans mon état, je suis blessé moi, enfin vous ne pourrez vous éclipser que si la demoiselle qui va s'occuper de moi est vraiment une beauté" répondit Simon .

" _Largo, tu restes à les attendre moi je vais suivre l'itinéraire de la mallette et je vous retrouverai demain dans le Bunker, sois sage avec les infirmières Simon " dit Georgi avant de quitter la pièce .

" _Moi je serai là alors ne traînez pas si ce n'est pas utile, je n'ai pas envie de passer la seule nuit entière dans un hôpital alors que je que je pourrai être chez moi ", rigola Largo en s'adressant à Simon et à Joy qui à leur tour partirent .
Dans le cabinet du docteur Plowman
Dix minutes plus tard
" _Mademoiselle Arden alors vous souffrez d'indigestion d'après ce que m'a dit l'infirmière de garde" demanda le docteur

" _Oui je ne le supporte vraiment plus, mon ami Simon n'est vraiment pas un fin cuisinier" blagua la jeune femme.

" _Il n'y a pas de problèmes, mais j'aimerai juste savoir si vous ne faites pas d'allergies à certains médicaments ? " la questionna-t-il .

" _Lorsque j'étais petite oui, mais je vous avouerai que je ne me souviens plus, je n'ai pas été malade depuis très longtemps. Je parle bien de maladies banales car en ce qui concerne les plaies par balles ….. "lui répondit Joy .

Elle n'eut pas besoin de terminer la phrase, le docteur comprit tout de suite ce qu'elle voulait dire grâce à la cicatrice qu'il vit sur son épaule et qui dépassait un peu de son débardeur.

" _Ce n'est pas grave nous allons vous prélever un peu de sang pour faire quelques analyses, et comme vous êtres la future femme du patron cela ne devrait pas prendre plus de quinze minutes, si vous pouvez attendre" la pria-t-il .


" _Faites tous les examens nécessaires de toute façon j'ai besoin de quelque chose tout de suite car cela commence vraiment à m'énerver. De plus j'ai une mission primordiale dans moins de 48 heures" confia-t-elle .
Toujours dans le cabinet du docteur
Quinze minutes plus tard
" _Mademoiselle Arden, il n'y a aucun problème je peux vous fournir ces pilules mais je crains qu'elle ne vous aident pas vraiment, à vrai dires je me suis permis de faire un test de plus et il s'est avéré exact. Je suis heureux de vous annoncer que vous êtres enceinte et de presque quatre semaines" communiqua le docteur .

" …vous êtes enceinte et presque de quatre semaines… ". Ces mots résonnaient sans cesse dans la tête de Joy. " Cela date donc de mon retour de Russie , se disait-elle. Mais c'est impossible Rick et moi avons toujours pris nos précautions……………………oh mon Dieu à moins que ce soit arrivé… " . Le docteur voyant que Joy était ailleurs l'interpella :

" _Mademoiselle Arden, Mademoiselle Arden ? Vous vous sentez bien au moins ? , j'espère que ça va aller"

" _Oui, excusez-moi docteur, vous disiez quelque chose ? " lui rétorqua la jeune femme, encore sous l'effet de l'annonce du médecin.

" _Je voulais juste vous dire que je viens de voir passer Rick dans le couloir, vous voulez sûrement le prévenir de la bonne nouvelle, répondit monsieur Plowman.

" _Je vais le faire sur-le-champ, je vous remercie pour tout docteur" déclara Joy avant de quitter la pièce.

Elle n'avait pas réellement envie de parler à Rick mais il fallait qu'elle dise quelque chose à ce docteur et une chose qui serait tout à fait normale. Dans la tête de ce docteur et dans celle de nombreuses personnes prévenir son futur mari qu'il allait devenir père était une simple évidence, mais Joy ne voyait pas cela comme ça.
Dans la salle d'attente
5 minutes plus tard
Largo s'était légèrement assoupi mais l'arrivée de Rick qui cherchait Joy l'avait réveillé. M. Slater avait appris que la Winch Team était dans l'enceinte de l'hôpital. Donc par souci pour tout le monde (mais surtout de quelqu'un … bien sûr personne ne voit de qui je veux parler…) il s'était précipité aux admissions pour qu'une infirmière lui explique l'état de santé de chacun. Même si rien de grave n'était à signaler il avait souhaité être avec eux.

" _Largo comment vous sentez vous ?, vous voulez peut-être que je vous apporte quelque chose à manger ou à boire? " le questionna Rick .

" _Moi je vais bien mais ce sont les autres qui ont eu de petits problèmes, je pense tout de même que c'est rien de sérieux. Merci mais j'ai mangé tout à l'heure, John est passé prendre des nouvelles et m'a apporté quelques aliments" lui répondit Largo .

" _Oui ils vont tous très bien, d'ailleurs Joy ne devrait plus tarder d'après ce que m'a dit la secrétaire du docteur qui s'est occupé d'elle. Quant à Simon il est déjà dans votre voiture, je l'ai vu lorsqu'une infirmière l'accompagnait, d'ailleurs il m'a expliqué un peu ce qui vous était arrivé et vous attend " l'informa-t-il .

" _Donc j'attends Joy et puis on rentrera tous à la maison, on a réellement besoin de repos avant de repartir" dit Winch .

" _Comment ça de repartir ???, mais vous venez à peine de rentrer et puis cela ne s'est pas passé comme vous l'avez espéré d'après ce que Simon m'a dit, alors pourquoi tenter le diable ? Il se pourrait que vous n'ayez pas autant de chance à l'avenir, vous êtes vraiment inconscient !? " L'interrogea Rick .

" _Je ne vous permets pas, je n'oblige personne à me suivre alors arrêtez d'insinuer quoi que ce soit à l'avenir. Je sais que vous parlez de Joy mais elle a choisi ce métier et le faisait bien avant de me connaître alors.. " expliqua le jeune milliardaire.

Joy arriva juste à ce moment et n'eût aucun mal à deviner que ces deux là se disputaient. Elle n'avait pas la tête à essayer de comprendre les choses alors elle essaya de débloquer la situation de la manière la plus simple qu'elle trouva.

" _Mais qu'est ce qui se passe ici ??!! arrêtez de vous chamailler comme cela vous allez réveiller tout l'hôpital !!. Je ne veux pas savoir ce qui est survenu ici et je ne suis pas d'humeur à vous écouter alors passons à autre chose ", confia la femme.

" _Je pense qu'on devrait partir Joy, Simon nous attend déjà dans la voiture et puis il est presque midi alors on ne devrait plus traîner", proposa Largo .

" _D'accord on va y aller, Rick je t'appellerai demain avant de partir pour Paris et ne t'inquiète pas tout se passera bien" déclara Joy .

" _D'accord mais sois.. soyez tous prudents, moi je retourne auprès de mes malades, faites mes amitiés à Georgi " demanda Rick avant de quitter la salle .

Joy avait l'air pensive, elle était là sans vraiment y être, Largo essaya de lui parler à plusieurs reprises mais elle ne lui répondit pas. Par conséquent il lui prit la main mais par réflexe elle se défendit et l'expédia à terre .

" _Oh mon Dieu Largo excuses moi, ça va je ne t'ai pas fait trop mal ?, tu sais je ne l'ai pas fait exprès c'était instinctif ".

Largo se releva bien tant que mal et alla s'asseoir quelques secondes juste pour récupérer. Il n'avait pas vraiment mal mais puisqu'il pouvait être chouchouté pourquoi ne pas en profiter au moins un certain temps ? Finalement il se releva et lui dit :

" _Non ça va ne t'inquiètes pas, mais qu'est ce qui t'es arrivée, on aurait dit que tu étais à des années lumières de nous. Je peux juste dire quelque chose tu as beaucoup de force et d'ailleurs je préfère avoir d'abord goûté à ton côté doux qu'à celui ci " plaisanta Largo .

" _On ne devait plus jamais en reparler Largo, en plus il faut y aller, ce pauvre Simon est tout seul dans cette si grande voiture" changea-t' elle de sujet .
Dans la limousine
Dix minutes plus tard
" _Vous en avez mis un temps, je croyais que vous assistiez à un accouchement" blagua Simon qui avait apparemment retrouvé toute sa forme.

Sur cet exemple Joy sursauta. Elle se disait que Simon avait vraiment le chic de faire réagir les gens sans réellement le faire exprès. Pour ne rien paraître elle essaya de prendre part à la conversation et à l'évocation du problème qu'avait ce dernier, pour ce qui était du sien elle y réfléchira une fois rentrée chez elle.

" _…..non je vous jure, elle était dans une de ces tenues d'infirmière que j'apprécie par-dessus tout, vous ne pouvez pas imaginer comme elle soulignait ses formes parfaites, de longs cheveux noirs recouvraient son dos et elle était en train de ranger quelques médicaments. Je me suis dit que c'était la femme de ma …"narra Simon .

" _Et tu peux nous dire où est ce problème et cette catastrophe qui t'est arrivée ?" l'interrompit Largo.

" _Attend j'y viens. Donc comme elle rangeait ses paquets je me suis permis de l'appeler. A ce moment là elle se retourne et mon Dieu, c'était l'horreur. Un vielle femme qui ne devait pas être très loin de la retraite me salue gentiment. J'ai cru que j'allais devenir fou, j'ai tenu pendant tout le temps qu'elle me mettait ce bandage et en sortant j'ai failli me moquer de moi-même" raconta le suisse.

Joy et Largo étaient pliés de rire, ils se disaient que Simon était vraiment un sacré numéro et qu'il arrivait bien à les faire rigoler. Pendant tout le trajet ils discutèrent de la situation et ne s'aperçurent même pas qu'ils étaient arrivés devant l'appartement de Joy, le conducteur dût le leur faire remarquer :

" _Mademoiselle Arden, excusez moi de vous déranger mais nous venons juste d'arriver chez vous ".

" _Merci beaucoup Edward, on se retrouve donc demain matin à huit heures comme prévu ?", demanda-t' elle.

" _Oui on fait comme ça " lui répondit Largo qui continuait de sourire, il avait comme d'habitude été très amusé par la mésaventure de son meilleur ami .

Joy sortit et se dirigea vers l'entrée de son immeuble et vit la voiture de ses amis s'éloigner. Elle poussa un grand soupir de soulagement. Elle avait voulu à plusieurs reprises sortir car elle sentait de petits malaises mais n'avait voulu y faire aucune allusion et s'était donc prêtée au jeu de Simon.
Appartement de Joy
13 heures 17
Joy ne savait que faire ni comment elle en était arrivée là, elle en avait bien une petite idée mais elle enceinte ?? alors que plus prudente qu'elle cela n'existait pas !. Elle essayait de trouver des réponses à ses questions, sur le choix qu'elle devait prendre, sur le moment où elle allait l'annoncer ou encore sur le fait qu'elle allait garder le bébé ou pas, mais rien ne venait. Au contraire de nouvelles interrogations apparaissaient et tout se mélangeait dans sa tête. Elle aurait aimé en parler mais à qui ?, dans ces moments là on a besoin d'une mère mais la sienne l'avait quittée donc une amie mais laquelle ?. Elle avait beaucoup d'amis mais pour la plupart masculins, son métier oblige, mais à ce moment précis elle avait vraiment besoin d'une femme, quelqu'un qui puisse la comprendre, la conseiller. Elle voyait beaucoup de noms défiler dans sa tête mais son choix se porta sur une personne assez mûre et qui soit de confiance. Sur ce elle prit son téléphone et composa le numéro de Francine Bergeron. En fait depuis des mois les deux femmes s'appelaient régulièrement et étaient devenues des confidentes l'une envers l'autre.

" _ Francine, c'est Joy, je ne vous réveille pas ? … je sais qu'avec le décalage horaire… " lui confia la jeune femme.

" _Non vous ne me dérangez pas et puis moi je ne dors que lorsque j'en ai vraiment besoin alors.., mais vous comment allez vous ? " lui demanda-t' elle .
" _En fait j'ai un problème, un très gros problème mais je ne préfère pas vous en parler au téléphone. Après-demain nous allons en France et à la fin de notre mission je pensais vous rendre une petite visite si vous le voulez bien ", " formula l'ex-agent de la CIA.

" _Cela me ferait très plaisir mais rien de grave j'espère parce que vous m'inquiétez là ?!?" la questionna la française.

" _Tout ce que je peux vous dire pour le moment c'est que je vais me marier et que je suis enceinte et cela de presque un mois" avoua Joy.

" _Je comprends, je serai à la maison toute la journée alors vous pouvez passer dès que vous le souhaiterez " déclara-t' elle sans poser plus de questions ce qui plût énormément à Joy

" _Merci beaucoup, à dans deux jours donc Francine et s'il vous plaît pas un mot de tout cela à qui que ce soit " la pria-t-elle.

" _Promis à bientôt et reposez vous bien, surtout pas de risques inutiles, au revoir" conclut Mme Bergeron avant de raccrocher .

Même si rien n'était réglé Joy était soulagé d'avoir parlé à quelqu'un. Elle passa aussi un coup de fil rapide à Rick comme elle le lui avait promis et puis alla se coucher. Epuisée, elle ne mît pas plus de deux minutes à s'endormir.
Dans le Bunker
Deux jours plus tard, 8 heures 00
Joy avait vomi plusieurs fois et donc maintenant en avait pris l'habitude. De ce fait elle savait à peu près comment se retenir et comment le cacher, ce qui lui simplifierait la tâche dans son travail. Pendant ces petites vacances Simon en avait profité pour dormir et reposer sa cheville qui allait mieux maintenant. Largo, lui, avait soigneusement préparé la lettre de licenciement de Cardignac qui le lendemain de leur assaut était revenu au travail comme si de rien n'était. Largo s'était fait un plaisir de lui dire en face ce qu'il aurait voulu lui avouer depuis longtemps, il l'avait mis à la porte et fait arrêter par la police. Sinon lui aussi avait essayé de dormir. Le seul dans toute cette histoire à avoir travaillé était Kerensky. Il se sentait un peu coupable de ne pas avoir pu ramener les dossiers, il les avait pourtant eu dans la main. Donc depuis 48 heures il n'avait pas quitté leur trajectoire. Il a bien dû se coucher une fois mais rien de très énorme. Il se disait qu'il pourrait toujours récupérer le sommeil qu'il avait perdu une fois qu'ils auront réussi cette mission.

" _Bonjour Georgi, Simon, Largo n'est toujours pas là ? Il exagère, le fait qu'il soit le patron ne lui donne pas tous les droits " fit remarquer Joy en arrivant dans la pièce.

" _Et j'aurai quels droits à être milliardaire ?" lui demanda Largo sur un ton amusé alors qu'il venait d'entrer.

" _Non mais je voulais juste dire que… en fait tu es constamment en retard.. pour aller voir le conseil je comprends mais quand il s'agit de la Commission …" essaya -t'elle d'expliquer un peu surprise par l'arrivée de son patron.

" _Ne t'inquiètes pas je rigolais, je ne voulais pas vraiment savoir la réponse, ou si mais pas maintenant " lui dit Largo .

" _Bon quand vous aurez fini de vous chamailler comme deux adolescents amoureux, Kerensky pourra nous apprendre ce que nous allons faire et ce qu'il sait " déclara Simon .

Cette remarque aussi étrange que cela puisse être eût pour effet de les faire sourire les deux. (ils devaient être encore un peu endormis ..lol..)

" _Nous t'écoutons Georgi, excuse nous" rétorqua Largo .

" _Bon, comme prévu l'avion de la Commission a atterri à Paris, à l'aéroport Charles De Gaulle puis il est reparti pour Sydney en Australie, mais la mallette elle est restée en France. C'était sans doute pour brouiller les pistes mais encore une fois ils ont échoué. La première journée la valise est restée immobile, elle était sans doute dans une consigne puis hier dans la soirée quelqu'un est venu la chercher. Elle a roulé pendant quelque temps puis s'est arrêté dans une petite ville portant le nom de Marly la Ville.( n'est-ce pas ma puce ?). La maison devant laquelle elle est en ce moment aurait été loué à un groupe d'étrangers visitant la région, d'après la mairie de la ville. Donc nous partons dans une heure, nous aussi atterrirons dans le même endroit et direction cette charmante petite ville. Il faut seulement espérer qu'avant notre arrivée il ne leur prendra pas envie d'aller ailleurs" raconta le Russe.
" _Oui sinon je ne pense pas qu'ils se laisseront démasquer une fois de plus" confirma le jeune milliardaire.

" _Qui sait ?, ils ont déjà fait des erreurs alors on peut espérer et puis ne dit-on pas jamais deux sans trois ? "lui répliqua Joy.

Les deux avaient retrouvé une partie de la complicité qui les liait mais on pouvait voir que quelque chose d'autre manquait, que quelque chose d'autre aurait besoin d'être réglé. Tenant sa promesse Largo ne faisait que très rarement allusion a ce que Joy appelait si bien l'incident. Tout cela aurait pu rester comme cela si Simon n'avait pas décidé de s'en mêler, il comptait bien découvrir ce qui s'était vraiment passé et pour une fois il essaierait lui de faire craquer Joy au lieu que ce soit elle qui le fasse. Il savait que cela ne serait pas facile mais il déplacerait des montagnes pour que son ami, et celle avec qui il veut être, soient heureux. Pour lui de toute manière il n'y avait pas de doute si Joy avait repoussé Largo ce n'était pas à cause de ses sentiments pour Rick car sinon elle n'aurait jamais franchi le cap ni à cause de la profondeur de ses sentiments. Par conséquent il allait se lancer dès que l'occasion se présentera.

Part 4