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IEDS ET POINGS LIES (Part 3) |
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SALLE ADJACENTE 15h17
Richard avait été appelé dés que la sage-femme avait vu que la mise au monde était imminente :
- " C'est pas trop tôt !, allez chercher l'enfant " lui demanda-t-il
- " Si je puis me permettre, vous devriez attendre qu'elle l'allaite quelques minutes. S'il boit le colostrum, il sera protégé par les anti-corps de sa mère et sera donc plus résistant aux attaques extérieures " expliqua Nicole
- " Bien, alors allez faire ce qu'il faut "
CELLULE DE JOY PENDANT CE TEMPS
Un soudain soulagement, et un cri ; son bébé était né, elle était mère ! Elle n'eut pas le temps de le prendre dans ses bras que la sage-femme entra escortée de deux gardes. Avant que Joy ne puisse le protéger, Nicole coupa le cordon ombilical du bébé, fit quelques vérifications d'usages (Wen : vérifications des réflexes comme celui de l'agrippement…) , l'enveloppa dans un linge et le lui tendit avant de repartir sans mot dire.
Joy le prit contre lui, s'imprégnant de l'odeur, de son fils qui finissait peu à peu par cesser de pleurer. Sa petite main serrait un de ses doigts avec vigueur. La sensation de bonheur qui l'envahissait lui faisait oublier sa fatigue. Elle lui adressa quelques mots doux et apposa des baisers sur sa tête pendant qu'il tétait avec ardeur.
SALLE ADJACENTE AU MEME MOMENT
- " Alors comment va le bébé ? " demanda Richard dés que Nicole revint
- " Parfaitement bien, et comme je vous l'avais prédit il est magnifique et en pleine forme ; elle par contre… " laissa entendre la sage-femme après avoir pris conscience de la quantité de sang que Joy avait perdu et à son état d'épuisement.
- " Peu importe, on se débarrassera de Mme Winch avant demain de toute manière, après avoir déménagé tout le matériel de ce bâtiment "
- " Si elle survit jusque là… "
Une vingtaine de minutes plus tard, il ordonna à Nicole et à trois gardes, d'aller chercher le bébé
BUNKER, AU MEME MOMENT
Kerensky attendait que son ordinateur daigne afficher le résultat de ses recherches. Il posa sa tasse fétiche d'une main tremblante, quand ils apparurent à l'écran. Il remit précipitamment ses lunettes et lu en vitesse. Largo et Simon entrèrent.
- " Ça va Georgy ? " demanda Largo en remarquant les yeux rouges de fatigue de son ami.
- " Ça pourrait aller mieux. " répondit-il calmement " venez voir, je crois avoir trouvé ! "
Ils s'approchèrent du Russe.
- " Il faut dire que ces rapaces de capitalistes au FBI, ne nous ont pas tout dit. " continua celui-ci
- " De quoi tu parles ? " lança Simon
- " D'après le rapport du FBI sur les multiples déplacements de notre très chère Claire Mc Neal, elle allait souvent dans le quartier de Brooklyn."
- " Pourquoi ils ne nous ont rien dit ? " demanda Simon
- " Je ne sais pas. " répondit le Russe après un large bâillement.
- " T'as pas beaucoup dormi. " remarqua le Suisse
- " Oh, 3heures, ici, c'est suffisant ! " dit-il avant de continuer " Il est écrit qu'elle allait soit dans un entrepôt sur Water Street, mais après multiples vérifications, il n'y avait rien. Et à ce moment là je dis, les capitalistes sont vraiment idiots ! "
- " Pourquoi ? " lança Simon
- " Laisse-moi deviner, ils se sont fait payer pour ne rien dire " devina Largo " c'est ça, n'est-ce pas Georgy !? "
- " A première vue, ouais ! "
- " Dans un entrepôt ? c'est ça ? " interrogea Simon
- " Ouais, mais je n'ai pas encore le numéro. " déclara Georgy
- " On cherchera sur place. " lança Winch
- " Largo, je sais que tu veux retrouver Joy au plus vite mais, sur la baie de East River, il y au moins 200 entrepôts. Laisse-moi faire des recherches, ça prendra moins de temps que de tous les fouiller un par un " le résonna Georgy
CELLULE DE JOY, 15h32
Lorsqu'elle vit autant de personnes entrer dans la pièce, son instinct maternel entra en alerte, elle serra son bébé contre elle, en le protégeant le plus possible de son corps
- " Prenez l'enfant ! mais faites attention de ne pas lui faire de mal !" ordonna Nicole
Les trois hommes se dirigèrent vers le lit et tentèrent de faire lâcher prise à Joy
- " NON NON !!! NE ME L'ENLEVEZ PAS !!! " hurla-t-elle
Affaiblit par l'accouchement, elle ne put pas résister bien longtemps à la force des gardes qui parvinrent à lui arracher le bébé, qui s'était mit à hurler, avant de s'éloigner rapidement.
- " NNNNNNNOOOOOOONNNNNNN !! "
Joy s'était agrippée comme elle l'avait pu, à la cheville du garde lui prenant son fils, afin de tenter de l'arrêter, mais cela n'eut aucun effet. Après l'avoir traînée sur quelques mètres, il finit juste par se débarrasser d'elle d'un coup de pied. Elle resta quelques secondes au sol pour reprendre son souffle avant de se lever et de rejoindre tant bien que mal la porte par laquelle étaient partis ceux qui lui avaient enlevé son enfant. A bout de forces, elle s'agenouilla devant celle-ci en la frappant tout en hurlant :
- " NNOONNN RENDEZ-MOI MON FILS !!!! RENDEZ LE MOI !! MON BEBE !!! VOUS NE POUVEZ PAS FAIRE ÇA !! RENDEZ-MOI MON fils…" Prise d'une douleur lancinante au ventre, elle se laissa lentement glisser sur le côté, tremblante, le visage inondé de larmes.
VOITURE DE LARGO, 20h52
Largo, Simon et Kerensky étaient déjà en route, ils passèrent Attorney Street pour continuer vers East Broadway avant de prendre le pont de Brooklyn pour enfin arriver sur le baie de East River.. Ils roulaient à une vitesse largement supérieure de celle qui était autorisée, mais ils n'en avaient rien à faire, ils ne voulaient qu'une chose… retrouver Joy vivante. Kerensky se doutait que la jeune femme avait déjà accouché, mais il espérait que la Commission y soit encore, avec elle et son enfant.
CELLULE DE JOY, 21h
Deux gardes s'approchèrent de la cellule de Joy. Ils tentèrent d'ouvrir la porte, mais celle-ci était en partie bloquée par quelque chose. Ils comprirent rapidement qu'il s'agissait de la jeune femme et poussèrent plus fortement sur la porte pour l'ouvrir complètement.
- " Aide-moi à la mettre plus loin Sean " demanda un des gardes
Celui-ci acquiesça et chacun attrapa un des bras de Joy qui, étant semi-consciente, ne réagit pas autrement qu'en gémissant de douleur.
- " Ils auront quasiment réussi à la tuer avec leur histoire " déclara Bradley alors qu'ils la laissaient dans un coin de la pièce
- " Tu crois ? "
- " Ben regarde-la, elle est brûlante de fièvre, il y a du sang partout et elle n'a quasiment pas réagit quand on l'a déplacée. Tu n'étais pas là au début, mais je peux te dire qu'elle se débattait la garce ! " expliqua-t-il " En tout cas, sans soins, elle va clamser dans la nuit "
- " Sûrement oui. N'empêche c'est dommage, une si belle femme ! Ils auraient pu nous laisser... " tenta son collègue
- " Laisses tomber Sean ! La Commission a eu ce qu'elle voulait c'est l'essentiel "
- " Tu as raison ; et puis j'ai par principe de ne pas toucher aux femmes mariées " se reprit Sean
- " Bon allez viens, c'est pas tout ça mais on doit déménager tout ce matériel et le reste avant 1h du mat " lui rappela son collègue en l'entraînant à l'autre bout de la pièce, où se trouvait les appareils médicaux
- " Tu crois qu'on peut la laisser là en laissant la porte ouverte ? "
- " Oui, t'inquiète pas elle ne risque pas de s'échapper dans son état "
Ils effectuèrent des allés et retour pour évacuer tout ce qui pouvait témoigner du passage de la Commission et de la séquestration de Joy. Comme l'avait dit l'un des gardes, ils n'avaient même pas besoin de vraiment la surveiller, car la jeune femme était mourante, et incapable de se lever.
Soudainement, on entendit un bébé pleurer pour l'énième fois, ce devait être Nicole et Richard qui quittaient les lieux. En entendant son fils, des larmes vinrent s'ajouter aux autres ; elle tenta de se lever, sans succès plus aucun de ses muscles ne lui obéissait.
2h30 PLUS TARD
Largo, Simon et Kerensky étaient enfin arrivés devant le bâtiment 374, il y avait encore une voiture devant. Les trois hommes entrèrent dans l'entrepôt, armés et sur leurs gardes. Ils entendirent des voix, Winch prit la tête et se dirigea vers le petit groupe d'homme qui était à cinq mètres de lui.
Cinq minutes plus tard, l'intel-unit les avaient neutralisés. Georgy récupéra quelques cassettes vidéos, qu'ils tentaient de brûler. Ils se séparèrent pour faire le tour du bâtiment plus rapidement. Kerensky passa devant une pièce vide, il entra pour vérifier s'il n'y avait pas d'indices concernant la Commission, ne voyant rien il passa à la pièce suivante, et vit Joy, gisant dans un coin.
- " Simon, cherche Largo, j'ai trouvé Joy !" ordonna-t-il au Suisse qui n'était pas loin de lui. " Joy, oh mon dieu, comment ont-ils pu te faire ça ?" lança-t-il quand il vit tout le sang qu'elle avait perdu.
Largo courut vers sa direction et tomba à genoux quand il vit sa femme, allongée par terre, inconsciente. Kerensky avait déposée sa veste sur elle, pour la réchauffer et pour ne pas trop choquer son ami .
- " Appelle une ambulance Simon !" demanda-t-il à son acolyte avant de faire remarquer à Largo, d'une voix marquée par la peine : " Elle est en mauvais état. Elle a perdu beaucoup de sang, et elle est brûlante de fièvre " continua-t-il avec beaucoup de peine.
Largo hésita à la toucher tellement elle avait l'air fragile, il regarda Georgy et remarqua que lui aussi pleurait.
- " Ils… " Largo n'arriva pas à finir sa phrase, là il se décida à la prendre dans ses bras et éclata en sanglots en berçant le corps inconscient et ensanglanté de la femme qu'il aimait.
- " Ils ont dû la faire accoucher dans des conditions horribles pour qu'elle soit dans cet état " informa le russe en essayant de reprendre ses esprits. " ils l'ont sûrement laissée accoucher seule, voire même sans péridurale ; ou peut-être y'a-t-il eu des complications, je ne vois pas d'autre explication… " il ne parvint pas à finir sa phrase.
Simon était derrière, également en larmes, il n'arrivait pas à comprendre comment des Hommes pouvaient faire ÇA, à une personne… à Joy.
HOPITAL Ste MARIE, N-Y, 00h45
Le silence régnait en maître dans la salle d'attente. Personne n'osait dire un mot, ou encore faire un geste, pour une raison qu'eux seuls croyaient connaître. Quand le médecin arriva, ils se levèrent tous en même temps.
- " Alors ? " lança brusquement Largo
- " Alors…, votre femme est vivante, mais elle a perdu énormément de sang, l'accouchement en lui-même l'a aussi beaucoup fatiguée. D'après ce que j'ai pu voir, elle a sûrement dû mettre son enfant au monde sans sage-femme à ses côtés, et malheureusement, sans péridurale. " déclara le médecin avant de fournir une explication " Effectivement, nous n'en n'avons trouvé aucune trace, que ce soit de l'installation du cathéter nécessaire à ce type d'anesthésie locale, ou que ce soit du produit en lui-même dans son sang. Cela dit, la péridurale n'est pas indispensable à un accouchement ; de nos jours, des femmes mettent à nouveau leur enfant au monde chez elles. Mais, des marques sur ses chevilles et ses poignets témoignent qu'elle a dû très longuement rester attachée lors de sa séquestration ; ce qui a eu pour conséquence une perte de tonicité musculaire et le manque de prééparation à l'accouchement a dûû venir s'y ajouter. Cela veut dire que l'accouchement a dûû êêtre trèès long, trèès fatigant et extrêêmement douloureux pour votre femme. " l'homme fit une pause avant de continuer " Elle est encore inconsciente pour l'instant. Nous lui avons administréé un ésédatif pour qu'elle puisse dormir tranquillement, et avons fait leé nécessaire pour contrer l'infection qui a provéoqué sa fèièvre. Une fois qu'elle seéra rééveillée, nous lui donnerons un petit fortifiant "
- " Est-ce qu'on peut aller la voir ? " demanda Largo qui s'était rassit pour éviter de s'évanouir
- " Pas pour le moment, je voudrais que Mme Winch se repose le plus possible pour l'instant. Vous pourrez peut-être la voir demain après midi, elle aura sûrement besoin de soutient… "
LE LENDEMAIN APRES MIDI, 15h19
CHAMBRE DE JOY
Largo entra en silence dans la chambre de sa femme. Elle dormait encore. Il posa doucement le grand bouquet de fleurs qu'il lui avait acheté. Il prit une chaise et s'installa juste à côté du lit. Son visage avait terriblement changé depuis la dernière fois qu'il l'avait vu, il avait perdu de son éclat… Il prit doucement sa main, et aperçu les pansements qui entouraient ses poignets meurtris par les liens qui la retenaient attachée durant sa séquestration. Quelques minutes plus tard, alors qu'il fixait le visage de la jeune femme, elle se réveilla.
- " Bonjour toi ! " murmura -t-il les larmes aux yeux
- " Largo, c'est toi ?…je…je dois encore rêver…. "
- " Non, ma chérie c'est réel je t'assure… Je suis là…"
Il caressa son visage, et l'embrassa délicatement Au contact de ses lèvres sur les siennes, les larmes de Joy ( Wen :alors là ça peut se lire de 2 manières : " les larmes de Joy " ou " les larmes de joie " [car Joy = joie en anglais] LOLOL et j'ai pas fais exprès LOL) vinrent se mêler à celles de Largo.
- " Je t'aime…plus jamais je ne te laisserai, tu m'as tellement manqué… " lui dit-il avant d'éclater en sanglots. Sa femme ne put se retenir de faire pareil.
- " Mon bébé… " dit-elle faiblement
En entendant ce mot, Winch redressa la tête.
- " Ils…ils ont prit notre fils, Largo " annonça-t-elle avant de repartir dans un sanglot.
- " Chhhuuuuuttttttt " lui murmura-t-il en la prenant dans ses bras " Je te promet qu'on va le retrouver, et qu'on va leur faire payer pour ce qu'ils t'ont fait, pour ce qu'ils nous ont fait ! "
4 JOURS PLUS TARD
Jusqu'à présent, les recherches de l'Intel-unit n'avaient rien donnée. Les gardes qu'ils avaient faits prisonniers n'avaient rien voulu dire, même sous les méthodes russes de Georgy ; et ceux du FBI, mis en examens pour corruption, n'avaient pas été plus loquaces. Grâce aux soins médicaux, Joy avait relativement bien récupéré physiquement, si ce n'est qu'elle devait se réhabituer à la marche car, étant restée immobile durant cinq mois, elle avait perdue de la tonicité musculaire. Winch avait passé ses journées auprès de sa femme, et revenait pour la première fois en quatre jours au Groupe W :
Largo entra dans la salle du conseil où personne, excepté Sullivan, ne s'attendait à le voir.
- " Mr Winch ? que ne vaut l'honneur de votre présence ? " railla Cardignac
Le jeune multimilliardaire ne releva pas et rejoignit sa place. Il resta debout et posa ses mains sur la table avant de déclarer :
- " Comme certains d'entre vous ont dû l'entendre dire, nous avons retrouvé ma femme il y a quelques jours. C'est la Commission Adriatique qui l'avait enlevée " Il fit une pause avant de reprendre " Durant ces cinq longs mois, elle était séquestrée dans une cellule restreinte, où elle a accouché seule avant que ces ordures viennent lui arracher notre enfant. " Il s'arrêta à nouveau quelques instants " Vous pourrez comprendre que ma femme est sous le choc, je vous demanderais donc d'être indulgents avec elle "
- " En attendant, Largo, vous pouvez compter sur moi pour continuer à me charger du Groupe. Occupez-vous de Joy, elle va avoir besoin de vous, et retrouvez votre enfant " déclara Sullivan
- " Merci John " répondit Winch avant de sortir de la pièce
Il se rendit alors à l'hôpital pour aller chercher sa femme qui sortait aujourd'hui. Le médecin, lui ayant conseillé de marcher, en restant raisonnable quant à la fatigue, Joy quitta l'établissement, sur ses jambes, tout en étant soutenu par Largo qui prit une allure correspondant aux capacités actuelles de la jeune femme. Une fois arrivés à l'extérieur vide de journalistes, Winch leur ayant fait une fausse déclaration quant au jour de sortie, Joy demanda à Largo de s'arrêter afin de fermer les yeux et se laisser baigner par les rayons du soleil :
- " Ça..ça faisait si longtemps… " se contenta-t-elle de dire alors qu'une légère brise venait agiter les mèches de ses cheveux " J'aurais tellement aimé que notre fils.. "
- " On va le retrouver, je te le promets " lui dit Largo d'une voix douce mais néanmoins dotée d'une grande assurance qui la rassura quelques minutes.
Elle laissa son mari la faire monter dans la voiture qui partit en direction du groupe W.
Lorsqu'ils arrivèrent, deux heures après que Winch aient laissé le conseil se faire seul, la réunion était terminée et seuls Cardignac, Del Ferril et Buzzetti traînaient devant la salle. Ils ne tardèrent pas à remarquer le couple Winch qui se dirigeait lentement vers l'ascenseur. Largo soutenait Joy par la taille pour l'aider à marcher et John les suivait de prés.
Une fois devant eux, Cardignac, pensant que son patron ne tenterait rien en public, ne pu s'empêcher de lancer d'un air moqueur :
- " Alors Mme Winch, j'ai cru comprendre que vous aviez perdu l'héritier ? "
- " John vous pouvez… ? " demanda Largo d'un air calme, trop calme…
- " Bien sûr appuyez-vous sur moi Joy " répondit le bras droit
Cardignac n'eut même pas le temps de réagir qu'il se retrouva par terre, le nez en sang
- " VOUS N'ETES QU'UNE ORDURE !! NE RECOMMENCEZ JAMAIS ÇA OU JE VOUS VIRE SUR LE CHAMP !! " hurla Winch
Le gringalet se releva tant bien que mal en maugréant à ses acolytes :
- " Vous avez vu ??? il m'a frappé !!! vous êtes témoins ??!! ça ne se passera pas comme ça ! vous… " mais il fut interrompu par Del Ferril
- " Fermez-la Michel !!!! cette fois vous êtes allé trop loin, vous l'avez bien cherché ! " s'insurgea-t-elle avant de se tourner vers Joy " Mme Winch, je suis sincèrement désolée pour ce qui vous est arrivé, si vous avez besoin de quoi que ce soit n'hésitez pas " lui dit-elle d'une voix qui montrait bien qu'elle était loyale
- " Je vous remercie Alicia " répondit Joy, que Largo avait repris dans ses bras
PLUS TARD DANS LA JOURNEE
Joy était fatiguée, mais elle ne parvenait pas à trouver le sommeil. Le médecin, qui s'en été douté, avait remis à Largo des somnifères pour l'aider un peu. Winch, lui en donna un et la regarda s'endormir peu à peu. La force et la détermination qui se lisaient autrefois sur son visage, avaient disparus pour laisser place à la douleur et la tristesse.
Après quelques minutes, Largo sortit doucement de la chambre, pour se rendre dans le salon. C'est à ce moment là qu'il se rappela des copies des cassettes qui avaient été retrouvées dans le bâtiment de la Commission, et que Georgy lui avait apporté. Il en prit une des trois et la plaça dans le magnétoscope. Quelques instants plus tard, une image apparue. Il pu voir dans quelles conditions Joy était séquestrée, comment se déroulait une échographie, comment l'accouchement avait été déclenché. Durant la dernière cassette, il eut du mal à supporter la vision de sa femme hurlant de douleur, l'appelant parfois. Des larmes de joie coulèrent sur son visage, en voyant son fils à l'image, et des larmes de douleur vinrent les recouvrir quand la Commission vint arracher l'enfant à Joy.
Largo était hors de lui, comment avaient-ils pu lui faire ça ?? Il leur ferait payer le mal qu'ils avaient fait à Joy, et il retrouverait son fils ! Des gémissements, attirèrent son attention, Joy devait encore faire un cauchemar. Il se dirigea vers leur chambre et s'approcha d'elle, celle-ci ne tarda pas à se réveiller en sursaut et en larmes. Winch, s'installa à côté d'elle, la prit dans ses bras et la berça lentement….
UNE SEMAINE PLUS TARD
Largo fut obligé de se séparer de sa femme en voyant John Sullivan qui n'arrivait plus à suivre tellement il y avait de travail au Groupe. Le jeune multimilliardaire dû partir à Paris pour la négociation sur le rachat d'une société. Il confia Joy à Kerensky étant donné que Simon l'accompagnait en tant que garde du corps.
Part 4
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