| |
T
RAITRE QUI EST-TU? (part 1) |
|
Aéroport de Montréal
Largo entendit des coups de feu puis quelque chose tomber à terre. Il se retourna et comprit tout de suite ce qu'il se passait. Joy était étendue par terre, impuissante et si fragile. Elle ne cria pas.
Il se précipita vers elle et la pris dans ses bras. Il regarda sa blessure et tenta de la rassurer en lui disant que c'est qu'une égratignure :
Largo : c'est rien, c'est juste une égratignure.
Joy essaya de lui dire quelque chose :
Joy : Largo…. je… je…..
Elle ne put prononcer que ces quelques mots avant de s'éteindre
Largo : non Joy ne m'abandonnes pas, Joy, tu ne dois pas mourir tu m'entends… Hey…
Largo ne comprenait plus rien. Joy était si dure qu'elle ne pouvait pas mourir, pas maintenant, pas ce jour. Il se mit alors à pleurer et regarda Simon qui pleurait aussi de voir son amie étendue et ne bougeant plus.
Il la serra et regarda encore une fois son doux visage et la serra dans ses deux fois plus dans ses bras. Son regard était complètement perdu. Il réalisa alors qu'il tenait profondément à elle. Il se posa alors des questions : pourquoi elle et pas moi ? comment en est-on arrivé là ?
Au loin on pouvait entendre une ambulance qui s'approchait lentement. Largo regarda Simon puis Joy et une lueur haineuse apparut dans son regard : il faut la venger.
L'ambulance s'arrêta. Deux infirmiers en sortirent, accompagnés d'un brancard, des appareils de réanimation et une trousse de premiers soins.
Ambulancier 1 : Que c'est-il passé
Largo, en état de choc : Tout s'est passé si vite…
Simon, avec du courage : elle est blessée à l'épaule.
Ambulancier 1 : Est-ce que tu as un pouls ?
Ambulancier 2 : Non, aucun.
Ambulancier 1 : OK, tu passe 200 cc d'adré et tu charge à 200 (je ne sais pas si c'est les bons termes). T'es prêt ?
Le corps de Joy bougea sous l'effet des charges électriques. Largo et Simon regardaient cette désolante situation, impuissants.
Ambulancier 1 : tu as un pouls ?
Ambulancier 2 : Non toujours rien.
Largo commençait à s'énerver
Ambulancier 1 : OK, charge à 300
Plus le corps de Joy se secouait, moins Largo ne le supportait.
Ambulancier 1 : Tu as un pouls ?
Ambulancier 2 : Attends…
L'électrocardiogramme s'arrêta quelques secondes puis indiqua des battements de cœur.
Ambulancier 1 : On y va. A mon compte 1, 2, 3. C'est bon qui l'accompagne ?
Simon dit à Largo :
Simon : Accompagnes-là, je vous suis en voiture.
Largo : D'accord.
Largo monta dans l'ambulance et se mit auprès de Joy. Rien était encore gagné mais le fait qu'elle respirait le rendait déjà plus confiant.
L'ambulance arriva à l'hôpital. Joy fut prise en charge par l'équipe urgentiste. Largo et Simon attendaient dehors et assistaient à la scène. Simon dit à Largo :
Simon : Viens Largo, on va s'asseoir.
Largo restait immobile devant la salle où s'affairaient les médecins. Il ne parlait plus, ni ne réagissait. Simon tenta d'engager une discussion.
Simon : tu te souviens quand vous vous êtes battus quand on était en mission en Arctique et le Professeur Turner nous avait tous drogué ?
Largo ne répondit pas. Simon ajouta :
Simon : tu sais Largo, Joy c'est une dure à cuir.
Largo se remit à avoir du chagrin car justement il à cette mission où c'était l'unique fois où ils s'étaient embrassés.
Largo : c'est trop dur, je n'y arriverai pas sans elle.
Simon regarda largo et le consola.
Simon : elle ne va pas mourir, tu m'entends, elle ne vas pas mourir.
Largo lui demanda alors :
Largo : comment on est arrivé là ? Pourquoi ?
Simon : on était plus occupé à se tirer dans les pattes qu'à se protéger.
Largo : j'ai été si dur avec elle, je m'en veux Simon, je m'en veux !
Simon : ce n'est pas de ta faute Largo, c'est…
Largo : si c'est de ma faute ! Je l'ai fait souffrir et je le savais ! Je lui est balancé un tas de truc…
Largo s'arrêta brusquement de parler et tout à coup, tout lui paraissait évident
Largo : comment j'ai pu faire ça ? Je n'aurais jamais du la laisser seule quand on s'est vu dans le couloir, j'aurais pas du…
Largo baissa la tête et mis ses mains sur ses yeux. Il avait énormément de remords. Il fut alors surpris par l'arrivée du docteur.
Docteur : M. WINCH ?
Largo : c'est moi...
Docteur : Voilà, il y a eu des complications avec Melle ARDEN et…
Largo coupa la parole et demanda, en colère :
Largo : elle est morte, c'est ça hein ?
Docteur : Non, votre amie est en vie. Nous avons pu stopper à temps l'hémorragie, mais elle a cependant perdu beaucoup de sang et…
Largo : qu'est-ce qu'elle a alors ?
Docteur : elle a perdu beaucoup et elle présente de multiples plaies ouvertes. Son état est jugé sérieux. Elle a subi un énorme choc, elle a un traumatisme crânien ce qui la rend totalement inconsciente. Mais elle est en vie.
Largo : quelles sont ses chances ?
Docteur : Moyennes
Largo : Oh mon dieu, ce n'est pas possible ! Simon !
Largo se retourna vers Simon qui ne pouvait rien dire.
Docteur : M. WINCH, je suis désolé. Vous pouvez la voir un court instant avant qu'elle ne parte en chirurgie réparatrice pour son épaule, si vous le désirez.
Largo : oui.
Docteur : très bien, je vous y conduis.
Largo était dépassé. Joy inconsciente, pour combien de temps ? C'est impossible. Simon et Largo entrèrent alors dans la salle où ils virent Joy reliée à un tas de machines. Largo se dirigea vers Joy et lui parla :
Largo : Hey….. Joy….. c'est moi. Tu m'entends ? C'est moi…. Largo
Joy ne réagissait pas. Largo se retourna et regarda Simon en pleurs comme à l'aéroport. Puis Largo ajouta :
Largo : Joy tu n'a pas le droit de me laisser seul, hey, j'ai encore besoin de toi !
Le docteur interrompit Largo afin de conduire Joy au bloc. Largo eut du mal à partir. Il demanda où étaient ses affaires. Une infirmière les lui apporta immédiatement. Il y avait ses vêtements, son bracelet, sa montre, son pendentif. Il prit ses affaires et Simon lui dit :
Simon : Largo, il faut y aller, il n'y a plus rien à faire à part attendre.
Largo, avec une voix en sanglots : Tu as raison.
Simon raccompagna Largo jusqu'à sa chambre d'hôtel. Il était 2 heures du matin. Il prit la veste de Joy et la serra contre elle pour se rappeler son si doux parfum. Il fit de même avec son pendentif qu'il contempla longtemps avant de la passer autour de son cou. Il se leva difficilement et atteignit son lit où il se laissa tomber dessus. Puis, il ressassait ce qu'il s' était
passé. Les coups de feu résonnaient dans sa tête. Il se mit à penser, des souvenirs ressurgissaient sur son comportement avec Joy, puis il entendit :
Femme : Largo, tu es là ?
Largo crut reconnaître cette voix.
Largo : c'est toi Joy ? Joy ?
Il se leva et se précipita dans le salon. Il courut vers elle. Fou de joie, il la porta avant de la serrer dans ses bras.
Joy : oups ! Attention, je ne suis pas tout à fait remise !
Largo : désolé Joy, je suis tellement heureux de te voir !
Joy : je sais, je suis là, c'est moi
Largo embrassa Joy mais quelque chose ne collait pas. Il se réveilla alors et vit que c'était Diana qui l'embrassait. Il s'arrêta brusquement et lui dit :
Largo : Diana, comment es-tu arrivée là ?
Diana : Simon m'a appelée pour me dire que tu avais besoin de moi.
Largo : où est-elle ?
Diana : Qui donc ?
Largo : Joy, elle était là !
Diana : c'est impossible Largo, elle ne peut pas être là, Simon m'a raconté.
Largo : je l'ai vue, je te jure !
Largo la cherchait partout, ce qui commençait à énerver Diana :
Diana : Largo ça suffit ! Je suis là moi !
Largo s'arrêta brutalement. Diana lui avait crié dessus.
Diana : tu sais très bien où est Joy et tu n'y peux rien. Moi je suis là, je suis réelle, tu m'entends ?
Diana s'approcha de Largo puis l'embrassa. Il se laissa faire et elle le dirigea alors vers la chambre.
Le lendemain Matin.
Largo se réveilla en sursaut. Il revoyait Joy étendue sur le sol, ne pouvant rien faire. Il jeta un coup d'œil autour de lui et vit Diana à ses côtés. Il la regarda, puis se leva pour enfiler très rapidement une tenue. Il se dirigea vers la chambre de Simon.
Largo en soupirant : Bonjour Simon.
Simon : comment ça va ?
Largo : Bof, t'as prévenu Georgy ?
Simon : à ce propos, il faut que je te parle.
Largo inquiet : quoi, que se passe-t-il ?
Simon : Kerensky a démissionné
Largo en colère : comment ça, il ne peut pas faire ça ? Depuis quand tu le sais ?
Simon : hier, quand on était dans la fusillade, Joy m'a dit de l'appeler et je suis tombé sur ça écoute…
Simon compose le numéro du bunker et fit écouter le message à Largo :
Message répondeur :
" Camarades, je vous prie de prendre officiellement note de ma démission. Votre manque de confiance ne mérite rien d'autre. Je tiens quand même à titre de cadeau d'adieu vous faire savoir d'où vous est parvenu ce cliché de Jagger et moi même : il vous a été envoyé par fax depuis l'appartement de Simon. Un coup tordu de plus dans un monde qui n'est plus à ça près. "
Largo : Joy, après Kerensky . Qu'est-ce qu'il m'arrive ?
Simon : je ne comprends rien, ça n'a plus de sens.
Largo en colère : j'en ai assez.
Simon : Largo ! Largo !
Largo regagna sa chambre. Diana et Jake étaient réveillés. Diana s'approcha de lui et l'embrassa pour lui dire bonjour :
Diana : bonjour Largo, comment te sens-tu ?
Largo : Mal
Diana ; c'est Kerensky, cette fois ?
Largo surpris : comment le sais-tu ?
Diana : je m'en doutais, c'est tout. Kerensky est quelqu'un de bizarre et je ne lui ai vraiment jamais fait confiance.
Largo : Georgy a son caractère mais c'est quelqu'un sur qui tu peux compter.
Diana : oui, mais là il vous a lâché, c'est étrange tout ça.
Largo : non, je refuse de croire ce que tu me dis.
Diana : Largo…
Largo : Ecoutes je suis désolé mais je dois me rendre à l'hôpital avec Simon.
Largo prit sa veste et alla rejoindre Simon qui l'attendait dans le couloir. Ils arrivèrent à l'hôpital, se dirigèrent vers la chambre de Joy et la virent dans le même état : stationnaire. Largo d'un ton défaitiste dit à Simon :
Largo : je tiens énormément à elle, tu sais.
Simon : …
Largo : qu'est-ce que je peux faire ?
Simon : écoutes, il faudrait qu'on retrouve la taupe pour l'honneur de Joy.
Largo : c'est vrai, tu as raison
Simon : Il faut aussi qu'on se serre les coudes…
Largo : et retrouver Kerensky. Joy ne mérite pas ça !
Largo se tourna vers Joy et la regarda. Il dit :
Largo : Je ne serais pas long, je te promets
Largo lui déposa un baiser sur le front ce qui fit régir la jeune femme. Largo fou de s'exclama :
Largo : Simon tu as vu ? Elle a réagit, elle a bougé ! Elle a bougé !
Simon s'approcha à son tour et dit :
Simon : Joy, Joy allez réveilles-toi !
La jeune femme ouvrit péniblement les yeux :
Largo : Hey Joy, comment tu te sens ?
Joy : Largo
Joy eut les larmes aux yeux
Largo : Non, ça va je suis là
Simon : Eh ma jolie, ça va ?
Joy : j'ai mal
Largo : calmes-toi, je vais appeler un docteur, Ok ?
Joy : Ok.
Largo sortit pour appeler un docteur. Pendant ce temps, Simon réconfortait Joy :
Simon : tu sais tu nous a fait une grosse frayeur !
Joy sourit difficilement et lui répondit :
Joy : j'ai très mal.
Simon : ne t'inquiètes pas, le docteur va arriver.
Dans le couloir, Largo explique au docteur ce qu'il vient de se passer. Le docteur et Laro entrèrent dans la chambre.
Docteur : alors Melle ARDEN, on s'est décidée ?
Joy remua la tête pour lui répondre. Largo regardait Joy avec un grand sourire : son amie était sortie d'affaire. Le docteur dit alors à Joy :
Docteur : Bien, vous avez votre plaie qui saigne, c'est pour cela que c'est douloureux.
Pendant que le docteur fit le tour du lit Joy, Largo dit à Joy :
Largo : tu te rends comptes, tu pourras bientôt sortir !
Joy sourit à Largo. Le docteur rétorqua :
Docteur : Pas si vite, elle a quand même subit un gros choc et nous allons la garder ici encore le temps nécessaire pour elle.
Largo : Tout à fait, dit Largo en riant.
Docteur : maintenant je vais vous demander de sortir messieurs.
Largo et Simon sortirent dans le couloir : ils étaient enfin soulagés.
Largo : Simon, elle vit !
Simon : J'ai vu !
Largo serra son ami si fort que Simon lui dit :
Simon : eh, doucement tu vas m'étouffer !
Largo : Oh pardon.
Et ils se mirent à rire. Le docteur qui avait terminé les soins de Joy parla à Largo :
Docteur : Ecoutez M. WINCH, Melle ARDEN revient de loin. Il est donc indispensable qu'elle ait du calme.
Largo : je comprends très bien, docteur.
Docteur : là, je lui ai administré un antidouleur, elle a dons besoin de repos. Revenez la voir demain, ça ira beaucoup, je vous le promets.
Largo : Ok, on revient demain.
Simon : oui, il faut qu'on règle quelque chose.
Largo : vous lui direz qu'on viendra demain, n'est-ce pas ?
Docteur : n'ayez crainte.
Largo et Simon retournèrent à l'hôtel pour récupérer Diana et Jake. Il fallait qu'ils soient hors de danger. Largo entra et annonça à Diana :
Largo : Diana ! Diana !
Largo était vraiment très énervé.
Diana : Oui, je suis là.
Largo : elle est en vie ! je lui ai parlé ! Elle s'est réveillée !
Diana : Qui ?
Largo, surpris : Joy bien entendu ! Dieu soit loué !
Diana, d'un ton sadique : Merveilleux ! Mais que fais-tu de ton père et Kerensky ? Et la photo ?
Largo : A ce propos, on part sur le champ pour New York pour savoir qui nous trahit.
Diana : Ok, on y va.
Dans le Jet, Largo et Simon tentent de trouver une solution pour remettre Kerensky dans le coup, sous l'oreille attentive de Diana qui faisait semblant de dormir.
Largo : on a besoin de lui, on ne peut rien faire sans lui.
Simon : Ouais mais on a perdu confiance en lui.
Largo : Pas moi. On a essayé de nous faire toute notre confiance les uns envers les autres et je veux savoir qui sait. A cause de cette faute, j'ai une amie sur la touche et un ami dégoûté. On joue avec nous, c'est clair.
Simon : …
Largo : Je dois trouver une solution pour le faire réintégrer le bunker, mais comment ?
Simon : On file direct chez lui et on lui dit tout, surtout pour Joy.
Largo : On fait comme ça.
New York, 15 h 00
Largo, Diana et Simon se trouvaient devant la propriété de Kerensky.
Largo : Bon j'y vais. Toi Simon, tu me couvre, on ne sait jamais.
Simon : Ok
Largo se dirigea vers la porte tandis que Simon se dissimulait derrière un arbre. Diana regardaient la scène de la voiture. Largo frappa trois fois et dit qui il était :
Largo : Georgy, c'est Largo. Il faut qu'on se parle c'es très important.
Kerensky était derrière la porte mais ne répondait pas. Largo continua :
Largo : Georgy, écoutes, quelqu'un nous a tendu un piège à l'aéroport et Joy est blessé.
Georgy ne répondait toujours pas
Largo : Georgy, tu m'entends, on a vraiment besoin de toi pour ce coup là, fais le au moins pour Joy ? Tu m'entends ? Mets de côté ta rancœur, allez…
Largo entendit la clef dans la serrure bouger. Kerensky ouvrit la porte et dit :
Kerensky : Qu'est-ce qu'il est arrivé à Joy ?
Largo : à l'aéroport, Klauss s'es ramené avec ses hommes pour enlever mon père et il a voulu m'abattre mais Joy s'est interposée et maintenant elle est à l'hôpital de Montréal et j'ai cru que je l'avais perdu.
Kerensky : voilà à quoi nous en sommes arrivés. Notre manque de confiance les uns pour les autres, c'est Joy qui a payé. Pourquoi elle ?
Largo : je ne sais pas mais là on retourne au bunker, Ok
Kerensky dit à Largo en plaisantant :
Kerensky : Simon est là ?
Simon : Georgy…
Jerensky : D'accord j'arrive.
A peine Largo et Kerensky firent un pas qu'ils furent surpris par une fusillade. Les hommes de Klauss n'avaient pas terminés leur mission : père et le fils en vie. Largo et Georgy ouvrirent le feu tout en se dirigeant vers la voiture. Simon démarra en trombes et ils réussirent à leur échapper. Diana regarda Largo et se réfugia dans ses bras. Simon se dirigeait vers le building de Winch. Il déposa Diana et Jake au Penthouse, puis Largo, Simon et Kerensky filèrent au bunker. Diana ne disait plus un mot.
Kerensky : comment ont-ils sû ?
Largo : je ne sais pas mais dès que l'on se déplace, on est gentiment accueillis !
Simon : ouais, la taupe est toujours en vie. On peut procéder par élimination. Ce n'est pas toi la taupe de la commission Adriatique, c'est vrai Nério est ton père et pourquoi le trahirais-tu ?
Kérensky, ce n'est pas toi car tu as tuer Klauss 6 ans plus tôt et quel intérêt aurais-tu à traiter avec la commission ? Joy alors là, ce n'est pas elle, elle a failli en payer de sa vie. Elle n'aurait jamais fait ça à Largo. Il nous reste deux personnes : Sullivan et… Diana.
Largo : Sullivan, ce n'est pas lui. Et mon téléphone au Penthouse, tu as vérifié si il était sur écoute ?
Kerensky : oui je l'ai fait et j'ai neutralisé les fréquences.
Largo : et le bunker ?
Kerensky : ça je n'ai pas vérifié. Je le fais tout de suite.
Simon : si il y des micros, c'est une personne proche de nous.
Largo : …
Simon : si tu dis que ce n'est pas Sullivan, peut-être que Diana est dans le coup ?
Largo : c'est impossible, elle n'aurait jamais pu faire ça !
Simon : Largo, réfléchis. Qui savait qu'on allait à l'aéroport de Montréal ? Qui savait qu'on allait à Grunewald récupérer ton père ? Qui savait qu'on se rendait chez Kerensky ?
Kerensky : Simon n'a peut-être pas tort…
Simon : si quelqu'un les a prévenus, je ne vois qu'une personne.
Kerensky : quand on y réfléchit, elle était plutôt bien informé sur ton père, le fait qu'il était drogué, non ?
Largo : Oui et elle savait avant que moi je ne sache pour Kerensky. Elle m'a aussi parlé de la photo. C'est pas possible
Simon : je suis désolé Largo mais rends-toi à l'évidence. Joy a failli en mourir t'y penses à ça ?
Largo : Je ne peux pas !
Simon : ouvres les yeux bon sang ! moi aussi ça me fait chier !
Kerensky : elle nous accompagnait tout le temps, c'est vrai. Merde…
Simon et Largo : Quoi ?
Kerensky : le bunker est sur écoute et quelqu'un est entré ici !
Kerensky commença à chercher les micros tandis que Largo et Simon se posaient la question :
Largo : qui est ce quelqu'un ?
La porte du bunker s 'ouvrit. On entendit une voix de femme :
Femme : c'est moi.
La femme entra et les 3 amis n'en revenèrent pas. Cette femme était Diana. Largo dit alors :
Largo : Diana, pourquoi ?
Diana : Ben tu sais, c'est pas difficile à comprendre Largo !
Largo : Jake ?
Diana : oui Jake. Je n'avais pas le choix. Je préférais mon fils plutôt qu'un homme qui n'était pas son père !!! Diana : tu sais Largo, tu n'es pour moi qu'une distraction, c'est vrai. Ca n'a pas été difficile pour moi. La photo ? c'est moi qui l'ai prise, je l'ai apporté à la commission pour qu'il me rende mon enfant afin que tu tombes dans le piège. Et en te séduisant, j'ai réussi !
Largo : mais c'était du chantage, tu n'avais pas le choix !
Diana : ne dis plus un mot, ça n'est plus la peine. Tu ne m'auras plus. je disais donc j'ai réussi à récupérer mon enfant mais seulement ils me demandaient un dernier travail à accomplir. j'ai voulu refuser c'est pourquoi Simon m'a trouvée à Berlin. Ils m'ont ensuite contactée et m'ont dit que si je n'obtempérai pas ils n'hésiteraient pas à utiliser la manière forte. L'autre taupe pour me surveiller n'était autre que Marissa. Elle pouvait m'enlever mon enfant à tout moment. C'est pourquoi quand on est partis à Grunewald, je l'ai prévenus mais tu n'y a pas prêté attention. Tu étais trop pris par ton père et ta garde du corps qui avait commencé à comprendre. Il fallait donc l'éliminer...
Simon : espèce de garce !
Diana pointa son arme sur Simon et lui dit :
Diana : La ferme Simon. Mon travail consistait à te mettre sur le chemin de la commission ce qui n'a vraiment pas été difficile.
Largo : à cause de toi, j'ai failli perdre mes amis, je ne leur ai plus fait confiance et Joy est à l'hôpital !
Diana, mesquine : Tiens parlant de Joy, elle a pris son aller simple pour ne plus te voir ?
Largo : Comment oses-tu ?
Diana : Ah j'ai touché un point sensible. Tu l'aimes, hein, elle aussi. Ca ne se fait pas entre patron et employé. C'est vrai, elle est très vulnérable, il m'a fallu revenir et de te mettre le grappin dessus et la pauvre s'est sentie complètement perdue. Je l'ai donc évincée et comme ça, c'était le méchant et le sans cœur de service. Trop facile.
Simon et surtout Kerensky n'en revenaient pas. Marissa, la taupe !
Diana : c'est pas que je m'ennuie, mais j'ai quelque chose à finir...
Diana pointa son arme sur Largo et lui ordonna de la suivre. Elle contacta Marissa, interdit à Simon et Kerensky de ne pas bouger, sinon, elle logerait une balle dans la tête de leur patron.
Diana et Largo se rendèrent au parking du bilduing pour retrouver la commission qui les attendait. Sur le chemin, Largo essaya de convaincre Diana de ne pas faire une connerie.
Largo : tu ne pourras faire ça, Simon et Kerensky vont rappliquer d'une minute à l'autre.
Diana : désolée Largo
Largo : Et Jake, tu en fais quoi ?
Diana ; je te livre à la commission et je le récupère.
Largo : Diana, tu ne peux pas faire ça !
Il ne restait plus que quelques mètres avant d'atteindre la voiture de la commission quand Simon et Kerensky ouvrirent le feu. Largo et Diana furent obligés de se mettre à couvert.
Simon : Vous n'aurez j'aurais mon pote, vous m'entendez ?!
Les balles sifflaient et ricochaient contre les carrosseries des voitures. Largo assistait au carnage impuissant. Il regarda Diana, mais elle eu une minute d'inattention car Jake pleurait et elle se laissa surprendre.
Largo : Maintenant on inverse les rôles ok ?
Diana : Largo ?!
Diana se leva et partit en courant pour retrouver Jake. Elle savait que Largo ne lui tirerait pas dessus. Elle courut entre balles. Largo cria alors :
Largo : Diana, fais pas ça !!!
Largo ne pouvais plus rien faire pour elle et rejoignit Kerensky et Simon. Tout à coup, Diana s'écroula sur le sol en se tordant de douleur.
Largo : Diana, faut que j'y aille !
Simon : Non, Largo, ça suffit avec Joy. Elle t'a trahie !
Les sirènes de police s'approchaient de plus en plus. On entendit au loin :
Hommes de la commission : on s'arrache !!!
D'un coup, le silence revenu. Largo se leva et se dirigea vers Diana. Il regarda sa blessure à la jambe. il s'approcha, il lui prit la main et lui dit :
Largo : Diana...
Diana : Largo...
Largo : ...
Diana : Excuses-moi
Largo : ça c'est pour m'avoir trahi, tu n'as ce que tu mérites.
Diana : Largo
Largo : tu n'en mourras pas.
Diana : Jake ?
Largo : je m'en occuperai.
il tenait sa main et Diana lui caressa. il rejeta alors sa main.
Largo : ça c'est pour Joy
Largo se releva et partit en direction de ses amis. Les policiers relevèrent Diana. La commission Adriatique avait disparue avec Marissa. Largo, en colère et déçu dit à ses amis :
Largo : on rentre, Joy nous attend.
Les 3 amis se serrèrent par le coup et rentrèrent. Largo contacta Jerry pour préparer son jet.
En attendant, Simon avait rejoint Largo dans on appart. Largo était pensif :
Simon : à qui tu penses ?
Largo : à mon père. Je n'ai pu le voir que quelques minutes et il disparaît encore une fois.
Simon : on finira par le retrouver.
Largo : Simon, tu sais, tu es vraiment un ami et je ne vaux pas te perdre...
Simon : Hey, Largo, tu oublies que je suis un dur ?! Allez, le jet nous attend. On va voir Joy.
Largo : tu sais, j'ai vraiment eu peur de la perdre.
Simon : je sais mais elle est en vie et fait ce que tu as à faire avant que ce ne soir trop tard ou qu'un autre truc dans le genre arrive, ok ?
Largo : ok, allons-y !
En quittant l'appartement, Simon dit à Largo :
Simon : c'est vrai qu'elle est canon, c'est quoi qu t'as plu en premier chez elle ? Moi c'est ses yeux, sa bouche et ses...
Largo : Simon ...
Montréal, le lendemain matin.
Largo avait acheté une multitude de cadeaux pour Joy et était déterminé à la récupérer. Il était accompagné de Simon et Kerensky.
Largo s'arrêta brusquement devant la chambre de Joy : la porte était ouverte. Son sourire si rayonnant n'était plus. Il laissa tomber les cadeaux qu'il tenait dans les mains. La pièce était vide. Les draps étaient pliés sur le lit. Tout était bien rangé, propre. Les machines avaient disparues. Seule une rose était déposée sur l'oreiller...
Katell n'est pas une des scénariste de M6 et ne nous fera pas attendre pour LA SUITE.
| |