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ENTATIVE D'ENLEVEMENT (Part 1) |
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Note de l'auteur: Bien que j'avais écrite cette fanfic il y a un moment, j'y suis revenue un peu dessus pour y rajouter du développement et une intrigue. Je trouve que la fin s'essouffle un peu, mais je n'avais plus d'inspiration.
Merci à Eska pour son aide en matière médicale ( pour le nom des médicaments). Et merci à Nini et Archy pour avoir accepté de « tester » la fanfic en la lisant en avant-première.
Voilà bonne lecture ,dites moi ce que vous en pensez mais soyez pas trop dur, c'est pas facile d'oser la mettre sur le net.
Ne pas publier sans mon autorisation merci. |
CHAPITRE I
Bureau de Sullivan,( sans Sullivan) (jour 1)
Largo se réveilla neuf heures après qu'une fléchette soporifique l'ai atteinte dans la nuque. Il avait un mal de tête terrible et ne savait absolument pas de quelle manière il avait atterrit sur le sofa du bureau de John Sullivan. La dernière chose dont il se rappelait était de discuter avec Joy dans le parking souterrain du bâtiment mais après, s'était le trou noir. Il se rappelait également qu'à ce moment là,
il portait un costard et qu'à présent il avait un tee-shirt au lieu de sa chemise blanche et de sa veste noire.
Une infirmière, qui était tout le temps disponible dans le bâtiment, était entrain de feuilleter un magazine ; elle avait été chargée de surveiller le PDG du groupe W, et après quelques instant, elle remarqua le réveille de celui-ci :
- « Comment vous sentez vous Mr Winch ? » lui demanda t'elle
- « ça pourrait aller mieux, que s'est-il passé ?, qu'est-ce que je fais là ? » dit Largo encore un peu endormi
- « tout ce que je sais c'est que vous avait été touché par une fléchette anesthésiante et que vous êtes resté inconscient prés de 9 heures ; pour les circonstances de cet événement, vous devriez aller rejoindre Mr Kerenski dans le Bunker » lui expliqua-t-elle
- « Très bien, une dernière chose : quelle heure est-il ? »
- « prés de minuit Mr Winch » lui répondit-elle
- « merci, vous pouvez aller vous reposer » termina-il en sortant du bureau afin de rejoindre l'ascenseur.
Sa carte se trouvait encore dans la poche de son pantalon, il la sortit et la passa dans le lecteur avant d'entrer son code d'accès. Les portes coulissantes s'ouvrirent et Largo entra rapidement, le mal de tête l'oppressait toujours, et l'inquiétude commençait à le gagner, il ignorait tout des circonstances dans lesquelles il avait été endormi. Quelques instants plus tard, l'ascenseur s'arrêta, et Largo se dirigea rapidement vers le bunker.
Bunker
Lorsque Largo arriva dans le bunker il vit que ses deux amis étaient occupés à faire des recherches sur les moniteurs ;
quand ils l'entendirent entrer, ils se retournèrent et le regardèrent d'une manière bouleversée.
- « Qu'est ce qui s'est passé, où est Joy ? » s'enquit Largo qui s'attendait à la voir avec les autres.
Simon allait répondre mais Kerenski le devança :
- « Quelle est la dernière chose dont tu te souviennes ? » lui demanda-t-il avec calme
- « je partais avec Joy pour aller voir Mr Wakatsuky à propos d'un contrat pour le groupe ; on se demandait quelle voiture on allait prendre puis plus rien » décrivit Largo qui commençait s'inquiéter de plus en plus vu la mine grave qu'affichaient ses deux amis.
- « Vous avez été attaqué par un groupe armé de neuf.» commença Simon
- « Je crois que le mieux serait que tu vois la vidéo surveillance grâce à laquelle le type de la sécurité a pu rapidement appeler du secours » coupa Kerenski qui ne voyait pas d'autre moyen pour lui expliquer ce qui s'était passé car il n'avait pas le courage de le faire avec des mots.
- « Il vaudrait mieux que tu t'assois Largo, ça va être dur à supporter » conseilla Simon
Largo obtempéra, un horrible pressentiment commençait à l'oppresser
- « Tu es prêt Largo ? » lui demanda Kerenski
Winch acquiesça d'un signe de tête et l'ex agent du KGB enclencha la vidéo
(Vidéo)----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
la surveillance vidéo était tellement soutenue qu'elle permettait de suivre tous les événements sans difficultés :
Largo et Joy étaient entrain de discuter tout en avançant dans le parking souterrain :
- « On prend quelle voiture Largo ? » demanda la jeune femme qui avait prit un peu d'avance sur lui
Largo était sur le point de répondre mais il s'écroula quelques mètres derrière Joy qui ne comprit pas ce qui venait de se passer
- « Largo ? » s'inquiéta-elle tout en commençant à se baisser pour prendre son pouls afin de voir s'il était toujours en vie.
Mais elle n'en eut pas le temps, car elle aperçue à sa gauche un homme masqué tenant un fusil à moyenne portée et qui était à nouveau prêt à tirer. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, elle avait sortit son arme et l'avait touché. Cependant il n'était pas seul et un de ses huit autres coéquipiers tira sur Joy qui, blessée à l'épaule à la limite du thorax, s'écroula en hurlant
de douleur, mais resta néanmoins consciente et riposta en abattant deux autres terroristes.
- « faites attention de ne pas toucher Mr Winch !» ordonna l'un des hommes à ses subordonnés
Malheureusement Joy était une cible facile et elle en était consciente. Etant la garde du corps de Winch, elle ne pouvait pas se résoudre à l'abandonner. Elle devait se traîner jusqu'à Largo et pour cela, elle était obligée de s'appuyer sur son côté blessé, car il fallait qu'elle garde son bras droit libre pour tirer ; elle attrapa douloureusement un objet dans son sac et le serra le plus fort possible entre ses dents afin de pouvoir
supporter les souffrances que cet effort allait lui infliger. Elle savait très bien que si elle atteignait Winch, elle pourrait le protéger mais que lui inconsciemment le ferait aussi ; en effet, elle avait compris ce que les terroristes désiraient : enlever son patron …vivant. Or, si elle restait prés de lui, ceux-ci allaient hésiter à tirer de peur de blesser l'homme contre qui ils envisageaient peut-être d'obtenir une énorme rançon.
Avant que Joy, toujours au sol, ne parvienne contre Largo, et malgré le fait qu'elle continuait à se défendre efficacement, un des terroristes parvint à l'atteindre à la cuisse ce qui fit hurler la jeune femme qui déjà avait beaucoup de mal à rester consciente. Elle devait rester en vie pour Largo, si elle mourrait maintenant, avant que la sécurité arrive, ces hommes allaient accomplir leur mission et ça il n'en était
pas question, dieu seul sait ce qu'ils voulaient lui faire. Utilisant ses dernières forces, elle arriva aux cotés de Winch tout en continuant à tirer, son arme étant à cour de munition elle s'en débarrassa et saisi celle de secours qui était accrochée à sa cheville ; bien que d'un calibre inférieure, elle lui serait tout de même bien utile. Alors qu'elle s'apprêtait à se remettre à tirer, une balle la frappa au
bras gauche, mais elle n'avait plus la force d'hurler. Elle perdait beaucoup de sang, lequel ne tarda pas à tacher la chemise de Largo contre lequel elle était appuyée, avait du mal à tenir son arme et à viser. Joy qui dans des circonstances normales était une tireuse d'élite, gaspillait jusqu'à trois balles avant d'atteindre sa cible à une dizaine de mètres d'elle.
Les terroristes avaient sous-estimé l'efficacité et la résistance de la garde du corps de Largo et avaient par conséquent perdu beaucoup de temps sur leur timing. Cependant, la sentant à bout de force et de munitions, les quatre derniers hommes valides décidèrent de passer à l'assaut, mais ils furent stoppés par l'arrivée de la sécurité de l'immeuble ; il firent alors demi- tour sous et s'engouffrèrent dans la
fourgonnette dans laquelle ils étaient arrivé, le chauffeur, qui n'avait pas bougé démarra en trombe, pendant que les terroristes continuaient à tirer pour couvrir leur fuite.
Quand Joy réalisa que la sécurité venait d'intervenir, elle s'effondra d'épuisement et de soulagement tout en restant à demi consciente :
- « Joy !!! » hurlèrent Kerenski et Simon qui accouraient vers elle voyant bien qu'elle était grièvement blessée.
Quand ils arrivèrent à ses côtés, Kerenski vérifia son pouls pendant que Simon s'occupait de Winch. Sur le moment, Ovronnaz pensa que celui-ci était blessé, mais en un instant il réalisa que le sang qui imbibait la chemise de Largo était uniquement celui de Joy .
- « Tiens bon Joy, l'ambulance arrive.» rassura Kerensky, la jeune femme tremblait légèrement et avait du mal à rester consciente, mais elle devait savoir. « Elle perd beaucoup de sang ! » s'inquiéta -t'il tout en faisant de son mieux pour compresser les plaies avec l'aide de Simon.
- «.Lar-go? » articula difficilement Joy. Tout s'était passé si vite qu'elle ne savait même pas si Winch était encore en vie.
- « Il va bien Joy, il est juste inconscient, il a été touché par une fléchette anesthésiante » la rassura Simon
Joy, apaisée sur l'état de Largo, sachant qu'elle avait accomplit sa mission, sourit faiblement avant de s'évanouir.
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- (fin de la vidéo)
Kerenski arrêta là la diffusion, Largo était immobile, les mains sur son visage encore sous le choc de ce qu'il venait de voir.
- « Est-ce qu'elle est. ? » articula difficilement Largo tellement la réponse l'effrayait
- « Non, rassures toi, elle est en vie, mais elle a perdue beaucoup de sang, les médecins ont faillit la perdre à plusieurs reprises et ont eu beaucoup de mal à la stabiliser ; elle est en soins intensifs, et je sais que ça va pas. » commença Kerenski
- « Bon, viens en au fait ! » s'énerva Winch qui n'en pouvait plus de toutes ces circonvolutions
- « Largo elle est dans le coma et dans un état critique » termina difficilement Simon qui savait que cette nouvelle allait faire souffrir son ami.
- « Il faut que j'aille la voir; maintenant » annonça Winch les yeux dans le vide
- « Largo, il est plus de minuit les visites sont interdites à cette heure-ci » essaya de le résonner Kerenski
- « Je ne peux pas rester là à ne rien faire ! » répondit Largo avant de se diriger vers la sortie du Bunker
- « très bien, on va t'y emmener, on ne peut pas te laisser conduire dans cet état » annonça Simon qui rattrapa Largo suivit de Kerenski.
CHAPITRE II
Hôpital
- « je ne peux pas vous laisser passer Mr Winch, les visites sont interdites jusqu'à demain matin neuf heure, et c'est d'autant plus strict que Mlle Arden est en soins intensifs. Ne m'obligez pas à appeler la sécurité » lui demanda une des infirmières de garde
- « Ma garde du corps est dans cet état pour m'avoir sauvé la vie, et la seule chose que je puisse faire pour elle c'est rester à ses côtés ; je vous en prie, donnez moi cette chance de me pardonner à moi même d'être indemne, il faut que je la vois… » déclara Largo avec tellement de sincérité que même Kerenski aurait craqué
L'infirmière réfléchit quelques instants avant de prendre sa décision :
- « Ok, c'est bon allez-y mais seulement vous, les autres devront rester à l'entrée de sa chambre » annonça -t'elle
- « je ne sais pas comment vous remercier » déclara Largo
- « on verra ça plus tard vous le voulez bien ? et puis dans l'état où elle se trouve, je pense que tout soutien sera le bienvenu. Chambre 12, je vais vous y conduire » annonça -t'elle avec plein de sous-entendus.
Lorsqu'ils arrivèrent à la hauteur de la vitre de sa chambre, les trois hommes s'arrêtèrent à la vision qui s'offrait à eux. Ça leur faisait mal de voir Joy dans cet état : intubée, entourée de machines en tout genre, sous perfusion et sous la surveillance d'un électrocardiogramme.
- « Est-ce qu'elle va s'en sortir ? » demanda Largo à l'infirmière sans-même se retourner
- « Je ne peux pas vous répondre, ce n'est pas moi qui m'occupe d'elle, j'ai juste reçues quelques consignes, mais je vous enverrais le médecin qui se charge d'elle dès qu'il arrivera » lui répondit-elle avec plein de compassion dans sa voix, avant de rajouter : « je vous fais confiance, vous ne devez pas la fatiguer »
- « Vous pouvez comptez sur moi » déclara Winch avant de s'adresser à ses amis « Ceux qui lui ont fait ça me le paieront, de quelle espèce sont-ils pour avoir continués à lui tirer dessus alors qu'elle était à terre ?! » jura doucement Largo les dents serrées et avec de la haine dans sa voix. « Vous ne seriez pas arrivés, ils l'auraient sûrement abattue de sang froid et moi.» continua Winch les yeux
fermés car le simple fait de savoir qu'il était sur place, mais qu'il n'avait pas pu l'aider, le faisait souffrir.
- « Largo, ce n'est pas de ta faute, ils savaient que tu ne serais pas facile à enlever et c'est pour cela qu'ils t'ont endormis à l'aide d'une fléchette soporifique tu ne dois pas te sentir coupable, tu n'y es vraiment pour rien » expliqua Simon à son ami afin de le résonner
- « Quant aux terroristes, Joy en a abattus trois et blessés deux dont un plus sérieusement ; les quatre autres valides ont réussit à s'évader ; et on fait tout notre possible pour les retrouver.» annonça l'ex du KGB
- « Merci Kerenski, » remercia Winch
Largo restait immobile les yeux rivés sur Joy à travers la vitre qui les séparaient
- « Va la voir Largo » l'encouragea Simon
Winch se dirigea vers la porte, entra lentement dans la pièce et s'installa sur une chaise aux cotés de Joy, elle était si pale et semblait si fragile que Largo avait peur de la toucher.
à l'extérieur derrière la vitre,------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Simon avait le regard plongé dans le tracé de l'électrocardiogramme quand il remarqua une légère variation de celui-ci
- « Qu'est-ce qui vient de se passer à l'instant ? » demanda -t'il à Kerenski
- « il vient de lui caresser le visage et de lui prendre la main pourquoi ? » répondit celui-ci
- « C'est dingue, elle est dans le coma et pourtant c'est comme si elle l'avait sentie, son électrocardiogramme à varié » s'étonna Simon
- « Ouais ! je le savais bien.» répondit Kerenski
- « Tu crois que c'est vraiment le moment de faire des devinettes, expliques toi ! » s'exclama Simon
- « Ce que votre ami essaye de vous dire c'est que lorsque deux êtres qui s'aiment entrent en contact, cela envoie une sorte de décharge électrique, comme un frisson. Certains disent que les personnes dans le coma sont conscientes de ce qui les entourent et entendent ce qui se passent ; il est vrai qu'ils leurs arrivent de réagir à certains stimulis. Je ne connais pas votre
patron, mais je peux déjà vous dire que dans son coeur, Melle Arden n'est pas qu'une simple garde du corps, mais bien plus que ça. Il est amoureux d'elle j'en suis certaine. Sur ce, je vous laisse » déclara l'infirmière qui était restée quelques minutes pour s'assurer qu'elle pouvait laisser seuls les trois hommes
Simon la regarda partir ; il était complètement ahurit par ce qu'il venait d'entendre et encore plus par le fait que Kerenski ne semblait pas être vraiment étonné.
- « Comment ça se fait que tu le savais alors que moi j'avais rien remarqué !? » s'insurgea Simon
- « tu remarques jamais rien c'est tout ! »déclara t'il
- « non, sérieusement, elle t'a dit quelque chose ? » demanda Simon
- « Lorsque ta soeur est venue et qu'elle a fait de l'oeil à Largo. » commença Kerenski
CHAPITRE III
Dans la pièce : (jour 2)
Largo n'avait pas vu le temps passer, il regarda sa montre qui indiquait 8 heure du matin ; il avait donc passé toute la nuit aux côté de Joy . La jeune femme était toujours aussi pâle, l'assistance respiratoire ne cessait pas de l'aider à respirer et Largo commençait à avoir du mal à supporter ce son
inquiétant. Il avait la main de Joy contre sa joue et son regard était complètement perdu dans le vide. Le fait que précédemment la jeune femme n'avait jamais eut de moment de faiblesse ; et que même lorsqu'elle avait été enlevée et blessé par John Donavan , elle s'en était sortie debout et quasiment en pleine forme : elle avait
habituée Largo à être en face d'une femme capable de se sortir de toutes les situations. 'Habitué' là était tout le problème, Winch ne s'était jamais préparé à l'idée de la perdre du jour au lendemain, d'être confronté à une situation semblable à celle qui lui faisait face.
Il finit par se ressaisir et se mit à lui parler :
- « Joy, je ne sais pas si tu m'entends, mais il faut que tu te battes tu comprends ?, je ne veux pas te perdre, j'ai besoin de toi, je tiens à toi. » Largo s'arrêta quelques seconde le temps de rassembler ses esprits « Joy, je-je t'aime et je voulais que tu le saches ; si je te perds je ne me le pardonnerais jamais, je» Il fut interrompu par l'arrivée d'une infirmière poussant
une petite table à roulette sur laquelle étaient posées des compresses, diverses solutions en bouteilles et de quoi changer la perfusion.
- « Mr Winch, je vais devoir vous demander de sortir, je dois changer ses pansements » lui annonça l'infirmière tout en notant sur son carnet différents paramètres indiqués sur les nombreux appareils entourant Joy
- « Bien sûr »répondit Largo tout en déposant un baiser sur le front de la jeune femme (de Joy, pas de l'infirmière !! LOL) « je vais revenir » lui chuchota -t'il à l'oreille
- « ah oui, vos amis m'ont demandé de vous dire, que les deux hommes postés devant la porte sont là pour vous protéger » lui déclara l'infirmière
- « merci, de me prévenir » répondit Largo avant de quitter la pièce
Extérieur de l'hôpital
Largo sortit un instant de l'hôpital afin de pouvoir utiliser son téléphone portable et contacter Kerenski et Simon qui étaient retournés au Bunker. Il était toujours étroitement escorté par les deux gardes du corps, et bien qu'il n'aimait pas ça, il savait que s'était nécessaire car les quatre derniers terroristes n'avait pas
encore été retrouvés, ils pouvaient retenter leur coup à tout moment et Largo ne voulait pas que le sacrifice de Joy fut été inutile. Il leur demanda tout de même de lui laisser un peu de liberté le temps de passer son coup de fil :
- « Kerenski ?, s'est Largo, rassures toi tout va bien mais je voulais savoir si tu avais essayé de contacter le père de Joy ? » demanda Winch
- « Oui, on a appelé plusieurs fois mais il reste injoignable. Cela dit, nous lui avons laissé un message pour lui expliquer la situation et lui donner le numéro de téléphone afin qu'il puisse nous joindre dès qu'il reviendra de je ne sais où. »
- « Largo, c'est Simon je voulais te dire que Sullivan a essayé de te joindre, je lui ai expliqué que ton portable était sûrement déconnecté afin de ne pas risquer de perturber les appareils de l'hôpital, et je lui ai également dit que te connaissant il valait mieux repousser tous tes rendez-vous » expliqua -t'il
- « Tu as bien fais ; tu diras à John qu'effectivement il est hors de question que je quitte l'hôpital tant que Joy est dans cet état. » lui demanda Largo
- « il s'en doutait et il m'a dit qu'il passera dans la matinée » annonça Simon
- « Bien ; est-ce que vous avez trouvé quelque chose de neuf sur les terroristes? » questionna t'il
- « Hier on a analysé image par image la vidéo surveillance, mais à part la fausse plaque d'immatriculation de la camionnette, on n'a rien trouvée. Les types que Joy a abattu n'ont pas d'identités, leurs empreintes digitales ont été effacées ; mais on poursuit les recherches » déclara Kerenski
- « et les deux blessés, vous les avez interrogés ? » demanda Largo
- « oui, mais même avec les méthodes de Kerenski ça n'a rien donné, ils ne diront rien, mais on va trouver quelque chose on te le promet » annonça Simon
- « bon, je compte sur vous pour me prévenir à la moindre nouvelle ; je vais y retourner, je vous rappelle s'il y a des changements pour Joy » termina Largo avant de raccrocher et de retourner à sa chambre.
Chambre de Joy
Vers 11h, Largo aperçu Sullivan à travers la vitre de la chambre, il se leva et sorti de la pièce pour le rejoindre.
- « alors comment va -t'elle ? » demanda Sullivan avec une sincère inquiétude dans la voix
- « pas très bien, elle est très faible et dans un coma profond » annonça Largo
- « profond ? » questionna John
- « pour l'instant elle ne peut pas se passer d'assistance respiratoire » déclara Largo avec désespoir
- « j'ai essayé de trouver son médecin, mais on m'a dit qu'il était entrain de visiter ses patients et qu'il n'allait pas tarder » annonça Sullivan
- « oui, je l'ai vu dans la matinée, il ne peut toujours pas se prononcer tant qu'elle est sous respirateur, et pour l'instant elle est trop faible pour songer le lui retirer sans risques » déclara Largo en fermant les yeux et se passant les mains sur le visage
- « vous devriez aller vous reposer, je peux rester là un moment si vous voulez » proposa Sullivan
- « non, c'est gentil mais je préfère rester avec elle, et de toute manière je ne pourrais pas dormir tant que» commença Largo sans oser terminer sa phrase
- « ..tant que vous ne savez pas si elle va s'en sortir ?, oui je comprend » déclara Sullivan avec gentillesse tout en posant une main rassurante sur son épaule « je suis sûr qu'elle va s'en sortir Largo » lui dit-il
- « je l'espère John, je l'espère » déclara Winch
- « bon, si vous n'avez pas besoin de moi, je vais retourner au Groupe avant que Cardignac ne se déclare le roi du monde » informa Sullivan avec un léger sourire afin de détendre un peu l'atmosphère
- « vous avez raison, ce type est pire qu'un gamin, il ne faudrait jamais le laisser seul » confirma Largo sans pour autant perdre son accablement.
- « allez, et gardez espoir » termina Sullivan avant de repartir.
CHAPITRE IV
Le Docteur Green repassa peu de temps après le départ de John, mais il n'y avait pas de changements ; Joy ne faiblissait pas, mais son état ne s'améliorait pas non plus
Largo était désespéré, il ne supportait plus d'être à ses côtés sans pouvoir l'aider, il avait l'impression de se retrouver dans la même situation que dans le parking sauf que là il était bel et bien conscient. Une infirmière entra dans la pièce :
- « Mr Winch, un appel pour vous » déclara t'elle tout en lui tentant un téléphone mobile.
- « merci » dit-il à l'infirmière qui ressortait
- « Largo, c'est Kerenski , on a peut-être une piste » déclara l'ex du KGB
- « je t'écoute » annonça Largo
- « je trouvais étrange que tout un commando ait réussi à passer la barrière de sécurité de l'entrée du parking, alors j'ai farfouillé un peu dans les dossiers d'embauche des deux gardes et j'ai découvert que l'un d'entre eux n'était pas là depuis longtemps ; et comme par hasard, c'est lui qui assurait la garde hier soir, il
y a donc fort à parier qu'il n'est pas étranger à cette affaire » annonça Kerenski
- « tu veux dire qu'il les aurait laissés passer en étant parfaitement au courant de leurs intentions ? » demanda Largo qui commençait à s'énerver mais gardait une voix basse.
- « c'est possible, mais ça reste à éclaircir. Il faut aussi que je vérifie du côté du garde qui s'occupait ce soir là de la vidéo surveillance, il devait encore être de service au moment de l'attaque mais c'est seulement lors de la relève que l'alerte a été donnée alors qu'on ne peut pas dire que ça passait inaperçu » annonça Georgie
- « il y aurait deux taupes au sein du service de sécurité ?!! » s'insurgea Winch
- « oui, mais il est fort probable qu'ils ne savent pas qu'ils sont soupçonnés, ce qui nous laisse du temps pour les coincer, car il nous faut des preuves » expliqua Kerenski
- « et bien trouve les, enferme les et fait les parler ! » déclara Largo avec fougue
- « Largo, tu sais bien qu'on fait notre possible, Joy est aussi notre amie tu sais !?, et on leur fera payer t'inquiètes pas » répliqua Kerenski avec véhémence, avant de reprendre plus calmement « En attendant, tâches de toujours être accompagné des deux gardes du corps qu'on t'a envoyés, tu es encore
en danger tant qu'on n'a pas retrouvés les quatre fugitifs et leur employeur ; ces gardes sont de bons éléments…c'est Joy qui me les avaient conseillés si un jour il lui arrivait quelque chose. » avoua Georgie
- « elle a fait ça ? » demanda Largo sans être vraiment surpris
- « elle voulait que tu ais la meilleure protection rapprochée, si elle venait à» expliqua Kerenski
- « elle va s'en sortir, elle doit s'en sortir » affirma Largo
CHAPITRE V
Hôpital (jour 4)
Deux jours passèrent, l'état de Joy n'avait guère évolué ; Largo poussé par la fatigue avait, à plusieurs reprises été forcé par les médecins d'aller se reposer. Mais il revenait toujours auprès d'elle dés qu'il y été à nouveau autorisé.
Le médecin entra dans la chambre, alors que Largo était entrain de parler doucement à Joy
- « c'est bien ce que vous faites, il faut lui montrer que vous êtes là pour la soutenir et qu'elle a des amis qui l'attentent » déclara -t'il soudainement ce qui fit sursauter Largo
- « ah c'est vous docteur, je ne vous avez pas entendu entrer, vous voulez-que… »commença Winch
- « non, non, restez Mr Winch, je dois juste vérifier quelque chose… » déclara le médecin tout en relevant quelques paramètres s'affichant sur les diverses machines entourant Joy.
- « quoi ? » demanda Largo qui n'aimait pas ce silence
- « Vous savez que tant qu'elle est sous assistance respiratoire, on ne peut pas vraiment se prononcer sur son rétablissement ;et étant donné qu'elle est restée stable durant ces 4 jours, je pense qu'on peut envisager d'essayer de débrancher la machine, si elle respire seule, se sera bon signe et on pourra l'ex-tuber ; mais sinon… » expliqua le médecin. Largo resta
silencieux devant de si angoissantes nouvelles. Le Dr Green reprit : « n'ayant pas de famille joignable à New York, c'est à vous de décider Mr Winch ; mais sachez que la laisser trop longtemps sous respirateur ne serait pas une bonne chose » déclara- t'il
- « vous pensez qu'elle respirera seule ? » demanda difficilement Largo
- « je ne peux rien vous certifier, je suis désolé. Disons, qu'elle est encore très faible et qu'elle a environ 25% de chance d'y arriver » annonça -t'il avec sincérité
- « …et une probabilité de 75% de mourir… » déclara Largo, cette phrase se répercuta en lui comme s'il venait de recevoir un coup de poignard
- « …c'est exact » commença calmement le médecin « mais sachez qu'attendre ne changera rien, ce taux restera le même ; pensez-y , ce n'est jamais facile de le dire, mais ça ne servira à rien de faire de l'acharnement thérapeutique » déclara t'il avec compassion
- « est-ce que je peux rester seul avec elle pour prendre une décision ? » demanda finalement Largo
- « bien sûr, je vais finir mes visites et je repasse dans 1h » déclara le médecin avant de poser une main compatissante sur l'épaule de Largo « je vous laisse les papiers qu'il faudra signer si vous nous donnez votre accord » termina le médecin avant de poser des documents sur la table et de quitter la pièce, en laissant derrière lui un homme désespéré.
Largo regarda Joy, toujours aussi pâle et immobile, qu'est ce que sa voix et sa vitalité lui manquait… ; il ne savait pas quoi faire, le médecin lui demandait peut-être de signer son arrêt de mort. Largo fut interrompu dans ses pensées par l'arrivée de Kerenski et Simon qui tapotèrent sur la vitre de la chambre pour signaler leur présence ; Largo se leva et alla les rejoindre
- « Largo, Kerenski avait raison il…. » Simon s'arrêta en voyant la mine de son ami. «…qu'est-ce qui se passe ?» lui demanda t'il
- « c'est Joy ? » questionna Kerenski devant le silence de Winch
- « le médecin vient de me dire qu'il est temps de prendre une décision… » commença difficilement Largo «…son état est stationnaire depuis 4 jours, il pense qu'il faut tenter de la débrancher, et c'est à moi de décider » déclara -t'il
- « oh merde …» laissa échapper Simon
- « et qu'est ce que tu as décidé ? » demanda précautionneusement Georgie
- « je n'en sais rien, on me demande de décider de son droit de vie ou de mort ! »déclara Largo avec force
- « vivre relié à une machine ce n'est pas vivre, et tu sais que Joy ne le voudrait pas ! » répondit Kerenski sur le même ton
- « Chuttt ! » ordonna une infirmière qui n'appréciait pas le bruit provoqué par le petit groupe
- « Largo, Kerenski n'a pas tord….c'est peut -être paradoxal, mais en prenant la décision de faire débrancher les appareils qui la maintiennent en vie, tu vas lui donner l'occasion de choisir par elle-même. » déclara Simon à voix basse selon la demande de l'infirmière
- « qu'est-ce que tu racontes ? » demanda Largo qui perdait de plus en plus son calme face aux événements
- « et bien, c'est elle qui va décider si elle veut vivre ou non, puisque c'est elle qui va devoir respirer seule » expliqua Ovronnaz
Largo resta pensif et ferma les yeux quelques instants :
- « je sais plus quoi penser, je ne sais plus quoi faire » dit-il tout en se passant les mains sur le visage « …qu'est ce que vous feriez à ma place ? » finit -t'il par leur demander
- « moi je pense que je la débrancherais, ça ne sert à rien de la maintenir en vie artificiellement, à part à nous déculpabiliser et à nous rassurer » déclara Kerenski
- « Simon ? » demanda Largo
- « je suis d'accord avec Georgie, même si ça me désole ; cela dit, il reste de l'espoir, le médecin n'a pas dit qu'elle était condamnée » déclara Ovronaz
- « oui, mais si elle ne respire plus seule, ça revient au même… » reconnut Largo « il me reste encore quelques minutes avant de me décider, alors allez la voir…au cas…» Largo n'eut pas la force de terminer sa phrase. Ces deux amis acquiescèrent et entrèrent un par un dans la chambre pour peut-être dire leurs adieux à Joy.
Part 2
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