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Penthouse, 22 h 30
Cela faisait prés de deux heures que les garçons étaient couchés. Largo travaillait à son bureau pendant que la femme de sa vie lisait les différents dossiers concernant la sécurité du Groupe W. Elle avait pris l'habitude de veiller tard mais ce soir la fatigue était bien trop pesante.
J : Largo ? Je vais me changer et après j'irai me coucher…
L : D'accord. As-tu besoin d'aide pour te changer ?
J : Non !…Enfin, non merci. J'arrive à me débrouiller. Si j'ai besoin de quelque chose je t'appellerai…
L : Entendu.
L'ex-agent de la CIA s'éloigna alors du bureau pour rejoindre la salle de bain. Elle laissa la pièce entrouverte contre son grés car c'était les directives du médecin : ne jamais la laisser sans surveillance. Elle se dépêcha de se changer car elle ne voulait pas que son patron voit ne serait-ce qu'un seul morceau de peau marquée par ses affreuses cicatrices.
Une vingtaine de minutes après, elle sortit de la pièce d'eau. Elle était vêtue d'un adorable pyjama avec des nounours. En entrant dans la chambre à coucher, elle eut des frissons dans le dos ; ils caractérisaient à la fois le désir et l'appréhension. En effet, le beau ténébreux avait clos son activité "Dossiers" pour pouvoir être prêt à aider Joy au cas où elle aura des difficultés à entrer dans l'immense lit. Il se tenait là. En pyjama aussi mais le torse nu (les filles ont arrête de baver !) pour que le jeune femme ne soit pas trop effrayé de se retrouver ainsi avec lui alors que jusqu'à présent ils ne s'étaient fais que quelques baisers. Chacun d'eux se sentait mal à l'aise. Joy décida de briser la glace :
J : Peux-tu ouvrir le lit pour que je puisse y rentrer ?
L : Euh… Oui ! Pardonnes-moi mais tu es tellement belle avec les cheveux lâchés comme ça… Voilà, j'ai soulever la couette…
J : Merci.
La garde du corps manœuvra son fauteuil de telle façon que son amant en resta ébahie. Avec l'habitude, elle n'eut pas de difficultés à s'asseoir au bord du lit. Malheureusement comme ses jambes ne lui obéissaient toujours pas, elle dû demander de l'aide pour les allonger. Le milliardaire attrapa les membres inférieurs de sa dulcinée et les étendit puis elle prit appuie sur ses bras pour se remonter. Son cœur battait la chamade. Ce moment-là, elle en rêvait depuis si longtemps, aucuns mots ne lui venaient à la bouche
Elle sentait des frissons lui parcourir le dos. Elle avait l'impression que tout en elle allait exploser. Elle commençait à se calmer lorsque…
J : Largo, non s'il te plait. Enlèves ta main. Je ne veux pas. C'est trop tôt. J'ai encore du mal à voir mon corps dans cet état alors je te demande de ne pas me toucher.
L : Mais Joy…
J : Non… Comprends-moi… Si tu vois toutes les cicatrices qui parsèment mon corps tu risques d'être dégoûté et de me repousser. Laisses-moi le temps, laisses-nous le temps de nous habituer à "nous"…
L : D'accord. Je t'aime trop pour te contrarier, affirma-t-il dans un souffle en l'embrassant tendrement. Est-ce que je peux au moins me mettre comme ça pour la nuit ?
L'ex-agent de la CIA ne répondit pas. Winch en conclu que sa bien-aimée était d'accord. Il lova sa tête au creux de la nuque de sa compagne pour sentir son odeur qui le rassurait, et il passa son bras autour de la taille de la jeune femme. Joy mis son bras par dessus celui de son amant. Ils s'endormirent donc dans les bras l'un de l'autre.
Penthouse, 08 h 24
(le lendemain)
Les deux amants étaient réveillés depuis un petit moment déjà. Ils étaient enlacés l'un et l'autre et donnaient l'impression d'avoir toujours été aussi proches. Ils auraient souhaité que le temps s'arrête et qu'ils ne soient que tous les deux seuls au monde. Malheureusement ils furent rapidement rattrapés par la dure réalité des choses lorsque que le réveil retentit…
L : Bonjour… As-tu bien dormi ? demanda-t-il en déposant un baiser sur le front de Joy qui venait de se remettre correctement dans le lit.
J : Comme un bébé. Cela faisait si longtemps que je n'avais pas dormi aussi profondément… C'est juste…
L : Oui, Joy.
J : C'est juste qu'il me tarde d'être ce week-end pour que l'on puisse être tranquille tous les deux pour discuter, se promener… Enfin tout ce que l'on faisait avant ça, dit-elle en désignant son fauteuil.
L : Rien à changer pour moi, je t'aime pour ce que tu es et non pour ce que tu aurais pu devenir. Je t'aime pour toi et c'est tout qui importe. Tu resteras pas toute ta vie dans ce fauteuil, j'en suis certain.
J : Quel est le programme aujourd'hui ?
L : J'ai des rendez-vous et des réunions tout l'après-midi pendant que tu seras avec Jimmy ou une autre personne pour ta rééducation. Ce matin, j'avais pensé qu'on pourrait travailler tous les deux sur les dossiers que tu lisais hier soir.
J : Ça me va comme programme. Et que comptes-tu faire des enfants ?
L : Cynthia prend son service à 09 h 15. je lui demanderai d'emmener Jack chez le médecin car je le trrouve fatigué ces temps-ci et je me demande si il n'aurait pas attrapé froid.
J : Tu devrais peut-être l'accompagné. C'est ton fils.
L : Je n'irai nulle part sans toi…
J : Bon. Alors si j'ai bien compris, il faut que je t'accompagne ?
L : C'est ça.
J : D'accord. Mais laisse-nous au moins le temps de déjeuner.
L : C'est vrai qu'il vaut mieux aller chez le médecin l'estomac remplit. Veux-tu que je t'aide à te lever ?
J : Oui, s'il te plait. Il faut simplement que tu rapproches le fauteuil le plus prés possible du lit et après je me débrouillerai.
L : Voilà, fit-il en avançant l'engin aux pieds de Joy.
J : Merci. Maintenant, si tu veux bien, je vais aller m'habiller. Je me dépêche de façon à te laisser la salle de bain.
L : Pendant que tu te prépares je vais réveiller les garçons.
J : Entendu.
Ils se séparèrent en s'embrassant. La jeune femme sortit une jupe longue et un minuscule débardeur de son sac de voyage. Elle entra dans la pièce d'eau, se fit une toilette rapide puis enfila ses habits. En se regardant dans la glace, elle se trouva changée, ses cheveux longs n'arrangeaient rien, ils faisaient ressortir son visage trop marqué par les mois de coma et la perte importante de poids qu'elle avait du mal à reprendre. Du 38, elle était tombée au 34. Elle, qui aimait tant s'habiller de façon féminine et sportive, ne pouvait plus mettre que de longues jupes, des robes pour ne pas avoir de difficultés à s'habiller. Certes, elle avait mis de temps en temps des pantalons mais elle arrivait péniblement à les enfiler. Donc, après s'être longuement observée dans le miroir, elle décida de se faire conduire chez le coiffeur pour pouvoir retrouver son aisance naturelle et sa coupe un peu courte.
Au bout du moment, le milliardaire, qui s'inquiétait, alla voir ce qu'elle faisait. A l'instant où il poussa la porte, elle en fit de même ce qui entraîna la chute de Largo sur les genoux de la jeune femme. Surpris sur la seconde, ils finirent par éclater de rire :
L : Oups… Excuses-moi. Je ne t'ai pas fait mal, lui demanda-t-il en se relevant.
J : Non, non. Mais toi, tu n'as rien ?
L : Ça va. J'aurai sûrement un bleu mais ce n'est pas la fin du monde. Tu es ravissante…
J : Merci mais toi aussi tu n'es pas mal non plus…, lui fit-elle remarqué en le voyant toujours vêtu de son bas de pyjama.
L : Euh… Oui. J'attendais que tu es finie pour prendre une douche et me changer. Est-ce que je peux te demander un service ?
J : Lequel ?
L : Peux-tu faire déjeuner Jack et ton neveu ? J'ai tout préparer à la cuisine.
J : Aucun problème.
La garde du corps laissa son amant se préparer et se dirigea vers la cuisine où les deux garçons l'attendaient tout en buvant un verre de jus de fruit pour Joey et un petit biberon remplit à l'identique pour le fils adoptif de Winch.
J : Bonjour, les garçons. Vous avez bien dormi ?
Joey : Bonjour, tatie. Moi, j'ai super bien dormi et toi ? s'exclama l'enfant en allant embrasser sa tante.
Jack : Fais gros dodo avec mon doudou, affirma le bébé en montrant un morceau de tissu qui ressemblait étrangement à un foulard que l'ex-agent de la CIA avait cherché partout en vain…
J : C'est… C'est très bien. Qu'est-ce que vous déjeuné ?
Joey : Jack faut lui faire des tartines avec sa confiture, y'a écrit son nom sur un des pots, et moi je vais me servir en espérant que Georgie n'aura pas mangé mes céréales.
J : Merci, Joey…Comment ça que Georgie n'aura pas mangé tes céréales ?
Joey : Ben des fois. Quand Cynthia peut pas garder Jack c'est mon pote russe qui joue les baby-sitter. C'est comme ça que j'ai appris à jouer aux échecs. Pendant les parties, si on avait faim, on mangé des crakies crocks et puis voilà.
J : Je comprend mieux. Merci pour cette explication, mon grand. Allez, il faut déjeuner parce que Largo veut conduire Jack chez le médecin. Je vois que le café est prêt et que tout est sorti donc on peut commencer à manger.
Le petit déjeuner se déroula dans la joie et la bonne humeur. Chacun rigolait aux pitreries de l'autre. Le multimilliardaire rejoignit " sa petite famille " et participa activement à la franche rigolade. Entre temps, il avait appelé Cynthia pour lui demandait de venir en début d'après-midi.
Après s'être remplit l'estomac, les deux amants descendirent au bunker accompagnés des garçons. Ils laissèrent Joey avec Simon et le génie de l'informatique. Ensuite, ils se rendirent chez le médecin. Pendant que Largo se trouvait avec le médecin, Joy était chez le coiffeur. Ayant fini avant sa dulcinée, Winch la rejoignit et eut du mal à voir le spectacle qui s'offrait à lui. Il cacha sa crainte et l'embrassa. La coiffure de la jeune femme faisait énormément apparaître sa maigreur stupéfiante. Alors que le bébé était assis sur les genoux de la jeune femme, celle-ci posa une question qui lui trottait dans la tête depuis le matin :
J : Largo ?
L : Oui ?
J : Comment se fait-il que Jack est prit ce foulard comme doudou ?
L : Il l'a trouvé dans le jet, dissimulé entre le dossier et le siège d'un des fauteuils, depuis il ne le quitte pas. On a réussi le laver quelques fois non sans mal car Jack pique d'énormes colères si on lui prend. J'ai bien essayé de lui faire prendre un autre foulard mais il ne veut que celui-là. Pourquoi m'as-tu posé cette question ?
J : Parce que ce foulard m'appartient et que je l'avais cherché partout chez moi sans jamais le trouver.
L : C'était pour ce foulard que tu nous avais fait une crise existentielle un jour ? Tu sais bien que je peux t'offrir autant de foulards ou autres accessoires que tu désires… Je suis prêt à tout pour te rendre heureuse et que tu n'as qu'à me le demander.
J : Ça ne fait rien. Ce n'est qu'un morceau de tissu après tout. Par contre, je comprend mieux maintenant pourquoi Jack n'était pas effrayé en me voyant.
Après avoir marché une centaine de mètres, Largo aida la jeune femme à s'installer dans la limousine, et il demanda à Charly de les ramener au Groupe. Arrivés devant la tour, ils aperçurent Jimmy et Joey qui jouer dans les espaces verts qui bordent l'ensemble de bureaux. Le pompier vint à leur rencontre et fit signe à Largo de ne pas aider l'ex-agent de la CIA à s'extraire du véhicule car étant revenu à la vie normale, elle devait réapprendre à vivre comme tout un chacun. Ils la laissèrent donc faire et son entêtement eut raison des deux hommes. Elle réussie à s'extraire dés la première fois et était prête pour sa séance de rééducation quotidienne.
Aéroport JFK, 19 h 07
(le samedi 18 Août)
Joy venait de terminer une semaine harassante quand elle put enfin rejoindre New York. Elle avait dû assister à plusieurs conférences au congrès mondial de la sécurité pendant la semaine et c'est avec soulagement qu'elle quittait Washington où elle avait vu trop de fantômes à son goût. Elle était pressée de retrouver toute sa petite famille, et elle passa la tête par la porte coulissante du jet avec un grand sourire tandis que Jerry actionnait le mécanisme mettant en place la plate forme qui lui permettrait de rejoindre la terre ferme sans avoir à quitter son fauteuil. Malheureusement personne n'était là pour le lui rendre. Il y avait seulement Charly, qui voyant son air sombre, s'empressa de la rassurer.…
Charly : Monsieur Winch m'a demandé de venir vous chercher car il ne pouvait se libérer. Il avait un contrat important à signer aujourd'hui.
J : D'accord.
L'ex-agent de la CIA se hissa dans la limousine pendant que le chauffeur s'occupait de ses bagages. Le regard de la jeune femme fut attiré par une rose blanche posée sur la banquette avec un mot à côté. Elle le prit et le lu avec empressement.
" Désolé ma chérie de n'avoir pas pu venir. Cette semaine m'a paru affreusement longue, tu as manqué aussi à Jack. Pour me faire pardonner de n'avoir pas pu venir avec toi, une surprise t'attend au penthouse. Je t'embrasse mon amour, je t'aime. Largo. "
Joy sourit en se demandant ce que Largo avait bien pu lui préparer. Elle profita un peu du trajet de l'aéroport au groupe W pour se reposer et réfléchir à cette surprise. Elle ne voyait vraiment pas ce que cela pouvait être. Arrivée au parking du groupe W, elle monta dans l'ascenseur suivi de Charly avec ses valises et monta directement au dernier étage. Une fois devant la porte du penthouse, elle remercia Charly et entra. Elle resta bouche bée devant le spectacle qui s'offrait à elle : des pétales de roses blanches avaient été dispersées sur le sol et menaient vers la terrasse où elle pouvait voir briller des chandelles. Elle se dirigea vers la table qui était superbement dressée.
L : Tu es déjà rentrée ?! Je n'ai pas fini de préparer le dîner, moi qui voulait que tout soit parfait !
J : Oh ! Largo, c'est magnifique ! Merci.
L, se pencha vers elle et l'embrassa tendrement : Mais de rien, c'est un plaisir, mon cœur.
J, souriant : Attend Largo, rassure-moi, j'ai mal entendu, c'est toi qui à fait le repas ?
L : Mais oui, avant d'être PDG, il fallait bien que je mange et c'est pas Simon qui allait faire la cuisine ! Bon, je vais chercher le champagne pour te faire patienter ! Ne bouge pas, mon poussin !
Il l'embrassa encore une fois avant de s'éloigner. Joy regarda la vue et se sentit pleinement comblée : pouvait-on rêver mieux ?
J : Largo ?
L : Oui ?
J : Où est Jack ?
L : Ne t'inquiète pas, il est chez Kim. Elle a bien voulu le garder pour la soirée. D'ailleurs Joey était très content qu'il vienne chez lui !
Bien qu'il lui rappelait de mauvais souvenir, elle l'avait complètement adopté au plus grand bonheur de Largo. Elle adorait ce bébé, et elle était toujours là pour le consoler ou le gâter. Elle voulait qu'il connaisse tout ce qu'elle et Largo n'avait pas eu enfant : une famille. D'ailleurs, elle n'était pas la seule à s'être attendri au contact du chérubin, l'espion venu du froid avait lui aussi changé.
L, revint avec deux coupes de champagne et en tendit une à sa moitié : Alors, tu as fais un bon voyage, mon cœur ?
J, trempa ses lèvres dans le verre et sourit : Oui, très bien. Vous m'avez beaucoup manqué, j'ai cru que ça ne finirai jamais ! Pourquoi c'est toujours moi qui me tape le sale boulot ! Au fait comment va notre cher chef de la sécurité pas trop fatigué par son voyage en Europe ?
L : Chérie, je sais très bien que tu voulais y aller mais on aurait été séparé plus longtemps et je ne sais pas si j'aurais survécu à cette épreuve !
J : Qu'est-ce qu'on mange ? Je meurs de faim, j'espère que tu es aussi doué pour la cuisine que pour diriger une multinationale !
L : Vas t'installer. Ca doit être prêt.
La jeune femme s'installa un peu pompette à table et attendit patiemment. Elle sentait que ce serait pour ce soir. Et elle éprouvait à la fois de la joie et de la peur. Pour se détendre, elle se resservit du champagne et le but goulûment.
L : Voilà, voilà ! Madame est servie !
J, sourit : Merci, mon cœur.
Le dîner se passa dans la bonne humeur malgré le peu de mot échangé par les deux tourtereaux. Ils étaient trop occupés à se regarder dans le blanc des yeux pour se consacrer à une conversation soutenue. La garde du corps voyait arriver avec appréhension la fin du dîner mais resta cependant détendue. Depuis le temps qu'elle en rêvait, elle n'allait pas faire marche arrière maintenant. Plongée dans sa réflexion, elle n'avait pas vu Largo se lever, faire le tour de la table et se placer derrière elle. Se fut seulement quand elle sentit son souffle chaud dans son cou, qu'elle prit conscience de la situation. Mais elle ne s'écarta pas, attendant le contact des lèvres de Largo sur sa peau qui réclamait à cors et à cris ses caresses. Sa bouche s'égara sur son épaule pour remonter vers son cou, puis vers le lobe de son oreille qu'il mordilla. La respiration de Joy s'accélééra, quand elle sentit les mains de Largo parcourir son corps. Largo, qui cessa ses caresses au grand déésespoir de sa compagne, fit le tour du fauteuil, se pencha et l'embrassa tendrement. Il sé'éloigna de quelques centimèètres pour voir saé réaction. Il lui sourit et elle lui rendit en arborant son plus magnifique sourire. Il s'inclina àà nouveau pour l'embrasser mais cette fois-ci avec fougue. Aprèès un combat de langues tèrès intense, ils sée sépèarèrent àà bout de souffle. Le milliardaire la prit alors dans ses bras et se dirigea vers la chambre. Joy prit l'initiative de l'embrasser ce qui faillit provoquer leur chute.
L : Houla calmes-toi ! Sinon je ne vais plus avoir de force ! Dommage que tu ne sois pas comme ça plus souvent !
J : Tu crois que je t'embrasserai comme ça devant Simon ! Mais tu rêves !
Largo lui coupa la parole en l'embrassant.
J, lui donna une petite tape : Eh ! Mais regarde où tu vas !
Ils entrèrent dans la chambre en zigzaguant, Largo se dirigea vers le lit, y déposa sa dulcinée en douceur et se redressa. Il la contempla quelques secondes, s'agenouilla au pied du lit et s'attaqua aux vêtements de Joy, tout en la couvrant de baisers de plus en plus ardents. Joy ne resta pas inactive, et commença, elle aussi, à se débarrasser de la barrière encombrante que représentaient leurs vêtements. Largo devient de plus en plus affamé, couvrant chaque parcelle découverte du corps de Joy de baisers. Joy faisait de même de son côté, découvrant avec avidité ce corps plus que prometteur, et qui lui faisait des promesses de bonheur. Une fois, tous les deux seulement vêtu par mère nature, Largo se mit au-dessus d'elle, la regarda droit dans les yeux et voyant toute la passion que ressentait Joy, il la pénétra doucement pour ne former plus qu'une seule personne. Alors il lui murmura à l'oreille tendrement, avec amour : " Je t'aime Joy ". Une fois, leur éétreinte amoureuse terminéée, Largo se cala dans le cou de sa compagne, mit une main autour de sa taille et s'endormit, comme un ébéébé. Joy le regarda, et se dit qu'eléle était la femme la plus heureuse et la plus céomblée du monde. Et elle ne tarda pas àà rejoindre les bras de éMorphée. Ellée se réveilla une heure plus tard fraîîche et dispose. Largo dormait toujours, mais elle ne pûût s'empêêcher de le caresser dans le dos, celui-ci commençça &agréave;à gémir, sortant peuà à peu de son séommeil réparateur. Elle laissa continuer ses mains glisser, mais y ajouta des baéisers posés çça età là sur la poitrine de Largo.
L : Joy ?
J, entre deux baisers : mum …oui.
Largo prit possession de sa bouche pour cesser les caresses qui commençait à faire monter son désir. Puis il quitta sa bouche pour descendre vers son cou puis vers son sein gauche qu'il mordilla, puis il passa au sein droit en continuant à lui donner des baisers sensuels. Joy laissait ses mains errées sur le corps de son amant tentant de rester maîtresse d'elle-même mais rien que le fait que Largo la touche, cela lui faisait voir des milliers d'étoiles. Après un moment de pur plaisir, ils ne firent à nouveau plus qu'un.
Quelque part en Normandie
(Vacances de la Toussaint)
Les jours, les semaines et les mois passèrent très vite. Les rapports entre Joy et Largo étant devenus très intimes, le milliardaire pensait beaucoup à demander la jeune femme en mariage. Lors de leur voyage en France, chez la grand-mère de Joy, il avait décidé de franchir le pas, poussés par ses amis et son futur beau-frère, malheureusement cette déclaration sur " You still the one " de Shania Twain avait effrayé la garde du corps qui avait encore le sentiment que son amant avait pitié pour elle et son handicap désormais quotidien. Elle avait préféré lui demander d'attendre ce qui ne posa aucun problème au milliardaire qui était prêt à attendre toute sa vie pour entendre un simple " oui ". Joy était heureuse de revoir sa grand-mère qu'elle n'avait pas revu depuis de nombreuses années mais avec qui elle gardait un contact téléphonique continu. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'elle apprit que Jimmy et la vieille dame se connaissait mais pas dans le sens qu'elle aurait cru. En effet, le pompier avait passéé la plupart des ses longues vacances dans cette exploitation perdue au fin fond de la Normandie. Les " jumeaux " s'éétaient recueillis sur la tombe de leur mèère. Ce pèèlerinage avait fait remonter des souvenirs douloureux àà l'esprit de la jeune femme. La bande avait pasésé deux semaines tèrès aégréables et avait beaucoup de mal àà sée résoudreà à quitter ce lieu si reposant.
New York, 11 h 57
(le 28 Novembre)
Cela faisait deux semaines que l'Intel Unit était revenue dans ses fonctions. Et deux semaines aussi, que l'ex-agent de la CIA n'était pas dans son assiette. Les médecins pensaient que la balle, toujours logeait prés de la moelle épinière, avait bougé et provoqué une hémorragie. Ils avaient tenté de la garder en observation mais la jeune femme refusait obstinément ; elle préférait qu'on lui fasse les tests nécessaires et qu'elle revienne pour connaître le résultat, elle ne voulait plus être séparée de l'homme de sa vie. Ce matin-là, la garde du corps s'était rendue seule, avec Jack, à l'hôpital pour connaître le résultat des examens. Ensuite, elle devait retrouver le milliardaire au 55ème district pour déjeuner en famille.
En arrivant à la caserne, elle ne rencontra personne mis à part le chef. Elle décida d'attendre patiemment tout en réfléchissant aux paroles du praticien rencontré peu avant :
" Médecin : Mlle Arden, les résultats me sont revenus et je dois avouer qu'ils m'inquiètent un peu.
J : Comment ça ? Expliquez-vous, docteur !…
Médecin : Vos malaises sont dû au fait que vous êtes enceinte mais que par la même occasion la balle a effectivement bougée mais de peu. Ceci peut présenter un risque pour votre bébé, si vous souhaitez le garder, il faudrait que l'on vous retire le plus rapidement possible le projectile que vous avez reçu il y a de ça plusieurs mois…
J : Attendez, attendez… Vous êtes en train de me dire que je vais avoir un bébé ?
Médecin : Exactement. Mais il faudrait vous décidez rapidement pour que je puisse décider du jour de l'intervention.
J : Oh, mon Dieu mais… Mais il faut que j'en parle à Largo même si je connais déjà la réponse. Laissez-moi une semaine, docteur.
Médecin : Entendu. Veuillez m'excuser mais j'ai des visites à effectuer.
J : Merci de m'avoir reçu et je vous tiens au courant. "
Ces paroles résonnaient dans sa tête. Elle avait beau essayée d'y faire abstraction, elle n'y arrivait pas. Elle n'aurait jamais cru que cela pourrait lui arriver si rapidement. Tout en surveillant Jack, elle pensait que l'enfant serait heureux d'avoir un petit frère ou une petite sœur. Et un enfant avec Largo était son plus grand rêve mais elle ne savait pas si elle devait être heureuse, triste ou morte d'angoisse. Elle fut sortie de sa rêverie en attendant des cris qui provenaient de l'extérieur. Elle vit l'enfant courir pour voir ce qui égayé sa curiosité enfantine vers la sortie et se précipita avec rage pour protéger le bout de chou et voir ce qui se passait à l'extérieur.
Joy tendit la tête et vit Largo menaçait par un homme qui se trouvait de dos. Le milliardaire était avec Jimmy, lui aussi tenu en joue, par un homme aux cheveux grisonnants et d'un calme incroyable. La garde du corps confia Jack au chef des pompiers en lui demandant de faire appel aux policiers du commissariat en face. Elle finit par sortir totalement de la caserne et s'aperçut que quelques policiers étaient, eux aussi, menacés par des hommes en arme et les regardaient en chien de faïence. Personne n'avait encore prêté attention à cette femme dans un fauteuil roulant. Au fur et à mesure qu'elle avançait, elle reconnu la voix du malfaiteur. Elle se trouvait alors à une dizaine de mètres des trois hommes quand elle interpella le plus âgé :
J : Baisses ton arme ou je n'hésiterai pas à te tirer dessus !!!
Homme : Tiens, tiens mais voilà " la ressuscitée "…, fit l'homme en se retournant lentement.
J : Laisses les partir !! Ils ne t'ont rien fait !! Et d'ailleurs, je ne vois pas à quel jeu tu joues ?!
Homme : Mais c'est très simple, ma chérie. Il n'y a pas si longtemps, un type est venu me voir et m'a proposé un marché. Son organisation veut à tout prix se débarrasser de ton patron, et moi, je veux que tu souffres autant que j'ai pu souffrir après le départ de ta mère !!!!
J : Tu… Tu fais partit de la Commission Adriatique ??!!
Homme : A ce que je vois, ton coma ne t'a pas ramollit la cervelle, ma fille. On va voir si tu es capable de sauver ses deux hommes auxquels tu as l'air de t'en tenir !!! ah, ah, ah, ah…
Jimmy : Sa… Sa fille ???!!! C'est lui alors ???!!!
Homme : Je vois que l'on vous a parlé de moi jeune homme. Et puis-je savoir qui vous êtes par rapport à mon idiote de fille ?
J : Jimmy !!!!! NONNNNNN !!!!!!!! Ne lui dis rien !!!!!! Rappelles toi ce que je t'ai dis, il ne doit jamais savoir !!!!!!!
Charles : Savoir quoi, Joy ? Hein ? Dites moi un peu ce que je ne dois pas savoir ??? demanda-t-il avant de tirer une première fois sur Jimmy qui s'écroula après avoir été touché à la jambe.
Jimmy : Même pas en rêve, espèce d'ordure !!!
J : JIMMY !!!!!!!! NNNNNNNNNNOOOOOOOOOOOOONNNNNNNNNNN !!!!!!!!!!!!!!!, hurla l'ex-agent de la CIA lorsqu'elle vit son frère à nouveau atteint par une balle mais au thorax cette fois-ci et qui sombra dans l'inconscience.
Charles : Ce pompier était une vraie tête brûlée, tant pis pour lui. Mais peut-être que Mr Winch voudra me donner mon explication. Mes hommes m'ont appris que vous étiez devenu très intime avec ma fille…
L : Oui et ensuite ? dit-il d'un ton sec avant de donner un magistral coup de poing dans l'abdomen du " fantôme " et de jeter son revolver à Joy. Malheureusement un des hommes de main de la Commission tira sur le milliardaire qui s'écroula à son tour inconscient…
J : NNNNNNNNNNOOOOOOOOOOOOONNNNNNNNNNN !!!!!!!!!!!!!!! TU VAS ME LE PAYER !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! TU N'AVAIS PAS LE DROIT DE TIRER SUR MON FRERE ET ENCORE SUR L'HOMME QUE J'AIME !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!, vociféra la garde du corps en tirant sur cet homme qu'elle avait détesté toute sa vie mais qu'elle haïssait à cette seconde précise. Les policiers prirent enfin le dessus sur les autres terroristes.
La jeune femme fit roulée son fauteuil à en perdre haleine auprès des trois hommes, tombés quasiment côte à côte, et vit que son père n'était pas encore mort. Elle glissa de son fauteuil et tomba à terre pour regarder les plaies de Largo et Jimmy qui baignaient dans leur sang. Elle pleurait toutes les larmes de son corps. Bientôt, elle fut rejointe par les équipes de sauveteurs. Kim essaya de contenir ses larmes mais elle avait beaucoup de mal. Elle força Joy à se rasseoir dans son fauteuil pour pouvoir laissé les secouristes faire leur boulot. Jimmy fut conduit le premier à l'hôpital car son état était jugé désespéré. Alors qu'une autre équipe de sauveteurs allaient s'occuper de Charles Arden, Joy les coupa net dans leur élan.
J : Ne vous approchez pas de cet homme !!!!!
Kim : Joy, laisses-les faire leur travail. Tu ne veux que cet homme vive pour être jugé et payé ce qu'il a fait ?
J : Tu sais ce que je veux, Kim ?… Et bien, je vais te le dire et je ne reviendrai pas sur ma décision. JE VEUX QUE CETTE CHAROGNE CREVE ET POUR DE BON. LA JUSTICE NE LUI FERA JAMAIS ASSEZ PAYE TOUT CE QU'IL M'A FAIT.
Kim : Je comprend ton sentiment mais crois-tu que ton frère ou même Largo accepterait de te voir agir ainsi ?
J : Tu ne comprends pas. Je sais que tu essaies de me protéger mais cela ne sert à rien, il est en train de mourir de tout manière. Vous pouvez l'emmener mais ne le sauvait pas si son cœur arrête de battre. Laissez le partir en enfer…
A bout de nerfs, Joy recula son fauteuil et fit de la place aux brancardiers. Elle se redressa et alla voir ce qu'il en était pour son amant. Doc la rassura en lui affirmant que la balle avait été ralenti par le gilet que le jeune homme portait sous sa chemise. La jeune femme se contenta de sourire et de pousser un " ouf " de soulagement. Elle se remémora le jour où elle avait fait enfiler à Largo cette protection matelassée. Elle sortit de ses pensées lorsque sa belle-sœur lui amena le petit Jack. Tyron Davis et Sully proposèrent d'accompagner la jeune femme et l'enfant à l'hôpital où était conduit Largo dans un état stationnaire.
Part 8
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